« Portrait-robot » des sans-ego

Par Daniel Maurin.

Tout d’abord, il est clair qu’ils ont gardé leur individualité et sont loin d’être standardisés, encore moins des robots ! Leur caractère et leur tournure d’esprit   demeurent, même s’ils ont évolué. Certains sont fougueux (et le demeurent), d’autres calmes et paisibles, d’autres très actifs, d’autres absolument inactifs…

– La paix intérieure, dans les épreuves comme dans les joies de l’existence. Cette paix n’est pas menacée par les drames, les maladies, ni même les tortures. Appelée apatheia dans le monde orthodoxe, elle est aussi la « Paix qui dépasse tout sentiment » (Saint Paul).

– L’absence de peur, en particulier celle de la mort, qui n’est pour eux qu’une formalité administrative ! Elle concerne aussi les autres peurs existentielles telles que la peur de manquer, la peur du lendemain, la peur de ceci ou de cela.

– La conscience ancrée dans l’éternel présent. Le passé ne les taraude pas et l’avenir ne les inquiète pas.

– L’absence de volonté propre. Le « je veux » a disparu au profit de « ce qui doit être ».

– L’abandon à la volonté divine, à la divine Providence, à ce qui est.

– La bienveillance envers tous. Même s’ils peuvent avoir des préférences au niveau relatif, leur amour s’écoule d’une manière uniforme sur tout et sur tous.

– La non-violence, le respect des êtres et des choses. Une attitude globale de non-agression : ne pas nuire à quiconque. Ceci inclut bien sûr les animaux, les plantes, tous les règnes de la Nature.

– La tolérance, basée sur la conscience que la Vérité ultime s’exprime de multiples manières, suivant les sensibilités individuelles et qu’elle revêt donc divers visages tout aussi respectables les uns que les autres.

– La joie intérieure, inaliénable, intarissable, que nulle tragédie ne peut effacer, même si des chagrins sont ressentis au niveau simplement psychologique. « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », demande Jésus au Jardin des Oliviers en référence à sa psyché, mais il ajoute aussitôt la parole qui émane de son Moi profond, toujours en lien avec le Père : « Non pas ma volonté, mais la Tienne, je remets mon esprit entre Tes mains. » Cette qualité s’épanouit sur la base de la plénitude du cœur, la béatitude intérieure qui ne peut être ni augmentée ni diminuée par les aléas de l’existence. Les « bonnes choses » sont cependant appréciées à leur niveau, et les « mauvaises » ne peuvent perturber en profondeur l’océan de la plénitude.

– L’équanimité, qui n’est pas l’indifférence, mais un regard égal sur les situations favorables ou défavorables. La vie étant tissée avec ces deux polarités, elles vont et viennent nécessairement comme le flux et le reflux et ne sauraient troubler la quiétude du sage.
Tandis que l’indifférence traduit un manque de sensibilité, l’équanimité coexiste avec une sensibilité très affinée, telle que l’émotion religieuse ou artistique, l’émerveillement, l’enthousiasme, la joie de vivre, la jubilation, l’exubérance.

– L’inspiration : le moteur des actes n’est pas le raisonnement, mais l’intuition spirituelle, qui capte l’inspiration du Ciel, comme un poste de radio accordé sur cette fréquence. C’est « Radio Ciel » qui donne la musique et la ligne est établie en permanence.

– La conscience cosmique. Au lieu d’être confinée dans d’étroites limites, la conscience du sage embrasse l’infini et se déploie dans la totalité de la vie cosmique. Il a accès à toute la Vérité, au Souffle divin qui respire à travers lui.

– L’omniprésence : de par sa conscience illimitée, il est partout présent, tout en tous.

– Parfois l’omniscience, qui lui permet de tout connaître à tout instant.

– La non-dualité. Même s’il vit dans le monde des humains dans la dualité bien/mal, agréable/désagréable, haut/bas, il vit dans sa conscience profonde un état non-duel où tous les opposés sont réunifiés dans l’Un. Dès lors, aucun conflit ne peut se manifester à ce niveau de son Être où tout est calme, apaisé, harmonieux.

– Une vitalité hors du commun. Le tableau précédent pourrait paraître à certains un peu insipide, un peu trop calme peut-être, mais un tel être étant connecté avec la Source infinie, génératrice et génitrice des myriades de créatures existantes, possède une très grande énergie. Il peut donc accomplir, en un temps très bref, ce que d’autres ne pourraient réaliser en plusieurs années.
On pourrait objecter que de grands mystiques semblaient malades ou affaiblis. Outre le fait que certains aient choisi le rôle de paratonnerres et décidé d’offrir leur corps en holocauste, beaucoup connurent des maladies atypiques, disparaissant d’un coup, comme elles étaient apparues.

– L’amour universel. Le fait d’explorer des niveaux profonds de la conscience permet de réaliser des actions d’une immense portée cosmique. Tandis que l’énergie de l’ego se disperse dans des activités souvent stériles et contradictoires, le non-ego accomplit des desseins universels et œuvre pour le bien de tous les êtres.

– L’action juste : en l’absence d’ego, il n’y a plus « personne » pour accomplir l’action ! C’est la force cosmique d’évolution qui s’en charge. Le sage « agit sans agir, fait sans faire ». Les actions qui se réalisent à travers lui sont focalisées, justes, bénéfiques pour tous.

– Le non-effort. Étant l’instrument de la « volonté divine », il accomplit l’action suivant le désir divin et réalise ses objectifs sans aucun effort. Ainsi que le proclame Lao Tseu dans le Tao Te King : « Ne faisant rien, il n’est rien qui ne se fasse. » Cette qualité pourra réjouir certains, bien qu’elle ne puisse être assimilée à la fainéantise ni à la léthargie, bien au contraire. Ce sentiment de ne rien faire par soi-même mobilise en réalité l’ensemble des forces de l’univers, qui œuvrent à travers lui à la restauration et à l’évolution de toute la création. Jésus ne disait-il pas : « Sans Moi, vous ne pouvez rien faire ? », ce qui veut dire que c’est le Christ cosmique qui opère à travers le saint pour accomplir la volonté du Père, le dessein cosmique d’évolution.

On pourrait citer bien d’autres qualités, telles que l’absence de désir (compulsif), le contentement, la joie parfaite, etc.

Daniel Maurin.

Extrait de « Déjouer les pièges de l’ego » (Éditions Jouvence).
Page originale

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

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20 Responses to « Portrait-robot » des sans-ego

  1. Françoise TERRAUEDE dit :

    Très bel article « fort », qui « interroge », et qui est le support d’1 « échange » déjà très intéressant. // Le NON-AGIR n’est pas, en effet, fainéantise ou désintérêt par rapport à ce monde ! Ce monde est notre seule « maison » concrète, tant que nous sommes dans cette vie ! Donc, bien obligé d’y fonctionner dedans ! // La seule « lucidité » qui nous est nécessaire–afin de ne pas exécuter des actions qui ne sont pas « notres »– est de reconnaître la réalité de ce monde (= nous sommes faits des mêmes atomes et molécules que ce mur,avec une densité semblable, aussi nous ne pouvons pas le traverser. Nous allons nous blesser si nous fonçons dessus, en « croyant » être dans un état « vibratoire » qui nous le permet). En reconnaissant le monde comme réel et extérieur à nous, nous pouvons comprendre et utiliser ses « lois »[[je veux dire : ses lois « matérielles » qui sont AUSSI les lois « divines » car ce monde n’est pas créé par « nous », ni « mentalement »–contrairement à ce que certains »croient » de nos jours où on « découvre » les lois quantiques de la Matière!–,ni « physiquement » –même si « on » s »amuse » à créer des « nouvelles particules », on ne les crée pas, on les « découvre » : elles sont là, depuis toute éternité–]] à la « juste » manière, c.à d., conformément à la loi divine. Bien sûr, tout le monde n’a pas la même « notion » de: « si c’est conforme ou pas  » à la loi divine, mais il y a quelques « dénominateurs communs », comme on dit ! // SEULS QUELQUES ÊTRES TRES RARES A CE JOUR y sont parvenus (et encore : pas du jour-au-lendemain !!) : on citera « Jésus » (tout le monde connaît), « Sri Aurobindo » ( vu dans 1 état « supramental » –lumière légèrement dorée et « pulvérulente » l’entourant– par « la Mère », « Mère Myrrha » de l’Ashram d’Auroville,…plus tous les « saints-à-miracles » dont parlent les traditions (et encore, il ne s’agit pas toujours d’états « miraculeux » : il faut lire entre les lignes et selon les cas) = par exemple, saint François d’Assise, qui « était emporté dans les airs » (il sentait « venir » la chose et « gémissait », d’après les témoignages rapportés à l’époque !)et se retrouvait, bien malgré lui, assis sur une branche par exemple. .// AI LU, ICI, QUELQU’UN QUI se demandait si « les bruits de l’extérieur » apparaissaient pour le « contrarier » en quelque sorte !! C’est surprenant, après avoir lu 1 article sur « les Sans-Ego », de penser que le monde « répond » à notre état personnel !!! . . // A mon avis, le monde extérieur « est », et il n’est pas com-ci ou com-ça…selon notre « humeur du jour »! . Cela me fait penser à une « blague » ésotérique, selon laquelle un Disciple d’un Maître avait pensé pouvoir déplacer la montagne(= la foi déplace les montagnes, et, en valeur absolue, c’est vrai) de devant la fenêtre. Le lendemain, il regarde…et la montagne est encore là. Le Disciple s’en étonne. Alors, le Maître lui dit : « Mais pourquoi voulais-tu la déplacer, cette montagne ? » . // J’ai toujours trouvé cette histoire très belle et très pertinente…pour ceux qui croient pouvoir « changer le monde » par leur mental (y compris leur « foi »). Mille « mercis » à ceux/celles qui auront lu jusqu’ici !! . // Françoise

  2. David dit :

    Bonjour

    J’ai eu envie ce matin de partager avec vous mon experience recente.
    cela fait plusieurs annees que j’avais la sensation de courir apres moi-meme. Depuis le mois d’aout dernier j’ai commence a ressentir le besoin insatiable de me reconnecter a la nature. C’etait comme un appel interieur. Sachant que je vis actuellement en plein centre ville de Barcelone, le changement est consequent. Donc depuis le mois d’aout, j’ai cherche, reflechis, mais au final ai decide de laisser mon ressenti premier prendre le dessus. Cela n’a pas toujours etait facile tant mon ego et mes blessures ont donnes a mon conscients des indications contraire. Mais le resultat est que j’ai aujourd’hui un projet d habitation au milieu de la nature et un travail qui me le permet.
    Nous voila en février et après quelques mois d’une facilite déconcertante (travail, famille notamment) mais difficile sur le plan physique (probleme de dos, cheville et j’en passe), je sens moins de vitalité en moi, des doutes, peurs et angoisses reprennent de la place. Ayant fait la rencontre d’un geobiologue/magnetiseurs, a travers le « nettoyage » de notre maison familiale, quelques mois auparavant, et ayant de lourds antécédents familiale je me décide a aller le voir.
    Le résultat est sans appel, je suis enfin moi. Mes peurs, colères, doutes, blessures profondes, egratinures de la vie ne sont plus la. En lisant l’article ci-dessus je me retrouve dans cette liste non exhaustive. D’ailleurs chose intéressante, je n’avais pas encore lu cette article alors que j’en eu maintes fois l’occasion, mais je ne le sentais pas a l’époque.
    D’un point de vue physique, j’ai la sensation que mon moi est entrain de prendre sa place a l’intérieur, j’ai passe mon samedi après-midi a gesticuler comme si j’enlevais des vêtements, ça a continue le dimanche et encore un peu aujourd’hui. A chaque fois je tousse, crache, baille, en fait expulse ce qui n’était pas moi mais bien en moi.
    Mes sensations aujourd’hui sont simple et ce résume a un sentiment d’amour et de paix. Je n’ai plus le même regard sur l’extérieur, je ne regarde plus les gens de la même façon, j’ai la sensation de voir a travers eux.
    Je pense que ce qui resume le mieux mon sentiment de l’article ci-dessus est:
    – L’absence de volonté propre. Ce qui doit etre est et sera, il faut le vivre avec son sentiment le plus profond, je ne parle pas de destin mais de providence. On peut toujours faire un choix, la difference se fait par ce qui anime ce choix.
    – La bienveillance envers tous. Avant samedi j avais une colere profonde contre mon frere. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Il represente surtout une autre ame avec laquelle j’ai vecu et vivrais peut etre des choses. Mais on n’est pas venu dans cette famille par hasard, on l’a choisi.
    – La joie interieure. Je suis heureux et je sens que rien ne peut l’attaquer le reduire. Il faut juste toujours rester a l’ecoute
    Voila, je voulais vous en faire part car je passe de temps en temps pas ce site et je voulais l’alimenter.
    Merci
    Au revoir

  3. freespirit dit :

    bonjour à tous,
    Voilà je voulais savoir comment agir positivement face aux bruits.
    En effet il y a des bruits génants qui agissent directement sur notre état: on ne peut pas se concentrer, on s’énerve !!! Notre paix intérieure en prend un coup.
    S’agit-il de notre ego ?
    Comment faire pour ne plus percevoir ces bruits ?
    bizarement un bruit qui va géner quelqu’un ne va pas géner une autre personne.

    • Le Passeur dit :

      S’il s’agit des bruits habituels de l’activité humaine, ne pas se focaliser dessus, tout simplement. Plus vous vous focalisez dessus, plus ils vous seront pénibles. Avec une certaine paix intérieure, ils ne vous atteignent plus ou presque.

      • freespirit dit :

        a vrai dire ça se passe dans l’autre sens:
        lorsqu’on a la paix intérieure (calme, zen, joie) et qu’un bruit perturbe cette quiétude. exemple: une mobylette faisant beaucoup de bruit, des travaux dans le voisinage, le chien du voisin qui aboie, la voisine qui marche avec des talons,….
        s’agit-il de l’ego ?

        • didier dit :

          Il existe aussi le moyen opposé, c’est à dire faire un tout avec les bruits extérieurs, les bruits dits « perturbateurs ». Cela peut se faire en méditation, il s’agit d’inclure tout ce qui se passe hors de soi, comme si tout cela faisait parti consciemment de notre vie. C’est souvent le refus d’une chose qui la renforce. Fuir fait que nous attirons ce que nous fuyons, jusqu’à ce que notre mental accepte la contrariété comme participant à notre environnement, alors le bruit s’intègre et devient une pièce du puzzle. Il en est de même de tout ce que nous redoutons. bien souvent le simple fait de lui accorder le droit d’être, indépendamment de ma volonté, le minimise, jusqu’à ce qu’il disparaisse de ma conscience.

          Nous avons toujours appris à refuser ce qui nous déplait, et a rechercher ce qui nous attire… et le résultat de cela à bien souvent le contraire, à savoir que nous recevons ce que nous fuyons et que nous n’atteignons que très rarement ce qui nous attire. Notre égo tente de tout maitriser, alors que la définition même de la vie, c’est la parfaite fluidité. Si nous apprenons à suivre la vie, sans vouloir la maitriser, à vivre ce jeu pleinement, sans refuser les expériences,tout en sachant au fond de soi vers quels desseins nous souhaitons aller, alors assurément notre expérience de la vie en deviendra plus légère… et pourquoi pas, les bruits perturbateurs d’hier seront les notes de musiques sur nos paysage d’aujourd’hui !

          • freespirit dit :

            « Si nous apprenons à suivre la vie, sans vouloir la maitriser, à vivre ce jeu pleinement,….. »
            Je pensais que le but de la vie c’était justement de maîtriser les choses pour acquérir une certaine sagesse. L’expérience nous amènant à cette maîtrise.
            Je pensais qu’en maîtrisant nos pensées et notre manière de vivre (en accord avec l’Univers) on augmentait notre propre fréquence : on devient plus léger et subtil, on acquière de nouvelles perceptions, capacités.

    • Soleil Bleu dit :

      Bonjour freespirit,
      Comme toi, je vis dans un environnement pas toujours conciliant au niveau du bruit. J’ai essayé plusieurs trucs, et y en a un qui semble pas trop mal marcher.
      Quand le bruit devient trop nuisant, je laisse tomber quelques minutes ce que je fais histoire déjà de m’alléger de la contrariété et de la gêne qu’il m’occasionne, ensuite je l’écoute pour le suivre et me mettre à son rythme (peu importe que j’apprécie ou pas les sons) j’essaye « d’être » ce bruit et je ne lutte plus contre lui.
      Rapidement la gêne perd de son intensité, il redevient possible de fixer son attention sur autre chose, et la cerise sur le gâteau, c’est que quasiment à chaque fois, les bruits se réduisent d’eux-mêmes à l’extérieur, parfois même s’arrêtent complêtement.
      Le truc, c’est juste d’être dans l’énergie de « répondre » à cette sollicitation extérieure, sans tomber dans le désir de « je vais faire ceci pour obtenir cela ». En dehors de toute approche duelle quoi !

      • freespirit dit :

        merci beaucoup ! je vais essayer ça.
        Je voulais savoir si ces bruits ne sont-ils pas générés pour nous tester ? vu que rien n’est un hasard dans la vie. Ces bruits sont-ils le résultat d’un mauvais sentiment que l’on a pu avoir ?
        Et donc je voulais savoir s’il y avait un rapport avec l’égo ?

        • alain thomas dit :

          C’est très profond ce que tu dis.
          En fait, tu demandes si une « contrariété » vient de l’égo ou si c’est seulement une « contrariété ».
          Une contrariété est une contrariété. C’est ce que tu en fais qui est important car c’est là où l’égo se manifeste. Il est conscience mentale, qui aime ou qui aime pas.
          Didier explique très bien la prise de recul face à une contrariété. C’est le non agir en pleine conscience. Même face à la souffrance, il est possible de la regarder en face.
          Mais attention, l’égo est bien là.
          Tant que nous souffrons, l’égo est là. Si nous parvenons à éliminer la souffrance, nous éliminerons l’égo.

          • waterbreathing dit :

            Si je devais donner un mot pour définir selon moi le monde humain, je dirais celui ci : bruit.Surement de part une saturation, une hypersensibilité mal gérée, régulée de ma part, j’identifie un afflux de perceptions, sons, couleurs, mouvements, agitations, comme du « bruit », qui en devient presque inassimilable, de « trop », en même temps, ou je ne perçois plus « rien, » ou je perds le calme intérieure, voire le contact à moi, ou je me retrouve furieusement « décentré », pour l’occasion, sans y rien pouvoir, semble t-il.. et j’ai l’impression étrange, souvent que le monde salope mon espace vital alors..que toutes les nuisance y attérissent sans filtre..

  4. didier dit :

    voici ce qu’on peut lire à propos de l’égo dans un des textes de « un cours en miracles » au chapitre : l’erreur et l’égo

    « La conscience, le niveau de la perception, fut la première division introduite dans l’esprit après la séparation, faisant de l’esprit un percepteur plutôt qu’un créateur. La conscience est correctement identifiée comme étant le domaine de l’ego. L’ego est une tentative de l’esprit faux pour te percevoir toi-même tel que tu souhaites être plutôt que tel que tu es.

    Un esprit séparé ou divisé doit être confus. Il est nécessairement incertain de ce qu’il est. Il doit être en conflit parce qu’il est en désaccord avec lui-même. Cela rend ses aspects étrangers les uns aux autres, et c’est l’essence même de cette condition propice à la peur dans laquelle l’attaque est toujours possible. Tu as tout lieu d’avoir peur tel que tu te perçois toi-même.
    C’est pourquoi tu ne peux pas échapper de la peur jusqu’à ce que tu te rendes compte que tu ne t’es pas et ne pouvais pas te créer toi-même. Tu ne peux jamais rendre vraies tes mal-perceptions, et ta création est au-delà de ta propre erreur. C’est pourquoi il faudra que tu finisses par choisir de guérir la séparation ».

    nous avons souvent pris l’habitude de considérer l’égo comme un ennemi dont il faut se débarrasser, alors qu’il ne résulte que d’une mauvaise perception de soi et des autres. Le combattre c’est le renforcer, car c’est lui donner un pouvoir qu’il ne possède pas vraiment. Le voir tel qu’il est : une perception superficielle de ce que nous croyons être, lui retire toute force.

    C’est la connaissance qui libère et l’écoute silencieuse du soi intérieur.

    • alain thomas dit :

      Entièrement en phase avec votre point de vue très éclairant.
      J’ajouterais que l’agrégat de la conscience est l’instance qui réunit les informations de tous les autres (formes, sensations, perceptions et volitions). C’est le « connaisseur » qui se place toujours dans la perspective dualiste d’un « connaisseur-sujet » de l’expérience qui prend conscience d’un « objet » et s’y relie. Selon la nature de son objet, la conscience peut se manifester sous l’un de ses six modes, les six consciences de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du goût, du toucher et conscience mentale.
      Tant qu’il fait l’expérience de son être sous sa forme corporelle et tant qu’il appréhende la notion de sujet-objet, l’être humain fait la connaissance de son égo indissociable de l’esprit.

      • Soleil Bleu dit :

        Oui Didier et Alain Thomas, quelque chose résonne de manière trés juste (au sens « vrai » et en adéquation avec « moi/Soi ») dans ce que vous développez.
        C’est un trait d’union et une invite à ne plus fragmenter l’appréhension de la conscience de Soi, étincelle Divine venue faire l’expérience d’elle même, dans une forme matérielle et humaine (donc contraignante par nature).
        Tout y est juste et à sa place dans cette perspective, combatre ainsi l’égo revient à traiter un produit, alors que l’illusion de son existence perd d’elle-même de sa densité à chaque petit nettoyage (ou micro-guérison) de ce qui nous sépare du reste de la création, y compris d’avec Soi.
        L’aventure non duelle se découvre à chaque instant et dans toute situation, elle appelle inévitablement à l’humilité de lâcher-prise sur tout désir d’arriver à…. pour parvenir à voir, accepter, aimer « celui,celle, toi, moi » qui « Est » dans l’instant.
        In lake’sh dans la diversité de « Son » expression.

        .

  5. elba dit :

    Beau texte à lire et à relire, Passeur.

    Une petite chose m’interpelle à propos du ‘non-faire’… Bien entendu que certaines choses se font toutes seules, comme respirer, par exemple, qui nous est nécessaire, mais que nous faisons sans effort. Cependant, ne pensez-vous pas que nous sommes obligés de travailler et de produire au moins un minimum d’effort ? Ne serait-ce que pour nous procurer notre nourriture ? Le non-faire n’a t’il pas ici des limites, car si nous ne faisons rien pour nous nourrir, nous vêtir, nous chauffer lorsque l’hiver est là, c’est le travail des autres alors, qui vient pallier à cela… et dans ce cas, n’est-ce pas un non-respect de l’autre que d’accepter qu’il travaille à notre place ? (bien évidemment, si nous sommes en mesure de travailler en étant en bonne santé.)

    Bonne journée à vous et à tous les internautes.

    • didier dit :

      Le non-faire n’est pas l’absence d’action, c’est l’action sans la conscience d’un soi agissant. Ce n’est pas toujours simple à comprendre intellectuellement, mais faite simplement cet essai :
      Au cours de la journée, lors d’un travail que, habituellement, vous considérez comme une tache difficile à accomplir, ou plus simplement comme une tache devant être faite, mais que vous n’aimez pas forcément, essayez simplement de devenir un simple observateur de cette tache que vous exécutez, c’est à dire prenez de la distance, devenez spectateur de ce travail, avec la conscience de celui ou celle qui participe à un spectacle. Considérez que quoi qu’il se passe, cela appartient à cette pièce qui se joue sous vos yeux. Qu’il s’achève en réussite, ou bien en fiasco, qu’il soit digne d’intérêt ou des plus banal, considérez simplement que votre Soi est totalement indépendant de ce résultat. Il y a la tache, celui qui l’exécute et celui qui apprécie la pièce qui se déroule sous ses yeux. Il y a vous qui prenez plaisir a cette pièce, il y a vous qui effectuez cette tache, et le résultat de ce travail qui dépend de tellement de paramètres que vous n’en êtes absolument pas la maitre…
      Bine qu’accomplissant ce travail, vous voilà dans le non-agir. Vous faites de votre mieux, mais vous ne dépendez plus du résultat de cette action. Vous êtes libres des résultats de l’action, bien qu’agissante… dans cela il y a la joie d’être…

    • Tibo dit :

      Bien le bonjour,
      si je puis me permettre, il ne me semble avoir lu quoique ce soit qui fasse référence à une notion de « non-faire », bien au contraire.
      De ce qui me semble être porté à la compréhension limitée de mon ego, une fois éveillé, nous ferons chaque chose sans en ressentir la contrainte. Bien sûr que nous continuerons à nous vêtir, peut-être bien à manger et donc à se procurer de la nourriture mais nous ferons cela dans un sentiment de « non effort ». Nous apprécierons ces actions pour ce qu’elles SONT et non pas parce qu’il FAUT les faire.

      C’est l’expression de la volonté divine qui passera directement en nous, au-delà de l’ego qui fera que tout ce que nous ferons semblera naturel et sans contrainte.
      Je pense qu’une fois éveillés, on fera certainement beaucoup plus de choses pour le bien-être des autres que ce nous sommes capable de réaliser actuellement avec nos egos.

      Quand la citation dit « agit sans agir », elle parle bien d’agir et donc de faire mais je pense qu’elle sous-entend que nous n’aurons plus le désir (et donc la contrainte à mon sens) d’agir ni la peur de bien faire ou pas.
      C’est une forme de libération, enfin selon moi. Je suis sur le chemin et je commence à peine, à peine à arrêter de regarder la distance qui me reste à faire pour me concentrer sur où je met les pieds maintenant, d’accepter de là où je met les pieds et éventuellement d’apprécier de là où je met les pieds. Bref j’ai pas de quoi m’ennuyer !! ^^

      Je ne sais pas ce qu’on penseront les autres mais voilà ce que je pouvais en dire.
      Namaste à toutes et tous et merci encore une fois à notre Passeur pour ce partage !

  6. Quintus dit :

    A méditer..

  7. marie christine dit :

    Au boulot !!!

  8. Ellefenix dit :

    Venu à moi renforcer ce que me disait mon coeur..Juste quelques instants avant que je ne m’assoie ici avec vous et que vous me chantiez les notes célestes que j’entendais.

    Namasté et que brille encore et plus encore cette humanité en cette victoire, sous le regard de tous les univers.

    Merci!

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