Votre raison d’être profonde

Par Eckhart Tolle.

« Dès que vous dépassez le plan de la survie, les questions du sens et de la raison d’être se mettent à avoir une importance primordiale dans votre vie. Beaucoup de gens se sentent pris par la routine quotidienne qui semble priver leur vie de sens. Certains croient qu’ils sont passés ou passent à côté de leur vie. D’autres se sentent extrêmement limités par les exigences familiales et parentales, par leur situation financière ou par leur situation de vie. Certains autres sont minés par le stress et d’autres encore par l’ennui. Certains sont pris par l’activité effrénée, d’autres par l’apathie. Nombreux sont les gens qui aspirent à la liberté et à l’expansion conférées par la prospérité. De nombreux autres jouissent déjà de la liberté qu’accorde la prospérité et découvrent malgré tout que celle-ci ne suffit pas à donner un sens à leur vie. Aucun prétexte extérieur ne peut servir à découvrir notre vraie raison d’être, qui ne peut se situer sur le plan concret. Notre vraie raison d’être ne concerne pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes. Elle concerne notre état de conscience.

La chose la plus importante à réaliser est la suivante : votre vie a une raison d’être intérieure et une raison d’être extérieure. La raison d’être intérieure est primordiale et concerne l’Être. La raison d’être extérieure est secondaire et concerne le faire. Celles-ci sont si entremêlées qu’il est presque impossible de parler de l’une sans parler de l’autre.

Votre raison d’être profonde, c’est de vous éveiller. Aussi simple que ça ! C’est la raison d’être que tous les humains de cette planète ont en commun puisque c’est la raison d’être de l’humanité. Cette raison d’être fait essentiellement partie de la raison d’être du Grand Tout, de l’univers et de son intelligence. Quant à votre raison d’être extérieure, elle peut changer avec le temps et varier beaucoup d’une personne à l’autre. Trouver sa raison d’être profonde et se syntoniser sur elle est ce qui nous permet de manifester notre raison d’être concrète. Sans cette syntonisation, vous pouvez certes accomplir un certain nombre de choses par l’effort, la détermination, la combativité, le travail acharné ou la ruse. Mais, aucune joie n’émane de ces accomplissements, qui finissent invariablement par la souffrance sous une forme ou une autre.

Aussi longtemps que vous serez inconscient de l’Être, vous chercherez une signification seulement dans la dimension du faire et du futur, autrement dit dans la dimension du temps. Et toute signification ou satisfaction se transformera en déception à un moment donné et sera invariablement détruite par le temps. La signification que nous trouvons sur ce plan n’est que relativement et temporairement vraie.

Je ne dis pas qu’aider les autres, prendre soin de vos enfants ou viser l’excellence soient des choses sans valeur. Pour bien des gens, ces activités constituent une importante partie de leur raison d’être dans le monde concret. Mais cette raison d’être extérieure est toujours relative, instable et impermanente. Cela ne veut pas dire qu’il faut vous abstenir de vous engager dans ces activités. Cela veut dire que vous devez les harmoniser avec votre raison d’être première et intérieure pour donner un sens plus profond à ce que vous faites.

Si vous ne vous alignez pas sur votre raison d’être première, tout objectif que vous vous donnerez, même si c’est de créer le paradis sur Terre, sera un produit de l’ego et sera détruit par le temps. Tôt ou tard, il mènera à la souffrance. Si vous ne tenez pas compte de votre raison d’être profonde, peu importe ce que vous ferez, même si cela a l’air de nature très spirituelle, l’ego s’immiscera dans le comment et le moyen viendra corrompre la fin. Le dicton qui dit que « la route vers l’enfer est pavée de bonnes intentions » met le doigt sur cette réalité. Autrement dit, ce ne sont ni vos activités ni vos objectifs qui sont primordiaux. C’est l’état de conscience dont ils émanent qui l’est. L’accomplissement de votre raison d’être première jette les bases d’une nouvelle réalité, d’une nouvelle Terre. Une fois que les bases sont là, votre raison d’être extérieure prend une forte coloration spirituelle, étant donné que vos objectifs et intentions ne font qu’un avec la pulsion évolutive de l’univers.

Lorsque vous considérez ce que vous faites [à l’instant] ou ce que vous êtes comme la principale raison d’être de votre vie, vous éliminez le temps. Ceci vous donne un pouvoir incroyable. L’élimination du temps dans ce que vous faites crée un lien entre vos raisons d’être intérieure et extérieure, entre l’être et le faire. Lorsque vous éliminez le temps, vous éliminez l’ego. Quoi que vous fassiez, vous réussirez merveilleusement bien, puisque le faire devient le point central de votre attention, puisqu’il devient un canal par lequel la conscience arrive jusqu’à ce monde. Il y a donc de la qualité dans ce que vous faites, même dans le geste le plus anodin, comme tourner les pages de l’annuaire du téléphone ou vous déplacer d’une pièce à une autre. La raison d’être à tourner les pages a comme seul objectif de tourner les pages. L’objectif second est de trouver un numéro de téléphone. La raison d’être à passer d’une pièce à une autre est de passer d’une pièce à une autre. L’objectif second est d’aller chercher un livre. Dès que vous saisissez le livre, ce geste devient votre objectif premier.

C’est à partir des petites choses que l’on honore et dont on prend soin que les grandes choses naissent. La vie de chacun n’est vraiment faite que de petites choses. La grandeur est une abstraction mentale, le fantasme favori de l’ego. Il y a un paradoxe qui veut qu’honorer les petites choses du moment présent, au lieu de poursuivre l’idée de grandeur, serve de fondation à la grandeur. Le moment présent est toujours petit dans le sens où il est toujours simple. Mais au fond de lui se cache le plus grand des pouvoirs. Le moment présent ressemble à l’atome. Il est une des plus petites choses existant, mais qui détient un pouvoir énorme. C’est seulement lorsque vous vous syntonisez sur le moment présent que vous avez accès à ce pouvoir. Ou, plus justement dit, c’est lui qui a accès à vous, et par vous, au monde. C’est de ce pouvoir dont Jésus parlait quand il a dit : « Ce n’est pas moi, mais le Père en moi, qui fait le travail. Je ne peux rien faire de moi-même. » (Jean, XIV, 10). L’anxiété, le stress et la négativité peuvent vous couper de ce pouvoir. Et l’illusion que vous êtes dissocié de ce pouvoir régissant l’univers tout entier refait surface. De nouveau, vous vous sentez seul, à vous battre contre quelque chose ou à essayer d’accomplir ceci ou cela. Mais pourquoi l’anxiété, le stress et la négativité sont-ils apparus ? Parce que vous vous êtes détourné du moment présent. Et pourquoi avez-vous fait cela ? Parce que vous avez pensé que quelque chose d’autre était plus important. Vous avez oublié votre raison d’être première. Une petite erreur, une mauvaise interprétation créent un monde de souffrance.

Alors, soyez loyal envers la vie en étant loyal envers votre raison d’être intérieure. Dès que vous devenez présent et, par conséquent, total dans ce que vous faites, vos gestes se dotent d’une force spirituelle. Au début, il n’y aura pas de changement notable dans ce que vous faites. Il y en aura seulement dans le comment. Votre raison d’être première est maintenant de permettre à la conscience de transpirer dans ce que vous faites. Alors que la notion de raison d’être était auparavant toujours associée au futur, une raison d’être plus profonde apparaît qui peut seulement être trouvée dans le présent, par la négation du temps.

Quand vous rencontrez des gens, au travail ou ailleurs, accordez-leur votre attention totale. Vous n’êtes plus principalement là en tant que personne, mais en tant que champ de conscience, de Présence vigilante. La raison qui vous a originellement fait entrer en contact avec l’autre personne (acheter ou vendre quelque chose, demander ou donner des renseignements, etc.) devient secondaire. Le champ de conscience créé entre vous deux devient la principale raison d’être de l’interaction. Cet espace de conscience devient plus important que ce dont vous parlez, plus important que les objets ou les pensées. L’être humain devient plus important que les objets de ce monde. Cela ne veut pas dire que vous négligez ce qui doit être fait sur le plan pratique. En réalité, le faire se déroule non seulement plus facilement, mais plus puissamment lorsque la dimension de l’être est reconnue. Le faire devient ainsi secondaire. L’avènement de ce champ unifié de conscience entre les êtres humains est le facteur le plus essentiel dans les relations sur la nouvelle Terre. »

Eckhart TolleEckhart Tolle – Extrait de « Nouvelle Terre » (Ariane Editions)

Source.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

A propos Le Passeur

Nomade sur le chemin...
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27 Responses to Votre raison d’être profonde

  1. Vince dit :

    Vos messages sont trop longs frères.
    Appliquez ce que dit cet homme et vous trouverez le Salut.

  2. Boswelia dit :

    Bonjour Passeur,
    avant toute chose, merci pour tous vos articles, lumineux, et toujours intéressants…celui-ci m’interpelle davantage…j’ai dépassé le stade de la « survie », à savoir que tous mes besoins (essentiels, je suis en dehors de cette société de consommation…) sont satisfaits…la Vie me propose aujourd’hui d' »être »…et pourtant je vis assez mal le fait de ne rien « faire »; je suis thérapeute, naturopathe, et ma clientèle s’est « évanouie », du jour au lendemain…
    Dois je comprendre que je suis « guérie » ? suis-je encore trop conditionnée par cette société où si l’on ne fait rien, on est rien…hummm, histoire d’égo et d’orgueil…
    Je suis heureuse, je vis dans la sérénité de la Nature, témoin chaque jour de ses merveilles, je me sens presque coupable de cet état de contemplation et de béatitude…
    Je me permet de m’adresser à vous, directement, parce que je vois toujours dans vos réponses des messages pertinents pour chacun de nous, sur le chemin…
    Merci pour tout votre travail, merci d’avance si vous avez le temps de me répondre…
    toutes mes amitiés

    • Le Passeur dit :

      Je n’ai pas dit qu’il ne faille rien faire, mais qu’il faut oser aller vers ce qu’on aime, vivre de la manière qui nous rend le plus léger et nous facilite la joie de chaque instant. Sur cette voie tout alors sourit et seul l’ego nourrit ses peurs. J’en parlais hier avec une amie qui a fait aussi ce chemin de lâcher prise et qui le poursuit. Elle, comme bien d’autres, vit concrètement bien mieux qu’elle n’a jamais vécu alors que sur le plan des réflexes d’organisation de vie l’ego ne s’y retrouve plus et n’a plus l’impression d’avoir une identité. Mais comme la conscience supérieure préside désormais plus que l’ego aux vies de ceux qui ont vraiment entrepris ce lâcher-prise, soutenir cette intention est de plus en plus aisé, les peurs s’éloignant chaque jour un peu plus, y-compris celle, récurrente, du manque de moyens financiers.
      Sur le chemin pris avec honnêteté et conscience, les lois universelles de la synchronicité et de l’abondance fonctionnent parfaitement.
      Ce qui importe lorsque l’on s’interroge sur le « faire », c’est d’y répondre dans le sens de ce qui nous appelle au plus profond de nous. Qu’il s’agisse de rester tout le jour assis au pied d’un arbre, de travailler son jardin si on en a un, de s’engager dans des tâches bénévoles ou salariées, de se promener, de soigner, de dormir, peu importe, ce qui a de l’importance, c’est de répondre à l’appel profond qui vibre en nous, d’être à son écoute et de formuler en soi clairement son intention, car alors la création suivra aussitôt. Les sentiments de comparaison et de culpabilité ne sont que des manifestations égotiques d’un Moi qui se meurt sous cette forme. Ne vous occupez pas du regard des autres, faites ce que vous sentez que vous devez faire.

      • Boswelia dit :

        Merci pour votre réponse, je suis touchée par l’attention que vous portez à chacun…vos réflexions sont vraiment brillantes !!!
        J’aime ma vie, je suis dans la gratitude et la joie de chaque instant…je ne fais pas « rien », je suis à l’écoute et au service de mes proches, de la Nature, de tous ceux qui viennent me trouver; mais ayant été longtemps une « hyper-active », voyageuse, passionnée, créatrice, j’ai l’impression de ne plus rien faire, et je crois que vous avez très bien compris en disant que  » l’égo ne s’y retrouve plus dans les réflexes d’organisation de vie, et n’a plus l’impression d’avoir une identité »…cela me parle beaucoup…
        si j’en suis là aujourd’hui, c’est bien parce que j’ai écouté cet « appel au plus profond de moi »; la Vie m’a donné ce que j’ai toujours voulu, vous avez raison pour les lois de la synchronicité et de l’abondance, elles existent vraiment !!!
        votre réponse me parle de cette vigilance que je dois garder face à ces ondes toxiques de culpabilité, comparaison, peur, désir de reconnaissance…
        Merci de m’avoir remise sur la bonne fréquence, la vôtre…lumineuse…
        toutes mes amitiés

    • Salvia dit :

      Vous exprimez ce qui occupe en ce moment quelques unes de mes pensées, et cela pour des raisons similaires aux vôtres, mais je n’éprouvais pas l’envie d’en parler.
      Ce mental et cet ego, on croit en avoir compris les mécanismes, mais tant qu’on est dans un sentiment de culpabilité on n’a pas encore totalement lâché prise. Et tant que ce n’est pas la totalité on est toujours encore dans la peur. Celle-ci, pour moi en tous les cas, se manifeste de plus en plus subtilement, mais je constate avec tristesse qu’elle existe toujours encore. J’ai l’impression de devoir défricher un champ dont je ne vois pas la fin. Mais je ne désespère pas d’y arriver. Ce sera quand ce sera, c’est tout ce dont je suis certaine.
      La réponse du Passeur est donc également valable pour moi. Merci à lui.

      • Le Passeur dit :

        Il n’y a pas à s’attrister mais au contraire à se réjouir de voir la peur s’exprimer de manière plus subtile là où autrefois elle pouvait le faire de manière plus grossière. Ca montre bien qu’elle n’a plus l’espace qu’elle avait et que du grand lit d’un fleuve, elle doit à présent se contenter des fissures où elle peu encore s’infiltrer. Peu à peu tu verras que les points d’infiltration seront de plus en plus rares et que le peu qui demeurera ne t’empêchera pas d’avancer sereinement.

        • Salvia dit :

          Merci pour ton message qui m’est allé droit au coeur.

          • marie christine dit :

            « Soyez loyal envers la vie en étant loyal envers votre raison d’être » .
            J’aime beaucoup cette phrase .
            Le parler vrai se ressent immédiatement .
            Pas de circonvolutions . Pas de philosophies . Pas d’illusions mystiques .
            Celui qui parle vrai est dans le vrai .
            Ceux qui parlent vrai me font sentir bien .

        • Louisetta dit :

          Oh passeur oui c’est tellement vrai ce que vous avez répondu à Boswelia! ça vaut pour tout le monde ici bas, et c’est si simple.

  3. oiseaux dit :

    Je viens pour la premeire fois sur votre site.Je suis une personne a l’opposé de ce beau texte mais qui a le gout de s’en sortir….mais comme il y a beaucoup de sujet!!! je ne sais pas par quoi je devrais commencer.Je ne vous mentirez pas car je suis ce que les docteur appelle depression majeur…je suis au point d ene plus sortir de chez moi,Je cherche comment combattre cette peur???? Pourriez vous me donner quel lecture ,je devrais commencer …..merci

    • Le Passeur dit :

      Commencez peut-être par les articles de la rubrique « L’Eveil ».

    • elba dit :

      Courage, oiseaux ! Dis-toi que la peur est un truc qui n’existe pas : c’est une chose que tu fabriques dans ta tête, si tu réfléchis bien… et à fabriquer des pensées noires, on émet des pensées noires. Il nous faut au contraire émettre beaucoup d’amour pour anihiler tout ce qui est sombre dans cette vie. Tu le peux, nous le pouvons tous, sois-en persuadé(e ?).
      Il y a tout plein de monde à tes côtés par la pensée. Tu n’es pas seul(e).
      Bisou d’amitié à toi.

  4. Serge dit :

    Bonjour,

    « C’est seulement lorsque vous vous syntonisez sur le moment présent que vous avez accès à ce pouvoir. Ou, plus justement dit, c’est lui qui a accès à vous, et par vous, au monde. »

    Ce passage a attiré mon attention et ouvert une porte, ayant écouté le livre audio, ceci m’avait apparement échappé. En effet avoir accès à ce pouvoir inscite à faire quelque chose pour utiliser ce pouvoir (mental-égo); alors que si c’est lui qui a accès à vous, et par vous, au monde, cela inscite à laisser faire, et donc lui permettre de s’exprimer.
    Ceci change complètement la donne !

    En tout cas merci à tous pour ces commentaires interessants et instructifs.
    Merci « Le Passeur » pour ce partage.

  5. Soleil Bleu dit :

    Illustration parfaite que c’est bien de notre capacité à Être ce funambule attentif à l’instant présent, que les circonstances extérieures se créeront d’elles-mêmes et en harmonie avec l’éveil en expansion partout dans l’univers. Et non l’inverse.

    Oui, il n’y a plus à « vouloir » quoi que ce soit, il y a juste à « Être » ancré dans une harmonie intérieure qui nous fasse accepter, sourire et finalement recevoir comme cadeau, des évènements aux atours difficiles qui s’accrochent à nos basques grace à la densité que nos pensées leur accordent.

    Oser lacher-prise sur les sentiments telle que l’inquiétude, la peur ou la colère que générent les situations d’inconfort de toute nature, c’est assurément laisser de côté le regard restrictif et jugeant de l’égo, pour réinviter la Source qui ne peut que nous créer des circonstances plus favorables si l’on fait confiance et laissons agir l’amour inconditionnel de son essence.
    Le seul problème est que souvent nous manquons tellement d’amour pour Soi, que nous laissons nos pensées et ressentis prendre les rênes de notre vie à notre insu, le « moi » dresse ainsi un obstacle qui nous voile sa lumière, crée une réalité en réaction aux évènements extérieurs et nous éloigne un peu plus de notre intention initiale qu’est l’éveil.

    Nous sommes et restons, quoi que nous fassions, l’incarnation de notre Source commune, l’oublier, regretter, culpabiliser ou se juger revient à créer nous mêmes les murs de notre geôle de pré-humain.
    Une chose est sûre, c’est que nous nous éveillons tous en ce moment, personne ne peut s’extraire de cet alignement général, certains en sont plus conscients que d’autres, et alors ? Seules les résistances au changement peuvent rendre l’ajustement difficile pour certains, mais c’est aux autres (les presque réveillés) qu’il incombe de ne pas survaloriser et donc alourdir ces attachements qui s’expriment haut et fort dans le paysage actuel.

    Augmenter l’intensité lumineuse de mon Être est le seul acte qui stope ma contribution à l’obscurité ambiante. Le reste, c’est vouloir encore agir sur l’illusion qui se fait et se défait en rapport de la connection que j’établis ou pas avec ma conscience supérieure.

    Merci à Eckart, au Passeur et à vous tous de m’y aider.

  6. Relience dit :

    Apprendre à aimer ce qui fait du bien

  7. Bonjour à tous

    Voici un lien vers la version audio/vidéo de ce texte d’Eckhart Tolle proposé par Le Passeur.
    Il manque les premières phrases du texte proposé ici.
    http://www.youtube.com/watch?v=n0HxsYMkidQ
    merci pour le partage

    jean

    Cette vidéo a été publiée aujourd’hui par « Les amis d’EckhartTolle » sur Youtube et sur notre page Facebook:
    http://www.facebook.com/pages/Eckhart-Tolle-en-fran%C3%A7ais/134911803225094

  8. marie christine dit :

    Un texte important d’Eckhart Tolle, et des commentaires à la hauteur, pleins de compréhension et de sagesse !
    Il me vient l’idée que nous sommes enchaînés à toutes ces soit-disant lois de cause à effet qui font nos automatismes psychologiques : « Si j’attrape froid, je vais m’enrhumer . Si je mange ça je vais être malade . Si tu grimpes là-dessus, tu vas tomber, etc, etc, etc … » .
    Ainsi, constamment, nous relions le passé, le présent et le futur dans une sorte de logique inconsciente basée sur des références passées et des conséquences à venir .
    Et si tout cela n’arrivait pas ? Et si on faisait les choses en conscience, en confiance ? On garderait la maîtrise de sa vie, de son corps, des événements . Il suffit de ne pas croire que les choses se répètent forcément, de croire que tout peut être différent à chaque instant . Il n’y a pas de fatalité . Il y a création, recréation permanente de sa vie . Il n’y a que du nouveau . Nous avons le pouvoir du nouveau à chaque pas .
    Je reconnais que ce n’est pas facile … Combien de fois se surprend-on à se demander si on a bien fermé la porte à clé, si on a bien éteint la lumière, etc … Parce qu’on l’a fait machinalement, parce qu’on pensait à autre chose, parce que le mental était projeté dans un autre temps .
    Le mental a fait du bon travail, il nous a aidés à progresser vers une plus grande conscience . Nous pouvons lui être reconnaissants . Mais à présent, il est arrivé au maximum de ses compétences . Il a le droit de se reposer . S’il cesse de se mettre la pression, s’il devient docile et se met entièrement au service de la conscience au-dessus de lui pour la transmettre en bas, alors la voie sera libre . Plus besoin d’agendas, de réflexions, plus besoin de s’encombrer le cerveau avec tel ou tel devoir : la conscience qui veille constamment nous dira à chaque fois, directement et exactement ce que nous avons à faire . Au moment précis, une petite voix nous soufflera : »N’oublie pas tes clés ! Dis ceci ! Fais cela ! » . Et ce sera toujours la chose qui convient parfaitement .
    Ce serait charmant !

  9. louisetta dit :

    Nous savons tous que ce qu’il dit est vrai et je trouve que c’est très clair.
    ça me donne envie de citer une femme âgée que je connait. Elle a 70 ans et en parait tout simplement 40, elle ressemble à une fée et son visage est très harmonieux, on dirait qu’elle sourit toujours un peu avec une grande bienveillance. C’est une psychothérapeute très éveillée, qui dit à ses patients et amis: « interrogez vous sur ce qui vous met en joie dans la vie, ce qui vous fait vibrer rien qu’en y pensant, qui vous donne de l’énergie… et s’il vous plait, faites-le, vivez-le sans plus attendre! ».
    Bien entendu, Eckhart Tolle nous parle ici d’un état de conscience qui surplombe tout ce qu’on entreprend, mais je crois que ces paroles complètent cet enseignement et j’avais vraiment envie de les partager!

    • Nikola dit :

      Merci Louisetta pour cette remarque si juste. Nous vivons des temps tristes car plombés par la chape de l’esprit-economie. Beaucoup cherchent a se montrer ou atteindre un niveau de richesse matérielle et ne sont satisfaits que quand ils arrivent a le montrer. Alors que la Joie et le Plaisir de Vivre (et non le plaisir pauvre de l’alcool, sexe, achat d’un I-Phone, etc) deviennent des passagers facilement clandestins dans nos vies, car nous sommes peu souvent dans une position ou ils peuvent s’exprimer librement. Merci encore ! Amour et Lumière !

  10. Salvia dit :

    « Autrement dit, ce ne sont ni vos activités ni vos objectifs qui sont primordiaux. C’est l’état de conscience dont ils émanent qui l’est. »
    C’est ce que disaient et vivaient à leur façon Sri Aurobindo et Mère: apprendre à être conscient de nos gestes à chaque instant, ou plutôt, mettre de la conscience en chacun de nos gestes. Vaste programme … et pas aussi simple que ça en a l’air. Mais il me semble que c’est dans cette prise de conscience que réside un grand secret évolutif.

  11. alain thomas dit :

    « Lorsque vous considérez ce que vous faites [à l’instant] ou ce que vous êtes comme la principale raison d’être de votre vie, vous éliminez le temps. Ceci vous donne un pouvoir incroyable. L’élimination du temps dans ce que vous faites crée un lien entre vos raisons d’être intérieure et extérieure, entre l’être et le faire. Lorsque vous éliminez le temps, vous éliminez l’ego. Quoi que vous fassiez, vous réussirez merveilleusement bien, puisque le faire devient le point central de votre attention, puisqu’il devient un canal par lequel la conscience arrive jusqu’à ce monde. »

    Eliminer le temps concerne aussi le présent.
    L’égo est éliminé lorsque l’on élimine les pensées des trois temps (passé, présent et futur) et c’est cela qui donne un pouvoir incroyable car dans le faire, vous êtes absorbés dans l’attention continuelle que vous portez.
    Nous savons que le présent n’existe pas, il est fuyant. Ce n’est donc pas l’instant qui est important, c’est l’attention que vous portez à ce que vous faites et qui élimine le temps. Il n’y a pas de place pour le mental.
    Si nous sommes dotés d’un corps c’est aussi pour harmoniser nos mouvements dans le faire.
    Voilà pourquoi l’art est un moyen habile pour vivre l’attention authentique.
    L’Eveil serait de vivre cette attention en permanence, sans les pensées des trois temps. Ne disons pas que c’est impossible mais cest très difficile à réaliser tout de même.
    Le jardinier qui s’active à prodiguer le plus grand soin à son merveilleux jardin vit son Eveil sans le reconnaître car l’Eveil est un état.
    Ceci est valable pour toute activité qui demande de l’attention authentique.
    Dans cet état, tout plaisir ou toute souffrance ont disparu. Il n’y a que la joie profonde du grand bonheur dénué de souffrance, en toute équanimité.

  12. Dania dit :

    C’est extrêmement subtil d’être vraiment dans l’instant présent et d’être totalement ouvert à la conscience sans aucune interférence mentale…
    C’est être d’une certaine manière dans la position de témoin ou d’observateur, sans jugement, sans le brouhaha mental habituel…

    J’aime beaucoup ce texte et la fraicheur qui s’en dégage. Il n’empêche que dans la vie de tous les jours, c’est plus compliqué que dans les textes… En vérité (je l’ai déjà dit et je me répète ; pardon) je ne vois pas comment il est possible de grandir en conscience de manière DURABLE pour atteindre l’Eveil (comme E. Tolle par exemple) quand on est en prise avec les affaires quotidiennes de la vie (boulot, argent, famille etc).

    Belle soirée à tous,

  13. Relience dit :

    Ok. Je l’ai vécu. Mais cela ne m’a pas empêché à un moment donné de retomber. Et ce n’était pas mal ou imparfait. Cela contribue à tout voir et à tout accepter tel qu’il est afin d’accéder à l’acceptation dont le lâché prise.

    En ce moment la lumière est là et nous aide à tout nétoyer. Les hauts et les bas sont noté de manière plus dense en sensation d’intensité. C’est un processus d’évolution.

    Quand une personne souffre, qu’elle est resté trop dans l’égo, il est peut être temps pour elle de trouver l’objet de ses peurs afin de justement les transcender. Ainsi, à un moment donné elle fera une expérience où elle ira s’expérimenter sur le terrain. Pas pour se prouver quoi que ce soit, mais pour vivre sa confiance en elle et donc surement trouver cette présence ouverte envers l’autre et donc envers soi-même.
    Autrement, on ne fera que semblant et le fond aura un parfum toujours aussi amère.

    Mon objectif est présent, j’en est un. Il est objet fictif. Cependant, il est ce qui me permettra d’assurer mon évolution que j’applique du mieux que je peux au quotidien lorsque justement je m’avoue ce que je ressent. Quand je sens un désacord entre la situation et mon ressentis dessus. Il y a contrariété. Exactement comme en lisant ce texte. Sans quoi, à quoi sert le travail de guérison ?

    Parce que j’ai un but, c’est celui de mon accomplissement. Il ressemble à la continuité de cet état de présence. Mais pour se faire je ne doit me mentir en rien sur quoi que cela soit et en ce qui est. Accepter. Regarder le temps et l’accepter. Regarder tout ce que ce monde créer ou fait en l’acceptant. En acceptant de jouer la partie du jeux qui m’aidera à être comme tout le monde sans être supérieur. Ainsi l’écoute pourra s’accomplir dans la juste note. Le bon timpo de musique. En accord avec moi-même car je serais enfin moi-même. Réussir en s’alignant c’est l’accord du monde extérieur avec le monde intérieur.
    Plus de voile. En comprenant que rien est un hasard est qu’il faut aussi se pardonner.

    Donc merci Ekart Tolle et Passeur. Parce que je me met à nue là dessus. J’avoue que j’ai encore mal. Que ce qui me pousse à être bonne élève est que le professeur reste encore derrière sa libération total et permanante. Et que je ne suis ni l’un ni l’autre. Et j’en suis là où je dois être selon mon chemin selon ce qui est juste et bon pour moi même si l’orage gronde parfoi, il permet d’accéder à la foi.

    Si je cesse de penser à demain ou à hier, tout devient plus simple et surtout libre. Mais pour y accéder, se libérer du lendemain en se séparant d’hier aide à le trouver.

    Jenny

  14. didier dit :

    Bonjour,

    j’aime beaucoup cette explication de l’égo que l’on retrouve dans ce texte, à savoir que le passé et le futur sont le domaine de l’égo,tandis que le présent est le domaine du Soi.
    Là où on aurait besoin d’explication c’est « qu’est-ce que l’éveil ». Je sais qu’il existe de nombreux textes sur cela, mais je pense que c’est à chacun de se poser cette question pour lui même, au plus profond du silence. Les mots, ou plutôt les sensations, qui naitrons de ce questionnement intérieur seront certainement légèrement différents pour chacun de nous, mais assurément ils seront les bases d’un vrai changement dans nos vies.

    • Béa dit :

      C’est toute la dichotomie que l’on traverse dans notre cheminement spirituel !

      Cette quête de comprendre pour dépasser et poursuivre son avancement est une invitation du Soi qui attend patiemment d’être pleinement reconnu jusqu’à être intégré sans condition.

      La recherche implique un objectif ,une projection dans le temps linéaire ainsi que des variantes,des niveaux,des hiérarchies…

      Hier-demain,question-réponse,avant-aprés,cause-effet,vrai-faux,vérité-illusion…dualités temporelles qui nous volent à l’éternité du Présent.

      C’est uniquement dans l’ici et maintenant que cesse la quête incessante de l’égo et ses folles tentatives pour nous voler au parfait et Divin CADEAU de l’instant .

      Etre est au delà des mots,au-delà des concepts et des formes.C’est l’ expression d’un Tout qui ne souffre d’aucun contraire,d’aucune tentative d’enfermement mental. C’est le plein abandon par l’accueil inconditionnel de « ce qui est ».

      Vouloir expliquer l’inexplicable est aussi infructueux que de vouloir mettre l’océan en bouteille (!) d’où la difficulté de saisir et traduire l’éternelle continuité du présent sans le cloisonner ou le restreindre de nos analyses et autres définitions…

      Puis,humblement,parvenir au plein lâcher-prise,à l’abandon confiant de celui qui se met au service d’une force d’amour qu’il reconnait totalement bienveillante dans sa toute puissance.Devenir conscient de ne pouvoir appréhender et traduire toute cette magnificence qu’en se fondant,sans crainte, dans son flux incessant et joyeux.

      Tout prendre et rendre,naturellement, Tout meilleur par le simple et plein accueil de cette vérité ultime :

      Tout est Amour et s’expanse selon une suite infinie de Divins Présents.
      Rien à faire,à chercher ou à craindre…Etre !

      Lumineuse journée à tous !

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