Cultiver en harmonie avec Gaïa (2)

Par le Passeur.

II – Fruits et Légumes.

Second volet de l’article consacré à la permaculture, et plus particulièrement la culture en buttes, voici quelques indications pratiques concernant les cultures les plus répandues. Par rapport au premier article, on précisera qu’une fois la butte réalisée, un apport local adapté à la culture plantée peut être réalisé dans les couches de surface, de même qu’un paillis abondant.

Les notions d’arrosage indiquées ici concernent des cultures traditionnelles en terre. En ce qui concerne la culture sur buttes (ou sur tumulus), une fois la butte en place, rappelons que l’arrosage devient très faible, voire nul si le « réservoir » est empli des pluies d’hiver et de début de printemps.

Quand cueillir un légume ou un fruit ?

Les fruits et légumes se cueillent tôt le matin avant la montée du soleil, à moins d’un besoin pressent où la consommation suit immédiatement la récolte.

Ceux que l’on souhaite conserver quelque temps seront récoltés trois à cinq jours après la pleine Lune, de même que les plantes condimentaires et médicinales à sécher.

L’aménagement du potager sur buttes ou en culture traditionnelle.

Afin de favoriser l’équilibre général du potager, ne le nettoyez pas trop, voire pratiquement pas, surtout pour la culture en buttes, mélangez-y des fleurs et surtout, plantez du Raifort (ou radis de cheval) aux quatre coins, qui assainira le lieu par ses émanations subtiles. Le Raifort aime un sol riche et frais et peut par ailleurs se récolter tout l’hiver comme condiment. Il possède en plus des vertus anti scorbut.

Les solanacées : un soleil chaleureux, de l’eau fraîche et du compost très, très jeune.

Tomates

Les écoles sont variées et les idées reçues fréquentes…

• Plantation en terre : en plein soleil. Le tuteurage est nécessaire mais plusieurs types de tuteurage sont possibles. L’un d’eux consiste à laisser courir le plant à l’horizontale sur un treillis peu élevé de type « Gantois », le ferraillage des dalles en béton, que l’on dispose en arceaux.

On peut également tuteurer à la verticale de plusieurs manières : sur tuteur unique séparé des autres de 60 cm, sur tuteurs reliés par deux en V inversé, sur plusieurs tuteurs reliés en arc de cercle en forme de tipi. Cette dernière méthode, par exemple sur une culture en tumulus (selon le même principe que la butte), donne sur peu d’espace une belle production, elle est donc très adaptée aux petits potagers. L’ombrage réalisé n’est pas un problème, le mûrissement se faisant par la chaleur et non par les rayons du soleil comme on le croit souvent.

En fonction des conditions climatiques, prévoir les semis le plus tôt possible et espacés dans le temps ou variés en taille, afin de bénéficier de vos tomates sur une longue période. Planter profondément et butter généreusement en cours de culture pour favoriser le chevelu racinaire.

Parmi les idées reçues sans discussion, pincer les gourmands (rameaux partant à l’intersection de deux autres) est plus que discutable. L’idée au départ est de ne pas épuiser la plante par de trop nombreuses ramifications, tout en favorisant les premiers bouquets floraux. Le problème est que tout rameau pincé, donc détruit, représente autant de fleurs et par conséquent de fruits qui ne naîtront pas. A l’arrivée on aboutit au résultat inverse de celui escompté. Pour ma part, je n’ai jamais pincé les gourmands et j’ai toujours eu de belles récoltes au feuillage plus abondant qui ainsi favorise la fraîcheur au sol.

A savoir que les tomates apprécient toutes sortes de déchets organiques non compostés à leur pied ainsi que des écorces.

Tomates séchées

Dans de bonnes conditions climatiques, au Sud par exemple, elles se récoltent jusqu’aux premières gelées, mais interrompent leur mûrissement si la température est trop faible. Dans ce cas, les tomates vertes peuvent faire de bonnes confitures.

Personnellement, je place une petite spirale de cuivre (faite avec du fil électrique rigide dénudé) sous la racine au moment du semis. En cas de maladie dite du « cul noir », assez fréquente, un apport en calcium est nécessaire, sous forme de cendre de bois par exemple ou de roche calcaire pulvérisée (Dolomie) ou mieux encore, de coquilles d’huitres pilées. Mélanger un peu de cendre à la terre au moment du semis n’est donc pas une mauvaise idée.

A noter que les tomates de petite taille (tomates cerise) sont plus résistantes aux maladies que les autres car proches des tomates sauvages. Elles sont par ailleurs succulentes et sont toujours un plaisir à croquer sur la plante.

• Arrosage : un gros arrosage favorisera une grosse production. C’est pourquoi la culture en butte lui est particulièrement favorable.

• Récolte : selon les variétés, de Mai à Octobre voire jusqu’aux gelées.

Pommes de terre

En voilà une qui a besoin de soleil mais aussi d’écarts prononcés de température, dans les 14° de différence entre le jour et la nuit pour produire ses tubercules. C’est pourquoi une culture bien ensoleillée en moyenne montagne lui convient parfaitement bien.

Comptez environ 5 kg de production moyenne pour une grosse pomme de terre plantée et un peu plus de 1 kg pour une petite. Un sol un peu sablonneux lui apportera la silice dont elle a besoin. Versez un bon verre de sable de rivière sous chaque plant et il saura vous en remercier.

• Plantation en terre : 30 cm entre les plants d’une même ligne – 80 cm entre les lignes.

Plantée en Décembre, la récolte se fera en Mai.

Plantée en Mars, la récolte se fera en Août.

Plantée en Juillet, la récolte se fera en Novembre.

• Arrosage : le soir uniquement si la feuille se fane quand le soleil est au zénith.

• Récolte : on les déterre lorsque la tige à séché.

Aubergines et Poivrons 

• Semis en terre : Planter en-dehors du froid, en plein soleil. Sa culture est idéale sur buttes. En culture traditionnelle, faire une fosse autour du pied pour recevoir les matières organiques et l’eau d’arrosage.

• Arrosage : espacé mais régulier et abondant en sol humifère, plus fréquent et moindre en sol dépourvu.

• Récolte : les poivrons, pour leur richesse nutritive, méritent d’attendre au moins le début de changement de couleur si ce n’est la pleine maturité. Les aubergines sont à cueillir quand elles atteignent la taille que vous désirez.

Cucurbitacées : un soleil chaleureux, de l’eau fraîche et du calcaire.

Courgettes et concombres

• Semis en terre : prévoir un diamètre d’un mètre au moins autour de la plante dont les larges feuilles demandent un peu de place. Le concombre est un grimpeur qui s’éloignera des parasites du sol par ses vrilles et donc nécessitera en plus un tuteurage de deux mètres de haut, à l’abri des vents.

• Arrosage : quotidien, de l’ordre de 7 à 10 litres par jour et par pied en cours de production en culture traditionnelle. La culture sur buttes est donc fortement recommandée.

• Récolte : le cornichon n’est rien d’autre qu’un petit concombre. Donc, le cueillir suivant l’usage, mais la digestibilité augmente avec la maturité. On peut donc cueillir à maturité – fruit jaunissant – si l’on écarte les graines et la peau pour consommer cru ou légèrement cuit.

Pour ce qui est de la courgette, il n’est pas rare d’en cueillir une par jour et de belle taille sur un même plant, sa croissance étant très rapide. Ne pas laisser un gros fruit trop longtemps sur la plante, il ne fera que durcir jusqu’à devenir immangeable, au détriment des autres.

Courges (citrouilles, potirons, etc.)

• Semis en terre : tous réclament beaucoup de soleil, d’eau et de calcium. Semer sur la ligne deux graines tous les 50 cm et écarter les lignes de 1,5 à 2 mètres.

On peut laisser courir les plants sur plusieurs mètres en les dirigeant hors du reste du potager, grimper sur une clôture ou une haie, couvrir un tas de compost, etc.

Fleur femelle (à gauche) et fleur mâle (à droite) d'une courge d’Hubbard. Noter l'ovaire à la base de la fleur femelle.

La plante comporte des fleurs mâles et des fleurs femelles : la fructification n’aura pas lieu sans rencontre des deux par le pollen. Les fleurs femelles sont reconnaissables à la présence d’un ovaire à la base de la fleur. Les fleurs mâles sont près de dix fois plus nombreuses que les fleurs femelles ! Si l’on manque d’abeilles, on peut donc favoriser soi-même la pollinisation.

• Arrosage : très régulier.

• Récolte : à maturité il se forme des filaments liégeux blancs sur le pédoncule et la couleur change d’intensité du jaune vers l’orangé. Cueillir le matin après la rosée, au sécateur. Stocker sur étagères à l’ombre mais dans un lieu ventilé et attendre six semaines avant de donner, vendre ou consommer.

Melons jaunes

Melons.

• Semis en terre : culture idéale sur buttes. Planter en plein soleil en séparant les plants de 60 cm au moins et prévoir de les laisser un peu courir. Mettre une tuile sous le melon durant sa croissance. A éloigner des concombres !

• Arrosage : en dehors de la butte, réclame de l’eau.

• Récolte : l’attache de la queue montrera des signes de détachement; dès lors, cueillir après la rosée matinale.

La diversité…

Carottes

• Semis en terre : elles aiment un sol sablonneux et se plantent en rangs serrés. Préférer les variétés au bout pointu (signature de la silice) plus proches des variétés sauvages, plutôt qu’au bout rond.

• Arrosage : éviter l’excès d’eau.

• Récolte : dès que la taille vous convient, au fil des jours.

Note : la graine de carotte est une excellente condimentaire pour les bouillons, alors, réservez quatre ou cinq beaux sujets de votre plantation pour laisser monter à graine (maturité en été). Séchez-les soigneusement et conservez-les en pots de verre.

Poireaux

Semis en terre : plantation dense (+/- 10 à 15 cm entre les pieds; 60 à 100 pieds au mètre carré en sol très humifère) et en lignes serrées en plein soleil. C’est une culture très adaptée à la butte. Personne n’y pense, mais on peut réutiliser le poireau récolté en le coupant 4 cm au-dessus de la racine et en le replantant au ras du sol. Ou bien encore en ne l’arrachant pas au jardin mais en le coupant de même.

• Arrosage : un bon arrosage de temps en temps.

• Récolte : à la taille qui convient. Comme il est semé dense, les premières récoltes serviront d’éclaircissage.

Oignons

• Semis en terre : en plein soleil, serré, de l’ordre de 60 oignons au mètre carré, ce qui assurera un meilleur rendement. Très adapté à la butte, il apprécie un sol d’alluvions enrichi par exemple de marc de raisin.

• Arrosage : comme les poireaux, un bon arrosage de temps en temps, sans excès.

• Récolte : lorsque le feuillage se couche naturellement au sol, on peut arracher les plants et laisser sécher la plante entière sur place ou sur claies grillagées sous abri ventilé, 10 à 15 jours. Ce temps est nécessaire à la fermeture du collet avant d’enlever la « paille ».

Céleris

Plantation en terre : plusieurs repiquages possibles dans l’année. Culture idéale en buttes. Séparer les plants de 15 à 20 cm.

Arrosage : sa racine pivotante et profonde lui permet de larges volumes d’eau de loin en loin.

Récolte : à cueillir feuille par feuille comme l’oseille.

Haricots blancs ou verts nains (non grimpants)

• Semis en terre : culture idéale en buttes. Grouper une poignée de 4 ou 5 graines directement en terre (poquet) et séparer les poignées de 30 à 40 cm.

• Arrosage : le soir si début de flétrissement.

• Récolte : en vert, dès que la taille vous convient. Roux, quand les gousses jaunissent. Blancs, quand les gousses sèchent, récolter en une seule fois et sécher sous abri ventilé.

Laitues 

• Semis en terre : 4 à 5 jours avant la nouvelle lune, ce qui évite que la salade ne monte rapidement en fleur. Prévoir donc un semis par mois à cette période pour une récolte régulière.

Comme la rhubarbe ou l’oseille, la salade, si elle préfère le soleil, peut se contenter de la mi-ombre. Pour ceux qui ont des sols difficiles, à noter que la Rougette de Montpellier a la réputation de ne pas monter et que la Reine des Glaces (ou Iceberg) pousse de tous temps, hiver comme été.

En automne et début d’année, pensez à planter de la mâche et tout au long de l’année, de la Roquette, dont les vertus gustatives et les apports à l’organisme sont exceptionnels.

• Arrosage : quotidien au début, régulier en suite en fonction de la croissance et des conditions.

• Récolte : dès que les « pommes » commencent à se resserrer.

Les pérennes.

Asperge 

• Plantation en terre : en Février à raison de deux pieds (griffes) au mètre carré.

• Arrosage : de sauvegarde si nécessaire en été.

Semis d'asperges

• Récolte : ne récolter que la quatrième tige afin de consolider le pied. Il s’agit donc de toujours laisser trois tiges, ce qui assurera 10 à 15 ans de vie au plant.

Artichaut

Semis en terre : en Mars ou en Septembre, idéal sur buttes. Un pied adulte couvre 1 mètre carré environ et donne 15 fleurs par an.

• Arrosage : de sauvegarde si nécessaire en été.

• Récolte : le matin, fleur en bouton ferme, ne pas attendre pour le consommer.

Pour clore ce second volet, qui en appellera un troisième plus alchimique, je rappellerai que l’attention que l’on porte à son coin de jardin ou à son potager entretient merveilleusement la connexion à l’instant présent si indispensable au silence mental et à la sérénité. La Terre s’abreuve de notre attention consciente à elle comme elle nous emplit en retour de son immense bienveillance. Même sur un balcon en ville cette connexion se fera et ce lien indéfectible avec Gaïa nous nourrit de bien plus que les fruits que nous cueillerons.

Un potager itinérant

Enfin, pour ceux qui n’ont pas de balcon et souhaitent une certaine mobilité…

Cultiver en harmonie avec Gaïa (1) : comment créer une culture sur buttes.

Cultiver en harmonie avec Gaïa (3) : la Biodynamie.

Georges Donskoff est ingénieur d’agriculture (Montpellier Supagro), certifié en Permaculture et consultant et formateur en Biodynamie.  Ses prochaines formations auront lieu dans les Pyrénées Orientales en Mars et Avril 2012.  Pour tout contact, je vous transmettrai ses coordonnées.

Fraternellement,

© Le Passeur – 20 Mars 2012 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la copie à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

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41 Responses to Cultiver en harmonie avec Gaïa (2)

  1. Lisaa dit :

    Bonsoir,
    Je viens d’apprendre que ce soir, on peut voir la planète Mars ( planète rouge) de visu et il semblerait qu’on puisse la voir ainsi tous les deux ans. Elle est située à 5 degrés de la Lune pleine est-sud-est. Je ne sais s’il y a une influence là aussi sur le jardin ou de manière plus large sur le vivant ?
    C’est assez magique à observer et facile.
    Belle nuit !

    • Le Passeur dit :

      On voit Mars une grande partie de l’année et chaque année, tout comme les autres planètes du système solaire, dont en ce moment Jupiter et Saturne.
      Par contre demain la pleine Lune sera rouge et devrait être visible au petit matin pour la France. Nos amis d’outre atlantique la verront mieux. C’est une Lune de sang à cause de l’éclipse par la Terre, Lune qui marque une série rare (tétrade) de 4 Lunes rouges d’ici fin 2015, puis plus rien durant 2 siècles.

  2. Vasseur dit :

    Bonjour,
    merci pour ces infos plus agréables à lire les unes que les autres.
    pourriez vous me communiquer les coordonnées de M Donskoff?
    cordialement
    Alicia

  3. François dit :

    Bonjour à tous,
    je suis de retour (enfin) à la campagne depuis 3 ans et cette année nous n’avons pas eu une seule cerise, et les noix s’annoncent aussi d’une rareté exceptionnelle. Est ce la même chose dans vos régions? J’habite en Haute Savoie proche de Genève.
    Le cerisier a les feuilles toute abimées (percées, recroquevillées) connaissez vous cela et quel remède?
    Merci d’éclairer ma lanterne en ce domaine.

    • Marie-Anne dit :

      En Belgique, François, c’est la même chose: nous avons 2 cerisiers dans notre jardin. Ils ont été plantés il y presque 20 ans, et chaque année, ils donnent des tonnes de cerises qu’on partage- très inéquitablement, d’ailleurs!- avec les oiseaux ( qui donc en mangent 90%, pas grave, il y en a assez pour tous).
      Cette année, pour la 1ère fois, pas de cerises et des feuilles abîmées également.
      Les pommiers, le prunier: idem, pas de fruits en vue.
      Nous avons pensé que c’étaient peut-être les gelées printanières qui étaient responsables de cet état bizarre des lieux (R.: un de nos hibiscus ,lui, est carrément out!)
      Si quelqu’un a une autre explication et des conseils, je suis preneuse aussi;
      Merci!

    • Lucie dit :

      Avec toute l’eau qui est tombée il y a encore des mousserons dans les prés.
      Ce qui n’empèche pas de les trouver à plus de 30 Euros le kg, sur les marchés.
      Pas de cerises… Pas de noix ! En Haute Savoie…
      Tu m’inquiète François !
      J’espère assister à la pêche miraculeuse au milieu du Léman et déguster comme chaque année les filets de Perches préparées avec soin, par mon pêcheur de mari.
      A moins que le lac se mette en colère lui aussi ?!

    • Florence dit :

      Pour répondre à ta question, François, j’habite près de Lausanne et à côté de mon jardin il y a 5 cerisiers qui regorgent de fruits. Peut-être qu’ils ont été épargnés car ils se trouvent au pied d’une colline avec des arbres qui offrent une grande protection contre la bise et le froid.

      Comme dit Marie-Anne si les fruits n’ont pas poussé c’est peut-être dû au gel. Ou alors il y a peut-être un lien avec la disparition des abeilles ?

      • François dit :

        Merci de vos réponses.
        Marie-Anne. Oui le gel tout de même puissant cette année. Puis beaucoup de pluie au moment de la pollinisation ça doit pas aidé. je pense néanmoins qu’il est peut être affaibli par une maladie. J’ai lu quelque part qu’un coup de bouillie bordelaise en novembre puis une deuxième fois juste avant les fleurs pourrait aidé.(?). Je vais tenté cela en fin d’année si je le sens. Par contre les pommes sont là.
        Lucie. Ha les bons filets de perches du lac. Je sais de quoi tu parles. Délicieux en effet.
        Florence. Oui, il est vrai que les « miens » sont en plein vent et très exposés. Pour les abeilles, nous avons la chance d’en avoir encore dans le coin et je les vois les jours de relatif beau temps, mais elles ont certainement été empêchées par la pluie qui n’a cessée de tomber quand le cerisier était en fleur.
        Bon ben je n’ai plus qu’à aller manger des cerises à Lausanne en faisant une pause par le lac goûter les filets de perches de Lucie et finir mon périple par une livraison de pommes en Belgique chez Marie-Anne.
        🙂

        • Le Passeur dit :

          En fait, les fruitiers n’aiment pas le vent, j’ai aussi ce problèmes avec quelques uns trop exposés. Quant à la maladie décrite, j’ai un pécher qui a eu ces symptômes mais je ne me souviens plus ce que c’était. Je demanderai à Georges Donskoff.

        • Marie-Anne dit :

          Et tu seras le bienvenu! 🙂 🙂 🙂

          • François dit :

            Merci Marie Anne, et je n’en doute pas une seconde. Qui sait un jour peut-être le vent soufflera vers le nord et alors je pourrai y rencontrer un soleil. Ou peut-être il soufflera vers le sud et tu seras aussi la bienvenue.
            Pour Marie Christine, en effet ce serait bête. Je te ferai un mail. S’il fait beau nous pourrions y boire un verre de vin frais et si le temps se maintient ce sera un chocolat chaud… hé hé.. avec les moufles et le bonnet, mais avec plaisir de toute façon.

          • Lucie dit :

            Cacahuète… Que c’est chouette !!!

        • Florence dit :

          Quelle bonne idée Marie-Christine ! En effet ce serait dommage de ne pas profiter de cette proximité pour se rencontrer ! (A François : ça tombe bien, les cerises seront juste à point ;-))

          • marie christine dit :

            Nous sommes heureuses de votre réponse, Florence et François .
            Alors il n’y a plus qu’à trouver un point de rencontre, là où on peut boire un verre de vin frais en écharpe et en bonnet, ou un chocolat chaud en mangeant des cerises, ou l’inverse (aïe, attention à l’indigestion !) .
            Et Lucie nous tendra la perche !!!

          • François dit :

            Florence, Notre cher Passeur peut te donner mon adresse mail pour faciliter les coms. Si c’est ok bien sûr.
            S’il y a d’autres personnes intéressées pour des perches du lac farcies aux cerises…. c’est bienvenue.

  4. Berland Marie dit :

    trs interessée par le Maitre de la permaculture.
    Merci Passeur vos cadeaux sont précieux.
    Marie

  5. Berland Marie dit :

    Bonjour Passeur
    je vous remercie de m’indiquer le contact de Georges Donskoff
    Es qu’il y a des personnes intéressées par la permaculture dans la region de Carcassonne. ? Si OUI
    Comment puis je rentrer en contact avec ces personnes.
    Votre site est un voyage vertical horizontal coloré parfumé inconnu puis reconnu.
    Restauration lente de connaissance, hummmm c’est bon, joyeux, paisible.
    Marie

  6. Franck dit :

    Merci de me communiquer ses coordonnées car vraiment intéressé. Article très intéressante.
    Merci à tous pour vos commentaires et compléments d’expérience et de désire !
    Merci pour votre retour.

  7. Fernand dit :

    bonjour Passeur,

    merci pour ces articles;

    serait il possible d’avoir les coordonnées de cet homme s’il vous plaît?
    je dispose d’un beau terrain mi-ombragé et j’aimerai bien apprendre….

  8. Maryse dit :

    Bonsoir et merci pour ces deux beaux articles, j’avoue que j’attends le troisième (et d’autres encore ?) ! J’ai bien aimé le potager itinérant, j’ai bien ri. Je veux bien les coordonnées de Georges Donskoff, si c’est possible. Merci encore et bonne soirée. Maryse

  9. CriCriiii dit :

    bonjour

    superbe cette solution agricole ! je viens d’acheter un hectare de terre et souhaite me renseigner sur la plantation d’arbres et la fabrication d’un tel potager

    j’aimerais faire un stage mais pas avant octobre ou novembre prochain, car là, je dois fabriquer de l’argent (donc me remettre à mon travail pour six mois consécutifs ) pour continuer de mettre en place mon » nouveau » projet de vie !

    merci de me faire parvenir les dates des prochains stages

    bien à vous
    cordialement

    christiane
    « créatrice de sa vie avec les autres »

  10. Malati dit :

    J’aimerais également avoir les coordonnées de Georges Donskoff pour les formations dans les PO. Merci.

  11. Mesnet dit :

    Amusant de parler de Gaïa, aujourd’hui.
    J’ai très fortement vécu les bouleversements des astres, du soleil, depuis presque trois semaines. Surtout le soleil.
    Ce matin, c’est la terre qui s’exprime. Il n’y a pas beaucoup de vent aujourd’hui, et pourtant les arbres et feuillages parlent avec une force ! Cela fait un bruit ! Alors que les animaux sont plus discrets. Et puis, je ne sais….les couleurs ? La luminosité ? Comme quelque chose à naitre….bref, connectée à ce que la terre est en train de faire émerger. Que du bon !
    Et puis, en regardant ces belles photos de la nature caressée par la main de l’homme, j’ai pensé à le terre sainte. La terre sainte est là, partout sous nos pieds. Elle ne demande qu’à porter nos couleurs.

  12. Lune dit :

    J’ai eu d’excellents résultats en suivant le calendrier des semis de l’agriculture biodynamique à propos de la plantation et des semis, mais de manière encore plus flagrante avec la récolte de plantes médicinales sauvages. Récoltées en jour-fleur (ou jour-lumière), les plantes conservent de manière indiscutablement supérieure leur couleur et leur arôme. Je suppose qu’elles conservent aussi mieux leurs propriétés (il suffit de comparer les tisanes Altaïr qui suivent le cahier des charges de la biodynamie et les autres, qui ressemblent plus à du foin…)
    De plus, ce calendrier est un outil très intéressant pour observer la nature en fonction des configurations astronomiques: certaines régions sont plus sensibles à certaines forces qu’à d’autres. Chez moi, je peux reconnaître un jour-fleur à l’atmosphère ambiante (temps lumineux mais brumeux, voire légèrement pluvieux).

    Dans les légumes magnifiques à cultiver – et plus adaptés au nord ou à la montagne… 😉 : les betteraves rouges, topinambours, petits pois et pois mangetout, côtes de bette ou poirée, choux, chicorée, etc.

    On peut trouver ce calendrier ici ou sur les sites marchands:
    http://www.bio-dynamie.org/livres-agriculture-jardinage-alimentation-rythmes/calendrier-des-semis/presentation-calendrier-semis.htm

    Et puis, on l’oublie trop souvent, il faut développer la sauvegarde des graines non hybrides (et a fortiori non transgéniques), c’est à dire qui peuvent se reproduire, afin d’assurer la continuité de millénaires de sélection de graines à partir de plantes sauvages, adaptées aux climats locaux, et qui du fait de leur variété n’ont pas toutes le même point faible, précieux en cas d’épidémie.
    On peut pour cela passer commande aux grainiers bio (Biaugerme, Kokopelli), et participer à des échanges de graines.

    Si jamais, une suggestion d’article 😉 : il y aurait beaucoup à dire sur les abeilles aussi. Elles sont très perturbées en ce moment, et participer à la sauvegarde des races locales est intéressant à plus d’un titre (sauvegarde des pollinisateurs, observation de la nature, des interactions entre tous les insectes et l’environnement, le climat, l’impact de nos actions et comportements sur eux…)

    • AlKriS dit :

      Bonjour et emrci pour les références sur les semis. Nous allons débuté un potager et nous irons nous fournir en graines chez ces gens là.
      Si vous avez des références utiles sur les abeilles, il serait intéressant de les partager. Nous avons envisagé également d’entretenir deux ou trois ruches, mais nous manquons d’infos. Surtout sur l’aspect « sauvegarde ».
      Merci pour vos partages.

      • Lune dit :

        Je ne suis pas spécialiste de l’apiculture (c’est mon mari qui s’en occupe principalement). Je peux vous dire deux ou trois choses que je sais: vous pouvez essayer de commencer avec deux ou trois ruches, mais il vaut mieux en avoir plus (environ 10): pour qu’il vous en reste s’il y a des pertes, pour pouvoir réunir les colonies lorsqu’elles sont trop faibles pour tenir le coup seules, ou pour sélectionner les ruches qui marchent bien et sont saines. On dit que l’abeille noire est en voie de disparition, et c’est celle-là qu’il s’agit de sauvegarder. Il y a beaucoup d’infos sur internet, mais ce n’est pas évident de s’y retrouver, chaque apiculteur estime avoir raison au détriment des autres… Classique, mais un peu épineux pour l’apiculteur débutant.

  13. Salvia dit :

    Merci pour tous ces excellents conseils!
    Dans ma région je ne peux planter les pommes de terre qu’à partir de fin avril début mai, même en juin cela est encore possible. Mais je pense que chacun saura adapter les semis et plantations suivant sa région.
    Pour les plants de tomates: lorsque je les repique, je fais un trou assez profond, puis je mets une épaisse couche d’orties fraîches, je plante le piquet, je mets un peu de terre, puis j’ajuste le pied de tomate, le recouvre abondamment de terre. Je termine par une petite butte et trace autour d’elle une petite rigole pour l’arrosage. Ensuite je pulvérise de temps en temps, en alternance, du purin d’ortie dilué à environ 10%, ou de la tisane de prêle. L’ortie apporte du fer et la prêle de la silice.
    On peut également utiliser ces plantes en pulvérisation sur les arbres, les haies, etc. Je gâte ainsi de temps en temps tout mon potager et mes fruitiers.

  14. elba dit :

    Merci Passeur… J’ai appris certaines choses grâce à vous, notamment à propos des tomates (je les pinçais jusqu’à présent) pour lesquelles ne me serait pas venue à l’idée de mettre des déchets organiques non compostés à leurs pieds…

    Pour les salades, j’aime la variété ‘feuille de chêne’ qui repousse lorsqu’on la coupe.

  15. AlKriS dit :

    Très intéressé par les coordonnées du monsieur en effet. Merci pour ces articles 🙂

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