Le petit bréviaire de l’ego

Par le Passeur.

Beaucoup de questions sont posées. Parmi elles reviennent le plus souvent : « comment savoir si l’on s’éveille ? Comment y parvenir ? Comment savoir où j’en suis ? Comment dépasser tel ou tel obstacle en moi ? Que faire de l’ego ? » Une seule réponse me semble pertinente : ça n’a aucune importance. Réellement. Pourquoi cette réponse décevante pour certains ? Parce qu’accorder de l’importance à ces questionnements par ailleurs compréhensibles ne sert qu’à alimenter le moulin du mental dont le mouvement incessant nous éloigne toujours un peu plus de l’Essentiel, de ce vers quoi notre âme nous appelle à aller.

Evidemment, le chemin de « l’Essentiel » peut sembler à certains un sentier de haute voltige sinuant à des altitudes inaccessibles. Il n’en est rien. Cette impression là, encore, est l’expression d’un mental survolté par un ego qui se sent en danger de par une aspiration de votre être qu’il ne contrôle pas. Bien sûr, il ne cherche pas à vous perdre puisqu’il est vous, il crée des interrogations et cherche seulement à y répondre de la meilleure manière qu’il maîtrise – le moulin du mental – et cette manière ne convenant pas à la nouveauté qui émerge en vous, il panique et exprime de nouveaux questionnements, voire des troubles, de nature toujours plus stressante. S’il vous transmet sa peur, que vous vous sentez envahi par les inquiétudes, c’est parce que vous être encore très identifié à lui.

C’est pourquoi je persiste à dire que le nécessaire aujourd’hui pour chacun de ceux qui sont dans ces inquiétudes, la priorité pour s’extraire de ce stress et cheminer enfin sur le chemin de l’Essentiel, c’est plus que jamais d’insister sur l’identification de l’ego derrière chaque attitude et comportement de notre quotidien, derrière chaque habitude, chaque réflexe, chaque mécanisme répétitif, chaque situation apportant un désagrément ou tout simplement de nature involutive. La clé du chemin de l’Essentiel est là : il n’y a pas de clé. Pas de clé palpable qui serait donnée à certains et pas à d’autres. La clé n’est que lumière à laisser passer, elle est en nous tous sans aucune exception et les élus ne seront élus que par eux-même s’ils décident d’entamer la guérison indispensable des maux nés des mystifications de leur ego.

Bien que ce sujet ait été abordé sous divers angles dans plusieurs articles de ce site, je rappelle qu’il n’y a pas d’ennemi en nous, il y a juste un peu de lumière à mettre dans tout ce fatras pour bien voir ce qui nous échappait jusque-là. La prépondérance de l’ego nous parut être, dans la situation d’oubli de notre Essence où nous étions jusque-là, la réponse la plus appropriée aux situations qui se créent dans un monde de dualité où personne ou presque n’a conscience des différents niveaux de conséquences de ses actes, de ses paroles, de ses pensées. Inconscients de surcroît de notre nature multidimensionnelle, nous avons concentré toute notre identité en l’ego jusqu’à façonner les êtres réflexifs que nous sommes devenus, totalement englués en d’incessants processus d’action/réaction, et avec nous bien sûr l’ensemble du collectif humain, ses incompréhensions, son besoin de bannières et de clans, son intolérance, ses conflits et parfois, à l’apogée de l’égocentrisme, sa barbarie.

A présent qu’à l’horloge cosmique la Terre nous invite à sortir des ténèbres de l’inconscience, si nous avons fait le choix d’âme de ne plus expérimenter ce que nous avons connu depuis quelques centaines de milliers d’années, il nous appartient donc de saisir en nous la clé suspendue à la patère de notre héritage, qui je le rappelle n’est que le choix de laisser passer la lumière. Et comme il vaut mieux ouvrir auparavant la porte pour la franchir, voici un petit bréviaire de l’ego qui j’espère vous servira à mieux vous cerner. Il ne s’agit pas de rejeter ce qui fait partie de nous, mais de répartir autrement les rôles. L’ego doit reprendre sa juste place pour opérer lui aussi sa mutation afin de ne plus créer de barrages émotionnels dans le courant de notre évolution, et l’Esprit reprend progressivement les commandes de notre vaisseau terrestre personnel.

Gardant à l’esprit que la peur de souffrir est à l’origine de ses manigances, voici donc un petit bréviaire non exhaustif des manifestations ordinaires de l’égo :

L’égocentrisme ou l’absence à l’autre.

Par définition, la raison d’être et le but recherché de l’ego est de tout recentrer sur lui, notre personnalité, notre Moi. Avec tout un panel de nuances complexes, rien donc ne peut être évalué en-dehors des répercussions possibles sur « moi ». C’est la parfaite absence d’écoute, absence à l’autre.

L’agressivité.

Dans la loi d’action/réaction qui prévaut dans un système duel, l’agressivité est la réponse acquise la plus naturelle face à la peur. Chez un être ou dans un collectif particulièrement sujet à la peur, l’agressivité se manifeste déjà de manière préventive, elle intervient dans l’hypothèse que, et pas parce que. On voit ainsi des nations ralliées sous l’étendard de la peur mener ce qu’elles appellent des guerres préventives. Leur violence aveugle est alors à la mesure de leur faiblesse, donc de leur sentiment de peur. Il se crée ainsi une réelle dépendance à la violence faite à autrui qui répond au besoin minimal de quiétude de l’ego effrayé. Cela peut devenir une façon d’être qui se banalise au point de l’estimer naturelle, d’autant mieux que cette banalisation sera consciencieusement entretenue par tous les moyens à disposition de la propagande du système.

Le besoin de contrôle.

Une des spécialités de l’ego dans sa version Yang. Le masculin dans nos sociétés patriarcales s’exprime avant tout par le besoin d’avoir une réponse appropriée à tout, de pouvoir tout contrôler. Rien ne doit échapper à sa main-mise, tout doit demeurer à sa portée. Ce qui ne l’est pas est perçu comme un danger et suscite alors une réaction généralement perceptible à trois niveaux d’intensité croissante :  le déni derrière la tentative de ridiculiser l’objet de la crainte, puis la reconnaissance du danger derrière l’agressivité exprimée, puis la soumission par survie derrière la banalisation qui n’est autre qu’une acceptation et donc une intégration à son système de pensée, ou à l’inverse la guerre jusqu’à la destruction de l’un des deux.

La version Ying du besoin de contrôle trouve sa voie la plus naturelle dans la maternité. La mère, pensant bien faire, est aux prises avec un sentiment puissant de devoir contrôler sa progéniture, et souvent bien au-delà de l’âge du sevrage. Savoir lâcher ce réflexe castrateur, c’est encore prendre conscience de ses propres peurs. Vouloir ce qu’il y a de mieux pour son enfant, ce n’est pas vouloir ce que l’on aurait voulu de mieux pour soi. Et si je le surprotège, je ne fais que lui transmettre mes propres peurs, le souvenir de mes souffrances que je voudrais lui épargner, tout en l’empêchant de vivre l’expérience qui est son choix. Si je veux pour lui ce qu’il ne veut pas ou pas encore, même si je pense avoir sincèrement raison, je m’oppose en réalité à ce qu’il y a de mieux pour son apprentissage de la vie.

La susceptibilité, la vexation.

Elle est le reflet des blessures de l’ego et s’exprime donc toujours à la mesure du poids émotionnel accumulé. Celui qui stimule notre susceptibilité est celui qui met le doigt là où quelque chose en nous fait mal depuis longtemps. Il nous aide ainsi à nous rappeler qu’il y a là quelque chose à guérir, une faille que nous ne pouvons pas feindre d’ignorer plus longtemps.

L’insatisfaction.

Il en faut toujours plus pour nourrir ses appétits de quiétude. Pourquoi me manque-t-il toujours quelque chose ? Quelle confusion fais-je entre les frustrations de mon quotidien et ce que je soupçonne de moi que ne perçois pas ? Je suis plus que cela et du coup je mérite plus ! C’est vrai, nous sommes tous infiniment plus que ce que nous percevons de nous, mais si nous comprenons que tout ce que nous vivons est la résonance de ce que nous émettons, nous comprenons alors les règles du jeu où nous nous sommes embarqués. Nous comprenons que personne n’est responsable de ce qui nous arrive à part nous, et que ce qui arrive n’est pas une punition ou une récompense, mais ce qui résulte de ce que nous sommes, donc de notre pouvoir créateur. De là s’évanouit le sentiment d’insatisfaction qui va de pair avec le sentiment de victimisation.

La victimisation ou le vampirisme.

Une manière efficace de capter l’énergie d’autrui et de s’en nourrir. Dans sa volonté de tout ramener à lui, l’ego sait comment jouer du sentiment de compassion d’autrui en captant les débordements émotionnels qu’on lui offre sur un plateau lorsque la compassion exprimée n’est pas mature, lorsqu’elle n’est pas le fruit de l’amour inconditionnel mais l’expression compensatoire de ses propres manques. Ce que je veux dire par là, c’est que certains sentiments, aussi nobles soient-ils, comme la compassion ou le besoin d’aider autrui, lorsqu’ils sont le fruit de souffrances non guéries en soi – j’exprime des attentions pour autrui parce que j’ai besoin d’être aimé en ceci que je n’ai pas été assez aimé dans mon passé – sont l’objet de débordements émotionnels plus ou moins inconscients.

Celui qui exprime ainsi sa compassion peut penser qu’il vit là une conséquence naturelle de ce sentiment. Il n’en est rien. La compassion émerge et rayonne dans la claire compréhension de la souffrance de l’autre et dans une réponse adaptée, émotionnellement neutre et bienveillante, pas dans le débordement de notre propre souffrance. Autrement dit, tant qu’il y a un débordement émotionnel, la compassion exprimée de l’un est une proie pour le prédateur énergétique tapi derrière la tentative de victimisation de l’autre. Il n’y a donc pas de service rendu. Au niveau des énergies échangées, la vampirisation par la « victime » est à la hauteur de la force de son ego et de la faiblesse émotionnelle du compatissant. Tout en perdant son énergie, ce dernier n’a donc fait que nourrir l’ego jamais assez nourri du premier, qui réitérera dès qu’il en aura l’occasion.

Avez-vous remarqué comment les personnes âgées souvent ne parlent que de leurs bobos ou de leur maladie ? C’est un réflexe inconscient de survie qui permet de capter l’énergie d’autrui parce qu’on en manque ou qu’on a peur inconsciemment d’en manquer. Pour les personnes en contact fréquent avec des malades manquant d’énergie vitale, c’est un risque permanent de dévitalisation si elles ne veillent pas à contrôler l’énergie qu’elles veulent bien donner. La technique de visualisation de la bulle de lumière est très efficace dans ces situations.

La cupidité, l’envie.

Encore une manifestation du sentiment d’insatisfaction. Il en faut toujours plus pour se rassurer et si quelqu’un semble en avoir davantage, il faut en avoir au moins autant pour assurer sa position d’équilibre sinon de dominance par rapport à ce qui devient alors la norme à atteindre. La cupidité est une course à l’armement de l’ego au sein du matérialisme, seule dimension où il se sent d’emblée compétitif. Mais attention, comme on le verra à la fin, il est capable de changer de dimension.

Le désir et la peur de paraître.

La volonté de paraître est une carapace de plus que se façonne l’ego pour masquer sa vulnérabilité. Si l’on regarde ses efforts comme ceux d’un adolescent qui essaie de donner le change pour dissimuler son manque d’assurance, on comprend mieux sur quelle strate d’immaturité ce désir prend naissance. C’est l’une des rares facettes du Moi qui tend presque toujours à s’effacer au fil du temps. La peur de paraître naît de la même immaturité.

La vanité.

Dans la panoplie du besoin de contrôle, c’est un peu la tour d’ivoire du sentiment de supériorité dans laquelle l’ego très effrayé a trouvé à s’enfermer pour ne plus percevoir les dangers, je veux die par là ce qui pourrait ébranler ses fondations. La vanité est une prison extrêmement étroite dans laquelle la proximité des murs autorise un contrôle presque parfait de la situation, c’est pourquoi elle affecte plus souvent le masculin en recherche de contrôle, que le féminin.

Au-delà de ses murs s’étend l’horizon infini de la vie que l’ego nie. Il est infiniment plus simple de concevoir le monde dans un environnement restreint, estimant en connaître tout ce qu’il faut pour se croire à l’abri de tout. C’est bien sûr très illusoire et l’on finit la plupart du temps par être rattrapé par le vaste univers. Le plus grand courage est celui d’accepter l’infinité de notre ignorance avec la joie de combler chaque jour un peu plus ses vides par une nouvelle lumière. Le vaniteux se contente d’éclairer la minuscule geôle où son contrôle lui assure un sentiment de supériorité et où son règne solitaire au sein de son clan demeure incontesté tant que tiennent les murs.

Le déni.

C’est avant tout un manquement à sa propre prise de responsabilité. Je ne veux pas voir la réalité qui m’est présentée, alors je l’efface ou je l’arrange à ma convenance. Toute la palette du mensonge, de la dissimulation, du travestissement et de la manipulation est alors au service du petit Moi effrayé. C’est quelque chose somme toute d’assez commun et qui s’exprime de la petite lâcheté faite à soi-même au trouble pathologique grave et parfois à l’agressivité extrême. Dans le déni, l’être n’est à l’écoute de rien ni personne, la force du déni étant fonction de la peur suscitée par l’objet du déni. Comme toujours dans le mécanisme d’action/réaction, plus l’ego se sent menacé, plus il réagit avec force.

La tyrannie.

Comme déjà dit, la violence est à la hauteur de sa peur. Les égos tyranniques ne souffrent aucun obstacle à ce dont ils ont besoin ni aucune contradiction de ce qu’ils sont. Leur peur, bien sûr consciemment inenvisageable, est si grande que si ce qui les a modelé n’a pas favorisé la tour d’ivoire de la vanité, s’ils se sentent donc en prise avec « l’extérieur » et « exposés » à lui, ils ne peuvent qu’espérer assujettir le monde à leur vision. A noter que la vanité ébranlée aboutit aussi à la tyrannie. Parfois d’ailleurs les deux aspects – tour d’ivoire et tyrannie – se côtoient très bien tant la peur qui a fondé l’ego est terrible. Lorsqu’au XIII° siècle en France, le pouvoir religieux du Vatican s’est senti ébranlé dans sa vanité par l’expansion du Catharisme, il a réagi par la violence des croisades et la tyrannie de l’inquisition.

La culpabilité.

Qu’elle soit tournée vers soi ou dirigée vers autrui, voilà une lame aux deux tranchants particulièrement affûtés.

L’auto-culpabilisation porte le gène du sentiment d’infériorité. L’être qui se dévalorise, qui n’a pas conscience de ses qualités et vit dans la crainte de blesser autrui remue en fait le brouet de ses propres blessures. C’est un sentiment complexe car il relève à la fois d’une bonne dose de conscience de l’autre, donc d’ouverture et d’écoute, mais aussi de la présence d’un émotionnel encore à vif, de blessures non guéries, qui vont filtrer le sentiment d’empathie jusqu’à reporter sur soi une part de responsabilité de la souffrance de l’autre. Et si ce dernier est un « prédateur » qui sait jouer de la culpabilisation, alors, tout comme pour la victimisation, il va vampiriser l’énergie du premier.

Un cas fréquent est la déception perçue chez l’autre lorsqu’il n’a pas reçu la réponse qu’il attendait. Même si cette attente n’était pas légitime, alors le refus peut entraîner chez celui qui l’exprime une auto-culpabilisation, d’autant plus forte que l’autre saura en jouer, ou que soi-même on est encore émotionnellement immature à ce sujet.

Les échanges d’énergie sont alors denses et tendus et lorsque l’un des deux – celui qui n’entre pas dans le système de l’autre – est conscient du jeu en cours et pas l’autre, cela peut exacerber l’exaspération de l’un et le jugement douloureux pour lui-même du second.

A l’inverse donc, vouloir culpabiliser autrui est invariablement le signe de l’intolérance et du jugement. On croit savoir ce qui est juste et on voudrait rallier l’autre à son système de pensée ou à sa cause, alors on juge mal celui qui pense et agit autrement, et l’on tente de l’atteindre soit en jouant la carte tant usée de la victimisation, soit en brandissant l’étendard et la lance du justicier. L’ego est ainsi entraîné qu’il sait se raidir avec fierté dans l’amoindrissement d’autrui, pensant ainsi consolider sa position sans renifler pour autant ses manquements profonds au respect de la différence. C’est une valeur qui ne cadre pas avec ce qu’il défend.

Le sentiment d’infériorité.

Dans sa large palette de réactions, le sentiment d’infériorité est à l’origine des plus gros blocages de l’être. D’une manière ou d’une autre, à un moment ou à un autre de la vie, il concerne tout le monde, même s’il tend lui aussi à s’amenuiser avec l’expérience. On remarquera que sous l’égide du patriarcat dominant, la société façonne masculin et féminin pour que ce dernier soit particulièrement atteint par le manque de confiance en soi. Les religions ont largement contribué à cette situation. Mais déjà en-deça du moule du système, le poids émotionnel des douleurs accumulées dans une vie et bien-au-delà au fil des incarnations sur Terre, a marqué une profonde empreinte en chacun. C’est pourquoi personne qui s’identifie encore pleinement à son ego n’y échappe à un moment ou à un autre.

L’une des manifestations les plus involutives du manque de confiance en soi est la possessivité et par voie de conséquence la jalousie qui pousse à des extrémités si dégradantes qu’elle amplifie encore le sentiment de dévalorisation de l’être qui en est à l’origine. C’est probablement l’idée qu’on se fait de l’amour par notre éducation au sens large, qui crée la violence de cette réaction à la peur d’être « abandonné » de l’autre.

La générosité par compensation.

Voilà quelque chose de trompeur pour soi-même et de particulièrement appétissant pour tous ceux qui fonctionnent sur le mode parasite. Vampires et autres prédateurs sont conviés au festin !

Le principe de la générosité par compensation a été abordé plus haut dans le paragraphe concernant le victimisation. Quel meilleur moyen de masquer sa souffrance d’un manque d’amour que d’exprimer sans discernement de l’amour pour autrui ? Nous parlons là de cette attitude qui consiste à chercher à se faire aimer de tous, et plus particulièrement de ceux qui ne marquent pas plus d’intérêt que ça pour vous. Elle provient d’un manque de considération pour soi-même et donc d’un besoin de reconnaissance, né lui-même d’un manque d’amour traumatisant à un moment ou à un autre du chemin. Les vampires y étanchent leur soif, mais leurs ego-victimes y trouvent cette fois-ci leur compte dans le déni de leur manque.

La vraie générosité ne vient pas d’un besoin de compensation, elle ne comble aucun vide en soi, elle s’impose humblement comme l’une des expressions de l’amour inconditionnel qui ne devient possible que lorsqu’on a bien avancé dans la voie de la guérison. Comme le dit le dicton, il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Sur le chemin de la libération, guérissez d’abord des maux qui vous encombrent, laissez choir vos oripeaux. C’est là le seul effort, tout suivra.

L’autodestruction.

C’est bien sûr le manque de considération pour soi poussé au bout de sa logique. Lorsque l’ego est à ce point ébranlé qu’il n’a pas la force de tourner son agressivité vers autrui, qu’il ne peut plus rejeter « l’extérieur », alors il la tourne compulsivement vers ce qu’il sépare de lui-même, ce qu’il ne comprend pas mais qu’il juge responsable de sa détresse. L’esprit et l’âme sont vus comme l’ennemi à atteindre, qu’il tente de torturer par un mental tyrannique et des atteintes au corps physique.

L’ego spirituel.

Ah, l’ego spirituel… Qu’il est à la mode celui-là en ces temps de nouvel Âge ! Toutes les lames du bon vieux couteau suisse ne suffisant plus à contrer la volonté suprême de l’être qui s’oriente vers ce qu’il conçoit comme son élévation spirituelle, l’ego, jamais avare d’un tour dans son sac, abdique alors sa nature matérialiste pour revêtir les paillettes d’un habit de lumière sans quitter pour autant la scène du grand théâtre où il s’est fait. Cette imposture n’est possible que parce que l’être a connu les prémices d’un éveil, souvent sous l’emprise illusoire de l’ouverture du troisième œil, et se croit alors arrivé sur le seuil du temple alors qu’il n’a rien guéri des poids qui lestent encore ses pas en devenir. L’ego dégaine alors souvent sa lame la plus brillante pour sculpter les murs de sa magnifique tour d’ivoire, sous les yeux ébahis du clan qui parfois l’a suivi. Celui-là est à plaindre car la vanité d’un ego spirituel n’a pas d’égal en ce monde et les murs de sa prison sont plus solides encore.

En conclusion.

Comme toujours, toutes les manifestations post-traumatiques de l’ego dans sa souffrance peuvent jaillir de bien des provenances. De son passé direct et surtout de son enfance, d’un parasitage extérieur, des mémoires de vies antérieures et des mémoires de notre lignée génétique – autrement dit celles de votre grand-mère ou de votre trisaïeul –  tout ça bien inconsciemment enfoui dans nos cellules. Comme dit mille fois, n’oublions pas que dans cette période de remise à zéro de notre histoire personnelle et collective, ignorer ce qu’il y a sous le tapis en pensant que ça ne gêne personne n’est plus possible.

Il nous faut sans crainte soulever le tapis et balayer ce qui s’y trouve si nous voulons guérir de ce qui nous encombre le plus et passer enfin à l’étape suivante. Nous pouvons de nous-même faire beaucoup et si nous pensons ne pas y suffire, nous pouvons demander de l’aide à nos guides invisibles qui conduiront sur nos pas ce qu’il y a de mieux comme réponse.

Peu importe le nom qu’on lui donne et la dimension où cela se passe, s’il ne fallait en retenir qu’une idée générale, nous allons vers notre libération au sens le plus large qui peut s’entendre. Mais pour cela, nous ne ferons pas l’économie de prendre toutes nos responsabilités et de réinvestir progressivement notre pleine conscience. L’effort n’est pas si grand et la récolte sera au-delà de ce que nous pourrions imaginer.

Fraternellement,

En complément de cet article : On n’emmènera pas nos armes et nos armures , L’Eveil en Soi 1 et 2, Incarner le fruit de nos lignées.

© Le Passeur – 16 Janvier 2012 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

Cette série d’articles est réunie dans la rubrique « L’Eveil ».

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142 Responses to Le petit bréviaire de l’ego

  1. Emmanuelle dit :

    Quelle page magnifique 🙂 Merci à toutes et à tous. Merci au Passeur. Je serais aussi intéressée par cette « initiation » pour faire un lâcher-prise sur le mental, s’il est possible d’être mis en contact avec cette personne..

    • Margelle dit :

      Et elle nous permet de revoir nos bases sur la communication non violente… merci Pierrot, c’est toujours très utile !!

    • pierrot dit :

      Et de voir l’EGO comme innocent car inconscient de son propre jeu.
      Donc au lieu de le combattre le chérir serait peut-être plus libérateur non ?
      Après tout l’amour libère.
      Impersonnellement je fais confiance à mon coeur.
      Personnellement je joue encore à l’escrime entre ma tête et mon coeur.
      Analyser l’EGO revient à utiliser la tête.
      Le chérir, on se place alors au niveau du coeur.
      http://www.youtube.com/watch?v=Q3kKB403bZ8

      • Louisetta dit :

        Excellent! Merci pour ce partage, Pierrot…

        Plein de douceur à toi.

        • marie christine dit :

          Je ne sais pas ce que tu entends par ego, Pierrot . L’ego est à l’origine de toutes nos souffrances, alors l’aimer oui, si on aime souffrir .
          Personnellement, je trouve préférable de l’accepter, de s’accepter tel qu’on est, puis de remédier .

          • pierrot dit :

            Personnellement je préfère rire de mes erreurs que de vouloir y remédier.
            Et bizarrement lorsque j’en rie j’y remédie.
            Et impersonnellement je m’en fiche

          • Louisetta dit :

            Chère Marie Christine, je te conseille vivement, si tu ne l’a pas fait, de regarder le liens que Pierrot a posté. Isabelle Padovani exprime un regard très juste sur ce fameux ego…

            Il part de principe que la vie ne peut rien créer de mauvais en soi à la base, et l’ego est une forme que prend la vie. Ego signifie le « je » au sens littéral.
            Sans le « je », il n’y a pas d’incarnation. Et si on s’est incarné, c’est que ça a un sens sacré! L’ego est alors juste notre partie la plus innocente mais aussi la plus inconsciente, qui aurait besoin d’être aimé est éduqué comme un enfant par notre part plus vaste.
            Il nous fait souffrir parce que dans son inconscience, il est très vulnérable et facilement blessé. Et il ne peut remédier à ses blessures sans être aimé et éduqué. L’ego est souvent confondu avec la masse émotionnelle blessée créé par son inconscience.
            On peut guérir cette masse, et alors notre ego sera plus sain et comme un enfant joyeux, consolé, laissera la place a plus grand que lui, au lieu de capter toute notre attention.
            Cet enfant n’est nullement une erreur de la nature (comme si la vie pouvait se tromper!) au contraire, il fait pleinement partit du « jeu ».

            Vouloir supprimer son « je » reviens à vouloir ne s’être jamais incarné, et à affirmer que la vie s’est trompé et que nous sommes lucides (ce nous étant des ego, notons quand même le contre sens…)

            Qui d’autre que le « je » lui même peut penser cela? C’est un vœux de suicide par manque de foi et par peur de souffrir à nouveau, parce qu’on a des blessures d’ego, et c’est le serpent qui se mord la queue, si on y pense vraiment.

            Si la vie voulait se goûter dans son unicité, on aurait même pas de corps et de diversité. Ce serait triste. La vie dans son ultime perfection a accepté de jouer à son contraire et d’englober ce contraire. N’est-ce pas merveilleux d’être séparés, différents, mais complémentaires?

            Je propose d’aimer la vie inconditionnellement, y comprit la vie qui joue à se diviser en « je » différents! ça peut être très beau, d’une part, et c’est pour ça qu’on est venu, pour aimer ce je et jouer le jeu du lien entre ciel et terre.

            … La seule chose que nous ayons a faire, finalement, c’est de désapprendre à retenir son courant en nous, ouvrir les vannes, Lui faire confiance et nous remettre en son courant, quelques soient les inconforts que cela peut procurer quand le tuyau longtemps encrassé se décrasse.
            Laisser la vie circuler en nous et nous soigner, comme des enfants qui acceptons qu’il y a en nous même plus grand que nous.

            • Soleil Bleu dit :

              Il y a aussi indubitablement une part de vanité à penser qu’il est à notre portée, voire en notre pouvoir, d’être en amour inconditionnel avec toute chose, y compris envers la source de tous nos tourments, l’égo.

              Qui demande ça ? et à qui ? Je ne vois ni ne perçois sur quel principe s’aligne une telle demande à moins d’y introduire par une manipulation habile une énième illusion destinée à masquer la responsabilité de chacun dans la réalité qu’il se crée.

              Je ne crois pas que l’égo n’ait jamais été là à dessein d’être supprimé et encore moins d’être nié comme élément indispensable à l’expérience de la dualité 3D puisqu’il en est le rouage indispensable, mais cela étant dit et admis, dans ce jeu clair/obscur qui finit par duper les plus avertis, il n’en reste pas moins vrai qu’il reste à chacun la liberté de débusquer ou pas son rôle d’auteur invisible des positionnements ou des actions qui signent la séparation d’avec Soi et produisent la souffrance.

              Sans la nécessité de cette traque, qui pour ma part exige encore une vigilance claire de chaque instant, et si l’on se sent Être en union indivisible d’avec son Soi, alors à quoi bon s’éloigner du vécu de cette osmose divine, de la Joie d’Être la Vie même , pour disserter sur la question ?

              J’avoue que tout ça me laisse quelque peu dubitative.

            • pierrot dit :

              Oui Louisetta !
              Le début de la vie dans la matière c’est la division.
              Je parle ici de la mitose (division) cellulaire afin de créer la spécificité.

              • Thau dit :

                salut pierrot
                c’est la méiose (réduction chromosomique lors de la création des gamètes) qui crée la spécificité (par réduction du nombre de chromo. et brassage des allèles)
                fraternellement

              • marie christine dit :

                On dit que Dieu s’est incarné pour mieux se connaître Lui-même .
                Et pour cela, il s’est multiplié en d’innombrables parcelles que nous sommes, ainsi que tous les règnes .
                Il s’est donc divisé .
                Mais là où est l’erreur, me semble-t-il, c’est que nous nous sommes fossilisés, dans cette division et cette incarnation, ce qui a abouti à la séparation . Nous nous sommes comme entourés d’un mur de pierre presque impénétrable . Et c’est la séparation qui produit les incompréhensions et les guerres .
                Si tout s’était bien passé, la division aurait pu être harmonieuse, chacun reconnaissant ses différences, joyeusement, avec curiosité, et en les exploitant pour créer toujours plus et plus beau .
                Si nous avions gardé l’intention de l’Ame d’origine, nous serions comme les cellules qui, même divisées, conservent intacte l’information de départ, celle du temps de leur union avec les autres cellules . (ce ne sont pas les termes scientifiques mais l’idée est là, j’espère) .
                Regardez l’aloé vera . C’est une plante incroyable qui pratique l’auto-guérison . Quand, pour une raison ou une autre (parasite, soleil) une feuille est malade, toute la plante se mobilise et sécrète un produit pour réparer cette feuille, et ça fonctionne .
                Les animaux, eux, ont l’instinct de groupe pour se protéger et se défendre d’un danger .
                Peut-on en dire autant des humains ? Non ! Nous nous sommes SEPARES . Nous ne voyons aucun problème à nous agresser les uns les autres, nous attisons même cette tendance sous prétexte qu’il y a des ennemis partout .
                Ce que je veux dire au final, c’est que ce mur de défense imaginaire que nous avons surajouté inutilement, c’est l’ego .
                On ne peut pas lui en vouloir, il fait partie de notre histoire multi-millénaire, mais il faut quand même s’en occuper un peu si on ne veut pas croupir éternellement dans les mêmes rouages du conditionnement social, psychologique, mental, émotionnel,etc …, se complaire
                dans un train-train mi-figue mi-raisin .
                Accepter cet état de fait, il le faut . On ne peut pas nier ce constat .
                Ensuite, tout dépend de ce que l’on cherche à atteindre, chacun est libre de son chemin . On peut aussi être appelé, et là on a moins le choix …!
                J’ai cru comprendre, Pierrot, que tu faisais une différence entre le coeur et le mental comme s’ils étaient en concurrence .
                Mais je me rends de plus en plus compte qu’ils peuvent très bien devenir complices, travailler ensemble pour la même cause .
                Le coeur a une intelligence, celle du ressenti . Il la communique au mental, qui l’accepte volontiers s’il est disposé à perdre ses prérogatives de monsieur- je- sais-tout, à faire le vide . Le coeur se met en contact avec le mental supérieur, le mental intuitif . Et là, ils peuvent être d’accord et oeuvrer ensemble . Ils en tireront des informations précieuses sur les mécanismes intérieurs, et donc sur l’ego et la manière d’y remédier .
                Salut amical à toi, Katerina .

              • pierrot dit :

                Thau ce que je voulais dire c’est que la division est une étape nécessaire à la spécificité.
                donc on pourrait remplacer le ‘afin de’ par ‘en vue de’.
                Il ne me semble pas que l’on peut avoir une cellule spécifique si elle n’a pas été divisée auparavant.
                En tout cas pas dans les organismes vivants complexes.

              • Thau dit :

                Oui pierrot d’accord avec toi; je voulais juste préciser que cette division qui assure la spécificité des individus n’est pas la mitose mais la méiose (la division qui produit les gamètes)…vieux réflexe de biologiste…

            • Patricia dit :

              Nisargadatta Maharaj cité par Isabelle Padovani:

               » La sagesse, c’est savoir que je ne suis rien.
              L’amour, c’est savoir que je suis tout.
              Entre les deux ma vie s’écoule. »

            • marie christine dit :

              Louisetta, je crois qu’on n’a pas la même idée de l’ego .
              L’ego n’est pas à confondre avec l’enfant intérieur, qui est notre âme divine .
              L’ego est justement ce qui empêche la joie de cet enfant intérieur de circuler librement .
              Il faut relire l’admirable article du Passeur ci-dessus : »Petit bréviaire de l’ego » . Ca clarifie beaucoup les choses .

              • Katerina dit :

                Je ne peux qu etre en accord avec Marie Christine .
                L égo est tout ce noir cette glue que l on a accumulé durant cette vie et d autres vies .
                Sans le combattre mais en l identifiant et en laissant la grace divine œuvrer pour transmuter cette énergie basse en haute énergie , c est ce que j ai à faire dans cette incarnation .
                L enfant intérieur c est autre chose .
                La source de toute chose est exempte de souffrance et l égo est la souffrance .
                Laisser l égo errer n est pas le but .
                Revenons à ce que nous ont enseigner les grands maitres , ils savaient .
                Pas la peine encore une fois de détourner leur message .
                Catherine

              • Le Passeur dit :

                Personne n’a tort ou raison, chacun est dans sa compréhension de l’instant.
                Il n’y a rien à renier de notre égo, il ne se limite pas à ses souffrances et à tous les dénis qu’il invente pour ne plus les ressentir et qui se traduisent par toute une palette d’attitudes de fermeture, il est aussi cette part de nous qui demande à être aimée et accueillie. Sans cette acceptation de lui là où il en est, il n’est pas possible de l’aider à grandir. Il a juste besoin du réconfort de cet amour pour ces parts de nous que nous avons délaissées, afin de trouver les ressources de sa propre guérison. Sans cet effort vigilant de guérison profonde, nous n’avançons pas, nous ne faisons que nous leurrer, soutenus dans l’illusion générale par la vaste communauté qui en fait autant et en laquelle nous trouvons ainsi les justifications qui nous arrangent. Ce que véhicule l’essentiel des publications « New Age » est hélas de cet ordre.

              • Soleil Bleu dit :

                Ce que je perçois aujourd’hui, c’est que le cœur, outil de communication de notre Esprit supérieur, et la peur d’origine cérébrale qui relaye la voix de l’égo, sont deux sources d’inspiration créatrices qui ignorent l’existence l’une de l’autre. L’une ne perçoit que Sa lumière et s’aligne avec Son parfait en toute circonstance, l’autre ne repère que les périls ou les dangers potentiels pour notre intégrité physique de ces mêmes situations et dégaine les armes pour s’en défendre.

                Dans cette perception (qui sera peut-être différente demain) je n’y vois Rien là qui aspire à « devoir » être aimé ou rejeté, chacune des deux énergies Est Ce qu’Elle Est, constituante, inhérente et indispensable à cette expérience d’incarnation. L’exigence étant, dans cette perception, plutôt d’atteindre un état de neutralité qui permette de les Accepter sans jugement de valeur bien/mal, afin de mieux conscientiser sur laquelle des deux Je m’aligne en l’instant et faire valoir mon libre arbitre de choisir celle que je vais écouter.

                En l’être humain, l’esprit est le récepteur et catalyseur de ces 2 sources, le seul témoin conscient de leur existence propre, capable de cerner leur présence et relier la puissance de l’une ou de l’autre avec les actes qu’il décide de poser. C’est lui, l’esprit, l’alchimiste capable de créer le 3eme élément qu’il Est lui-même à partir des deux premiers. Lui seul est en devenir de quelque chose de nouveau par cette transmutation des deux constantes en Une, elles, n’en sont que les instruments Divins.

                Au travers de cette communion à trois, se lit le message de l’Ange qui annonçait à Gitta Mallasz que l’Homme, point d’achèvement de l’être humain, est Le pont destiné à relier les deux rives.

                Il me semble que la prééminence de la voix de l’égo sur celle du cœur, et inversement, dépend de l’attention et de la primauté que l’esprit humain lui laisse dans ses choix, et relève donc bien au final de sa responsabilité à lui.
                A un niveau plus absolu, l’égo n’appelant pas à être autre chose que ce qu’il Est, remplit sa tâche de manière divine et parfaite en Son nom.

                A Qui ou à Quoi choisissons-nous d’offrir des conditions d’expansion ? là reste la question à laquelle il me semble répond chaque Être humain à chaque instant vécu, par l’expression de Sa diversité qu’il incarne et offre au monde. L’Acceptation inconditionnelle que chaque être Soit dans l’absolu un Être Divin, éternel et à jamais inachevé dans Sa forme et Son expression, est peut-être à ce jour de l’essence la plus proche de celle que je perçois derrière le mot Amour, terme tellement usité à désigner des formes de vibrations alliées à des schémas de pensée individuels, qu’il devient hasardeux, voire péremptoire, de le brandir comme fer de lance de sa propre quête.

                Ce que je décris de ma perception n’a aucune prétention à montrer « LA » réalité, seulement à vous rendre témoin de l’une de ses formes qui s’invite à ma compréhension , appelée à évoluer encore et toujours en même temps que mon esprit sera dans le choix d’y consentir librement et en toute conscience. .

            • Louisetta dit :

              Merci le passeur d’exprimer dans des meilleurs termes ce que je voulais dire!
              (la fatigue d’une semaine d’examens n’aidant pas à trouver les mots justes et les phrases simples : ) )

              Chacun a sa définition du mot « ego », mais je rappelle simplement qu’au sens littéral, il signifie le « je », le « moi »

              … Et à mon sens, avec tout ce qu’un « moi » peut contenir de beauté enfantine et de blessures enfantines également, à voir et à aimer. Et il y a une part en nous même qui peut aimer cet enfant comme une mère ou un père divin, avec bienveillance, clairvoyance, compréhension sans mot.
              Il appartient à chaque « enfant-moi » d’accepter avec humilité de se remettre à sa juste place, dans ces bras-là silencieux et doux, qui vois notre innocence, en nous même.

              • Louisetta dit :

                Effectivement il faut le courage de se dire: « ah! là, l’autre ne fait que réagir inconsciemment à une blessure en moi. On ne va pas fuir… »
                Pour ma part, je parle à la blessure que je ressens au ventre, à la petite « Louisetta », je lui dis: « ok, je te sens, tu peux venir, ne t’en fais pas… » et je laisse passer. ça peut-être très intense, et j’ai l’impression à ce moment là de passer la main à un amour « plus grand que moi », et à des choses qui remontent qui, clairement, me dépassent complètement.
                Mais après, je me sens plus réceptive aux autres, plus légère en moi, plus douce en moi, plus joyeuse et le coeur vraiment ouvert.

              • pierrot dit :

                Merci pour la tendresse que tu dégages.
                En ce qui me concerne quand l’EGO est démasqué dans ses jeux, j’en rie et cela me libère.
                En fait il m’amuse beaucoup.

              • Louisetta dit :

                L’humour n’est-il pas une forme de bienveillance? 🙂 Merci à toi, Pierrot…

              • marie christine dit :

                Belles paroles de tolérance et de sagesse, Soleil Bleu, j’adhère !

                Louisetta, on ressens bien la pureté de l’enfant qui est en toi, reste comme ça !

                Le problème au Québec, c’est le matriarcat dominateur … Difficile pour les hommes de préserver leur masculin en équilibre .
                Et ça empire, paraît-il, car la nouvelle présidente veut faire du zèle en créant un racisme anti foulard islamique qui n’existait même pas !

              • pierrot dit :

                Marie-Christine, oui le souci au Québec c’est que la femme a tellement été opprimée dans le passé que maintenant beaucoup de femmes deviennent réactives et violentes.
                En se comportant comme cela elle deviennent à leur tour des bourreaux et perdent ce qu’elles avaient de plus précieux c’est à dire leurs valeurs féminines (enveloppante et douce ) qui font une femme épanouie.
                Comme dit Eckhart réagir à une personne inconscient nous rend inconscient.
                Elles ne sont pas toutes de même mais celles qui sont fragiles ne sont pas bien conseillées.
                En tout cas d’après mon expérience personnelle, mais dans ce domaine il y a une espèce d’omerta médiatique.
                C’est comme si il y a une honte du passé et donc par défaut l’homme part avec un malus.
                Ce n’est pas comme cela en Europe ?

              • Katerina dit :

                Pierrot ,

                La femme est partout dans le monde , pour ce que j en vois , ballotée entre la crainte , la peur , la violence , l humiliation ….
                Et par conséquent son opposé , celle qui va à son tour opprimer .
                Pour éclairer cela , il faut tout d abord comprendre les rouages de ce système , étant dedans je me dois de comprendre mes propres comportements et pensées .
                Aider les autres femmes , et par conséquent hommes , ne peut se faire sans accéder à notre masculin pour protéger notre féminin .
                La force alors acquise ne doit pas non plus etre confondue avec de l arrogance ou de l attaque ou de la défense .
                On ne peut demander aux autres d etre vigilant , c est à nous donc de suivre la voie du milieu .
                Ce n est pas facile , c est un travail de tous les jours et c est nouveau , car depuis toujours ce sont les hommes qui ont aussi essayé de nous sauver .
                Il y a vraiment peu de grandes figures féminines dans l histoire qui nous ont ouvert le chemin .
                Celui de la paix et de la tolérance .
                Cette création est ce que nous vivons en ce moment pour certaines avec des erreurs , des expériences , notre vécu .
                Nos erreurs nous font avancer .
                Amitiés
                Catherine

  2. José dit :

    Bonjour,
    je suis un peu ému, de poser pour une première fois une question sur ce site.
    J’espère ne pas abuser ou gêner en exposant ce problème…

    J’essaye d’aider, de soutenir une jeune femme, qui, dans sa jeunesse a connu
    des passages difficiles, d’abus, et, dans sa petite enfance, un dénigrement et u rabaissement pratiquement constant de la part de son père.

    Cela l’a conduit à développer beaucoup de phobies, des troubles du sommeil important, des peurs des autres, et plus grave, une anorexie mentale.

    Peut être que, le fait que je sois moi même paraplégique depuis que je suis bébé, m’a permis de pouvoir lui apporter un certain soutien, et la mettre sur le chemin d’une
    reprise de confiance en elle (mais ce n’est que le tout petit début du chemin je précise).

    J’essaye aussi de lui parler des enseignements de Eckart TOLLE, en particulier sur ce qui concerne le moment présent, qui est le seul moment que l’on vie réellement.

    Ma difficulté, et d’évoquer avec elle, de façon juste et sans la blesser, tout ce qui touche
    à l’acceptation. Comment pourrais-je lui dire que les expériences que l’on vit sur terre à partir de notre naissance, sont des expériences qui sont là pour nous permettre d’apprendre quelque chose (d’après les enseignement de Lise Bourbeau).

    Ors les expériences de cette jeune femme sont terribles, les abus ont eu lieu en dehors de la famille, mais à 2 périodes de sa jeune vie (8ans et 10ans).

    Je suis désolé car, je ne peut pas donner plus d’informations. Mais, comment je peux
    tâcher de lui expliquer que nos expériences successives sont là dans le but de nous grandir et de nous apprendre ?

    Merci de m’avoir lu. c’est un peu confus j’en ai conscience, et j’espère que
    je ne suis pas « hors sujet » non plus en venant poser ce questionnement.

    Merci beaucoup pour elle, mais aussi pour moi.
    José

    • Le Passeur dit :

      Il y a de très nombreuses personnes concernées par ces processus de destruction, parfois très organisés. Il n’y a pas non plus de règles communes à chacun pour s’en sortir, tant chaque être est le fruit de combinaisons complexes et multiples. Tous ne portent pas la même information, tous n’ont pas endossé le même costume.
      Cela dit, on retrouve quand même des mécanismes de réactions communs chez ceux qui ont vécu ces expériences, dont en premier lieu la culpabilité. C’est donc sans doute le point sur lequel il importe que la conscience s’éclaire en premier et c’est peut-être là que c’est le plus difficile. Ne vous mettez pas la pression, vous ne pouvez pas faire plus qu’être là et aider à une prise en conscience en douceur, parfois avec un peu de fermeté. Ce qui importe le plus de votre côté je pense est de ne jamais entrer dans le jeu de la victimisation de l’autre afin de ne pas nourrir cet aspect. Ne perdez pas de vue que le masochisme est très présent chez les êtres abusés. Ils n’ont aucune valorisation d’eux-même, donc aucune confiance en eux et une propension à attirer les prédateurs qui demeure très forte tant qu’ils n’ont pas commencé à affirmer (autrement que par l’agressivité) leur existence, leur place au sein des jeux humains. La progression se fait par étapes, elle peut être longue ou plus rapide selon qui est l’être, la force et la répétition dans la durée des traumas vécus.

      La compréhension des mécanismes de défense de l’égo qui l’ont façonné est le fil rouge à suivre, c’est ce qui va éclairer par étapes la conscience que ce qu’elle a bâti n’est pas elle. Elle ne pourra comprendre et intégrer le fait qu’elle a choisi sa vie avant de venir que lorsqu’elle aura accepté sa non culpabilité dans les actes subis. Et l’inverse est aussi vrai ! C’est un point-clé pour enclencher le processus de restauration de la confiance en soi. Après, au-delà de cette prise de conscience, il s’agit de dénouer un à un les les automatismes de l’égo. Quoi que vous fassiez, tout ceci ne peut se faire que si elle fait le choix essentiel sans lequel rien ne peut être : se complaire en l’état de victime, quelles que soient les nombreuses formes que cela puisse prendre (et dieu sait que l’égo en a des lames dans son couteau suisse), ou naître enfin d’elle-même et reprendre sa vraie dimension d’être d’amour.

      • José dit :

        Merci infiniment pour cette longue et riche explication.

        c’est vrai, elle se rend responsable de son anorexie, et du « calvaire » qu’elle à fait subir à sa mère …

        Je lui dit doucement qu’elle n’est pas responsable de çà. De la même manière que je ne suis pas responsable d’avoir attrapé la polio à l’age de 7 mois.

        Et que je ne dois pas,ni ne veut endosser toutes les conséquences de chamboulement de la vie de mes parents et particulièrement de ma mère.

        Une sorte de similitude existe dans nos parcours … et je pense que çà me permet de faire passer plus en « profondeur » les conseils que j’essaye de lui donner (je ne suis pas thérapeute) : confiance en elle (surtout que son anorexie déforme totalement sa propre vision de son corps), se centrer sur le moment présent (Eckart TOLLE), regarder les choses avec le cœur, et non pas avec le mental (pour ne pas donner à son ego des raisons d’esquiver ce qui lui fait du bien) , et aussi accepter et se pardonner (Ho’oponopono) et aussi, la faire réfléchir sur ses blessures (lise bourbeau).

        Voilà, je pense qu’elle est sur un chemin, et que chaque pas, meme petit, la fera avancer. Pour le reste, l’Univers s’en charge 🙂

        Merci encore
        José

    • Soleil Bleu dit :

      Bonjour José,

      « Comment pourrais-je lui dire que les expériences que l’on vit sur terre à partir de notre naissance, sont des expériences qui sont là pour nous permettre d’apprendre quelque chose (d’après les enseignement de Lise Bourbeau). »

      Peut-être de prime abord en t’autorisant à te décentrer toi, de sa propre souffrance à elle, comment sinon pourrait-elle envisager une mise à distance de sa propre histoire passée comme étant possible. L’empathie, qui te caractérise, est une position d’offrande et d’aide à l’autre, mais qui ne peut opérer son appui de guérison si l’on se laisse soi même enfermer par l’émotion et la souffrance de celui qui les dépose.

      Au regard de l’attention bienveillante dont tu témoignes lorsque tu nous parles de ton amie, tu lui reconnais la douleur des drames qu’elle a vécu oui, tu ne lui nie aucune des blessures qui lui ont été infligées oui, tu pèses tout le poids de ses souffrances non guéries dans le processus auto-destructif de l’anorexie qui la ronge oui. Tu accueilles ainsi la partie sombre de son histoire qui est un fait marqué au fer rouge n’offrant aucun répit à la douleur oui, mais….qu’est-ce que cette souffrance qui perdure voire s’amplifie avec le temps ? Et n’est-on vraiment qu’un Être dimensionné aux seules souffrances qu’il a subies ? comme aime à le faire croire un égo opérant sur le seul mode qu’il connaisse, celui du défensif, édicté sur une peur n’appartenant plus qu’à un lointain passé dépassé, mais qu’il réactualise sans cesse au présent grace à notre accord.

      Tu places toi même en perspective les enseignements d’Eckart TOLLE qui n’instruisent qu’un seul moment de répit ou d’action dans cette course parfois folle de la vie, le moment présent. Or, dans cette perspective, le reste du « temps » n’existe pas. Nous revisitons des souvenirs ou nous projetons dans un futur, mais les 2 ne sont que des réalités virtuelles, qui n’opérent leurs ravages d’illusions présentes que grace à notre accord, conscient ou inconscient.

      Une telle prise de conscience nous place inexorablement devant cette immense difficulté qu’il y a à accepter de ne plus pouvoir se justifier dans le fait présent, par celui irréel « d’avoir été » victime dans le passé. Lâcher la béquille et couper les liens avec le passé envers lequel nous faisons allégeance de toute tentative de guérison (eh oui, nous promettons souvent loyauté, devoir de mémoire et de respect à ces souffrances qui avec le temps ont fusionnées pour ensuite être confondues avec nos caractéristiques identitaires) est un acte audacieux et courageux vis à vis de Soi car soumis au jeu de la vérité. Seule une quête authentique et réelle de guérison à soi, permet à la main du guerrier de ne pas trembler lorsque son épée tranche les liens d’un passé qui le nourissaient d’illusions mortifères, toute hésitation à ce sacrifice salutaire dont la beauté reste cachée aux indulgents est…. affaire d’égo en débacle et en tentative de survivance à lui-même.

      Ton souci envers ton amie m’invite à te murmurer José  » Continue d’Être et de manifester, dans tes gestes, tes paroles, l’attention que tu te portes, cette lumière dont tu es dépositaire et que tu tentes de lui faire appréhender par des mots ». Elle s’en nourrira, soit en t’en rendant témoin ou peut-être sans que tu ne le saches, ou bien la délaissera, c’est de son libre arbitre. Mais tu lui aura offert le cadeau que ton coeur aspire à lui donner, tout en souscrivant au principe fondamental de sa liberté à accepter ou pas l’usage de l’offrande. C’est peut-être là un fragment d’Amour inconditionnel qui tient une promesse de joie et de paix ♥. Qui sait…..

      Je te souhaite une douce et belle nuit José.
      Bizzz
      S.B

    • Gabriel dit :

      Salut José,

      Je sais que ça a rien à voir et beaucoup moins grave en terme de comparabilité que ça soit avec ton amie ou avec toi mais j’ai vécu une situation qui m’a fait souffrir pendant environ 6 à 7 ans, aujourd’hui j’en suis libre et je suis heureux.

      Mon père était alcolique, il n’y a jamais eu de violence physique sauf une fois puisque c’est moi qui avait engagé « le combat ».

      C’est vers l’age de l’adolescence (11/12 ans) que j’ai vraiment pris conscience du problème avant c’était plus tôt « oh il parle fort, il pue un peu de la bouche et il marche pas très droit » c’était tout mais quand on grandit ça devient plus : « alcoolique de merde, maman bosse 50h par semaine et doit gérer ta situation, se faire du soucis pour nous (oui un jour elle l’a vu a califourchon sur le balcon au 5 ème étage), tu travaille pas, je peux plus te voir comme ça » ça c’est la première année puis sa monte plutôt de façon exponnentiel.. Un jour il fait une tentative de suicide et ça rate et j’ai réélement pensé à ce moment là : « dommage ».

      Ma mère l’aimant toujours, et au passage à elle aussi je commençais à lui en vouloir « comment tu peux rester avec une épave comme ça ? » elle décidait tout de même de divorcer par sécurité pour nous, ses enfants et surtout pour moi je pense car maintenant à chaque fois que je le voyais dans cet état j’avais envie de le tuer.

      Bref, il vécut séparé de nous dans un des appartements dans une autre ville dont ma mère était propriétaire et il en profité pour rénover les autres appartements mitoyens, mon père était quelqu’un de très talentueux avec ses mains, ils savaient tous faire et si il ne savaient pas il apprenait par lui même et le résultat était parfait. Il mourrut d’une crise cardiaque seul dans son appartement au bout d’un ou deux mois de séparation.

      Quand il est mort j’avais 18 ans, j’en ai 27 aujourd’hui et j’ai guéri de ça -et j’emploie le mot guérir !-, l’année dernière. Cette haine n’était pas évacué, au contraire elle s’enfonçait en moi, dans mes ancrages, dans ma façon de parler, et tout ressortait quand je buvais entre amis, mes amis et ma copine devait contrôler mes écarts, ma mère se faisait du soucis mais fermé à moitié les yeux, je ne pouvais pas parler plus de 4 secondes de mon père sans baisser la tête et avoir un mélange de haine colère frustration qui montait, et le jour ou j’ai décidé qu’il y avait vraiment un problème c’est quand j’ai frappé mon meilleur ami alors qu’il me séparait d’un gars auquel j’avais donné un coup de pied dans sa voiture quand elle est passé devant moi parce qu’il m’a quasiment écrasé, j’étais évidemment saoul.

      Ce jour là , enfin le lendemain je me disais que c’était plus possible puis 3 mois plus tard j’allais en vacance voir mon frère au Canada et il m’a parlé d’une technique : l’EFT .. Il m’a demandé de l’essayer à mon retour en France.. « Moi voir un psy? Mais t’es un malade et c’est quoi cette technique là tu te tape sur la tête et ça y est t’as plus de prob, arrête de me prendre pour un con frérot tu crois à ça sérieux ?  »

      Et finalement, au retour, j’ai pris RDV et pour faire court en 6 séances c’était évacué, la preuve c’est ce que je suis entrain d’écrire, je n’aurai jamais pu le faire sans casser mon écran ou mon clavier ou autre chose, j’en sais rien. Et dieu sait que ça a pas commencé de la manière des plus brillante, il lui a fallu une séance pour me faire dire « Je m’aimes et je m’acceptes totalement » (phrase employé dans la technique) 6 séances ça fait à peu près 9h, sur les 9h je devais être 8h entrain de pleurer (pour quelqu’un qui ne pleurait jamais..), mais aujourd’hui je peux parler de mon père avec le sourrir et les moments de joie, d’amour que nous avons partagé -car il nous a toujours aimé c’est indéniable- sont passés au devant de la scène, le reste, n’étant que des choix lui appartenant ont disparu.

      J’ai compris que c’était sa vie, ses choix et que ça ne devait pas affecté les miens, j’étais lié à lui, je m’étais trop attaché à mon rôle de « fils aîné » et des responsabilités qui y sont attachées.

      Le passeur a raison, reconnaître la culpabilité qu’on s’auto-inflige est le premier pas de la guérison, vraiment, primordial, la base.

      L’EFT est une technique d’évacuation des émotions qui permet de briser les schémas neuronaux qui y sont associés, elle dure 3 min et peut être appliquée pour tout problème dans la vie, vous pouvez la faire tout seul une fois que vous avez appris comment vous en servir. Le but de la psy est de te mettre dans un état affreux, d’aller chercher tout les problèmes lié au problème source (anorexie, victimisation, etc…), de les évacuer puis ensuite passer au « sérieux » (abus du père dans la jeunesse).

      Je conseil également la PNL, outil merveilleux pour un aperçu je lui conseillerai le livre Pouvoir illimité d’Anthony Robbins, plus technique mais plus pratique dans la vie de tout les jours.

      Voilà bonne chance 🙂

      • Stéphanie dit :

        Merci Gabriel pour ce témoignage vibrant et sincère de ton expérience. Aujourd’hui, nous avons à disposition des thérapies de guérison très efficaces. Il suffit juste de trouver le courage d’admettre que nous avons des blessures profondes à guérir … C’est le premier pas.

        Ton histoire me fait penser à la mienne même si les modalités sont différentes. Nous avons l’illusion d’être séparés, mais en réalité, nous fonctionnons tous de la même manière, avec les mêmes mécanismes de protection comme le déni de soi, de ce que nous sommes en notre essence.

        Je t’embrasse de cœur à cœur.

        • marie christine dit :

          Pierrot, en Europe, ça dépend des pays . En France, la suprématie de l’homme est encore présente, on a tendance à le prendre plus au sérieux, à faire plus confiance à ses compétences, mais ça évolue progressivement .
          Au Québec, ma fille, qui est bien équilibrée côté masculin/féminin (plus que moi !) me parle des exagérations incroyables qu’elle voit tous les jours . La marque du traumatisme passé est en effet toujours là, comme une obsession ancrée dans les consciences et très active . Il y a comme un décalage entre le comportement des hommes qui ont intégré leur « faute » passée et les femmes qui se comportent comme si elles vivaient toujours sous l’oppression . Elles maintiennent une vigilance de tous les instants, avec des lois et des réglements pour la défense de la femme qui seraient impensables en France . Tout cela alors qu’elles ont déjà la liberté et beaucoup de pouvoir . La majorité des hommes s’en accommodent, semble-t-il, et d’autres qui en éprouvent une rancoeur, une misogynie même .
          Le féminisme à outrance entraînerait cette nouvelle campagne contre le foulard islamique (la femme soumise et forcée) alors que cela ne posait aucun problème jusque là . Les musulmans immigrés au Québec sont tous diplômés et éduqués, respectueux des règles sociales et bien acceptés . Et voilà que les Québécois se découvrent un cheval de bataille créé de toute pièce, on suscite en eux une indignation qui n’existait pas .
          Ma fille a une amie qui porte le foulard . La plupart le portent par conviction et volonté personnelle . Elle pense bientôt rentrer en Algérie .

          • Katerina dit :

            Marie Christine ,

            Je ne connais pas la situation des femmes au Québec et ne peux donc pas émettre une opinion .
            En France , il me semble que ce n est pas encore cela .
            Je rencontre des femmes divorcées , jeunes divorcées qui doivent faire face à une vie bien difficile .
            Des femmes mariées qui ont peur de se retrouver seules .
            Des femmes agées ne comprenant plus rien .
            Tout cela dans un environnement médiatique où les slogans sont aussi nombreux qu inefficaces dans le message qu ils véhiculent .
            Peut on encore s exprimer librement en France , certainement puisque nous le faisons ici .
            Alors j espère que beaucoup de voix se joindront dans un élan de libération .
            Je t embrasse
            Catherine

            • marie christine dit :

              C’est vrai, Katerina, la vie des femmes en France n’est pas toujours facile .
              L’équilibre masculin/féminin (au niveau mondial) est loin d’être atteint tant que nous fonctionnerons sur des fausses images de ce que doit être un homme ou une femme, tant que nous attacherons tant d’importance à les dissocier, au détriment de l’être intérieur vrai qui, lui, est très similaire .

              • pierrot dit :

                Surtout que nous avons été tour à tour des hommes et des femmes.
                Et si au lieu de vouloir comprendre l’autre on exprimerait tout simplement à l’autre nos ressentis.
                Il n’ y aurait alors plus de projections mais une expression de notre profondeur, ce qui est plus communicatif à mon sens.
                Cela nécessite bien sûr de dégager un espace d’écoute mutuel qui peut être verbal ou non verbal.

              • Katerina dit :

                ☼☼☼ Marie Christine

          • pierrot dit :

            En tout cas au Québec il y a beaucoup de divorce avec des enfants en bas âge.
            Les enfants sont facilement mis sous ritalin.
            Et il y a aussi un taux suicide élevé pour les adolescents garçons.

            • Katerina dit :

              J en suis sincèrement désolée Pierrot .
              C est en cela que nous devons œuvrer il me semble pour que femmes hommes enfants adolescents de tout pays et de toute origine puissent vivre dans la paix et l amour .
              Catherine

              • pierrot dit :

                Merci Katerina!
                Quand il y a conflit, il y a ceux qui sont pour une cause et ceux qui sont contre.
                Il me semble qu’il y a une troisième voie et elle ne passe pas par le mental analytique.
                Cette voie est directe et se suffit à elle-même.
                Encore faut-il changer nos habitudes car ce n’est pas la société qui va changer mais nous qui allons la changer.

              • François dit :

                Pierrot,
                « Encore faut-il changer nos habitudes car ce n’est pas la société qui va changer mais nous qui allons la changer. »

                Oui je pense aussi qu’il est judicieux de perdre nos habitudes, car quand il y a habitudes il ne peut y avoir d’instant présent. En revanche, je ne pense pas que nous pouvons changer la société sinon en changeant nous-même. De plus la société change en permanence, si l’on considère qu’elle ne change pas dans le sens que l’on veut , c’est une attente avec ses conséquences directes: les déceptions. Et si l’on pense qu’elle ne change pas assez vite c’est de l’impatience sur du futur et donc … plus d’instants présents non plus. Il me semble qu’une clé possible est d’être heureux, comblé, émerveillé de ce que nous avons et sommes maintenant, sachant que ce maintenant change tout le temps puisqu’à peine appréhendé, il disparait déjà. Et n’oublions pas que nous vivons ce que nous créons ! Il n’y a ni chance , ni fatalité, il y a choix. C’est en tout cas le mien de penser cela…. 🙂

              • pierrot dit :

                disons qui allons la changer en se changeant …

      • Margelle dit :

        Merci Gabriel pour ton témoignage, qui sonne juste. Il parle de la honte que l’on peut vivre, bien ancrée au fond de nous… il en existe tellement et de toutes sortes, de toutes dimensions… tu nous indiques un chemin qui en permet la sortie, et c’est bon de voir que c’est possible. Chacun peut et doit trouver son chemin, avec les indications glanées ici et là, et que chacun fait siennes ensuite…. C’est une véritable alchimie et je pense que c’est cela l’important, cette alchimie qui nous transforme et nous fait devenir créateur de notre vie… quelle joie, alors de sentir tout ce qui se crée, se découvre, se transforme en nous. Nous devenons nos propres artisans à l’oeuvre de notre vie. Merci encore à toi… ♥
        Actuellement je trouve totalement fabuleux la manière dont tous les fils se rencontrent, se tissent, créent un tissu dont je m’entoure….

      • Soleil Bleu dit :

        Beau témoignage Gabriel, Merci ☼

        • marie christine dit :

          Tout à fait en accord avec toi, François .
          Dans la ligne d’Eckart Tollé : vivre le moment présent .

          • Katerina dit :

            François ,

            Je me demandais à l instant ce que l allais écrire !
            Vivre le moment présent est ce qu il y a de réel .
            Merci pour ton message , c est également ce que Je ressens .
            Pas d attente extérieure .
            Pouvons nous changer la société comme tu le dis est ma grande question .
            Je t embrasse
            Catherine

  3. Ulys dit :

    Mille mercis pour ces nourritures spirituelles de qualité ,
    j’ai l’impression pour ma part de commencer une nouvelle étape, où je vais essayer d’envoyer de la lumière à la petite fille témoin de tant de blessures, en espérant que je pourrai adoucir ses maux, sans jugement, en douceur mais fermement, en effet j’ai bien l’impression que la réparation d’un certain corps de souffrance est vraiment nécessaire pour avancer, et peut-être être à même de guérir ensuite les maux des autres.

    Voilà, Le Passeur, je voulais sincèrement vous remercier pour tout ce que vos messages apportent, j’ai également lu avec attention les différents échanges à propos du texte et je suis très agréablement surprise de leur qualité, l’entraide est d’importance également ;

    je serais également intéressée par le lien concernant le séjour dans une grotte, si vous n’y voyez pas d’inconvénient.

    Bon dimanche ^^

  4. Nicole A dit :

    Bonjour le Passeur,
    C’est la première visite que je fais ici, suite à un commentaire laissé par Marylaure sur le site de Khubya, un prof malgré lui.
    Simplement merci de ce texte sur comment vivre son aspiration vers la lumière avec un mental/ego qui nous accompagne a tout instant, et qui nous incite a exercer une vigilance de siou, afin de reconnaître son action en toute circonstance et petit à petit lui laisser moins d’importance.

    Je suis également intéressée de recevoir par mail les coordonnées de la personne accompagnante pour une retraite dans une grotte.
    Merci.

  5. Trimutri dit :

    Bonjour,

    Suite au dernier article que vous avez posté, je suis revenu lire celui-ci. Et j’ai (à nouveau) besoin d’un conseil de vous passeur ou d’un autre intervenant (si vous avez le temps)

    Comme mentionné dans beaucoup de vos articles cela fait un bout de temps que « je soulève le tapis » et fait de l’ordre en moi. J’ai pu observer les réactions de mon égo et en comprendre les origines et de ce fait il prend de moins en moins de place dans ma vie. Mais il y a encore du job.

    Toutefois j’ai une question sur les peurs. En m’observant j’ai compris ma timidité et mon besoin de toujours « plaire » aux autres. C’est que j’ai une peur terrible d’être rejeté ou jugé(même si j’ai fait de grand progrès). Si je vais encore plus (profond) c’est relié à la peur de me retrouver seul, abandonné dans le plus grand des néants, de ne pas être digne. Je me rends compte que cette peur et à l’origine de passablement de mes attitudes. Je ne comprends malheureusement pas d’où me vient tout ceci, je ne l’explique pas avec mon vécu.

    Je suis également conscient que cette peur est probablement reliée à de fausses croyances racines qui on construit ma personnalité. J’en viens à ma question, comment agir avec cette peur ? L’accepter, savoir qu’elle existe et qu’elle fait partie de l’expérience de mon égo ? Mais que signifie vraiment l’accepter ? En résumer qu’est ce qu’on fait avec tout ce qu’on découvre sous le tapis ? Comment on balaye ? Est-ce important de comprendre l’origine de cette peur « irrationnelle » ?

    Par contre, le fait de l’avoir découvert l’à déjà amoindri, mais…

    Je sais que je suis assez à la traine comparer à bcp d’entre vous qui intervenez ici, c’est pour cela que je tente de profitez de vos conseils et expériences. Merci d’avance.

    Peut-être avez-vous une lecture à me conseiller ?

    • Le Passeur dit :

      Si rien ne l’explique dans votre vécu, comme par exemple un rejet ou abandon dans l’enfance ou un manque d’amour, alors il est possible que vous portiez l’empreinte d’un rejet dans une autre vie ou même les mémoires de votre lignée familiale de naissance. Là c’est plus difficile à explorer mais pas impossible, loin de là. Déjà demandez l’aide vos guides pour que vous soit donné des indications claires. Ensuite sachez observez les signes qui viendront.
      Sachez que le rejet, la solitude et l’abandon sont la marque de fabrique des expériences incarnées des artisans de lumière qui les ont vécus à répétition sur leur long parcours. C’est une empreinte profonde. Cela dit ne vous prenez pas la tête avec l’origine, l’essentiel était de comprendre que la plupart de vos attitudes sont déclinées sur la réaction à cette peur. Ce que vous avez fait. A partir de là, accepter cette peur en soi signifie de ne pas la combattre mais de la « sentir » sous toutes ses coutures en la laissant s’exprimer lorsqu’elle le souhaite. Sentez-en la force et la texture, voyez les circonstances qui l’ont amenées à monter en vous (j’en ai parlé je crois dans « l’Eveil en Soi (2) » et « Aux âmes courageuses qui ont tant souffert »), il est probable alors que vous en saurez plus alors sur elle. A ce stade, parlez à cet enfant intérieur effrayé et consolez-le comme vous le feriez d’un enfant qui en besoin, parce que c’est ça finalement que l’enfant en vous réclame. Qu’il soit vu, reconnu, entouré et aimé. Qu’il soit guéri de sa peur d’être seul. Le dialogue avec soi, dans la compassion pour soi, est très important dans la dissolution de la peur.

      • Trimutri dit :

        Encore une fois merci Passeur pour votre réponse et soutien.

        Je vais suivre au mieux vos conseils et me réjouis de mes prochaines découvertes.

        J’ai passablement voyagé autour du monde dans ma vie (même si j’ai « que la trentaine ») et j’avoue que je n’avais pas penser pouvoir autant découvrir en moi que de part le monde. C’est une autre sorte de voyage, mais peut-être encore plus intéressant et intriguant.

        Concernant mes guides, je les sens à mes côtés depuis quelques années déjà (même si ils étaient surement déjà là auparavant). Ils m’ont amené ici, alors je peux leur faire confiance pour la suite..

        Merci pour tout.

    • margelle dit :

      Ben….. je ne crois pas du tout, mais pas du tout, que tu sois à la traîne !!

      • Trimutri dit :

        Bonjour Margelle,

        Un peu tout de même. Quant je lis vos échanges, je suis parfois un peu « larguer », mais j’en apprend beaucoup (ou me souviens …). Toutefois, je sais aussi que l’important n’est pas tellement de me comparer mais plutôt d’avancer sans trop m’égarer (car ça j’ai déjà donner).

        Par contre, je suis plutôt flatter que tu ne me trouve pas trop à la traîne. ^^

        • margelle dit :

          Bonjour Trimutri
          Je suis d’accord avec ce que tu trouves important….
          Quant à être largué, oui, il y a parfois de quoi l’être…. apprendre le discernement… pas toujours simple, mais avec le temps, il se forge… on affine…

        • Cécile dit :

          Bonjour Trimutri,
          Tu as raison, on n’est pas là pour faire la course.
          Pendant longtemps, je me suis sentie ridicule devant les gens « très avancés spirituellement ». Puis j’ai compris que l’important est moins le but que le chemin.
          En outre, ce qui se joue ici – ce « retour vers la lumière » auquel nous sommes nombreux à aspirer – ne concerne pas que nos âmes dans leur parcours individuel, mais toute notre famille d’âme : celles et ceux qui, comme toi, comme moi, se sentent concernés par cette fameuse et mystérieuse ascension vers une autre dimension de l’être. C’est une transformation collective, nous nous éclairons les uns les autres, avec nos parts d’ombre et nos parts de lumière (avec notre « lumiombre » selon la désormais célèbre formule de Jonas) et le site du Passeur en est l’illustration vivante.
          Par ailleurs, rassure-toi, notre ouverture progressive vers la lumière (en vérité, je préfère parler d’ouverture plutôt que de cheminement, car je commence à comprendre que tout est déjà là et que nous avons juste besoin d’en prendre conscience) se fait de toute façon, à partir du moment où nous en avons posé l’intention sincère, mais elle se fait selon des modalités qui dépassent, en général, la vision limitée que nous avons de nous-mêmes et de nos capacités. Donc, comme tu le dis, cela ne sert effectivement pas à grand chose de se comparer et de se demander où on en est. On est exactement là où on doit être. Ici et maintenant.
          Fraternellement,

          • Katerina dit :

            Cécile je te remercie pour ce message .
            Je pense qu effectivement cela ne sert à rien de se comparer . Un jour peut etre nous saurons pourquoi tout cela ou nous ne saurons pas …
            Chacun est sur un chemin et l architecture de l ensemble nous échappe à mon avis meme si par instant nous apercevons un semblant d ensemble.
            Je pense que chacun a sa place et que c est à chacun d oeuvrer en ce sens . L etre humain est toujours avide de pouvoir et de connaissance .
            Ce qui est parfois la meme chose .
            Je reste humble meme si cela demande de gommer encore et encore les souffrances . J ai un peu l impression d une pression agréable en ce moment . Ou est ce le printemps qui arrive .
            je ne veux pas etre dupe en tous les cas . Le descernement est toujours de rigueur pour moi.
            Affectueusement
            Katerina

          • Trimutri dit :

            Bonjour Cécile,

            Entièrement en accord avec ce que tu dis. Pour ma part il m’a fallu pas mal de temps pour arrêter de vouloir tout classer, vouloir tout savoir, savoir ou j’en étais…. maintenant j’accepte de ne pas savoir, j’accepte de plus en plus ce que je suis et comme tu dit ((On est exactement là où on doit être. Ici et maintenant.))

            Amicalement

    • Soleil Bleu dit :

      Bonjour Trimutri,

      « Je suis également conscient que cette peur est probablement reliée à de fausses croyances racines qui on construit ma personnalité. J’en viens à ma question, comment agir avec cette peur ? L’accepter, savoir qu’elle existe et qu’elle fait partie de l’expérience de mon égo ? Mais que signifie vraiment l’accepter ? En résumer qu’est ce qu’on fait avec tout ce qu’on découvre sous le tapis ? Comment on balaye ? Est-ce important de comprendre l’origine de cette peur « irrationnelle » ? »

      Il y a dans cette partie de ton mess, à peu prés toutes les questions que je me pose par rapport à une peur très ancienne chez moi.
      Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours eu une terrible peur des chiens, autant que j’étais fascinée de les regarder car je les aimais beaucoup, mais de loin. J’ai toujours eu une immense tendresse pour les animaux, et n’ai jamais pu supporter la moindre souffrance à leur encontre, y compris les insectes, je n’avais qu’un rêve petite fille, c’était de parvenir un jour à laisser un chien s’approcher de moi sans ressentir cette panique mentale et physique qui m’a fait parfois faire des trucs dingues (monter à un lampadaire devant des passants ébahis ou monter sur la table de gens que je ne connaissais pas parce que leur tout petit chien avait montré le bout de son nez, et j’en passe….)
      Adulte, j’ai traité ce qui était devenue une phobie (mais aussi par amour de l’animal) en ayant plusieurs chiens. Tous étaient d’une gentillesse inouie, aucune aggressivité, y compris lorsqu’on reprenait l’os qu’ils avaient dans la bouche ou leur retirait la gamelle sous le nez. C’était merveilleux mais…il subsistait un petit quelque chose qui faisait que je ne pouvais les caresser que sous un certain angle, eux le comprenaient et coopéraient remarquablement pour m’apprivoiser moi et ma peur.
      Aujourd’hui ça fait longtemps que je n’ai plus de chien, et je peux en caresser un si je me sens en confiance, mais le fait d’avoir déménagé à la campagne a fait ressurgir une certaine appréhension à leur égard qui recommence à nouveau à m’empoisonner l’existence, comme quelque chose qui n’a pas été complètement nettoyé et qui demande à l’être.

      J’ai décidé pour ça que je laissais définitivement tomber la connaissance des raisons initiales qui ont crée cette peur, et que, comme le reste, j’allais l’aborder sur un autre plan, dans un autre état de conscience, que j’essaierai de transmuter cette peur au même titre que les autres. J’avoue que c’est un gros morceau pour moi car s’y rejoint le mental, le physique, l’émotion et ma foi en Soi.
      C’est pas gagné mais…..j’aime à croire que c’est déjà accompli 🙂

      Tu vois ! Nous avons tous nos petites longueurs d’avance ou de retard selon la tâche que nous voudrions voir accomplie, mais la seule qui a le mérite et la grâce de pouvoir être admirée et aimée parce qu’elle Est, c’est Soi, au moment présent, instant unique dans l’universalité de son expression à Lui/Elle. Ne détournons pas le regard devant ce qui nous rends unique et précieux à ses yeux.
      Je t’embrasse.
      S.B

      • Trimutri dit :

        Hello Soleil Bleu,

        Je pense comme toi aujourd’hui, je ne cherche plus à tout prix l’origine de mes peurs, cela ne fait que perturber mon mental déjà hyperactif à certain moment (même si je parviens de plus en plus à lâcher prise et me « débrancher » des pensées compulsives et combien inutiles et nuisibles).

        ((C’est pas gagné mais…..j’aime à croire que c’est déjà accompli))

        J’adore…

        Merci pour l’échange de ton expérience.

  6. sybe dit :

    Petit bréviaire dynamique incontournable pour
    Désencombrer notre mental sur le chemin de l’Extase

    Ouf je souffle et mon esprit s’aère
    Loin des rumeurs du monde.

  7. Dania dit :

    A propos, la technique de visualisation marche!!! ça fonctionne vraiment et peut-être appliquée en plein de circonstances! MERCI!!

  8. natalia dit :

    Bonjour à toutes et à tous, merci pour ce petit bréviaire de l’égo et pour tous vos commentaires, qui ont alimenté ma réflexion sur nos imperfections, somme toute humaines.
    Alors je suis d’accord avec toi passeur quand tu dis que nous sommes des êtres réflexifs et aussi bi-réflexifs ayant la capacité à la fois de penser, agir et d’identifier les causes de nos pensées, intentions, actes…c’est un potentiel qui peut nous faire croître si on ne s’acharne pas à tout décortiquer car tout s’enchaîne… Alors même si nous sommes stimulés, émotionnés par les mouvements externes et internes de la vie, je crois qu’il faut être doux avec soi-même malgré nos inattentions, jugements et souffrances à panser qui nous entraînent souvent dans des schémas types d’ actions/réactions et que les relations que nous entretenons sont aussi un terrain pour nous révéler à nous même et rencontrer l’autre dans sa différence et ressemblance.
    Nous sommes tous des êtres inspirés par la lumière, mais souvent nous filtrons ses reflets. En tout cas, vous m’avez inspirez, je vous fais partager un petit poème.

    Peut-on classer les mille et un reflets de la nature humaine
    Si bien que l’espace et le temps les confondent sans les rendre fragment’air

    Je suis ton miroir comme tu es mon miroir
    A travers nos relations chacun a la capacité de réfléchir le meilleur de lui comme le pire

    Alors à chacun de réfléchir sur son propre reflet pensant, composant…Act-entre
    dissimulation et identification sans jugement démesuré de ma part d’ombre et de lumière

    Le rideau s’ouvre…
    et à nouveau les rôles que j’endosse sur la scène se répètent
    la victime, le sauveur et aussi le pôle neutre
    Le rideau tombe…
    Alors je réfléchis aux causes qui me maintiennent masqués à travers mes échanges
    « j’ai peur tout seul et aussi des crabes et des dunes ! »
    « voyons ! je suis attendus dans ce costume ! »
    « être sans frontière, je voyage au gré du vent comme une plume ! »

    Actes face sombre
    Tes pupilles dilatées s’accommodent dans le noir
    Eclaircissement d’un battement de cil pour entrevoir
    l’image de ton visage qui s’inverse dans le miroir
    Oh illusion d’optique s’invite ce soir
    car ton reflet n’est peut-être pas celui que tu penses croire…

    Acte face lumineuse
    Un soupçon de parure se dévoile de ton être
    Tes apparences découvertes se révèlent à toi-même
    Tu es le même, pourtant, de mille et un reflets ta nature s’illumine
    telle la flamme de la vie qui chemine.

  9. Alix dit :

    J’ai beaucoup ri en lisant vos commentaires… ! C’est bon merci ! ceux d’Alain Thomas en particulier, Passeur merci tu es dans mon coeur… ! Elle est jolie celle là non ??? ! ! !

  10. Relience dit :

    Ben ça, c’est un article complet, vraiment. Merci.

    J’ajouterais aussi que dés qu’on pose son attention sur quelque chose, j’ai remarqué que pour l’atteindre et ça en soi-même via le reflet extérieur, précède d’un dispositif de nétoyage remontant au cause de l’égo réactif. Comme si, pour atteindre « une récompense », un souhait réalisé, il faut en fait se l’auto concrétiser. Qu’en fait, admettons, une sommes d’argent importante est une volonté. Seullement, pour y parvenir, la volonté voudra la sommes sans en réaliser sa prison sévère…. Pour se délivrer accepter son inutilité révèle en fait l’indépendance de sa non nécessité où l’être devient l’éveil de la révélation de cette prison l’éveillant donc à sa propre prison insécure en un sens. Ce serait là un peu ma conclusion selon mes derniers évènements en date vécuent.

    Autremment, merci beaucoup passeur.
    Cela place les pièces manquantes du puzzle se trouvant le raccourcis le plus salvateur de son salut. Merci.

    R.J

  11. tintaud florence dit :

    touchée en plein coeur,merci beaucoup pour votre lumiere <3 🙂

  12. Salvia dit :

    quelle est la différence entre ego et conscience de soi? Est-ce cela qui nous différencie des animaux? Les animaux ont un ego mais pas de conscience de soi me semble-t-il, et ils n’ont pas de mental. En prenant conscience, et en utilisant notre mental pour comprendre cette différence, cela nous permet-il d’évoluer de l’Homme-animal vers l’Humain? Le fait d’avoir donné tant d’importance à notre ego nous a-t-il rapproché de l’état animal et éloigné de notre humanité?
    Pardon si c’est confus, ça ce bouscule un peu, justement, dans mon mental …!

    • Le Passeur dit :

      Je crois surtout qu’absolument personne n’est en mesure de dire si les animaux ont ou pas une conscience de soi. Ceux des scientifiques qui s’y risquent manquent sérieusement d’humilité. Donc la question ne se pose pas sous ces termes. Par contre la conscience de soi se perçoit à différents niveaux de notre être. Au niveau de l’ego la conscience de soi s’appréhende davantage en terme de survie, de préservation de son intégrité physique et psychique, avec tous les excès que cela comporte en proportion des blessures enregistrées et des émotions qui y sont liées.

      • Salvia dit :

        … autant pour moi quant aux animaux! Qu’en savons-nous vraiment? … Et si leur conscience était simplement différente de la nôtre? Il n’y a pas que l’humilité des scientifiques, la mienne aussi laisse apparemment à désirer!

        • Le Passeur dit :

          Non, je ne parlais que du manque d’humilité de certains scientifiques. Je me souviens de certains qui affirment que les poissons n’ont pas plus de 3 secondes de mémoire. Ceux-là n’ont pas du vivre beaucoup aux côtés de poissons…

        • waterbreathing dit :

          en fait prendre consciencede soi au niveau de l’ego a de nombreux désagréments;personellement je ne vois pas comment vivre en harmonie avec autrui avec la conscience de la possibilité(qui se concrétise chaque jour, sous diverses formes)que notre prochain humain peut devenir une menace à notre intègrité.Quelles sont les motivations foncières qu’ont les êtres humains pour entretenir commerces ? J’ai intérrogédes gens y a pas longtemps, j leur demandais, comme ça pourquoi il cotoyaient leurs pairs, réponse massive :pas le choix, c’est nécessaire, car c’est de l’ordre du besoin.Je l’invente pas.C’est la réponse ( très décevante)que les gens m’ont donné à quasi unanimité.Ainsi les gens vivent (mal, tellement mal, parfois) ensembles, pour des motifs principalement de survie; petit hic, les besoins de certains passent par l’exploitation de leurs pairs (c’est une réalité que j’ai appréhendée pour ma part dans un proche environnement, mais c’est surtout une réalité qui façonne ce qui est compris ici comme l’ancien monde), des autres espèces, de la nature.etc.Moi cela place ma conscience ego avec d’autres au niveau de la survie, et seulement de la survie, avoir conscience de soi au niveau de l’ego, ne peut pas pour moi s’extraire de cette considération; en gros je n’éprouve js de plaisir à être avec d’autres gens, c’est antinomique une harmonie au relations au autres m’apparait comme inconciliable.

          • waterbreathing dit :

            Dirai je , à ce sujet, ce qui me choque/ heurte, c’est qu’autant des gens mangent des animaux, de la viande, autant bien des gens mangent aussi de l’humain sous diverses formes, même parmi ceux plus » spirituels ». =) personnellement, je ne vois pas comment bien vivre avec ses pairs de cette sorte, fin du hors sujet.

  13. Agathe dit :

    Je suis occupée par le double de l’autre côté du voile, en ce moment je suis heureuse de le contacter, j’espére que je vais faire dissoudre mon égo mais dans l’affaire je vais me retrouver à la rue comme ce monsieur tolle, et je ne crois pas que j’ai envie de devenir une sdf j’ai pas le courage d’Eckart, parce qu’il faut une sacré dose de volonté pour faire ce qu’il a fait. Alors, j’espére bientôt pouvoir circuler dans l’univers sans passeport!! sans compte en banque, sans maison… libre!! et aider mes semblables du mieux que je peux. Faire plus qu’Un sans avoir les inconvénients de la troisième dimension. Je suis sur le chemin… et j’aimerai connaître vos témoignages sur la vie hors du temps temps, l’autre soi, de l’autre côté du voile, si vous êtez sur ce chemin bien sur…

    • Le Passeur dit :

      Ce qu’il faut saisir dans le cheminement, c’est que le dénuement ne signifie qu’on doive être dépouillé de tout. Peu importe les biens, c’est la valeur qu’on y attache qui importe. Maintenant le pouvoir créateur est puissant, celui qui souhaite la pauvreté parce qu’il pense que c’est le juste chemin aura la pauvreté. Celui qui estime qu’il peut parfaitement vivre en se faisant plaisir sans perdre le dénuement intérieur qu’il recherche attirera à lui les conditions qui créeront cette situation. Il y a bien des chemins, aucun n’est mauvais en soi, mais la confiance est le maître-mot de tous.

      • waterbreathing dit :

        Cela me fait penser qu’il n »y a pas longtemps, je croyais qu’il était « juste » de cheminer une voie d’ascèse, passant par des restrictions matérielles, physiques, et voire, sociales, de toutes sortes.Je pensais qu’il était une juste voie de s’écarter du grand trafic de consommation, d’une certaine façon, je le pense toujours, ce n’est pas l’essentiel, et je ne vis pas en phase avec de grands mouvements collectifs, mais valoriser l’ascèse de diverses formes, c’est encore accorder une importance à ce que l’on juge pourtant sans qualité ou dimension authentique.Je pensais même qu’accepter de l’argent pour certains actions, travaux était à la limite du corrompu.. Maintenant je commence à m’en moquer..

  14. marie christine dit :

    une question :
    L’amour inconditionnel est-il compatible avec l’ego ?

    • Le Passeur dit :

      Si ma main droite est compatible avec l’amour inconditionnel, alors je ne vois pas pourquoi l’ego ne le serait pas pour peu qu’il occupe sa juste place et n’outrepasse donc pas sa fonction première, tout comme ma main droite le fait sagement. Encore une fois, il s’agit juste d’identifier parfaitement l’ego pour ne plus en être la marionnette et en aucun cas de l’éliminer. Pour le moment, je pense que c’est ce que nous pouvons atteindre de mieux, ce qui est le plus à notre portée et ce qui est aussi une priorité pour pouvoir rompre les règles artificielles qui tendent à mener le monde à sa perte. Cette perte n’arrivera pas parce que justement de plus en plus de gens s’extraient de ces mécanismes robotiques qui les font agir comme ils ont agi jusque-là. Il se dessine une nouvelle compréhension de ce que nous sommes et de ce que nous pouvons faire (qui n’est en fait qu’un juste retour à la normale), relayée partout à travers la planète par de plus en plus de monde.

      • waterbreathing dit :

        Mais quelle est la juste place de cet ego ?

        • Le Passeur dit :

          Celle où il ne la prend pas toute. Et comment le savoir ? Eh bien justement en l’identifiant à travers nos comportements, ce qui nous permet de voir la place qu’il prend en nous et qu’il occupe de moins en moins au fur et à mesure qu’on le débusque partout où il se cache.

      • marie christine dit :

        Si je comprends bien, Passeur, c’est une question de conscience grandissante et de maîtrise .
        Mais quand on a réussi à dépasser des sentiments indésirables, c’est-à-dire quand ces choses, après un sérieux travail sur soi, ont complètement disparu, il s’agit bien, me semble-t-il, d’élimination pure et simple d’une part de l’ego !?
        Je crois que l’ego peut diminuer au fur et à mesure des lâcher-prises …

        • Le Passeur dit :

          Oui, c’est une question de conscience qui s’élargit et qui éclaire notre maîtrise. On n’élimine de l’ego que ce qui est involutif pour nous, ce qui bloque la fluidité de notre évolution, c’est alors qu’en passant on cerne mieux ce en quoi il nous est aussi utile. Et il est tout à fait vrai que le lâcher-prise dans cette histoire est la seconde étape après la prise de conscience. La guérison ne peut venir qu’après, si on choisit bien sûr de prendre ce chemin. Tout ce processus chronologique est décrit dans L’Eveil en Soi 1 et 2.

  15. Sosefo Sept dit :

    Merci à vous tous pour vos ressentis et merci à toi Le passeur.
    Ce petit bréviaire me permet de toucher cette vérité « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement » et c’est ce que tu fais ici. Cette claire voyance dénote une vision issue d’une expérience que je salue et que je remercie. Une grande aide pour consolider ou découvrir que nous sommes par delà les apparence pur amour. Amitiés fraternelles.
    Je « facebookise » et « blogise » ton texte et tes références. Encore Merci cher frère de Lumière.

  16. Gaya dit :

    Merci pour ce texte merveilleux!

    Je me permets une remarque qui peut surprendre… Mais parfois votre écriture, certes très belle, est un peu trop soutenue! Du coup je crains que vos textes ne soient pas accessibles au plus grand nombre… Moi la première, je dois parfois m’y reprendre à plusieurs fois, non pour comprendre le fond, mais d’abord la forme, car parfois l’élégance des phrases est telle qu’on en perd un petit peu de compréhension… Par exemple j’ai plusieurs fois souhaité partager vos écrits avec des amis d’origine étrangère, parlant français, mais ce langage trop « soutenu » était un frein.

    Cette remarque est pleine d’Amour, ne vous méprenez pas. <3

    • Le Passeur dit :

      Tout est question d’écoute. Si vous écoutez la musique, vous entendez la musique. Si vous écoutez le sens, vous entendez le sens. Le sens, la musique et l’énergie sont un tout dans une écriture, c’est pourquoi il y a toujours plusieurs façons de la percevoir qui toutes se complètent.

  17. anne benaros dit :

    Ce bréviaire est un pense-bête …..Au boulot , merci

  18. Pour illustrer les propos du Passeur …
    « C’est pourquoi je persiste à dire que le nécessaire aujourd’hui pour chacun de ceux qui sont dans ces inquiétudes, la priorité pour s’extraire de ce stress et cheminer enfin sur le chemin de l’Essentiel, c’est plus que jamais d’insister sur l’identification de l’ego derrière chaque attitude et comportement de notre quotidien, derrière chaque habitude, chaque réflexe, chaque mécanisme répétitif, chaque situation apportant un désagrément ou tout simplement de nature involutive. »,
    … voici une vidéo (en 2 parties) d’Eric Baret (en français sous-titrée en espagnol) où il exprime la même chose avec d’autres mots.
    Eric Barret  » La personnalité apparaît et disparaît dans l’instant. L’identification d’une personne au passé est imaginaire »
    liens vidéo:
    http://www.youtube.com/watch?v=WtokZVmFa78
    et
    http://www.youtube.com/watch?v=oeHMP1i61TE

    • Relience dit :

      C’est intéressant via ce processus de l’enfance à la nouvelle lumière. Inventer un autre passé ou en fait, accepter son passé pour en remercier là où nous en sommes aujourd’hui ? En vouloire à l’autre ou lui remercier ce qui nous défini ? Peut être alors, on est juste prêt à tendre ce qui compense à autrui. A l’écoute, se différencier autant d’une blessure qu’une situation où nous admettons enfin notre pleine présence dans l’instant. La profondeur, l’être, devient ainsi sa seul nourriture de plus en plus indépendant en soi…

      Merci Jean ! lol !

      R.J

  19. alain thomas dit :

    Avec le temps, je remarque que les belles phrases de nos grands philosophes peuvent perturber certains tellement il est difficile d’appliquer les méthodes qu’ils nous proposent.
    Moi le premier d’ailleurs.
    C’est pourquoi je relativise aujourd’hui concernant le « travail sur soi » qu’il faudrait faire pour s’améliorer.
    Parce qu’il y a souvent tromperie sur l’amélioration proposée. Je veux dire par là qu’éliminer son égo est impossible car il est toujours présent.
    Le plus important est de l’identifier.
    Ce n’est pas lui qui pose problème mais ce que l’on en fait.
    Il revêt un grand nombre d’aspects. Il y a de nombreuses pratiques pour le dissoudre, seulement voilà, il revient inlassablement parce que depuis tout petit, nous avons pris l’habitude de croire que nous existons en tant qu’individu bien distinct, ce qui a permis à notre égo de se construire à juste titre.
    Aujourd’hui, on nous demande de dé-couvrir notre vraie nature en éliminant les voiles obscurcissants.
    Faudrait savoir tout de même !
    Alors le plus important est de reconnaître à quel moment c’est notre mental qui nous guide et à quel moment c’est notre coeur. Il n’y a rien à rejeter, juste à unifier. Seule la foi peut nous permettre de ré-unir notre coeur et notre mental, notre partie divine et notre partie animale. La foi est le pont qui réconcilie en nous ce qui faisait autrefois notre séparation, notre division.

    • waterbreathing dit :

      Il revêt un grand nombre d’aspects. Il y a de nombreuses pratiques pour le dissoudre, seulement voilà, il revient inlassablement parce que depuis tout petit, nous avons pris l’habitude de croire que nous existons en tant qu’individu bien distinct, ce qui a permis à notre égo de se construire à juste titre.
      oui, c’est vrai que personnellement je crois à une « certaine » existence de ma distinction en tant qu’individualité.. je ne sais si y croire est le terme d’ailleurs.Mais si un gars s’amène avec une tronçonneuse pour tenter de me couper le bras (situation quotidienne très fréquente, Et crédible, je sais 🙂 je rajoute que ce type a une couronne de fleur sur la tête, et s’est jeté sur moi en hurlant, peu courant, n’est-ce pas !) c’est par ex, une situation ou j’identifierai probablement mon ego, comme « mien », ou je m’identifierai à cette individualité plus ou moins menacée, si une personne me porte atteinte physiquement, je m’identifierai en partie à ce qui se passe ici; ce sont des actes improbables d’agression que je cite en ex( à un moment, je me prenais la tête avec une personne à ce sujet, on discutait de la possibilité d’être dans l’amour inconditionnel à tous moment, même si on se faisait agresser, au moment de l’agression.. situation d’éprouvement!), mais n’en est-il pas pareil pour tout dans la vie .
      N’est-il pas nécessaire de s’identifier suffisamment à l’ego pour prendre attention à ne pas le laisser mourir, je parle là de vivre avec les autres, d’habiter un peu une personne à laquelle l’on se sent associée, concernée par cette personne/ alité. si on ne se sent qu’à peine concerné par son individualité, peut-on vivre en ce monde ?
      à un moment, pour ma part j’avais envie de ne plus du tout suivre les dynamiques de sociétés, qui en un sens n’existent pour moi que si on leur donne d’importance et de SA réalité; juste de me planter n’importe ou sur TERRRE, et non pas en ville, dans un lieu public, ou privé et approprié, et d’être là. de plus jouer ce jeu, du tout, et passer ma vie à essayer, de vivre en ce genre d’états.

      • alain thomas dit :

        Votre pragmatisme a le mérite d’être rationnel et je ne peux que cautionner ce que vous dîtes.
        Nous sommes confrontés au quotidien à tout un tas de situations où il s’agit de gérer la personne que nous représentons là… ce corps, cette enveloppe.
        Et si d’aventure, on la met de côté ou si on la prend pour quelque chose d’étranger, alors bonjour la schizophrénie.
        L’égo est une fabrication mentale. Le mental, ce sont des instants de conscience dont nous ne sommes pas maîtres, comme si notre esprit était un cheval fou qui aurait perdu son cavalier ; toutes ces pensées et émotions qui émergent et que l’on saisit pour fabriquer des histoires sans fin. Nous sommes perdus dans nos peurs et dans nos projections.
        Bon d’accord mais alors pourquoi avons-nous appris à parler puis à lire si c’est pour ensuite éprouver le monde de l’illusion et de la dualité dans des systèmes de pensées incontrôlées ?

        Je prends l’exemple des bouddhistes.
        Dans leur formation de khenpo (maître de conférence), alors que l’art du bonheur est de dissoudre les voiles de l’ignorance en éliminant les souillures adventices de l’esprit, les étudiants sont amenés à combattre en joutes oratoires à un rythme endiablé. Chacun amène ses arguments sur un thème précis, à grands coup de poings fendant l’air, d’invectives en invectives, jusqu’à ce qu’un vainqueur soit désigné comme guerrier spirituel.
        Le Dalaï-lama ne dit-il pas que nous avons besoin de notre intellect pour raisonner. C’est en cela que l’égo devient un serviteur. Lorsqu’on le place dans une situation où le but est de cheminer spirituellement, nous faisons appel à lui en le connectant au coeur.
        Nous avons alors la possibilité de créer l’ouverture afin que nos intuitions nous parviennent en offrandes du divin.
        De là, nous pouvons tout créer, d’un poème à une oeuvre d’art, d’une idée novatrice à une musique mélodieuse…. TOUT devient possible.

  20. AlKriS dit :

    Clair que la « traque » à l’ego est un sport exigeant. Mais il peut être ludique. J’ai assez bien réussi dans le domaine dès que j’ai accepté de ne pas le considérer comme un ennemi à combattre mais plutôt en l’abordant avec humour et auto-dérision. Au début c’est teinté de scinisme, ce qui n’est pas la meilleure des choses, puis par la suite, par raz le bol peut être, en finissant par baisser la garde, on fini par regarder ses propres « imperfections » avec un réel humour bienveillant. Et là tout se destructure, tout fout le camp…. et qu’est-ce que ça soulage. Accepter notre ignorance. Lâcher prise.

    Evidemment ça ne fonctionne aps tous les jours de façon idéale. Mais plus ça va, polus ça s’installe.

    Pour revenir au texte Passeur, peux-tu apporter une petite précision au sujet du troisième oeil ? Je vois souvent cette expression et je ne pense pas en avoir une définission juste. Du coup je ne vois pas bien quel est ce mécanisme qui fait croire au chercheur qu’il a trouvé le Graal et que maintenant il peut donner la leçon. Histoire de checker au cas où…. ^^

    • waterbreathing dit :

      oui, cela m’intéresserait aussi ^^
      comme cela, j’émettrais l’hypothèse que c’est ensuite le mental qui s’approprie certaines expériences qu’il tente de capturer.

  21. Abricotier dit :

    Voici l’adresse d’un site où les libérés de l’ego aident ceux qui le souhaitent à s’en libérer à leur tour. J’ai expérimenté le processus et ça marche vraiment.
    Vous pouvez lire les processus en cours et les documents de ceux qui ont été libérés, ce qui vous permettra de constater que chacun a son processus mais qu’on y arrive tous à notre rythme propre, par l’honnêteté.
    C’est un groupe fermé auquel il faut s’inscrire.
    Pour ceux qui comme moi n’ont pas de Facebook, il suffit de s’inscrire « anonymement » sur Facebook, comme je l’ai fait. Par exemple, j’ai choisi Trucmuche pour appeler ce Je que je cherchais à voir comme inexistant.
    http://www.facebook.com/groups/regardetunespasla/

    • Le Passeur dit :

      Je précise quand même qu’à mon sens, on ne se « libère » pas de l’ego mais plutôt de son emprise souvent tyrannique, sinon on vit toujours avec lui, seulement lorsqu’on l’a suffisamment cerné et identifié, on peut s’extraire de ses mécanismes répétitifs involutifs en remontant aux causes et lui redonner une place plus juste en nous.

      • alain thomas dit :

        Parfaitement d’accord avec ce ressenti

      • Luc dit :

        Tout à fait juste ( pour moi ), c’est le moi qui cherche toujours à se libérer du moi et qui crée le désordre et le conflit, qui cherche à vouloir pouvoir. Donc, dans cette démarche, il exacerbe les frustrations, la culpabilité et la peur.
        C’est donc ce qu’il crée qu’il s’agit de regarder et non de vouloir le faire disparaître.
        Si je suis jaloux, au lieu d’essayer de m’en extraire parce que cela ternit mon image ( image elle-même créée par le mental ), je regarde la jalousie ( la comparaison, la peur da la solitude, la possession, la peur de perdre quelqu’un, la dépendance etc,…) et ses racines : réflexes d’auto-défense, le besoin de sécurité, le besoin d’être aimé, d’être approuvé, d’exister, tout cela relié aux blessures de l’enfance.
        Lorsque en un clin d’oeil, cela est vu, la jalousie disparaît instantanément mais pas l’égo qui lui, sait très bien faire tourner la boutique mais en tout cas, avec un travail constant honnête sur soi, il finit par perdre son pouvoir absolu.

  22. alain thomas dit :

    Présenté ainsi, cela permet de prendre conscience qu’il est impossible de vivre sans lui. Il a tellement d’aspects. Plus on est attentif et plus on se surprend à le voir partout, il colle tel un serpent.
    Il faut juste l’accepter tel qu’il est, vide d’existence propre, entièrement fabriqué.
    On peut même lui faire croire qu’il existe bel et bien.
    Je crois que la bonne attitude est de le câliner, de le laisser dire, faire et se débattre.
    La plupart du temps, c’est nous qui nous débattons face à lui. On veut le maîtriser, il se régale et nous domine.
    Depuis que je le laisse faire, il n’a plus la même emprise.
    Oh certes, si j’ai rendez-vous amoureux et que je le rate parce que les cheminots sont en grève, il y aura bien quelques pensées perturbatrices et j’en rajouterais un peu bien sûr, histoire de le conforter quand même… le pauvre …

    • Béa dit :

      L’égo a été l’indispensable outil de l’expérience 3D,de la traversée de la dualité,de cette plongée dans le cauchemar de nos fausses et insanes croyances en la séparation.

      Il a été notre référence ,l’expression du petit soi,de l’instinct de survie,de la quête perpétuelle,de la peur du manque et de l’absence,de la colère,de la souffrance,de l’illusion,de la violence…c’est le passage dans l’éphémère,un grand huit émotionnel,un train fantôme traversant mille peurs,un cauchemard venu d’un esprit distordu,orgueilleux empêtré dans ses mensonges et ses mal-créations.

      L’heure est venue de le remercier et de le ramener en douceur à sa juste place : au service du coeur !

      L’heure est venue d’ouvrir les yeux sur la Divine Réalité,de rentrer au foyer avec le soulagement de l’enfant qui s’éveille d’un mauvais rêve et retrouve la chaleur bienfaisante de l’amour maternel…

      L’heure est venue de reprendre notre souveraineté individuelle,de redécouvrir que donner n’est pas perdre mais témoignage d’avoir,de réaliser que la notion de séparation est impossible dans le microcosme et le macrocosme,que l’Amour est douceur ET fermeté…

      L’heure est venue de mettre en pratique les leçons de nos erreurs passées,d’être des créateurs responsables et lucides,de comprendre que tout est extension de soi,qu’il n’y a pas de niveaux ,d’inégalités ,de lois du plus fort dans les Créations Divines car nous sommes Un,prologement de l’Amour inconditionnel,de la vie elle-même,du Tout qui n’a pas d’opposé…

      Tout est lié,tout est interconnecté,tout est énergie et vibration .La Réalité est bien plus grande que ce que nous avons cru jusque là,la vie est éternelle extension,abandance infinie,multiplication sans fin…

      La mutation en cours est le renversement de nos croyances car ce qui est en bas doit refléter ce qui est en haut .

      Nous retrouvons la perfection originelle, en incarnant fidèlement la Volonté Divine, par le plein et simple accueil de cette vérité ultime qui est bienveillance infinie !

      Acceptons de lâcher nos « vouloir »,nos avoirs, nos « paraître »,nos prétentions de savoir et redevenons ce que nous sommes et tels que Dieu nous a crées,entiers,comblés car Dieu a déjà répondu à toutes nos demandes .Ses créations ne connaissent pas le manque ou la solitude.Pourquoi se contenter de si peut quand Tout nous est offert ?!

      Admettons que nous ne savons pas ce qui est bon pour nous et accueillons ce qu’il nous est donné de vivre comme les cadeaux permanents d’un abondant Présent .Cessons de juger car nous ne savons que créer des niveaux,faire des comparaisons,des compétitions et autres divisions alors que la vie est multiplication,expension perpétuelle.

      Remettons nos choix aux Puissances qui nous gouvernent avec la confiance de l’enfant qui se sait aimé depuis toujours et à jamais et ne veut plus jouer à se faire peur .

      Faisons cet unique pas,au seuil du Nouveau Monde est entrons dans la certitude,la grâce et la paix de ceux qui se reconnaissent entiers.

      Entrons dans ce monde de lumière qui efface tous nos douloureux souvenirs et toutes nos folles projections et laissons-nous déposer dans la douceur de l’Amour inconditionnel qui nous rend entiers,pleins et comblés.

      C’est là que nous avons rendez-vous en cette fin des temps : là où la perfection du Tout est rendue visible à nos sens,là où le temps,l’espace,le manque n’existent plus parce que notre attention est toute entière portée sur l’unité du Tout, en réponse à cette merveilleuse révélation qu’est l’éveil en La Réalité …

      Alors,merci l’égo pour cette ballade en enfer qui nous fait apprécier plus encore le retour au foyer de nos origines ,le Paradis que Dieu a voulu pour ses enfants qu’Il aime depuis toujours et à jamais…

      C’est là que nous sommes,suffit de l’admettre,de le vivre,de l’incarner en dignes enfants que nous sommes …

      Alors,merci l’égo mais il est temps,A PRESENT,que tu retournes au néant dont tu es le fidèle représentant !

  23. Serena dit :

    ça n’est pas dénué d’humour tout ça!!,,,et j’ai ris de bon coeur.
    Merci le Passeur..Mais+sérieusement,c’est à lire, voire à relire..
    Serena

  24. Dania dit :

    Salvia,

    Une présence aimante et bienveillante vaut souvent plus que des mots, c’est vrai. Mais je dois dire qu’en présence de certaines énergies vampirisantes, j’ai du mal…
    J’ai aussi de plus en plus de mal à ignorer mes nombreux désaccords dans ce contexte professionnel qu’est l’aide aux personnes âgées ….
    Une ou plusieurs facettes de mon égo qui se manifestent et que je vais devoir regarder droit dans les yeux…

    • Salvia dit :

      je crois assez bien comprendre votre situation, entre professionnel et privé il y a un monde! La technique du Passeur est absolument valable, je parle là encore de ma propre expérience.

  25. Dania dit :

    Merci Passeur pour cette technique ; je vais l’essayer dès demain.

  26. Louisetta dit :

    De quoi faire taire l’aspect lourd du mental et son cortège de questions. Parfait. Merci.

    Pour ma part, lorsque je découvre un de ces aspects en moi, je visualise le sentiment inverse. Si nous avons telle ou telle tendance de l’ego, c’est peut être que nôtre être profond veut nous faire explorer le sentiment contraire.
    Par exemple, à une période ou je me sentais très mélancolique, j’ai exploré la joie et je me suis rappelée que toute petite, j’étais une fille très joyeuse et rieuse, et aujourd’hui, ça se révèle comme une de mes particularité: rire pour tout et rien. De même pour une de mes amie qui a tendance à juger automatiquement les gens, sans appel. Elle m’a avoué, après un sondage honnête en elle-même, qu’elle concevait son être épanouie comme quelqu’un de particulièrement cool et tolérant.
    Cette manière d’explorer, très simple, a de grands effets sur moi, et peut être que ça en inspirera certains! Parfois nous sommes trop prétentieux, et croyons avoir guéri ce qui ne l’est pas, mais parfois aussi nous nous rajoutons des barrières supplémentaires alors qu’une simple danse vers ce qui vibre avec joie en nous nous ramène à l’essentiel et à la sincérité.

    • Maya dit :

      Tout à fait d’accord ! Chaque blessure, chaque faiblesse cache un pouvoir. Exemple : la phobie de l’eau peut cacher (et révéler) le pouvoir de l’eau. La phobie des chiens peut signifier la peur de l’autorité, donc révéler la capacité à vivre de manière parfaitement libre et autonome, etc. En ce sens, l’égo peut aussi nous montrer le chemin, en creux !

  27. Eric Charisma dit :

    Excellent texte avec des point précis à travailler. Je laisse 2 videos ici de Thierry Vissac qui selon moi est un des meilleurs pour expliqué les choses tant spirituel et psychologique. Je l’ai découvert sur internet en lisant plusieurs texte de lui sur sont site. Enfin plusieurs videos de lui on été rajouté sur youtube. J’aime vraiment la manière donc il ammène les choses de manière simple tres compréensible.

    http://www.youtube.com/watch?v=LxBiNG02cDk&feature=related
    http://www.youtube.com/watch?v=QdGwm0Z4SYE&feature=related

  28. waterbreathing dit :

    C’est bien sûr le manque de considération pour soi poussé au bout de sa logique. Lorsque l’ego est à ce point ébranlé qu’il n’a pas la force de tourner son agressivité vers autrui, qu’il ne peut plus rejeter « l’extérieur »,
    juste sur ce point, à mon sens, ce n’est pas une force, ou ne nécessite pas de force, je crois, de tourner son agressivité vers l’extérieur; certes pas non plus vers l’intérieur.Mais la tourner vers l’extérieur, c’est ce que font nombre de gens partout à défigurer la face du monde, et cela me semble être une force, mais une facilité.

  29. dit :

    Merci pour le partage de ce doux travail Lumineux .

  30. Salvia dit :

    excellente idée de nous aider à faire le ménage de printemps en plein hiver et merci pour le mode d’emploi! Mais la maison est grande, et comme j’aime les tapis je crains d’avoir encore pas mal de surprises en les soulevant…

  31. marie christine dit :

    Un lumineux récapitulatif de ce qu’est l’ego, et tellement exhaustif ! Merci Passeur de nous en dévoiler toutes les facettes !
    Et c’est une belle contribution à l’avènement de l’unité, car ainsi tout le monde aura la même vision de l’ego ! Ca supprimera les interprétations personnelles de chacun de nous (forcément limitatives) et les malentendus qui peuvent en découler .

  32. bibilopez dit :

    Regarder seulement les manifestations de l’ego sans jugement mais comme témoin d’un moi illusoire peut permettre une ouverture vers notre vraie dimension me semble t il .Merci pour cet article.

  33. Younes Dominique dit :

    Ah ! c’est un texte salubre qui mérite un don!!
    Le nettoyage de printemps peut commencer maintenant !! en avant la Belle Aventure…
    « Celui qui peut rire de lui meme n’a pas fini de s’amuser » car qui a fini de nettoyer?
    Je ris de bon coeur tellement ça me parle….

    MERCI Passeur

    Dominique

  34. Frederique dit :

    Petit bréviaire mais grandes prises de conscience. Je relis « L’Amour sans condition » de Paul Ferrini. Je pourrais vous citer quelques exemples tirés de ce magnifique recueil mais ils ne sont qu’en lien avec ma vision d’ici et maintenant et de ma vivance actuelle. Il s’agit de l’enseignement sur l’amour, la guérison et le pardon nous invitant à l’éveil et à la redécouverte de notre nature christique
    Merci Le Passeur pour ce bréviaire même s’il me déroute et que certains passages me gênent, ils ne sont que le miroir, la cause à effet de mon ressenti à cet instant :0)
    Vie Amour et Lumière

  35. Nsemi dit :

    Mboté ndeko,

    Un très grand merci pour ce texte. Il tombe à pique, et répond à certaines de mes interrogations au sujet de l’ego.

    Bonne continuation,

    Kimia ezala bino ( que la paix soit avec vous )

  36. Dania dit :

    Voici un texte qui fait écho à ce que je vis !! Je vais le relire attentivement. Merci, merci à vous Passeur.
    C’est « rigolo » que vous parliez des personnes âgées ; je travaille justement auprès de celles-ci et je me sens souvent vidée de mon énergie… La question que je me pose, c’est comment trouver la parole juste avec ces personnes, en particulier celles qui sont dans l’attente de la mort ?
    Je ne connais pas la technique dont vous parlez. Je vais approfondir.

    • Le Passeur dit :

      C’est une technique de visualisation toute simple : au contact d’êtres qui vous vampirisent, visualisez une bulle de lumière dans laquelle vous êtes et où votre énergie est préservée, et lorsque vous le souhaitez ne laissez rien pénétrer cette bulle. Quant à la parole juste, soyez toujours sincère et n’écoutez que votre cœur…

      • pierre dit :

        je crois que cette technique émane des Rosicusiens…quand il y a une forme de danger venant de l’extérieur (par exemple contrôle de police sur la route, agression de quelqu’un etc…) se mettre dans une coque d’or envoyant des vibrations…cela rejoint bien ce que tu dis

    • Salvia dit :

      Dania, Vous vous demandez quoi dire aux personnes face à la mort. D’après mon expérience il n’y avait rien à dire, mais à être simplement présent pour que cette personne ne se sente pas abandonnée. Notre présence aimante est l’énergie juste à ce moment-là. C’est notre mental qui pense qu’il faille dire ceci ou cela à tel moment. Les proches se sentent souvent démunis devant l’évidence de la mort et ne sont pas d’un grand secours car eux-mêmes redoutent ce moment. Tenir la main de cette personne pour qu’elle sente votre chaleur est plus bénéfique que toute parole.

  37. Marie-Line DUPUY dit :

    Un grand « Merci » pour ce texte très complet où chacun peut y puiser qqchose, je pense .. Pour mon cas personnel, il va me permettre de continuer ce long travail, grâce à de belles remarques très pertinentes .. ♫

  38. waterbreathing dit :

    me demande comment on sort du besoin de controle :/ qui est ici décrit, impression que par ex, chez moi, c’est exacerbé, mais innoffensif globalement, un trait qui s’exprime plus à travers des phobies, obsessions, etc.Mais c’est un peu comme si je ne sortais jamais de ce périmètre de controle de ce qui m’entoure, périmètre restreint, mais qui m’amène finalement à insérer peu d’inattendu dans le quotidien.Jenvisage souvent tous les paramètres d’une action , mentalement, lorsque celle ci m’exige un mouvement de soi au monde ..Je l’éxécute presque ensuite comme en téléguidage de soi même, toujours dans le mental, j’en bouge pas. je ne sais d’ailleurs pas faire autrement.. quant à l’expression de souhaiter des réponses à tout, c’est exactement ce que je vivais à un moment, et parfois toujours, ou je voudrais presque une réponse conceptualisable au « sens de la vie », par exemple, pour ma part, c’était une vraie détresse, incompréhensible, qu’il n’y ait pas de réponse, que l’on puisse expliquer, c’était inadmissible, presque; rien que cela me mettait dans des états de rage parfois, mais le plus souvent de désespoir.

    • Le Passeur dit :

      Comme tu le dis, tu n’en bouges pas. Tu abordes tout par le mental parce que tu es totalement identifié à ton ego et ses corps de souffrance. Donc, si tu ne parviens pas à fonctionner autrement pour l’instant, aide-toi autrement. Un exemple parmi d’autres, un séjour prolongé en grotte, dans le silence et le noir, peut avoir un impact considérable sur la déconnexion du mental et l’ouverture à d’autres perceptions. Le pourquoi serait un peu long à aborder, et c’est bien sûr quelque chose qu’il faut faire accompagné par des personnes qui ont l’habitude d’encadrer ce type d’initiation, mais le résultat peut-être assez spectaculaire.

      • waterbreathing dit :

        Je doute un peu pour le séjour en grotte.j’y ai pensé, et en termes de libération, me permettant de fuir le monde, difficultés d’adaptation rencontrées, les autres, soi, à ne pas s’expérimenter, se connaitre.j’ai déjà vécu des phases d’isolement partielles, de plus, certes qui n’ont pas à voir, j’imagine, mais qui ont eu pour conséquences d’amplifier mes ressentis, perceptions, j’avais l’impression de m’autostimuler, en fait, d’être déjà dans une grotte, dans le sens que ce mental chez moi a tendance à m’abstraire de l’environnement, j’ai je crois conscience que bien des choses sont projections sur l’extérieur.en fait j’ai poussé cette forme de retrait si loin qu’il me semble c’était devenu dangereux à un moment..mais peut-être qu’un retrait de cette sorte en des conditions adaptées, et en un environnement qui apparemment y changerait quelque chose, serait différent?

      • waterbreathing dit :

        je crois aussi que « totalement » identifié, est un peu fort..

      • waterbreathing dit :

        En fait je me demande carrément comment on peut fonctionner autrement que par le mental.. surtout en société, avec les autres.limite, je sais pas, quoi. mes origines reptiliennes, sans aucun doute mdr.C’est meme pas l’ego.. c’est vraiment le mental, dans le sens de tout analyser et penser tout le temps.

      • Lous dit :

        Où trouver un accompagnement pour un séjour initiatique dans une grotte?

        • Le Passeur dit :

          Eh bien je n’ai pas vocation à faire de la publicité pour quoi que ce soit ici, mais je connais personnellement quelqu’un qui accompagne ce genre d’initiation, parce que c’est vraiment une initiation. C’est un ami et quelqu’un de toute confiance sous terre. Dans la mesure où c’est une expérience qui donne vraiment des résultats étonnants, particulièrement pour ceux qui ont beaucoup de mal à faire lâcher prise leur mental, je peux donner son contact par mail, il suffit d’en faire la demande dans les commentaires et je répondrai par email comme je vais le faire pour vous. Je précise que je n’ai rien à gagner dans l’histoire, sinon mettre en contact des gens de confiance qui peuvent en aider d’autres, et que ça restera une exception parce que l’expérience est elle-même plutôt exceptionnelle.

  39. waterbreathing dit :

    enfin, ça fait peur, dans le sens que c’est assez stupéfiant à en prendre mesure au fond ..

  40. waterbreathing dit :

    ça fait peur ce brévaire ou bestiaire de l’ego, alors que celui est une structure présente chez tous à divers degrés et formes, et une part de son être, tout ce qui est décrit ici semble juste très peu respectueux de soi, comme de ce qui qui nous entoure un peu comme si à moindres degrés nous avions tous un peu des armes potentiellement toxiques en soi.

  41. Annie dit :

    oups……….oui oui……….Hé bien j’ai du pain sur la planche, vite le balai et la pelle, et haut les cœurs.
    Merci le Passeur.
    Namasté.
    Annie.

  42. Luc dit :

    Ah, enfin !!! allais-je dire. Tiens, l’ai-je dit ? Ah oui, je l’ai dit.

  43. Holodenko Morisot dit :

    AHH! Un grand merci!
    De quoi se reconnaître dans de nombreuses de ces situations, avec la possibilité de les conscientiser!!
    paix et joie et reconnaissance pour ces textes toujours positifs
    Christine

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