Se libérer dans l’œil du cyclone

Par le Passeur.

On pourrait penser que les difficultés majeures sur la voie de la libération de l’être s’égrènent tout au long du chemin en s’amenuisant au fil de la route. C’est vrai pour une part, d’autant qu’il y a pour chacun des paliers personnels qui apportent une fois atteints de grands soulagements facilitant d’autant la progression en aval. Pourtant, c’est alors qu’on pense toucher au but, lorsque nombre de sacs de sable ont été jetés par-dessus bord et lorsqu’on se sent délesté des charges émotionnelles les plus lourdes, au moment même d’embrasser avec légèreté sa liberté retrouvée, qu’il faut réellement se surpasser.

Ne vous y trompez pas, ce moment est l’un des plus délicats car il nous laisse en quelque sorte désemparé face à tant de simplicité. Là où nous avons toujours pensé qu’il fallait combattre, tout soudain nous est donné. En vérité tout nous a toujours été donné, mais pour la première fois, toutes les conditions sont réunies pour que nous en prenions conscience en profondeur. Nous voyons quelque chose que l’on envisageait péniblement au terme de luttes sans fin, à la simple portée de notre main, sans autre effort que de la tendre. L’ego érigé sur l’idée de survivance en perd tous ses repères. C’est un grand vertige dans le mælström duquel retrouver l’équilibre réclame un tout autre niveau de prise de conscience.

Nombreux sont ceux qui poursuivent le vieux réflexe de chercher à l’extérieur une guidance inopportune du moment. La direction d’un gourou ou la pratique d’un rite ont toujours rassuré les inquiets. Pourtant l’heure n’est plus à tout cela et ceux qui s’y livrent s’égarent sur des sentiers dores et déjà abandonnés par l’évolution. L’heure est à la nudité de l’être devant sa divinité. Il est temps pour chacun de se sentir fort en cette nudité, non parce qu’il y aurait une force à exprimer contre quoi que ce soit, mais parce que cette nudité s’inscrit dans l’harmonie du monde comme la lumière d’une bougie se mêle à l’oxygène qui la nourrit. Il n’y a là nulle place pour la peur. Je ne crains pas le froid parce que je SUIS le froid. Je ne crains pas la Nature parce que je SUIS la Nature. Je ne crains pas l’incertitude du lendemain parce que je SUIS le moment présent. Dit autrement, je suis fluide et présent en ce qui m’entoure en chaque instant et je ne me projette plus dans les errances apeurées du mental.

Parce que notre conditionnement fait qu’il est difficile de croire en un « nous » sans limites, notre principal obstacle sur la route reste encore nous-même. A travers l’identification totale de l’être à son ego, nous qui avons longtemps vécu sur cette Terre nous sommes définis à travers les luttes menées, les passions déchaînées et les souffrances créées. Ce, depuis des temps très reculés. Dans les cas les plus aigus, ceux qui ont vécu des vies – celle-ci comprise – dans la lutte pour la survie physique et/ou psychologique, et qui n’ont pas évacué à ce jour les charges émotionnelles liées à cette expérience, le moment d’embrasser sa liberté peut créer jusqu’à une perte totale d’orientation, un vertige identitaire pouvant entraîner une solide dépression. Il convient pour ceux-là de porter leur conscience sur les raisons de cette puissante sensation de perte.

Ce sentiment est une illusion, une manifestation désespérée de l’ego qui ne trouve plus les repères qui ont balisé son édification. Soyez sûr que le désagrément provoqué n’en est pas moins un évènement des plus positifs sur le chemin. C’est le passage qui marque la perte d’équilibre du Moi et de la réalité falsifiée qui l’a bâti. C’est là le seuil exact où embrasser sa liberté, mais le pas à franchir réclame une foi sans faille et l’énergie une fois encore de se transcender. Il est demandé de marcher droit jusque dans l’œil du cyclone, où le tumulte fait place au silence, où l’être se retrouve en son essence quand l’ego affolé tournoie en vociférant tout autour. C’est en ce lieu de paix où l’émotion est neutre qu’il est possible de rassembler les pièces éparses de notre puzzle individuel, y compris celles qui constituent le Moi – l’ego qui est une part non négociable de nous – de reconnaître la forme de l’instant présent et de le dissocier des tourbillons émotionnels du passé. Là en son œil, en ce lieu de pouvoir que nous avons reconnu, nous voyons alors mourir notre cyclone égotique, faute de l’énergie des tourments dont nous le nourrissions jusque-là.

Ah qu’il en compte des lames à son couteau ce Moi douloureux. Et que le conditionnement social a su les aiguiser ! Si le masculin a du mal à lâcher le besoin de contrôle et donc de domination qui est l’une de ses manifestations préférées, il est à noter à quel point le féminin se débat mal avec l’affirmation de sa place et la préservation de l’intégrité de son espace vital. On peut penser que les êtres qui ont voulu s’incarner en femme dans cette vie qui clôt le cycle avaient quelque chose de définitif à dépasser en ce sens. C’est que le poids supporté par le collectif féminin durant cette ère de patriarcat tyrannique a marqué en profondeur ses corps émotionnels. Quelle que soit la forme que revêt cette difficulté, prendre sa place est devenu le passage obligé pour les femmes qui ont vécu l’effacement et souvent même l’écrasement. La confiance en soi étant alors gravement altérée, l’effort demande un grand courage et la lumière sera en proportion. Mais n’oublions pas que la part du féminin chez l’homme connaît la même épreuve et qu’il a donc à sa mesure lui aussi à dépasser les peurs de cette expression du féminin en lui.

L'instant où se révèle le miroir

Ce vertige insondable au seuil de la liberté, cette sensation illusoire mais puissante de perte de l’identité est un avant-goût de l’abandon ultime qui nous habitera au moment de ce que j’ai évoqué dans un autre article, le passage du chas. A ce moment du chemin de la libération, nous ne serons plus dans une réorientation de notre être du Moi vers le Soi, comme lorsqu’au centre de l’œil du cyclone, nous serons dans l’absolu, dans la perte totale et nécessaire de tout ce qui nous semble encore tangible afin de renaître littéralement à ce que je ne peux appeler autrement que notre divinité. C’est le moment tant attendu du retour à l’Unité, l’instant où se révèle le miroir qui articule le haut et le bas. Pour le mental, la compréhension de ce moment est si paradoxale qu’elle demeure insaisissable, avec lui inutile d’essayer d’en débattre. S’il ne fallait en retenir qu’une chose, ce serait qu’il est possible de rester Un dans le Tout, qu’il est possible de fusionner sans perdre ce qui constitue notre individualité. Ce n’est un paradoxe que pour le mental.

Vaincre sans combattre la faiblesse de notre croyance en nos capacités et la force de notre croyance en nos limites passe encore une fois par la prise de conscience de notre pouvoir créateur en chaque instant de notre quotidien. Toutes les cellules de notre corps de matière sont comme tous les êtres vivants du collectif auquel ils appartiennent. Dans l’état actuel de ce que nous sommes encore pour peu de temps, une cellule malade, dysharmonieuse, affecte celles qui lui sont proches tout comme une cellule rayonnante de lumière peut guérir toutes celles qui l’approchent, même en pensée. Notre corps est une formidable machine électrique, magnétique et chimique qui transforme nos pensées en autant de potentiels d’harmonie ou de dysharmonie qui nous concernent tout autant qu’ils impactent l’ensemble du collectif humain, et à fortiori ceux qui nous sont plus étroitement liés. L’impact en question est fonction de la résonance émise par chacun. Et chacun est à la fois émetteur et récepteur.

C’est ainsi que nos pensées négatives font de nous des êtres destructeurs, malades et vieillissants. C’est ainsi que nos pensées positives font de nous des êtres créatifs, en bonne santé et positivement nourrissants pour autrui. Le processus qui présente à notre expérience les évènements de nos vies et qui donc les conduit, est aussi simple que cela. Ses ramifications, elles, sont innombrables et parfois si subtiles qu’elles ne sont observables qu’indirectement, voire pas du tout de notre plan de conscience.

Notre pouvoir créateur lui, n’est jamais autre chose que le reflet du regard que nous portons sur toute chose. Comme déjà expliqué dans d’autres articles de «L’Eveil», la nature de ce regard est le point de départ de tout évènement de notre existence, elle est le filtre primordial qui détermine chacune de nos pensées et par conséquent chacun de nos sentiments. Et ce sont ces sentiments qui nous habitent d’où naissent les émotions qui rendent la matière de nos cellules et celle des autres misérables ou rayonnantes.

Percevez-vous  la nature décisive de notre apport sur la matière ? Pressentez-vous l’omnipotence des échanges en jeu et la cohérence magnifique qui préside au vaste mouvement ? Mesurez-vous à quel point nous ne subissons rien d’autrui mais nous créons tout ? Voyez-vous dans le microcosme de notre intimité tout ce qui a bâti les millénaires de l’expérience humaine et comprenez-vous que jusqu’au bout de l’expérience nous déterminerons de notre entière responsabilité l’issue choisie ? A chaque fois que nous ouvrirons les yeux à l’aube naissante, nous déterminerons par le regard que nous choisirons de porter sur la création où nous sommes nés, ce que nous serons en nous et en son sein : heureux-malheureux, bourreau-victime, triste-joyeux, serein-tourmenté, confiant-terrifié…

Pour ceux qui ont pris le chemin de la grande mue que Gaïa a entamée, c’est aujourd’hui un choix de l’éternel présent, en aucun cas la somme des passés révolus. S’il en est qui choisissent de continuer à pleurer sur ce qui n’existe plus, c’est seulement qu’il leur reste à larguer quelque lourd sac de sable dont le poids a été mal estimé ou qui était bien caché. Il n’y a pas de mal en ce cas à se faire aider si l’effort semble au-delà du possible, une guidance n’est pas toujours excessive, elle est aussi la main qui sauve dans l’instant, il importe juste de ne pas s’y enchaîner. Sur les autres plans, vos guides sont vos amis et vos égaux, ils ont pour mission de vous aider sur le chemin de votre âme qui n’est pas souvent celui que votre Moi veut suivre. Ayez confiance en eux que vous connaissez bien et que vous avez choisi pour vous accompagner, demandez-leur de placer sur votre route ce qui sera pour vous la meilleure aide pour avancer. C’est très exactement ce qu’ils attendent et c’est très exactement ce qu’ils feront.

Quelles que soient les incompréhensions devant les apparences parfois difficiles de la réalité perçue, personne, jamais personne, n’est laissé sur le bord du chemin. Peu importe ce qu’il advient, c’est toujours très exactement la résonance d’une situation précise créée par une multitude de stimulis dont nous sommes pleinement responsables et dont il ne nous sera jamais fait grief. Notre existence ici-bas est une toile pointilliste dont seul le recul, l’élévation, révèle le sens et l’ensemble, la compréhension qu’elle est en ses profondeurs l’exact reflet du dehors. C’est là le vrai visage de l’éveil : l’élévation de l’être au-delà de sa condition préhumaine, l’acceptation sincère et profonde de son humaine divinité.

Fraternellement,

En complément de cet article : Les nouvelles saisons, l’humanité et Gaïa.

© Le Passeur – 13 Décembre 2011 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

Cette série d’articles est réunie dans la rubrique « L’Eveil ».

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49 Responses to Se libérer dans l’œil du cyclone

  1. Bonsoir 🙂

    Tout ce qui est écrit est profondément vrai.

    Je vis actuellement, non pas un choix, mais une réalisation avoué de ce que je décide d’être ardemment. Je sens, réalise que rien ne fait plus aucun sens ici, sur ce plan. Tout est faux. J’essaie de ressentir, mais tout semble manquer de réel saveur en une conscience où le fait et le geste est en parfait harmonie avec le tout, avec les êtres pour créer une magie profonde en sérénité où mon âme incarne l’étendu de mon cœur.

    Se trouver en dedans l’œil, en dedans de chaque organe, le laisser aller… Se laisser transporter par la beauté d’un tel accueil, d’une telle richesse lumineuse si douce, si apaisante. L’instant présent, dans un voyage ou autre forme de saisi interne est une paix plaisante et on ne peut presque plus la quitter quand nous y sommes.

    Pour avoir vécu une 3D unifié, un aperçu, je dirais que c’est juste magnifique. Je suis impatiente de vivre tous les autres stades d’évolution, y compris ceux d’entrer en relation avec d’autres dimension. Mais grâce à tout ce qui est décrit ici, je prend la main oui ! Je lis et ça m’aide à faire la lumière sur mes doutes. Ma relience ainsi que mes guides supérieur invisible m’ont mise sur la voie et je suis tombé sur ce site. Je sens que c’est pour m’aider à affirmer un bout de chemin, comme pour me rassurer. J’en avait besoin.

    Merci du fond du cœur Passeur.

    Jenny

  2. waterbreathing dit :

    le passage sur la solide dépression et les charges émotionnelles de survie me parle assez. ce que j’en ressens, c’est un peu le sentiment qu’aurait p-e, une personne qui aurait exercé tel profession, compétence x temps, et à qui on dirait, très bien, le travail est très bon, tellement que l’on a plus besoin de vos services, donc vous n’avez plus besoin de faire ce que vous faisiez, ou étiez. ce que vous savez seul faire..en plus ici il faudrait avoir vécu d’inombrables vies, avoir expérimenté les contorsions des grimaces humaines dans leur jeu, et ensuite prendre plaisir à vivre avec cette meme humanité envisagé sous ses aspects trop souvent, les pires..en plus si vous vivez /avez vécu formes de survies dans l’actualité, je vois pas trop comment se décharger de ce genre de sentiment ..

    • Bonsoir,

      Je comprend ta peine. Oui, probablement un symptôme cosmique de ce qui est entrain de se produire. Certain sentiment lié à de gros traumatismes sont difficile à évacuer. Mais je sais que ce n’est pas impossible. Avec le temps. Avec aussi une volonté… Quand on vient au monde, on entend souvent ça : « on a qu’une vie, profitons-en. » Elle est limité. Mais j’avoue que je l’aime bien. Parce que elle sous-entend : ne gâche pas… Prend ton temps en prenant soin de toi afin de vivre cette vie avant qu’il ne soit trop tard, avant que tu ne t’aperçoive que ce que tu as vécu n’a pas été pleinement accomplit… Parce qu’en fait il s’agir là de sa responsabilité profonde et avoué de notre être. Que nous dessinons notre plan de réalité. S’il reste terne ou si on lui ajoute un peu plus de couleur… Maintenant, les choses, l’évolution nous pousse à se sentir plus impliquer dans se détachement, dans la volonté de sentir que ça en vaut la peine parce que l’Âmour est immortel. Et que malgré les souffrances, nous avons survécut… Nous en sommes là… Nous sommes courageux. Et nous pouvons être « fière », disons, être reconnaissant de notre parcourt. De faire preuve de gratitude envers soi-même. Toutes ces épreuves, nous y avons survécut en gardant toujours le sourire, en nous redressant… En restant fidèle à l’enfant au cœur pure intérieur que nous sommes. Cette essence, elle brille de mille feu… Et c’est beau. Alors, félicitons-nous. Nous méritons vraiment, tous, notre libération, notre héritage.

      Avec beaucoup d’âmour,
      Jenny

  3. waterbreathing dit :

    je crois que tout ce qui chez moi pt etre relié à un refus d’incarnation, s’est comme vu « confirmer’ de mes expériences. genre comme si pour ma part, donc j’y voyais un « test » ou à la fin il aurait fallu une harmonisation evidente entre moi et le « monde », ceci ne devant pas venir que de moi, ni que des autres, une alchimie, ratée, à ce jour, pire, ou j’ai aucune envie de prendre place en un tel monde, ..ce monde( que je méprise 🙂 ne croyant pas avoir choisi ma naissance, – croyant plutot devoir la choisir mnt, ou du moins, qu’importe les croyances, la seule chose qui compterait serait de la choisir maintenant- ne croyant pas que tous choisissent de naitre, je crois que le produit de cemonde qui serait qualifié de « vieux » en ces pages, s’impose à tous, toutes autres espèces et futures naissances entre autres, naitre en ce monde est la pire chose qui puisse arriver selon moi d’ailleurs, une sorte d’horreur, un peu comme une version alternative d’un film, la version trash, moche, et corrompue, la mauvaise version, voilà ce que c’est c’est que naitre en ce monde à mon sens ) m’inspire à rester dans un retrait qui se trouve justifié, une non « prise  » de place, une non implication voire à le quitter en se donnant la mort, ou de tte façon rester à une fréquence solitaire loin de tous.j’y peux rien, j’ai pas envie de « prendre « ( rien que l’expression est éloquente, la prendre à qq d’autre surement ?)place dans ce monde, bien que jessaie de me forcer, ça ne fonctionne pas, ce que j’y ai vu me donne envie de faire le chemin inverse, je l’ai dit, mais je butte dessus je peux pas fabriquer l’envie que je ne trouve pas en moi.Je n’en ai pas envie, aucun désir, je crois qu’il le faudrait par contre, et jessaie activement de changer tout ce qui est relié à cette position d’existence, sauf que sans envie, ça ne marche pas.bref 🙂 si mon évolution dépend de ce point ci, je ne crois pas que j’avancerai, cet aspect risque de ne pas changer.je commence à me résoudre de ne pas changer sur ce point ci, pour ma part..

  4. waterbreathing dit :

    « On en revient au sentiment de refus d’incarnation dont on a déjà parlé. Les choses se font dans l’ordre même si les expériences varient pour tous, c’est la chronologie de ce processus que je tente de décrire dans L’éveil en Soi. »

    Mais finalement l’acceptation, est que ce n’est pas aussi cela, accepter que l’on refuse encore, pour lors, ou meme cette difficulté à s’incarner ? je ne sais comment cela se manifeste pour d’autres, mais pour moi, ce qui est associé à un refus d’incarnation, ce sont des façons de se vivre, positionnements au monde ‘( retrait, pour ma part, comme à ne pas souhaiter s’impliquer dans le monde), comportements, et conséquences , dans son rapport au monde/autres, que je ne pourrais changer dans l’immédiat; et le faut-il d’ailleurs?enfin, personnellement, je ne sais pas comment « mieux m’incarner », je me doute qu’essayer le plus possible etre à l’écoute de ses sensations, aller dans la nature plus souvent ( chose qui pour moi ne prend pas grd sens à vivre en centre urbain, car je n’ai pas impression que la nature est intégrée à son organisation de vie plus foncièrement, je plaide en ts cas coupable de ne pas arriver à stimuler cette sensibilité vers la nature, – dont je suis bien coupé, tant je parviens à m’extraire de « tout »- dans un contexte urbain qui me viole littéralement les sens journalièrement) est une piste, mais à part cela… comment on en vient à bout de ce refus d’incarnation ? je me souviens d’états ou déjà vers 5 ans je devais regarder les corps des gens et le siens et se sentir loin de cela, et trouver ces formes étranges-incongrues et éprouver une certaine aversion.. toujours, dirais-je je ressens un certain « choc », alors, donc, bon d’être incarné ?cela ne vous choque jamais sur ce site de constater que vous « etes » en partie un corps animal avec des fonctions plus ou moins restreintes à une matérialité qui peut sembler pesante.. ben moi oui.mon esprit se distingue de cela, et d’autres choses encore, je ne sais si c’est le moi, le soi, ou les deux pourquoi pas, et encore, ce n’est qu’un des aspects parmi d’autres manifestations nombreuses.

    • Le Passeur dit :

      Vois ça comme un jeu. Tu as revêtu un costume et un rôle sur une vaste scène de théâtre et quoi que tu en penses aujourd’hui, tu l’as librement choisi. La mémoire de tout ça te reviendra comme elle reviendra à chacun. En attendant essaie d’introduire de l’humour là où tu vois de la dramaturgie, et commence par l’autodérision. Je parlais il y a peu avec un ami qui m’expliquait tout le dégoût qu’il ressentait enfant pour la forme humaine qui était aussi la sienne. C’est une résurgence du souvenir de ce qu’il était avant sa naissance et de sa réaction à ce qu’il est devenu après, une fois la mémoire voilée. En tant qu’enfant et encore jeune adulte il ne comprenait pas et s’est donc tourné vers la violence en réaction à ce qu’il ne supportait pas. Puis il a appris à changer son regard sur cette aventure, à se détendre, à accepter et à incarner alors ce qu’il pouvait apporter de sa propre lumière à ce monde obscur, ce corps et cette conscience limités.

      • elba dit :

        waterbreathing, toi qui as choisi un si joli pseudo, j’ai envie de te répondre, mais je ne sais pas vraiment quoi te dire, mise à part ma propre expérience…
        Si l’on y regarde bien, je n’ai pas une vie exaltante : petit boulot mal payé à mi-temps dans une cuisine de résidence pour personnes âgées + tout travail qui se présente à moi et qui peut faire en sorte que je me sente… comment dire ? … Que je sente que si je parviens à me nourrir, à payer mes factures, ça vient de mes efforts, de mon travail. voilà !
        J’ai contrairement à toi, la chance de vivre en campagne (tout le monde n’aime pas ça, mais on y vit moins à cent à l’heure, et au moins on connaît son voisinage)
        Aucune famille alentours : mes filles sont adultes, et parties « en ville » justement. Je suis donc seule, et parfois je me dis un peu comme toi, que la vie est moche.

        Puis, je me resaissis, et je me dis aussi que si je suis sur la terre, c’est que j’ai quelque chose à y faire. Des trucs à expérimenter. Pas toujours des choses agréables, mais parfois des trucs vraiment chouettes, touts simples. Du genre, rencontre de personnes avec qui je me sens en harmonie, ou bien encore échanges de sourires, de paroles avec d’autres.
        Je me rends compte que lorsque je reste enfermée chez moi plusieurs jours, je deviens morose, et je dois me forcer à sortir. Je me rends compte aussi que lorsque je rends service à quelqu’un, ça me donne la pêche. Alors j’essaie de faire tout ça au maximum, parce que j’ai envie d’être en joie le temps que je passe ici sur la terre. Même si ce n’est pas le cas tous les jours.
        Si je ne fais rien, c’est là que ma vie n’est rien. Dès que je vais au-devant des autres, ça me redonne de l’optimisme.
        Je voudrais tant que tu trouves la solution qui ferait que tu pourrais trouver que la vie est belle, parfois ! Pour cela, je pense que nous devons nous exercer à chercher ce qui nous fait sourire, ce qui nous fait plaisir, et que nous devons travailler sur nous pour lâcher prise sur tous les trucs trop moches.
        C’est pas facile, je sais. Mais si tu essayais ? Rien ne viendra du jour au lendemain, je pense. Mais qui sait ?
        Si tu es sur la terre en même temps que moi, en même temps que nous tous, c’est que tu y as ta place. Tu ne l’as pas encore trouvée, mais tu peux y arriver.
        Bisous d’amitié.

  5. Guillaume dit :

    Bonjour Le Passeur, merci pour ce texte « symphonique ».

    Pardon pour le détail mais je souhaitais vous signaler une petite inversion entre silence et tumulte : « jusque dans l’œil du cyclone, où le silence fait place au tumulte »

    Fraternellement,

    Guillaume

  6. shamata dit :

    Toujours si juste, cher Passeur, l’heure est pour moi et pour tous à juste être là, dans notre Présence. Ne cherchons rien, asseyons-nous, centrés sur le coeur, respirons…lâcher prise de ce mental, être juste là, respirer, ouvrir son coeur et la Lumière descend, descend et le sourire peut se dessiner sur nos lèvres ; demander la présence de nos guides, de tous ces êtres lumineux qui nous accompagnent, et dire et re-dire « Paix et guérison pour moi et pour tous les êtres vivants », ne plus avoir peur, la peur n’a plus de place. Nous avons tous tant à partager dans cette nouvelle conscience naissante, tant à créer tous ensemble, simplement en aimant tout Ce qui Est ; le Nouveau Monde est en marche, nous allons le créer centrés sur notre coeur et lorsque le mental nous bouscule ou l’Ego s’affole, sourions et respirons à nouveau dans notre coeur, nous sommes tous ensemble, nous ne faisons qu’UN, c’est vraiment le moment de cultiver la Paix en nous et autour de nous. Aidons-nous les uns les autres, nous sommes de plus en plus nombreux. Paix et Guérison à vous

    • barbara dit :

      Shamata,ces quelques mots d’apaisement me recentrent et me vont droit au coeur, juste ce que j’avais besoin de lire en consience. Bises et paix à toi.

  7. Claire dit :

    Bonjour,

    J’ai pu touché ce dont vous parlez dernièrement et depuis j’ai une prise de conscience d’un niveau supérieur à tout ce qui m’entoure. J’ai toujours su que je ressentais cela seulement maintenant je me suis ouverte et je sais que cela est la vérité. Quand j’en ai parlé autour de moi la force s’est quelques peu éteinte car la raison à eu raison d’elle. Depuis je suis comme prise dans un étaux de ressenti entre la sentir et l’apprivoiser. Je ne sais pas comment exprimé tout cela et le dirigé. Je suis arrivée sur votre site et vous décrivez exactement ce que je ressens mais je ne sais pas comment l’adapter à la réalité environnante tout en sachant que je dois aller au devant. J’ai rencontré un messager qui transmets cette force et elle me conseille d’aller vers son guide. Je ressens une attraction et en même temps l’inverse vers ce guide car je ne l’ai pas choisi. Je suis en plein bouleversement. Je crois avoir rencontré et autour de moi d’autres qui ressentent pareil et qui attire et font développer cette lumière mais je n’ose pas en parler clairement…Je perçois de nouveaux ressentis qui vont bien au delà de ce que je pense mais je ne sais pas comment et dans quelle mesure je peux faire prendre corps à tout cela. Qu’en pensez vous ? Un grand merci pour votre site car chaque texte décrit ce que je ressens et me renvoie à ce que je vis. A bientot. Claire. ; )

    • Le Passeur dit :

      Laissez-vous juste être vous-même, vous n’avez besoin de personne et surtout pas d’un gourou qui vous imposerait ses choix. Avancez à votre rythme, ayez du discernement (donc écoutez toujours votre intuition et pas votre mental), prenez sur le chemin ce qui vous fait avancer et laissez le reste. Ce que vous vivez est ce que j’appelle l’Eveil, dont je décris la part commune du processus dans L’Eveil en Soi 1 et 2 (rubrique l’Eveil).

      • Claire dit :

        Merci de votre réponse. Tout cela n’est pas facile à gérer mais j’ai toujours su que c’était en moi sans y croire. Je livre ici le titre d’un livre qui a été un déclencheur et que je n’ai pas fini de lire : Jeremy Rifkin Une nouvelle conscience pour un monde en crise, vers une civilisation de l’empathie. J’ai l’impression de découvrir un autre monde et de me détacher de beaucoup de choses qui m’étaient importantes auparavant. J’espère pouvoir gérer tout ça en faisant face à la réalité du monde qui nous entoure. Je comprends mieux pourquoi internet existe. Encore merci. Claire

      • @ Claire et Passeur

        Pour illustrer ce que dit le Passeur:
        « Laissez-vous juste être vous-même, vous n’avez besoin de personne et surtout pas d’un gourou qui vous imposerait ses choix. »
        je vous met ci-dessous le lien d’une vidéo mise en ligne hier par « Les amis d’Eckhart Tolle » et qui me semble bien illustrer ce propos.
        Dans cet enregistrement audio, E Tolle nous met en garde en ce qui concerne la tendance de l’ego à créer des dépendances, des attentes, à suivre un Gourou, à rechercher le Soi en dehors de nous-même…
        Le court extrait de ‘La vie de Brian » illustre avec humour la propension qu’a l’ego à se laisser imposer des choix venus de l’extérieur. Cette vidéo nous invite à ne laisser personne nous dicter une conduite et à être encore plus vigilants quand il s’agit de spiritualité ! Tout cela a un doux parfum de Krishnamurti.
        amicalement

        http://www.youtube.com/watch?v=UCpOweSOLeo

        • waterbreathing dit :

          difficile de faire la part entre cette tendance de l’ego à se laisser imposer des choix extérieurs, et en imposer lui même à son tour, à un environnement qu’il tente de tronquer à ses turpitudes.

          • Claire dit :

            Merci à tous. je vais avancer pas à pas et suivre mes intuitions sans chercher à aller trop vite ou à vouloir tout savoir. Je sens que je progresse de jour en jour et que je cerne de mieux en mieux cette force qui est en moi. Je comprends qu’il y a plusieurs plans de compréhension et je sais que je peux retoucher cette état de plénitude que je retrouve tous les jours autour de moi dans des choses simples. Cela n’est pas évident de ne pas pouvoir le partager avec ses proches même si je sens que cela est présent dans chacun d’eux… Je prends du recul par rapport à beaucoup de situtations peut être trop (?).Je vais regarder le lien Jean pour confirmer ce que je pense. J’ai regardé un super film http://www.thrivemovement.com hier soir et j’ai aussi trouver ce magnifique site http://www.touscandidats2012.fr/. Merc!!!!!!!!!! <3 <3 <3

  8. the witness dit :

    tout ce que je peux dire JE CROIX EN CES PAROLES C,EST LE LANGUAGE DU COEUR

  9. ORUS dit :

    Merci pour votre Présence … je préfère m’exprimer en images … je vous invite donc à visiter mes différents sites >>> http://www.orusfrederique.com/

  10. waterbreathing dit :

    pour évacuer les charges émotionnelles liées à la survie, faut-il ne plus être dans la survie; ce n’est pas mon cas, mon contexte socio économique me fait vivre un quotidien de survie urbaine à bord de précarité(et surement cela interpelle t-il d’autres mémoires) quand bien même je me dégagerai « d’une energie de lutte », concrètement, j’expérimente des restrictions, et si il ne tient qu’à moi, j’imagine de me donner les moyens de créer une autre réalité ( dis-je non sans scepticisme..voire ironie)je ne sais pas comment, et ne parviens à transmuter magnifiquement ces « restrictions » diverses, d’autant que bien des conséquences de cette situation de « survie »présente ne tiennent pas qu’à ma contribution, ni de ma responsabilité comme je le comprends; cad de marge libre à embrasser de choix ce que l’on vit.constat., si demain je ne survis plus, je meurs, donc .. ben pourquoi pas, j’en ai marre de la survie, mais ce ne sera pas qu’une mort symbolique ou initiatique, possiblement.

    • Maya dit :

      Chère Waterbreathing, n’abandonnez pas, vous êtes si prêt du but… Il ne faut pas oublier que dans notre énergie terrestre les intentions se manifestent beaucoup plus lentement qu’on ne le voudrait. Laissez le temps au temps, le temps vous apportera concrètement ce que vous cherchez. Cherchez, et vous trouverez. Demandez, et la réponse viendra en temps et en heure, mais seulement quand vous ne vous y attendrez plus. Le Ciel vous a dit OUI mais vous doutez car matériellement cela n’apparaît pas. Soyez confiante. La matière se déploie dans le temps. Et le Ciel ne peut mentir.

      • waterbreathing dit :

        « cherchez et vous trouverez »
        ce n’est pas plutôt lorsque l’on arrête de chercher que l’on trouve normalement ?
        Franchement, je ne sais pas si il est à conseiller à des personnes qui vivent des situations délicates concrètement, genre, problèmes matériels, maladies physiques, de se contenter travailler leurs intentions, de demander au ciel .. et de ne rien faire, donc(car sinon ce serait l’ego, manque de foi, je ne sais ?).je crois que le ciel n’a pas à s’offenser que l’on s’aide parfois soi même, et que l’on soit les mains, vecteurs, manifestations à cette réalité plus prosaique, du « ciel », sur terre quant à soi…. pour ma part, je sais que certains aspects de la situation que je vis, aont peu de probabilités de s’arranger dans l’immédiat par seule grace du ciel, je ne l’attends d’ailleurs pas, à ce niveau, je nen attends rien en fait.. mais du coup, ce qui est clair, pour moi, c’est que je ne peux pas/ plus ( je n’ai js pu le faire de trop) jouer le « jeu ».je me demande comment certains y arrivent, peut-être des personnes sur ce site même.

        Je ne peux pas jouer le jeu, qu’importe que le monde ne change pas d’un iota dans le mieux en 2012/2030, ou qu’il change.
        mais pour ma part, je continue à vivre dans un monde de survie, d’ego, en société quoi( et oui, Moi, je ne peux pas contribuer à ce système, de plus, en ayant observé de près certaines de ses corruptions, tout en vivant un grand eveil, par contre, je ne vois pas comment faire autrement, et comme en plus, je suis asociale, mais avec un élan sociale, comment dure, en pratique, assez nul, faire autrement m’apparait encore moins évident. ça me fait penser à des personnes que je voyais dans un groupe qui étaient perchées vraiment haut, durant des séances de médit, mais juste ensuite, elles allaient, genre au mc do, alimenter ce vaste système, et passaient devant des personnes exclues, en les ignorant.. bah .. ), et tant que cette société nous fera appliquer en pratique des jeus de pouvoirs, ou nous y soumettre, toujours en pratique, les paroles aussi belles qu’elles soient, d’autrui, ou les miennes propres, ne me seront que du blabla.si je cesse de « survivre » dans ce système économique, le ciel ne me deploiera pas un tapis doré de grace, et de louange, puisque je l’ai déjà fait, et cela m’a conduit à la marginalisation, l’exclusion, je le sais.

        • Le Passeur dit :

          Tu peux choisir de déterminer ce que tu es par rapport aux autres et donc à la réaction qu’ils suscitent en toi (ce que tu sembles faire) ou ne t’occuper que d’être ce que tu es au plus profond de toi en laissant autrui réagir comme il l’entend vis à vis de toi. Tu peux encore trouver un équilibre entre les deux attitudes, qui peut te sembler plus facile, mais qui nécessite de changer ton angle de vue sur le jeu du monde, autrement dit de modifier la nature du regard que tu lui portes. Si tu admets que tout ça n’est qu’un « jeu » (ce que tu sembles bien percevoir), alors il ne te reste qu’à guérir le Moi blessé en toi en le libérant des émotions lourdes qui le tourmentent (à peu près tout le contenu de mes billets). Le fait que tu mentalises à ce point sans lâcher prise montre bien qu’il y a une ou des blessures qu’il t’est difficile de regarder. Peut-être même sont elles si enfouies sous les couches de peinture du mental que tu n’en as pas conscience. Peut-être aussi n’est-ce « que » la blessure du refus d’incarnation, celui que vivent bien des êtres, lorsque les voiles de l’oubli se sont refermés, qui pourtant ont choisi de naître ici. Ce refus est loin d’être anodin, il est même l’un des principaux obstacles à surmonter pour beaucoup de ceux qui lisent ces lignes. Essaie d’envisager cette possibilité autrement que par ton mental qui va t’embrouiller à sa sauce, essaie de sentir si quelque chose résonne au fond de toi, et si oui, alors tu sais où est la vérité.

          • Gaya dit :

            Cher passeur, La blessure du refus d’incarnation résonne en moi à la lecture de vos mots à waterbreathing … Que dois-je faire?

          • waterbreathing dit :

            Tu peux choisir de déterminer ce que tu es par rapport aux autres et donc à la réaction qu’ils suscitent en toi (ce que tu sembles faire)
            J’ai pas l’impression de faire cela en fait.mais mon impression c’est que je prends peu en compte les autres, le rapport aux autres, ou du moins d’une certaine façon, comme à les oblitérer et rester dans son monde, dans son sentiment de soi, .. impression que ce n’est pas équilibré, et que cela me « repart » régulièrement en pleine face, et j’en suis à un point ou je me tiens des reflexions presque semblant aller dans le sens inverse de ce qui peut se lire, comme se recueillir en un vrai soi, car du coup, j’ai pas appris à vivre avec les autres, et je me rends compte que ça marche pas des masses.

            ou ne t’occuper que d’être ce que tu es au plus profond de toi en laissant autrui réagir comme il l’entend vis à vis de toi. Tu peux encore trouver un équilibre entre les deux attitudes, qui peut te sembler plus facile, mais qui nécessite de changer ton angle de vue sur le jeu du monde, autrement dit de modifier la nature du regard que tu lui portes

            mais comment on fait ?

          • waterbreathing dit :

            mais comment on fait ?
            pour le regard, je veux dire. etre ce que l’on est au plus profond de soi en laissant les réactions d’autrui aux autres, impression que je le comprends comme à etre ailleurs-ici, .. puisque je n’arrive pas à etre bien « ici », assumer d’etre un peu d’ailleurs, et ailleurs, c’est pour lors encore, cela etre soi, par delà les réactions des autres.

            • Le Passeur dit :

              On en revient au sentiment de refus d’incarnation dont on a déjà parlé. Les choses se font dans l’ordre même si les expériences varient pour tous, c’est la chronologie de ce processus que je tente de décrire dans L’éveil en Soi.

        • Luc dit :

          Capituler.
          Je me suis détruit dans l’alcool durant plus de vingt ans. Et à 42 ans, je ne sais par quel miracle, j’ai arrêté d’un coup, un matin; je me suis effondré, dévasté, brûlé, humilié, battu. Ma vie était devenue une faillite totale, un champ de ruine, un désert stérile.
          Que faire alors ? Les premières mesures d’urgence, un alcoologue : des cachets, un traitement. Peut-être une cure de désintox. Et puis un numéro de téléphone, celui d’une association ou je me rends, inquiet, la peur au ventre.
          Et là, un choc mental inouï. Tout bascule. La portée du message détruit littéralement toutes les résistances. Je n’en reviens pas. Il existe quelque chose d’incomparablement plus fort que l’alcool, une Puissance Supérieure qui peut me rendre la raison. Cela s’est passé le 9/9/99 à 15heures. C’est inoubliable.
          La chose terne et vide de vie est devenue un homme. Je suis un homme. Vivant.

          • waterbreathing dit :

            oui, il est possible que le refus d’incarnation y soit grandement pour quelque chose. comme si je considèrais que ce jeu, était tarte, et donc, je ne fais pas meme semblant d’y jouer, ou si peu ( n’arrive pas à croire à ce que je vis, n’arrive pas à me motiver à m’intégrer)pire, il m’est arrivé d’y semer la pagaille, (bien fait, lol pour ceux qui s’y sont pris) seule chose valable me semblant à y faire, mais surtout, je croirais au fond que l’on pourrait y échapper, au « jeu’ donc en se « perchant », comment dire, en d’autres altitudes,( c’est un peu genre, le film est naze, je me passe un autre film, ou me branche sur une autre fréquence radio a +) et j’aimerais le communiquer aux autres, certains autres, de sorte qu’ils arretent de me les briser avec leur jeu; certes, je perçois un « jeu », mais moi je me dis, pourquoi pas en jouer d’autres, ou ne plus en jouer ? je ne sais si c’est donc refus d’incarnation que refuser de s’y jouer, ça m’énerve assez 😉 quand je lis que tout ce cirque serait nécessaire, car je crois qu’on peut le quitter du jour au lendemain.C’est comme si je ressentais comme corruption de jouer  » le jeu », il y a certaines mises en scènes, « situations », auxquelles, je ne veux pas meme m’accorder,(comme ne pas vouloir se « placer sur le même plan », comprendre, repondre au langage de certains jeux) difficile à expliquer, et difficile je crois de changer de regard à ce sujet, car cela se fonde sur le sentiment d’avoir subi certains paramètres du « jeu »(comme tout le monde), mais surtout, comment y jouer, sans y croire?
            Je crois qu’il y a aussi d’autres blessures(et je sais au moins certaines concrètes, mais je ne sais pas si c’est « tout », ou meme cela), car je suis comme hanté par des formes de traumatismes humains, comme si une mémoire globale du « pire » de l’humanité, ou des.. aspects comme .. « injuste/deloyal/ »inique »/ , de mon parcours, et plus globalement, humaine persistait, et s’exprimait parfois à travers moi.je ne sais pas si la mentalisation a ce but de se défendre de quoique ce soit, chez moi( vraiment, je crois une grde part de mon « adaptation » au monde passe par la mentalisation, « savoir » ou non que certains codes sont adaptés au « monde », et non pas les ressentir, en soi par ex), sinon que j’ai du mal à envisager « accueillir » quoique ce soit, tout en devant un minimum faire figure dans le « monde », ou le jeu, comme deux principes incompatibles, pour moi..bon, .. ben merci du message sinon.Je crois que je suis entre un peu tout cela, se déterminer de part les réactions suscitées par d’autres, etre soi, et vivre comme sa  » note », fréquence, se trouver entre les deux..

          • waterbreathing dit :

            C’est un refus d’ancrage qui ne sert pas le plan de vie qu’ils se sont fixés. C’est pourquoi il est important pour eux de dépasser cette limitation et trouver cet ancrage tout simplement en l’acceptant une bonne fois pour toutes. Le jour où un artisan de lumière est capable de porter sa conscience dans ses pieds, alors il sait qu’il a enfin intégré en lui tout ce qui était nécessaire à son ancrage. Il cessera de ne se tourner que vers les étoiles et commencera à ressentir plus profondément sa Terre-mère. Il sera tout entier sur le chemin qu’il avait pris l’engagement de suivre.
            par ex, j’ai bien lu ceci, et ce « refus d’ancrage » cela me parle.. mais, je n’y arrive pas pour autant.Déjà se connecter plus à son corps, ok, jessaie j’y arriverai progressivement, p-e, je crois..mais impression que s’ancrer, cela passe par tout un tas de comportements au monde, visant à bien s’établir ici, et définitivement, j’y ai des difficultés.. pourquoi, j’ai du mal à déterminer cela..

  11. magdarita dit :

    Je salue ton magnifique travail. Et même si par la compréhension des mes mécanismes fonctionnels et leur dépassement, j.en arrive au stade d’une belle paix en moi… j’ai lu ce texte comme une piqûre de rappel bienfaisante.
    J’ai éprouvé une petite pensée tendre pour ma part masculine qui tendait à tout gérer, tout contrôler et mon féminin que j’ai réhabilité et qui trône maintenant à sa juste place… Merci Passeur.
    Magdarita

    • Lucie dit :

      Un petit tour sur votre blog, magdarita…
      Veinarde ! Magnifique clichés.
      « Marie est près de nous, dés que nous lui parlons. »

      Passeur, vous n’avez que des êtres lumineux sur votre blog, on dirait… !

  12. Valérie dit :

    J’ai demandé hier une réponse concernant l’éveil de mon mari.
    Je lui fais lire votre texte ce soir.
    Je pense qu’il est enfin prêt à en comprendre le sens.

  13. Stella dit :

    MERCI! GRAND FRÈRE DE LUMIÈRE. J’avais besoin de lire ce texte ce matin. Il résonne en moi comme l’écho de la Sagesse, de l’Amour, de la Vérité et de la Justice. Comme c’est bon de sentir la présence de la Grande Famille Blanche. Merci!

  14. Salvia dit :

    Cher passeur,
    tu dis : »demandez-leur de placer sur votre route ce qui sera pour vous la meilleure aide pour avancer. » C’est ce que mes guides ont fait en me faisant connaître ce site.
    Mais ma demande envers eux continue, et je crois bien qu’ils sont pleins de bonne volonté, de compréhension et d’amour… Il suffit de capter cela, alors le quotidien devient souvent si facile, si fluide, que cela semble trop simple. Mais j’accueille cela avec reconnaissance, c’est comme une collaboration invisible entre eux et moi.
    Mille Mercis pour cette aide sans relâche de ta part.

  15. Anne dit :

    Hou…comme ces mots me font du bien, repolarise mon être tout entier, m’apaise et redonne le sourire à chacune de mes cellules…Merci merci
    Je garde tout cela.
    Belle journée lumineuse
    Anne

  16. Jocelyne dit :

    Un grand MERCI pour ce texte tellement d’actualité dans ma vie, avec l’urgence de lâcher prise sur les aides extérieures et que tout est définitivement en nous, à chaque instant, que l’on est jamais seul et que des êtres merveilleux ne demandent qu’à nous guider. Et oui la femme que je suis a un grand besoin d’oxygène et de retrouver sa propre liberté d’être et de choisir avec son coeur et de retrouver sa propre individualité.
    UN GRAND GRAND MERCI

  17. anne benaros dit :

    Quel écho, quelle résonnance ce texte provoque , oui c’est exactement cela merci de le le formuler si clairement ,je ressent très profondément l’entourage d’autres dimensions,naître à soi même en toute simplicité quel beau programme !Parfois on se regarde agir ,ou pas, sans toujours comprendre ce qui est en oeuvre ,merci de l’éclairage……Bons vents à tous

  18. Gaya dit :

    ***Merci merci merci cet article est super!***

    Mon ego étant encore surpuissant, il demande « quoi? quand? comment? ‘Faut se préparer non? « … Bref, il y a encore beaucoup de travail de ma part…

    Je m’inquiète également pour mon entourage qui est complètement hermétique à ce genre d’écrits et de propos… Si tourmente il y a (quelque soit sa forme), ils seront de ceux qui s’accrochent aux biens et aux anciens repères, et ils souffriront d’autant plus.

    J’essaye de rester présente et centrée, mais entre la théorie (quand je lis les textes, et me dis « mais bien sûr »), et la pratique (la vie), j’ai encore beaucoup de chemin à faire!

  19. eric dit :

    exprimé plus simplement, cela semble vouloir dire qu’il est urgent de ne rien faire, de lacher prise dans les difficultés. Pas facile. Alors qu’on nous ressasse la reactivité, nous devons prendre le contre pied.

  20. Viviane dit :

    Chaque parole de cet article fait écho en moi : ma « lutte pacifique » pour avoir moi aussi mon espace personnel dans un cercle familial envahissant, la nécessité où l’univers me place depuis quelques mois de me passer des thérapeutes extérieurs sur qui je comptais, afin que j’apprenne à travailler avec les autres plans de conscience, la rencontre merveilleuse en octobre avec mes deux « guides d’ascension », comme je les appelle, la « ferme suggestion » qu’ils m’ont faite de travailler à me libérer de toutes les mémoires qui me ralentissent et m’alourdissent… TOUT, dans ce dernier article, fait écho en moi, et même cette illustration des nuages dans l’eau, qui me rappelle des souvenirs d’enfance où je me demandais si, en sautant dans les flaques où se reflétait le ciel, je réussirais enfin à retourner de l’autre côté du miroir ! Merci, merci, merci pour vos paroles si justes, si fines, si puissantes. Votre site est décidément une bénédiction.
    Viviane

  21. René dit :

    Magnifique ce que je viens de lire, c’est beau, puissant, vrai et si réconfortant.
    Merci pour ce lien au divin, au sublime, à notre être profond et fort. Ma journée en devient plus plus belle et plus lumineuse. Merci

  22. marie christine dit :

    Merci Passeur pour ces belles paroles de sagesse et d’encouragement !
    « Tout est facile » souffle la petite voix avec une adorable douceur . « Tout est dur, compliqué, sombre, menaçant » souffle la voix du cyclone .
    Choisir d’écouter la petite voix à chaque instant, en toute circonstance . Il n’y a rien qui ne puisse se résoudre avec le sentiment facilité . Tout le reste est à bannir .
    Nous créons nous-même la facilité ou la difficulté .
    Et en créant la facilité, nous créons la Vérité . Car la Vérité est simple .

  23. maurin nathalie dit :

    merci, je voudrais tout graver en moi pour l’avoir à chaque instant, à l’esprit..
    je me fais des petits papiers de rappels…
    c’est si bon au cours de la journée de rester en cette présence..
    merci, merci
    Nathalie

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