On n’emmènera pas nos armes et nos armures

Par le Passeur.

Le principe d’action et de réaction est ce qui a prévalu durant toute l’expérience de la vie sur Terre depuis bien longtemps. C’est probablement le comportement le mieux ancré en nous. Et c’est pourtant celui dont il est bienvenu de se séparer aujourd’hui si l’on veut accéder à l’harmonie que chacun ou presque appelle au plus profond de soi.

Les expériences menées jusque-là au ras du mental ne semblent pas nous y avoir préparé. Pourtant, aussi loin au premier regard que cela paraisse des attitudes humaines dominantes, l’époque nous ouvre grand les portes qui nous permettent de quitter cette pièce où il est écrit au fronton en lettres rouges « Expérimentation de la séparation et du principe d’action et de réaction ». Une autre salle au fronton doré duquel est inscrit « Retour à l’Unité » s’offre à notre choix d’y entrer ou non. Notre liberté est totale d’avancer ou de nous retourner pour en découdre encore un peu avec l’ancien monde.

J’ai lu il y a peu sur ce site la colère d’un être qui me disait que  » les seules lois de la vie sont la volonté et le travail et qu’à force d’aimer naïvement tout le monde, on se fait rouler, on passe en second, on laisse la main ». Je sais de quoi il parle, j’ai donné moi aussi de ce côté-là. Nous avons tous donné de ce côté-là. Et certains d’entre nous, parce qu’ils ont trop longtemps combattu et souffert, parce qu’ils ont mis genou à terre d’innombrables fois, en cette vie et en bien d’autres dont ils n’ont plus mémoire mais qui pèsent en leurs cellules, parce qu’à chaque défaillance, qu’à chaque chute, ils ont toujours du et on toujours su se relever, sont rompus désormais à cet exercice au point qu’ils en ont fait un principe fondamental de leur vie. Ils en sont tout simplement… épuisés.

Il est au-delà de toute importance et hautement salvateur que chacun de celles et de ceux qui se sentent encore profondément imprégnés de cette pulsion guerrière et de ce sentiment de rage qui les maintient dans le combat, sachent qu’il sont au-delà du monde des hommes reconnus pour ce qu’ils sont vraiment tout au fond d’eux, pour le chemin parcouru dans la douleur, sous l’acier vif et les blessures, pour le courage exemplaire dont ils ont fait preuve au sein des difficultés croissantes placées sur leur chemin. Bien des regards sont tournés vers notre Terre et vers les humains qui la peuplent depuis si longtemps. Nos guides d’ombre et de lumière, nos frères et sœurs d’autres plans de vie, qu’un jour nous avons quittés de notre plein gré pour vivre cette odyssée et évoluer comme jamais nous ne l’avions fait, nous accompagnent et nous ont toujours accompagné tout au long de la route qui pour nous fut aveugle, et dont les épreuves nous apparurent de ce fait souvent injustes et incompréhensibles.

Nous ne sommes pas seuls, nous ne l’avons jamais été. Rien de tout cela n’a été vain. Aucune épreuve n’a été inutile ou injuste, chacune d’elles a été le miroir de ce que nous avions à regarder en nous lorsqu’elle s’est présentée et s’est offerte comme une opportunité de dépasser ce que nous y avons vu alors. Elles se sont répétées tant que nous n’avons pas su évoluer au-delà de ce qu’elles nous signifiaient. Et parfois au cours de cet apprentissage, nous nous sommes un peu trompés ou un peu perdus, créant par là d’autres façons d’être à dépasser, d’autres énergies à polariser.

Le jeu a été loin, plus loin que nous ne l’avions pensé au départ, mais à présent toutes les pièces adverses sont prises et le Roi est coincé à l’angle de l’échiquier. Il nous faut prendre une grande respiration, poser les armes, mais sans oublier de déposer aussi les armures – ce qui est apparemment plus difficile –  et laisser tomber la tension, se souvenir que ce combat n’est pas la vie mais juste un jeu où nous avons parcouru les cases en tous sens. Simplement, les voiles qui nous enveloppèrent à notre arrivée dans la vie, ont refermé notre être sur son seul égo auquel il a fini par totalement s’identifier. Alors il n’est pas facile de ne plus entrer dans le jeu, de ne plus vouloir en découdre en pensant que sans cela on se fera broyer. Et pourtant, il va falloir savoir proclamer une bonne fois pour toutes « Echec et Mat ».

Le quotidien, les difficultés à payer le loyer ou tout simplement à trouver de quoi se nourrir et nourrir sa famille ou la soigner sont le lot indéniable de beaucoup d’êtres en ce monde. Tout cela peut paraître injuste et insoutenable et du point de vue de l’humain ça l’est. Mais qui a créé tout cela ? Qui a laissé ce monde en arriver où il est ? Qui d’autre que l’humain et lui seul, faisant usage de son plein libre-arbitre, a laissé cela se nouer ? Qui songe à sa responsabilité quand celui qui meurt de faim, de manque de soins ou sous les bombes, est affamé, délaissé ou tué par le pays qui est le sien ? Qui va élire et réélire au fil des vies ceux-là même qui derrière leurs masques font en sorte que rien de cela ne change et même que cela empire ? Qui croit toujours qu’il est impossible de changer le monde ? Qui est assez esclave de la volonté d’autrui pour croire que ces indignités sont une fatalité ? Qui peut imaginer que la petite minorité qui prend les décisions n’est pas en mesure de stopper tout cela si la volonté y était ?

Les opportunités de renverser la tendance ont été nombreuses, certains ont sincèrement espéré y parvenir puis se sont laissés capter par le système ou dépasser ou effacer d’une manière ou d’une autre. Il aurait simplement fallu qu’il y ait derrière eux une volonté réelle des peuples à les soutenir. Mais a-t-elle été souvent là cette volonté ? A-t-elle été là en-dehors des grandes crises survenues quand l’intenable faisait trop souffrir ? Les populations des pays riches se sont profondément endormies pendant que celles des pays pauvres encaissaient toujours plus de fléaux. L’individualisme et le matérialisme, ces mamelles nourricières de l’égo, ont conduit l’être à s’éloigner de plus en plus de l’empathie qui est naturellement la sienne. Tout est devenu combat et les regards se sont fait impitoyables, les égos se sont affrontés dans les petites et les grandes choses de la vie et tout fut envisagé à travers la croyance qu’agir et réagir était le moteur de l’existence. Alors que l’existence vraie, c’est ‘l’êtreté’. La capacité de placer le Soi au centre de son être et de le le laisser rayonner. Ca ne signifie pas qu’il n’y a plus d’action, mais ça veut dire que celle-ci naît de la capacité à être et plus de la capacité à agir et à réagir aux actions d’autrui. Ainsi se dissout l’action du Moi, de l’égo, dont la voix s’amenuise au loin.

Là où rayonne le Soi, la conscience supérieure de l’être, celle qui est détachée des souffrances du Moi, l’action se fait sans effort apparent, elle s’inscrit dans un mouvement aussi naturel que celui des feuilles dansant dans la brise. Au quotidien, cela s’apparente au tapis rouge que déroule l’Univers devant nos pas, comme si tout soudain devenait simple, comme s’il suffisait d’émettre un souhait pour que celui-ci, s’il est juste, se réalise.

La colère qui fait replonger l’être en éveil dans le combat, est celle de celui qui n’a pas voulu reconnaître qu’il avait d’abord en lui quelque chose à guérir. Sans cette démarche de guérison, rien de stable et de juste ne peut se faire.

Comme déjà détaillé dans L’Eveil, l’ego fait tout pour que l’être n’entame jamais cette guérison, car il serait démasqué dans son imposture, il y perdrait son pouvoir et se sentirait en danger. Sa tactique première est donc de miser sur le plus sûr : le mental. On ne peut pas mentaliser le processus d’éveil sans se fourvoyer sur le but qu’on pense devoir atteindre. Cette quête dans l’incarnation est l’abandon de tout contrôle, l’humble acceptation de se fondre dans les flux de la vie avec confiance, sans chercher à les contrôler et d’y trouver ainsi l’harmonie.

Lorsqu’on tente de suivre un mode de vie que l’on pense conscient mais que l’on a intégré uniquement par le mental, on ne peut atteindre ce but et donc rien ne fonctionne comme prévu, les difficultés de la vie restent les mêmes, les épreuves sont toujours là. Soit on replonge alors dans la colère et la lutte parce que l’on croit s’être leurré et on en conserve une certaine amertume, soit l’on s’offre à l’égo qui revêt pour le coup sa panoplie d’être spirituel, mais qui demeure encore l’égo. C’est par le cœur qu’il faut assimiler cela. Ca ne s’apprend pas, ça ne se donne pas, ça se trouve lorsqu’on abandonne le désir de contrôle, non par dépit ou par désespoir, mais par humilité (voir l’Eveil en Soi 2).

Le fait de reconnaître qu’on a à guérir bien des souffrances, de s’ouvrir à l’éventualité que ce corps émotionnel si lourd n’affecte que le Moi en tout être, que ce Moi n’est qu’une petite part de ce que nous sommes et qu’il a pris toute la place au détriment de l’être sacré qui est en nous, est le préalable indispensable à tout le processus d’éveil qui conduit à trouver l’harmonie dans la vie quotidienne, au lieu des sempiternelles luttes et les blessures qui sont leur lot. C’est ce qui explique que rien ne fonctionne comme prévu si l’on n’est pas passé par là. C’était autrefois un long chemin, mais dans les temps accélérés que nous vivons, la conscience expérimente et intègre à une vitesse jamais vue jusque-là. Le courage que cela demande n’est plus celui du coureur du fond, mais plutôt celui de qui doit faire un pas dans le vide avec assez de foi pour y trouver le pont qu’il ne peut voir avant de l’avoir fait. C’est bien cela, la foi.

Fraternellement,

© Le Passeur – 20 Juillet 2011 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

> Loin des peurs, il est temps de vraiment s’incarner

Cette série d’articles est réunie dans la rubrique « L’Eveil ».

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Nomade sur le chemin...
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39 réponses à On n’emmènera pas nos armes et nos armures

  1. marie christine dit :

    Il fut un temps où j’étais très sensible à la notion d’injustice et je me révoltais .
    Et puis maintenant, je n’arrive plus à prononcer ce mot .
    Qu’est-ce que l’injustice ? Existe-t-elle vraiment ou bien est-ce un jugement de notre mental ignorant, une vision morale des choses que nous avons établie depuis des siècles et à laquelle nous obéissons sans la remettre en question .
    Quand nous parlons d’injustice, c’est comme si nous disions que Dieu n’existe pas .
    Car qui mieux que Lui connaît parfaitement tous les tenants et les aboutissants de chaque événement, de chaque situation sur la planète ?
    Tout a une raison d’être, une raison divine, aussi cruel que cela puisse quelquefois nous paraître .
    Mais la mort n’est pas un drame, vue de l’autre côté, puisque de toute façon il n’y a pas d’autre côté . Il n’y a qu’une Vie éternelle à multiples facettes .
    Et puis que connaît-on de l’intention des âmes quand elles se sont incarnées ?
    Il n’y a pas de drames . Il y a seulement l’habitude de dramatiser qui est tenace .
    Si nous avons une lutte à mener, ce n’est pas contre une hypothétique injustice mais contre notre propre tendance à la ressentir inutilement .
    Je ne veux pas dire par là qu’il faut être indifférent à la souffrance du monde . Essayer de garder la paix en nous fera beaucoup plus pour la paix dans le monde en la propageant que de s’affliger et s’agiter, ce qui augmente l’agitation dans le monde .
    Tel est mon raisonnement car de toute façon, à moins d’appartenir à une ONG ou de faire un don, je suis impuissante à agir auprès des personnes nécessiteuses .
    Mais il ne s’agit pas de faire la paix en soi de manière égoïste mais avec la conscience qu’elle doit se répandre dans l’atmosphère terrestre .
    Je ne prie pas, je ne demande rien pour ces gens car je ne voudrais pas interférer avec la volonté divine que je ne connais pas forcément .

  2. sbf dit :

    ce qui cloche le plus chez moi, et en lien avec une posture de lutte./armure, c’est que je ne ressens aucun amour , contrairement à ce qui semble evident pour certains, ni pour moi, ni pour tout le monde, ni seulement en moi. la façon dont je me sens connectee à un amour inconditionnel, c’est en faisant, en se rendant vecteur/ instrument de cet amour,(accessoirement, cela finit de fatiguer) mais pas specialement en le vivant comme tel. rapport au processus de guérison, je ne pardonne rien à des personnes qui m’ont porté une offense que jidentifie à un irrespect de soi, je n’ai d’ailleurs pas à leur pardonner, c’est à elles memes de le faire, ou non, mais tout partialement mon ‘moi’ ne leur pardonne pas, c’est tout subjectif, et peu elevé, mais je ne peux pas me forcer à eprouver des sentiments que je ne ressens pas.
    je ne trouve pas de sens nn plus dessayer de se defaire de ses conditionnements si c’est pour encore se complaire à ceux des autres, et ds les actes, c’est encore le cas, pour moi,(et pour bcp) de prendre part à un mode de vie qui me crie un manque de sens hurlant à chaque contribution et marche le pas d’un monopole de rapports de forces.
    je n’y crois meme pas à l’amour des autres, car je ne crois plus en l’humain.ni meme ma propre humanité.bref, c’est sombre.
    ce n’est meme pas comme si j’attendais une resolution de ceci de l’extérieur en plus.

    • Le Passeur dit :

      Effectivement, c’est pas gai. Mais tout est toujours une question d’angle de vue. Si l’on regarde une cruche de face durant 10 ans et que la 11ème année on se décide à changer d’angle de vue, on se rend compte qu’il y a une anse derrière, qu’on peut la saisir par là et qu’on peut boire son eau.

      • sbf dit :

        si on est pas mort de soif entre temps, on si l’on a pas muté en une espèce hybride qui ne consume plus d’eau de la meme façon

        • Le Passeur dit :

          C’est tout le sens de l’expérience. On meurt de soif autant de fois qu’il faut jusqu’à ce qu’on ait compris. Comme le dit un proverbe chinois, le bœuf est lent, mais la terre est patiente.

          • journée-de-m**** dit :

            je n’arrive pas à « accueillir relacher etc’ ts sentiments sombres, douloureux, etc, imprimés à un niveau carrément physiologique, je crois, tant que je vis ds un rythme que tlmonde connait, de survie urbaine, ou on peut penser, ressentir, parler d’amour, sans pour autant faire autre chose que d’alimenter ce système que l’on critique, dans les actes.

            alors je reste avec comme un tas d’accumulations mises sur pause, je ne sens, vis aucune securité dans un tel monde, « espace commun », c’est un peu comme si chez moi cela activait une sorte de memoire de péradtion-survie tarée, ou il ne serait pas possible de lacher prise tant que je devrais y faire demonstration d’une fonctionnalité relative.Cette securité je pourrais , ou devrais la trouver en soi, c’est cela ? mais à un moment, si il n’est pas une correspondance avec la réalité concrète, si c’est pour retourner à quelque chose ou je ne me reconnais, ne vis, respire pas, à tant de niveaux, que j’ai mis mon cerveau sur pause lui aussi, pour ne pas se suicider rien qu’à y penser, je n’y arrive pas.Parfois j’y arrive un jour, c’est presque une transcendance, cela ne dure pas, c’est car le seul lieu calme que je trouve alors, c’est en soi, mais certains points noués, me rappèlent que je ne peux pas m’amputer de dimensions entières de soi (pour un peu je m’amputerais de ce moi, ou le trouverais inutile, du coup il doit pas etre content), celles ci, je n’arrive pas à les gérer, et honnetement, souvent, j’ai juste envie de mettre fin de moi à toute expérience, non en y recherchant quoique ce soit, en y espérant une issue plus heureuse, juste qu’il m’insupporte d’etre là, parfois, je ne supporte meme pas de respirer.
            je pense souvent des choses, comme rentrer chez soi, avant, je vois pas avant quoi, mais en resumé je n’arrive pas juste etre tranquille sous certaines sollicitations, qui ont leurs realités et impacts concrets, ni à explorer ce qui aurait besoin d’etre relaché, etc.(et je sens l’accumulation lourde arf, j’arrive à mettre sur pause, comme ça, je ne sais comment !)

            je recrute des volontaires pour former des choeurs à n’exprimer ses pensées et sentiments que sous forme de liturgie afin de reposer collectivement nos esprits, et purifier nos cellules pour préparer l’avènement d’un nouveau monde en soi ?

  3. elba dit :

    J’ai oublié, Passeur, de vous dire un truc tout bête : les reproductions des peintures de Vladimir Kush que vous avez prises pour illustrer votre texte, sont magnifiques. Je ne suis pas très calée en matière de peinture, cependant, j’aime regarder de belles toiles, et je ne connaissais pas ce peintre (je vais m’empresser de me documenter à son sujet sur le net)
    S’il n’y avait pas eu l’indication qui apparaît sur l’image lorsque nous posistionnons notre souris dessus, j’aurais pris ces toiles pour des oeuvres de Salvador Dali, un grand artiste à mon sens, dont j’admire humblement le coup de crayon, l’harmonie des couleurs et surtout l’imagination si fertile.
    Vladimir Kush est un peu dans cet esprit-là, je trouve.

    Je vous dois donc de m’avoir ouverte à une découverte qui enchante mes pupilles et qui me fait m’extasier.
    Et si nous y regardons bien, chacun, chacune d’entre nous parvient à découvrir de nouvelles choses grâce au partage. En cela, la vie est magique. Retenons bien en nous ces petits moments de découverte, que ce soit au niveau de l’art ou de la compréhension de certains aspects de cette vie qui nous anime.

    Encore merci ! (je re-regarde souvent vos photos sur « pays cathare »… Ca aussi, est un enchantement pour moi : qu’elle est belle, notre terre !)

    🙂

  4. Jack dit :

    Merci Le Passeur une enième fois.
    Passer du stade d’action/réaction à celui de la co-création demande de ne plus agir ni contre ni pour autrui, mais avec autrui. Non ?
    « Tout se concrétise vite à présent », je te crois mais j’aime mieux me dire que la tâche demeurre difficile, que l’on ne décide pas d’être eveillé ou pas. Par contre que l’on peut décider de prendre le chemin de l’Eveil, Oui.

    « Tomber, c’est humain, mais se relever, c’est Divin! » c’est tellement vrai cette phrase Patricia.

    Passeur je pense que l’on connait désormais ton rôle ici-bas; nous éveiller. 🙂

    Force & Amour.

  5. Sortir du monde des réactions de l’Ego pour rentrer dans le monde de l’Action de l’Âme.
    « je décide, j’agis,je suis là! ». Hellene

  6. Mary dit :

    Bonjour Passeur,
    Merci pour cet article et pour cet espace fraternel. C’est toujours une grande joie de vous lire, de même que les commentaires qui renferment également de grands trésors. Vous écrivez :  » C’était autrefois un long chemin, mais dans les temps accélérés que nous vivons, la conscience expérimente et intègre à une vitesse jamais vue jusque-là. » Lorsque je fais un petit retour sur mes dernières années, je m’aperçois que mes incompréhensions et parfois même mes désespoirs n’existent plus. La colère et la rancoeur m’ont quitté pour laisser place à l’Amour et la Compassion. Alors que je battais depuis des années pour comprendre le sens derrière les événements, aujourd’hui tout devient compréhensible et évident. Et pour ce qui me concerne, je ressens une profonde transformation dans ma vie et perçois enfin la Lumière. Une très belle journée pour vous Passeur.

  7. Wapiwala dit :

    Merci le Passeur pour ce superbe texte qui met sur papier bien des ressenties que l’on peut avoir en ces temps ou il suffit de laisser couler la vie en nous pour qu’elle nous mène sur le plus beau des chemin; celui du retour a l’harmonie.
    J’ai beaucoup aimé la mise en lumière de la colère qui peut remonter lorsque, malgré ce que l’on croit de par nos modes de vie, le contrôle est encore la de manière bien plus pernicieuse … D’après ce que j’observe autour de moi quand on est encore entre deux chaises les explosions de colère peuvent être assez destructrice . Bien-sur je suis passé par la aussi et c’est presque naturel après avoir nourri l’égo pendant tant d’incarnations il est devenu très fort et au moment d’être crucifié il se débat comme jamais …
    L’égo peut aller très très loin pour ne pas laisser la place a l’être.
    Il n’y a qu’en se jetant définitivement dans le vide que l’on sort de ses sentiments involutifs, la foi soit on la vie vraiment, soit on l’oublie, mais on ne peut faire semblant.
    En tout cas c’est vrai, c’est un sentiment de joie immense quand on lâche prise totalement et que l’on s’abandonne a la vie dans la confiance et l’humilité. Il n’y a plus d’attente possible, notre coupe est vide, et alors l’abondance spirituel nous enchante l’âme … le moindre instant redevient divin…
    Fluidité de la source qui se déverse dans le cœur des simples … 🙂
    Sa rend tellement heureux … et en plus c’est exponen-ciel !!
    Alléluia ^^

  8. Soleil Bleu dit :

    Trés beau texte ! Merci « le passeur »

  9. JOSSLYNE dit :

    Que nous soyons dans la salle de la métamorphose ou que nous lui tournions le dos… il n’est pas de notre fait du fonctionnement de ce monde …. il a été falsifié par des forces bien plus puissantes que nous …. c’est nous qui sommes en prison sur cette planète et non pas nous qui avons fabriqué la prison … nous sommes responsables d’y avoir adhéré … mais pas de l’avoir créée !!!!
    Nous taper sur la tête en nous faisant croire que nous sommes à l’origine de cette décadence n’est pas juste… nous ne sommes responsables que d’avoir cru qu’il n’y avait pas d’autre choix … encore que … pour certains, tout au fond de leur âme … il était évident qu’il y « avait autre chose » … qui remontait parfois du fond de notre coeur … et nous rappelait à l’Ordre cosmique de Qui nous sommes …

    Inutile de fuir quoi que ce soit, mais plutôt porter notre attention et notre intention vers notre Etreté … le reste n’est qu’illusion ….

    • Le Passeur dit :

      Je suis d’accord, il ne s’agit pas de se taper sur la tête, d’ailleurs je l’ai suffisamment dit dans l’Eveil, mais nous avons une responsabilité quant à ce qu’est devenu le monde et il ne s’agit pas non plus de jouer la victimisation. Je parlais très précisément du sentiment de colère né du sentiment d’injustice et c’est en ceci que je voulais insister sur notre responsabilité dans cette injustice et donc en la colère qui était en l’homme.

    • Johala dit :

      Pardonnez moi Passeur d’intervenir sur ce coup là, mais j’ai pas pu m’en empécher!
      Josslyne, je peux entendre votre colère et la comprendre! Oui, nous sommes en quelques sorte « prisonniers » de notre vie, dumoins c’est souvent de cette façon que nous la ressentons; mais je n’aime pas le mot « prisonnier », car cette vie là, je crois que nous l’avons choisie, justement dans le but de guérir et d’évoluer.
      « nous ne sommes responsables que d’avoir cru qu’il n’y avait pas d’autre choix », je vous cite! Oui, mais…..dans cette vie là! Tout dépend de la vision que nous avons de « la » vie! Parlons nous seulement de la vie de notre être terrestre actuelle, ou sommes nous capables de voir que notre « petite vie étriquée actuelle » n’est qu’un élément d’une vie beaucoup plus large, celle de notre âme? Dans une une vie « terrestre », on peut en effet avoir l’impression qu’on n’a pas eu d’autre choix, puis, lorsque notre âme reprend le dessus, elle réalise qu’il y en avait d’autres, qu’elle n’a pas vu, ou qu’elle n’a pas pu voir, ou qu’elle n’a pas décidé de suivre, peut-être par peur simplement, où à cause du contexte d’une époque, ou d’une situation particulière… qu’importe! L’âme continue son chemin, et peut décider , un jour, de retenter l’expérience , en se donnant les moyens , cette fois, de faire d’autres choix! Entre temps, elle a acquis quelques connaissances supplémentaires qui vont peut-être lui permettre d’avoir une autre vision de la situation, plus approfondie, plus large, et donc d’envisager d’autres choix et de les expérimenter! En bref, elle évolue, à son rythme, avec son libre-arbitre!
      Notre véritable vie ne se limite pas à ce que nous voyons ici et maintenant, au ras des paquerettes. Notre véritable vie est en nous, autour de nous, ici et ailleurs, mais toujours présente, et bien plus vaste que notre petit esprit humain est capable de la concevoir! Il faut croire pour voir, et non le contraire! Et notre esprit humain a parfois du mal à entendre et à voir, simplement par peur de ce qu’il ne peut pas expliquer!
      Vous avez trouvé vous-même, au feeling, où se trouvait votre âme! Elle n’est pas dans votre esprit, elle est dans votre coeur, et apparemment, elle se manifeste parfois à vous puisque vous sentez quelque chose venant de là!
      Alors, n’ayez pas peur d’écouter votre coeur, il a des tas de choses à raconter à votre esprit, il est le seul à pouvoir le rassurer et lui expliquer que ce que votre esprit interprète maintenant comme étant « une illusion » parce qu’invisible à ce même esprit, votre coeur, lui peut le voir et le vivre! Laissez le vous conduire, il connait le chemin, et surtout, votre coeur ne vous juge pas, il ne vous juge en aucune manière, car vous n’êtes ni coupable, ni victime de rien!
      Si vous l’écoutez, il vous apprendra simplement à devenir responsable, et donc créatrice de votre destin qui fait partie d’un tout, peut-être ce que vous appelez l »ordre cosmique »? Mais cet « ordre », n’est pas un commandement. il faut se méfier des mots et du sens qu’on leur donne, là aussi, il faut élargir nos interprétations! Le mot « ordre » peut signifier « commandement », mais il peut aussi signifier « rangement »! Pour moi, « mettre de l’ordre », c’est : ranger mes affaires, mes idées afin d’y voir plus clair, pour que tout soit plus harmonieux! Vous voyez, on a toujours le choix, y compris de comprendre quel sens on veut donner à un mot! Alors quand il s’agit d’une vie entière…..
      Maintenant, vous avez le choix: d’écouter votre coeur, ou pas! mais quelque soit le choix que vous fassiez, rien , ni personne ne vous jugera à part vous-même, car rien, ni personne n’a le droit de vous juger, y compris vous-même!
      Bon courage

      • Le Passeur dit :

        Mais il n’y a pas à s’excuser d’intervenir ! Au contraire, j’espère d’enrichissants échanges entre tous à travers les commentaires. Et quels que puissent être les désaccords, ils peuvent être exprimés pour autant que ce soit toujours fait dans le respect d’autrui et sans agressivité. Ce qui est tout à fait le cas dans ton message.

      • sbf dit :

        La colère je la vis encore ..
        Lorsque je lis des injustices ici dépeintes, et d’autres qui ne sont pas décrites, souvent, je ne vois pourquoi poursuivre un tel jeu ?et même si je voyais un sens à tout cela, je ne voudrais plus le voir, je voudrais changer de jeu, ou le quitter; tiens y a plus ce jeu :D, on en crée un autre(ou pas) ? Que ce soit facile, ça y est, on comprends que c’est un ‘jeu’ stupide(‘ ou qui a fait son temps 😀 ), on arrête(d’y solliciter ceux qui ne veulent plus y jouer, du moins).Ce qu’il y aurait à comprendre, serait de cesser de « répéter » jusqu’à tant de « comprendre », et quitter le « terrain’ de guerre, charpie de soi et des autres instamment ..

        Je pense , de la colère, j’en aurai toujours meme lorsque je n’en aurai plus.
        Comme je le comprends, c’est presque commettre une autre forme d’injustice à soi, que s’impliquer, à se laisser contaminer par des maux qui peuvent pourtant ns soulever intérieurement, c’est donner plus d’espace pour un certain « mal », une certaine « obscurité » à prospérer en soi, .. d’autant que l’on n’aide pas mieux en partageant les mêmes afflictions, cela ne sert vraiment à rien.mais d’un autre coté, vivre détaché des heurts qui peuvent blesser si profondément tout en chacun , me semble parfois presque inhumain… je trouve que la chose à faire est surtout de s’en préserver, de ne pas « communier » émotionnellement indistinctement à se perdre à tout l’injuste qui se vit, d’un autre coté, .. je n’y arrive pas..encore

        je me sens « en colère », d’une façon ou je voudrais que ces injustices ne soient pas concevables, n’aient été, ce n’est meme pas que je voudrais qu’elles cessent, et que chacun en tire sa leçon d’un meilleur à faire advenir, c’est le jeu qui devrait les rendre nécessaire auquel je voudrais dire « stop »(à priori il se stoppe à présent ?)
        c’est un peu comme si je m’étais identifiée à une part de soi qui gronde et se soulève contre une injustice globale, en partant de la sienne, à toutes autres.
        Lorsque l’injustice est évitable, et elle l’est très souvent, je ne la trouve pas acceptable.

        la responsabilité, là dedans comme j’ai vécu mon package d’injustice, j’ai du mal à la comprendre, je me dis en réaction que si j’ai choisi des injustices dans une autre vie, et bien je devais etre stupide.Si j’ai choisi d’en vivre d’autres dans cette vie, je devais etre stupide. pour moi, c’est assez un point d’introspection à se frapper la tete .que j’ai choisi ou non d’etre là, cela ne change rien au fait que j’y suis, et que c’est en l’acceptant que jen ferai qq chose d’intéressant

        au final, pour moi, et c’est un des blocages, je n’arrive pas à pardonner (?)à l’humanité( sens large; ce n’est ni à soi, ni aux autres, ou les deux : soi, comme ce que l’on a pu, faire de pire, ou non, ce « potentiel » du pire.. que ce soit de soi, ou d’autres. les deux.c’est comme une souffrance fondamentale que je n’arrive pas à me manger), ou je n’arrive pas à me connecter-intégrer la mienne sous forme d’une quelque blessure, souffrance, douleur à reconnaitre.
        je ne vois encore comment gérer cela, car c’est comme si j’avais à me reconnecter à une certaine douleur, pour vivre, une douleur, ou ce qui est censé faire un process de guérison, n’est pas vraiment ce que je ressens; un aspect, d’une partie de l’etre, qui serait le moi, et non le soi, mais une partie, assez destroyed.Dont je ne peux me couper tout en espérant evoluer, mais je ne sais pas comment gérer cette dimension humaine, parfois, peu agréable, et qqchose de plus vaste, plus spirituel; composer cette dimension du moi, et du soi.

        je vis pourtant à présent certaines choses funs, souhaitées, souhaitables, je vis des évidences, des choses surprenantes(quelques unes, ou beaucoup, en fait), dans le bon sens du terme, se présentent à moi depuis quelques temps et jessaie de les accueillir.

        Je me reconnais d’ailleurs assez dans le passage qui parle d’abandon par humilité et non dépit et désespoir. à un moment, je me suis dit, « wow, j’ai plus d’énergie à lutter (déjà contre soi), alors je peux essayer le lacher prise maintenant. 😀 ce truc là 😀 . » malgré l’aspect presque poussif que je narre de mon rapport au lacher prise, j’en apprécie certains moments d’évidence, de présence, les seuls ou j’ai l’impression de respirer.ainsi , il y a un peu de désespoir, mais je pense qu’il y a p-e l’humilité par delà, un manque de confiance en soi masquant tt cela), par moments, juste, je me sens connectée à un calme intérieur, il n’y a plus à tergiverser.

        Mais dans mon évolution, c’est ce qui bloque, j’y reviens ensuite, car on ne peut se couper d’une part entière de soi et continuer à évoluer.

        • Le Passeur dit :

          On a déjà parlé de tout ça vous et moi. Relire La guérison, l’abandon et la lumière, la réponse à cette colère y est. http://www.urantia-gaia.info/2011/05/11/leveil-en-soi-2/

          • sbf dit :

            je n’arrive pas à avoir envie d’etre là, au fond, je n’arrive pas non plus à avoir envie de vivre les choses plus positives comme plus susceptibles de par ex mettre en colère. je n’arrive pas a avoir envie de vivre de le compassion, ou de l’amour non plus, ..ce qui est deja très bizarre.c’est entre autres là que je bloque pour un peu tout, mais bref, je ne developpe pas un sentiment relativement depressif-deprimant-

          • sbf dit :

            en fait, la colère que je ressens n’est pas ciblée contre qqchose de précis, des évènements, des aléas de vie (meme si cela se croise) elle est presque desincarnée, c’est une colère contre le principe d’avoir à vivre cela, et faire vivre cela, c’est comme un grd feu nourri de tout ce qui pourrait rendre en colère mais dont la source serait au delà

      • noisette dit :

        Bonjour Johala je souhaiterais m’entretenir avec vous car je vois vous etes bien caler dans ce contexte .éspérant que j’aurais des nouvelles de votre part Marie

  10. Miche dit :

    Bonjour et merci pour ce partage
    Je pense qu’il y a un temps pour tout, et il aura fallu se battre, ou encore on croyait qu’il fallait le faire, mais tout simplement peut être n’avions-nous pas d’autre choix.
    De la même manière, on ne décide pas vraiment de l’expérience de lâcher prise. Un jour, au bout d’une grande fatigue, cela se fait. Après quoi, c’est inscrit en nous, et cela se présente toujours plus.
    Aussi, on aura lu quelque chose à ce sujet, et en même temps cela se fait.

    Loll, je suis donc en accord avec ce que vous dites là, sauf que je pense que le chemin qui mène à toujours plus d’ouverture par l’acceptation, nous n’en décidons pas. Le choix est encore une illusion, utile certainement durant un temps.
    J’aime bien l’idée que vous évoquez qu’il s’agit de se souvenir… c’est très souvent ce que je ressens, cela se souvient.

  11. evelyne dit :

    Merci Passeur ! Je partage chaque mot, chaque émotion et quand je dois moi aussi lâcher prise dans mon propre cheminement, quand la souffrance est grande mais qu’on décide de laisser aller, l’égo s’amenuise d’un grand bon et ainsi de suite jusquà n’être que l’ombre de lui-même. C’est le bonheur d’être qui le remplace. C’est ce que je souhaite à tous. Je transmets votre article avec joie et sérénité.

  12. FNH11 dit :

    Bonjour,
    comme toujours , tu sais atteindre le coeur de ceux qui ont souffert! merci.
    mais si je fais parti de ceux là , au lieu de me rebeller maintenant , mon coeur s’est penché sur ceux qui souffrent maintenant : c’est une consolation qui m’aide à cicatriser mes bléssures encore à vif , j’aide en ce moment un être plein d’amour qui se prépare à nous quitter , c’est douloureux et pour lui et pour moi , mais quelle source d’amour !!!!
    CA VAUT LE COUP !!!

  13. corinne dit :

    Merci pour cette confirmation de ce changement d’attitude. Et oui tout va très vite en ce moment. Je connais votre site que depuis peu, vous exprimez exactement ce que je vis et ressent, étape par étape, comme si vous étiez dans ma vie. D’ailleurs le message concernant ma mission est: passeuse de pont.
    Nous nous retrouvons, ensemble nous réussirons à aider cette humanité à passer ce pont, à guérir cette planète. Belle journée

  14. benaros dit :

    merci le Passeur de ce rappel , quand des nausées m’assaillent ,et un bouton à la lèvre , je sais que je n’ai pas respecté l’éthique et que je dois accepter en conscience de quitter ce mode d’auto destruction qui est le mien….oui , cela va + vite aujourd’hui mais il faut rester connecté…..que la Lumière soit !

  15. elba dit :

    Merci pour cette nouvelle page de sagesse, Passeur.

    Vous avez mis le doigt juste où ça fait mal, en ce qui me concerne : guérir les souffrances émotionnelles. Je vais retenir cette petite phrase car elle est importante à mes yeux :

    « Le fait de reconnaître qu’on a à guérir bien des souffrances, de s’ouvrir à l’éventualité que ce corps émotionnel si lourd n’affecte que le Moi en tout être, que ce Moi n’est qu’une petite part de ce que nous sommes et qu’il a pris toute la place au détriment de l’être sacré qui est en nous… »

    Lâcher prise par rapport à ce qui est matériel, par rapport à certaines attitudes ou agissements que j’aurais réprouvés ou que je réprouve, il y a longtemps que c’est fait, et ça a été relativement facile (et dire qu’autrefois j’ai grondé un de mes enfants pour un vase cassé auquel je pensais tenir ! … Je ne me souviens plus si j’ai grondé très fort, mais je l’ai fait, je m’en souviens.)
    Ce sont ces blessures émotionnelles qui sont tenaces. Ce sont elles qui me font garder une armure, même si ce n’est pas vraiment de l’artillerie lourde, (ou plutôt, dans cette vie, je devrais dire « LA » blessure. Y en a t’il eu auparavant, dans d’autres vies ? Je n’en sais rien.) C’est LA blessure qui fait que je souris de l’extérieur, mais qu’à l’intérieur de moi il y a un si grand remue-ménage. Une sérénité qui tarde à venir. Une rancoeur qui, si parfois je ne la trouve plus, reviens et reviens encore par moments.

    Il est indéniable que je je parviens encore pas à me dire qu’elle n’est pas moi, cette blessure ! Tout du moins qu’elle ne fait partie que d’une toute partie de mon Moi.

    Cependant, cette chose terrible, je dois la remercier quelque part. C’est elle qui m’a permis de me questionner à propos de moi-même, à propos des autres aussi, qui m’a permis de relativiser tant de choses qui me paraissaient importantes autrefois, qui m’a amenée sur cette route du lâcher-prise.
    Et j’ai moi-même blessé d’autres personnes. Parfois consciemment, parfois aussi sans doute inconsciemment. Je me dis donc que si je veux être pardonnée, si je veux que les autres oublient le mal que j’ai pu faire, je dois en faire autant de mon côté. Pas facile du tout !

    J’ai lu les autres commentaires, et je voudrais dire que pour moi, le travail est une chose nécessaire. Dans notre condition d’humain, si l’on ne fait rien, nous ne pouvons pas nous nourrir, nous protéger du froid etc. Si tout le monde ne met pas la main à la pâte, cela donne des profiteurs comme nous en connaissons, qui mettent leurs semblables en esclavage et leur font soutenir un rythme inhumain. C’est cela qui est intolérable.

    Fuir les activités mondaines, éviter les conflits et les contacts comme le dit Alain, ne me semble pas être juste en ce qui concerne les contacts. Nous avons tous la possibilité d’éviter un conflit, et les activités mondaines ne sont pas enrichissantes. Cependant, pour les contacts, nous avons besoin les uns des autres. Nous avons besoin d’échanger, de partager. Prendre du temps pour soi, c’est important et légitime. Mais est-ce pour cela qu’il faut que nous nous transformions en ermite ?
    Pour moi, les contacts sont une richesse sans cesse renouvelée.

    Merci encore pour ces encouragements que vous nous donnez, Passeur. J’aime énormément vous lire. Puisse le chemin être bien moins long, comme vous le dites.

  16. Johala dit :

    Bonjour!
    Tout ce vous dites, Passeur et autres, je suis entièrement d’accord avec vous et je confirme les propos du passeur pour l’avoir expérimenté moi-même, ainsi que d’autres autour de moi! En effet , les choses ont pris une accélération depuis ces derniers mois, et de grandes choses se préparent!
    « La colère qui fait replonger l’être en éveil dans le combat, est celle de celui qui n’a pas voulu reconnaître qu’il avait d’abord en lui quelque chose à guérir. Sans cette démarche de guérison, rien de stable et de juste ne peut se faire. »
    Dieu sait combien cette guérison fut longue et dure pour moi qui me souvient de tout et qui porte la mémoire de cette vie, mais aussi de toutes celles trépassées et trés passées consciemment et spontanément depuis ma naissance! Je vous laisse imaginer le combat que ça a été tout au long de ma vie jusqu’à l’éveil.
    En fait, le seul problème aujourd’hui que je dois endurer, c’est justement : conjuguer cet éveil avec la vie quotidienne!
    « Le quotidien, les difficultés à payer le loyer ou tout simplement à trouver de quoi se nourrir et nourrir sa famille ou la soigner sont le lot indéniable de beaucoup d’êtres en ce monde. Tout cela peut paraître injuste et insoutenable et du point de vue de l’humain ça l’est. Mais qui a créé tout cela ? »
    Pour moi le problème n’est pas de savoir « qui a crée tout ça », puisque j’ai la réponse, mais de savoir: « comment on gère ça maintenant, dessuite », parce qu’en effet c’est d’autant plus insoutenable quand on est éveillé justement!
    Il y a des jours, où le saut de la foi je peux le faire sans problème: Ce pont invisible, là devant moi, je le vois, et je peux marcher dessus à l’aise (quoique dans ces cas là, à l’aise serait plutôt à remplacer par « en état de grace! »). Mais il y a aussi des jours où les factures à payer, les « on mange quoi aujourd’hui? », mon chien va mourir et je dois payer le véto pour qu’il puisse regagner la lumière sans souffrir, je dois changer les pneus de ma voiture qui a 25 ans…..je continue la liste???? Non, vous la connaissez!
    Alors oui, il y a des jours où la vie est insoutenable parce que l’être éveillé que je suis voudrait bien lacher prise de cet être humain soumis à des conditions de vie qui ne lui conviennent pas, mais qu’il est bien obligé d’accepter, d’une part parce qu’on lui impose (pour l’instant), et parce que j’ai accepté , en effet de venir, en sachant que ce serait aussi d’une part le seul moyen de vraiment guérir, mais aussi d’aider d’autres personnes à guérir!
    J’ai déposé les armes, mais pour l’instant présent (j’espère qu’il ne durera pas trop longtemps!), désolée, mais je dois encore garder un peu mon armure!
    Encore merci pour ce que vous publiez!

  17. Alexis dit :

    En lisant votre commentaire, me revient en mémoire un livre qui a pour titre « Le chevalier à l’armure rouillée » de Robert Fisher. Il décrit de manière très « humour anglais » ce dont vous parlez en écrivant: « les voiles qui nous enveloppèrent à notre arrivée dans la vie, ont refermé notre être sur son seul égo auquel il a fini par totalement s’identifier ».
    Pamela Kribbe donne dans  » La douleur de la naissance cosmique », un bel exemple au sujet de cette colère qui naît en nous. Voici ce passage:
    « Au moment où vous vous sentez blessés par l’autre, vous voyez le
    monde et vous-même à partir de la perspective d’autrui et ensuite
    vous dites : ce n’est pas juste. Vous vous sentez agités et en
    colère, et parfois dans la confusion, parce qu’il existe dans le monde
    une image de vous qui n’est pas conforme à votre perception
    intérieure.
    La réponse à ce problème est : laissez l’autre avoir sa perception.
    Accordez à autrui sa façon de percevoir, peu importe qu’elle soit
    limitée à vos yeux. »

    Pour ce qui est de dire:  » Qui peut imaginer que la petite minorité qui prend les décisions n’est pas en mesure de stopper tout cela si la volonté y était ? », j’ai envie de comparer cela à la petite quantité de levain dont on a besoin pour faire lever une grande quantité de pâte. Mais pour cela il faut mettre la main à la pâte…

    Et enfin: « Au quotidien, cela s’apparente au tapis rouge que déroule l’Univers devant nos pas, comme si tout soudain devenait simple, comme s’il suffisait d’émettre un souhait pour que celui-ci, s’il est juste, se réalise. » Et cela est tellement vrai que je suis souvent amené à sourire. Mais il faut que le souhait soit juste, là est le problème. S’il ne se réalise pas, je sais qu’il n’était pas juste et cela m’évite d’être déçu. Ce n’est qu’une leçon de plus, et il est vrai que ces leçons me sont servies à un rythme de plus en plus serré! Mais les cadeaux viennent également de plus en plus souvent. N’est-ce pas encouragent?

    Une fois de plus merci au Passeur pour ces lignes si simplement données et qui parle à mon coeur.

  18. pomme dit :

    Merci le Passeur..
    Les temps s »accélérant c’est vrai que le chemin se simplifie et que des solutions surviennent de façon « miraculeuse si nous osons faire un pas dans le vide… et abandonner nos vieux schémas..
    Et parfois un Sourire du cœur offert à des inconnus bougons ou stressés … ou un enfant qui pleure ou ou ou redonne une étincelle de lumière dans leur regard éteint.et vos textes sont mes sourires du matin quand le jour se lève sur mes pommiers…

  19. Un seul mot : MAGNIFIQUE, j’en reste émerveillé tellement tout cela me parle, merci pour le partage, Fraternellement, le Berger

  20. alain thomas dit :

    C’est un long processus que le lâcher prise.
    Être en permanence conscients des événements qui surgissent au gré des circonstances pour s’apercevoir que nos schémas répétitifs liés à notre karma sont indissociables des liens qui nous unissent au principe d’action réaction, relève de l’intrépidité.
    L’observateur constate son impuissance devant le principe d’action réaction quasi naturel.
    Déconstruire en pleine conscience est un exercice qui paraît insurmontable et pourtant il est nécesaire sur le chemin de l’évolution spirituelle.
    Accueillir toutes les situations de vie sans émotion suscitant la réaction est le vrai lâcher prise. Cela semble impossible et pourtant c’est bien là le chemin.
    Je ne vois pas d’autre solution que fuir les activités mondaines, éviter les conflits et les contacts car à chaque injustice, la colère monte naturellement, à l’instar de la colère de Jésus devant les marchands du temple et Dieu sait combien il y a de marchands dans ces temps de dégénérescence.
    Il est clair que nous recevons de plus en plus d’informations et que nous devons avoir la lucidité de faire le tri entre toutes.
    Ce n’est pas donné à tout le monde.
    Il fut un temps où l’homme s’impliquait directement dans l’action parce qu’il ne comprennait pas la force de la pensée et son influence sur la Conscience globale.
    Aujourd’hui nous savons qu’il n’est pas nécessaire de s’impliquer, qu’il suffit de se connecter à notre divinité pour influer sur la création du monde.
    La conscience du mental vacille et laissera la place à la Conscience du Coeur.
    L’Ethique est directement liée au Coeur.
    La Foi mystérieuse associée à l’Intention sont les outils essentiels de la transformation si nous sommes conscients que le lâcher prise est la Clé.

    • Le Passeur dit :

      C’est vrai, mais je persiste à dire que c’est un bien moins long chemin aujourd’hui où tout va très très vite, qu’il est également plus facile et qu’il ne faut pas hésiter à l’emprunter. Ce n’est plus une longue et pénible course de fond. Tout se concrétise vite à présent.

  21. patricia dit :

    Je suis tout-à-fait d’accord avec vous M. le Passeur. Nous avons tous commencé et avancé dans la vie avec confiance et naieveté. Malheureusement, beaucoup de gens profitent de nous mais qui peut se vanter de n’avoir jamais provoqué de peine ou de souffrances dans le coeur des autres? Nous avons tous souffert mais cela nous a procuré le courage nécessaire pour continuer à avancer et surtout refaire confiance mais cette fois avec beaucoup plus de discrimination. La vie est une école, nous devons expérimenter pour arriver à acquérir un peu plus de sagesse mais il est certaine que si nous laissons la frustration et le sentiment d’injustice de côté, nous devenons capable de voir la bonté dans le visage et le coeur de beaucoup de personnes. Depuis que je suis toute petite, une petite voix m’a toujours murmuré: Tomber, c’est humain, mais se relever, c’est Divin!

  22. angie dit :

    Merci , c’est inspiré, je me retrouve face à ce choix brûlant d’entrer dans le jeu de la réaction, et quand je cède je me demande toujours d’où vient une tel déploiement d’agressivité, qui surgit si vite…Et pour parfois si peu….Et après coup, je me sens si mal, si…..C’est indéfinissable comme sensation, dépitée!!!!!