L’émergence de nouveaux espaces

Par Alain.

Nous allons maintenant traiter d’une notion qui va devenir de plus en plus d’actualité; l’émergence de nouveaux espaces au sein de notre pensée.
Nous pouvons constater que notre conscience fluctue; elle est parfois ouverte, parfois fermée. Ceci signifie que notre conscience est inscrite dans un espace qui peut varier (ces espaces n’ont rien à voir avec des espaces physiques, ce sont des espaces de pensée).
Nos espaces de pensée créent des espaces de communication. En prenant conscience que nos espaces fluctuent, nous réalisons que nos modes de communication et donc notre façon de communiquer suivent ces fluctuations.

Nous pouvons déjà constater que les espaces de communication auxquels nous commençons à avoir accès sont de plus en plus difficiles à traduire en mots. Les mots semblent incomplets et caduques pour exprimer, dire ou encore traduire les nouveaux espaces que nous redécouvrons.
Nous prenons également de plus en plus conscience que la parole est sacrée, qu’elle utilise une énergie précieuse que nous souhaitons conserver, ne plus gaspiller afin de la consacrer à l’émergence de ces nouveaux espaces.

Il m’est assez difficile de parler de ces nouveaux espaces car ils échappent aux mots, tout comme une main qui se ferme ne peut retenir l’eau qui s’écoule d’une rivière… Je ne peux donc qu’essayer de les décrire, mais c’est à chacun de les reconnaître…

*

Il y a des signes avant-coureurs, des symptômes qui montrent que notre pensée s’ouvre à de nouveaux espaces.
Dans mon cas, ceci s’est manifesté par le biais de mon rapport avec le monde que je trouvais de plus en plus incomplet et partial; vous vous réveillez un matin et ce que vous voyez vous paraît tout bonnement incohérent. L’espace de manifestation des formes, le monde, vous paraît faux et incomplet. Vos yeux contemplent et analysent un monde qu’il ne comprend plus vraiment. Cela signifie que votre espace de pensée est entrain de changer et que vous commencez à communiquer différemment avec le monde.
Le monde vous semble faux et vous avez besoin de retrouver une perception du monde qui n’est plus morcelée. Lorsqu’il manque des pièces à un puzzle, nous sommes amenés à chercher les pièces manquantes afin d’obtenir un jeu complet. Nous ressentons un appel, une aspiration de l’âme certainement, à retrouver un équilibre fondé sur des espaces différents qui vont construire et constituer notre nouvelle réalité; réalité que nous devons puiser au plus profond de nous-mêmes.
Il y a comme une rupture en nous; un moment où ce monde ne peut plus nous apporter ce dont nous avons besoin… Alors nous devons nous détacher de ce monde.
Nous nous détachons de ce monde parce que nous accueillons en nous l’émergence de nouveaux espaces qui ne trouvent plus leurs places dans le monde actuel. Nous avons alors l’impression d’étouffer dans ce monde, comme si l’espace proposé par le monde nous asphyxiait. Et tant que nous ne nous donnons pas la possibilité de nous connecter à nos espaces intérieurs nous continuerons à nous étouffer d’un monde que nous pouvons certes voir et analyser, mais qui ne correspond plus en rien à nos aspirations profondes.

J’ai initié cette notion d’espace en traitant de Cela (lire l’article). Par la suite, la seule réponse que j’ai reçue m’a été envoyée sous la forme d’un rêve. J’étais assis à coté de Krishnamurti et souhaitais l’interviewer. Mais cette interview s’est déroulée dans le silence le plus total. J’étais face à un maître d’amour et de sagesse qui me faisait comprendre que parler c’était en quelque sorte trahir Cela car Cela échappait aux mots.
J’ai cependant compris maintenant qu’il existe un rapport étroit entre la venue de Cela et l’émergence de nouveaux espaces intérieurs. Cette prise de conscience m’a sauvé d’une asphyxie imminente !

*

Les Enseignements de Sagesse nous donnent des indices. Ils nous parlent de trois niveaux de conscience ou trois espaces qui nous constituent. L’espace du mental, l’espace de l’âme et l’espace de l’Esprit. Ces trois espaces s’imbriquent ou s’interpénètrent. Nous avons maintenant compris qu’un de nos rôles en s’incarnant sur Terre est de nettoyer notre âme au travers d’un constant travail sur soi.
Mais la nouveauté se situe dans le fait que ces trois espaces peuvent et même doivent fusionner. Et c’est la fusion de ces trois espaces qui permet à Cela de se manifester. Et c’est une excellente nouvelle !

Il y a là une clef de voûte absolument fondamentale qui se dessine dans nos paysages intérieurs comme une arche d’alliance entre le visible et l’invisible.

La suite de cette article traitera de la façon dont concrètement nous pouvons mettre en œuvre le processus de fusion de ces trois espaces…

Fraternellement.

Alain.  Atlantide ResearchSource originale.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

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Nomade sur le chemin...
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34 Responses to L’émergence de nouveaux espaces

  1. Dania dit :

    Merci Lucie..

  2. Dania dit :

    Merci Cher Passeur pour votre message qui me va droit au coeur. J’ai accueilli cette tristesse sans résister et ce matin, un rayon de soleil perce l’obscurité…

    Merci Stéphanie. J’aime cette expression « la nuit noire de l’âme ». C’est vraiment ça… Je sais que je ne suis pas seule, je peux ressentir cette formidable vibration d’amour et de compassion quand je ne me perds pas…
    C’est le manque de soutien moral face aux difficultés de la vie qui me pèse et surtout le désintérêt à me battre encore et encore dans ce monde de 3D absurde auquel je n’adhère plus. Mon coeur saigne quand je vois autant de destruction sur cette belle Planète. Ames sensibles, s’abstenir… Si j’avais su, j’aurais pas venue (sourire).
    Oui, après la tempête revient le soleil. Puisse-t-il éclairer notre chemin.

    Merci à vous du fond du coeur.

    • Lucie dit :

      De ce coeur qui saigne, il en émergera de beaux fruits, Dania …
      C’est peut-être ça, la Foi .
      La parole est sacrée et utilise une énergie précieuse à ne plus gaspiller.
      Nous laisser porter sans plus rien chercher ni analyser.
      Tout simplement ÊTRE .
      Le détachement consiste t’il à se retirer de ce monde ?
      Le temps est peut-être venu de fermer nos ordinateurs.

  3. Dania dit :

    Bonjour à tous,

    Dois-je partager mon humeur sombre ? J’hésite… Je vous laisse juge cher Passeur.

    J’ai lu vos commentaires et certains m’ont interpellé.
    Je crois que je suis en pleine dépression… Plus envie de me battre pour gagner trois sous, plus envie de rien, sentiment d’être en totale rupture avec le monde dans le quel je vis… A 50 ans, seule, sans boulot stable, après beaucoup d’efforts et avec la meilleure volonté du monde, les perspectives d’avenir sont, comment dire, nulles…
    Ai-je jamais trouvé ma place en ce monde ? La réponse est non.

    Garder la Foi ? Oui il y a des jours où c’est possible et puis il y a des jours comme ces jours-ci où ça ne l’est plus… Pourtant j’aime profondément la Vie, j’adore la nature qui me ressource merveilleusement. Je ne fais qu’UN avec elle …

    Il n’empêche que je n’arrive pas à fonctionner dans ce monde cynique… Et ça c’est ma réalité et mon vécu… Pas que ça, c’est vrai mais dans les faits, dans ma vie quotidienne, je suis entourée de gens qui ne me ressemblent pas et auquels je n’ai pas envie de ressembler…

    J’ai beaucoup lu, appris (enfin je croyais), je me suis beaucoup remise en question, pour quel changement concret en fin de compte ???… aucun, nada. Il semble que je fonctionne toujours de la même manière…
    Je ne suis pas favorable aux anti-dépresseurs et autres psychotropes qui à mon avis ne guérissent pas les blessures de l’âme. Quoi faire ? Les thérapies ? Peut-être. Encore faut-il avoir les moyens de se l’offrir…
    Je me sens au bout du bout… triste, profondément triste mais en paix.

    Merci cher Passeur pour ce site. Merci chers amis(ies) de votre présence.

    • Le Passeur dit :

      Je crois que la période est à une grande fatigue, comme toujours au bout de la ligne droite. Il faut accueillir ce qui vient en nous, sachant qu’un rayon de soleil revient vite et change tout. Ce que vous avez transcendé au fil de ces vies, ce que vous êtes, sert à autrui et bien au-delà de ce que vous percevez. Ceux qui ont amené le monde où il en est savent qu’ils sont au bout de leur route, et parmi ceux qui l’ont laissé venir là un grand nombre se réveille. Nous sommes au début de quelque chose que nous attendions, les signes sont bien là qui le montrent et quelles que soient encore les apparences les plus criardes, il ne faudra pas des lustres pour que tout change.

    • Stéphanie dit :

      Bonjour Dania,

      Votre moment de désespoir me touche puisque comme pour la plupart de ceux qui ont pris le chemin de l’éveil, « la dépression » ou comme je préfère la nommer « la nuit noire de l’âme » est souvent le point de départ du processus de conscience. Je l’interprète comme un cri de votre âme qui n’en peux plus d’être ignorée, le Passeur a décrit avec une justesse incroyable tout le processus de « L’éveil en Soi » et je peux témoigner de sa validité à travers mon parcours personnel.

      Il est parfois utile de se faire aider d’un thérapeute si nous ne sommes pas en mesure seul de guérir nos sacs émotionnels, cela a été mon cas. J’interprète le fait que vous aimiez la vie profondément et la nature un signe très positif et encourageant. Le passeur a raison, c’est important d’accueillir les émotions et de les laisser aller, après la tempête revient toujours le soleil !

      Je tiens à vous dire une dernière chose, vous n’êtes pas seule ! Fermez les yeux et essayez de ressentir à travers votre cœur toutes les personnes qui lisent votre message et sont proches de vous en ce moment en esprit et à travers leur cœur, elles vous envoient toute leur compassion et leur amour.

      Sincèrement votre

      Stéphanie

  4. Relience dit :

    Trop fort ! C’est ce que je vis !
    Merci Passeur pour l’article via cet écho…

    Jenny

  5. corinne dit :

    Je vis tout cela comme vous, j’ai le sentiment de ne pas faire partie de ce monde et que ma maison est ailleurs, j’ai la certitude que j’y retournerais bientôt, d’une manière ou d’une autre.
    Mais j’ai aussi la conviction que toutes les personnes qui m’entourent, quel que soit leur ‘’niveau’’, sont comme moi issu de la source.
    Bien sur, certains m’ont pollué la vie, mais que serais-je sans eux aujourd’hui ?
    Leur comportement n’est pas anodin. Grâce à eux j’ai pu avancer à pas de géants sur mon chemin.
    Ils m’ont permis de travailler beaucoup de choses comme la patience, le pardon, la colère, la tolérance, le détachement, et pleins d’autres choses encore…
    Je les en remercie, et je vous assure que je continue d’apprendre encore chaque jour.

  6. Trimutri dit :

    Bonjour et encore merci pour vos échanges et au passeur pour tous ces textes enrichissants.

    J’étais tombé il y a plusieurs années sur un texte très appaisant que je me lasse jamais de relire quant je me sens révolté sur l’état des choses et de notre monde. Ptr le connaissez-vous déjà, c’est un texte de Charles Brulhart qui s’appelle « les trois portes de la sagesse ».

    Voici le lien : http://www.funfou.com/fables/3portes.phtml

    Amicalement

  7. Martine dit :

    Je te reçois 5/5 quintus
    Je m’efforce chaque jour de rester connectée à ma paix intérieure.

    Il n’empêche que la réalité est là et me remplit la conscience chaque jour: le monde est pourri, c’est une EVIDENCE

    Mais il ne faut pas oublier que vous et moi avons crée la société telle qu’elle est, que nous l’avons cautionnée avec notre passion démesuré du fric et du matériel.
    Posséder, posséder encore et encore à tout prix quitte à créer des nations de travailleurs esclaves (ex: Taïwan…) et notre avidité a invité les profiteurs et la destruction.

    Mais un jour nos attitudes nous rattrapent!
    En toute logique, la loi universelle de l’attraction s’est appliquée. Nous avons attiré ce que nous sommes réellement à l’intérieur.

    Et maintenant comment arrêter tout ça?

    Le fait d’ OUVRIR LES YEUX sans culpabiliser, de prendre simplement conscience que nous avons notre part de responsabilité dans ce système monstrueux , est un premier grand pas pour notre évolution.

    Maintenant appartient à chacun de voir ce qu’il peut faire à son niveau pour changer ce désastre.

  8. marie christine dit :

    Attention de ne pas se déraciner !
    Le monde est ce qu’il est, comme nous : il contient le pire et le meilleur .
    Le meilleur est en nous, pas à l’extérieur dans quelques hypothétiques étoiles salvatrices …
    Si nous nous dégoûtons du monde, nous sortons de notre présent, de notre présence à nous-mêmes, pour nous projeter dans l’avenir . Du coup, nous nous déracinons et nous sommes mal . On tombe dans la déprime la plus noire . Plus de projets, plus d’envies d’agir . L’attente, seulement l’attente …
    Et tous ceux qui sont des créateurs, tous ceux qui ont participé depuis longtemps, depuis le début, à la grande Création ne peuvent pas vivre sans projets quels qu’ils soient, petits ou grands . C’est une nécessité vitale . C’est dans les tripes . Se désintéresser du monde, c’est comme renier toute l’oeuvre accomplie jusqu’à maintenant . C’est donc se renier soi-même . C’est sombrer dans le néant .
    Voilà que je découvre des êtres anonymes à la vie banale, des gens de la France profonde avec des qualités de coeur insoupçonnées, un désintéressement, un amour de leur métier, de leur savoir-faire, un plaisir du service aux autres, de l’échange . Des êtres que je trouve éveillés, rayonnants . Ils n’ont rien de « spirituel » pourtant, ils ne se torturent pas l’esprit en conjectures mais qui ont une belle âme sans le savoir, une certitude intérieure qui leur vient de leur bonté naturelle, de leurs bonnes intentions .
    Tantôt on dit que la Terre est belle, que la Nature est magnifique, tantôt on dit que le monde est insupportable et que l’on veut en sortir … Faudrait savoir !
    Je suis d’accord avec Guil . Nous créons notre réalité . Ne baissons pas les bras devant ce qui nous paraît insurmontable . N’écoutons pas les voix adverses qui veulent nous le faire croire . Continuons à créer inlassablement ce que nous voulons voir autour de nous .
    Comme le dit Alain dans son article, utilisons les trois espaces pour n’en faire plus qu’Un .

    • Louisetta dit :

      Je suis tout à fait d’accord avec vos paroles, Marie Christine.

    • Quintus dit :

      Très bien très bien, la réalité est quand même certains individus alentours qui vous pourrissent la vie en pourrissant notre espace vital c’est à dire l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons , la terre qui nous nourri et nous soigne par ces plantes ça c’est une réalité, bien concrète que certains vivent au quotidiens comme moi par exemple. Ces gens là n’ont aucun respect pour quoi que soit de vivant et ils sont fort de leur compte en banque qui les couvrent pour intenter des actions en justice si on les contrarient un temps soit peu. Ils ont la puissance.
      Et nous il faut faire avec. Et ça c’est du concret, du matériel et du physique.
      Cette réalité là m’excède et horripile. C’est insupportable d’avoir à faire chaque jours et ce depuis des lustres à des gens qui n’ont que faire de vous et de votre philosophie d’amour et de sérénité. C’est une réalité. Oui nous créons notre réalité.
      Oui nous sommes des créateurs, oui nous avons le pouvoir. La physique quantique le démontre et nos anciennes civilisation le savaient déjà.Je suis d’accord.
      Mais merde. J’en ai marre qu’on me pompe l’azur tous les jour et ce partout aussi sur Terre. Et c’est encore une réalité Marie Christine.
      La liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres.

      • marie christine dit :

        Ras le bol ! Ca c’est sûr, Quintus .
        Je ne sais pas … Peut-être faut-il regarder les choses avec un oeil évolutif : voir ce qui évolue, plutôt que de vouloir la perfection tout de suite .
        C’est quoi un an, un siècle dans l’histoire de l’humanité ? Il n’y a pas d’impatience dans la Création .
        Voir le verre à moitié plein plutôt que l’inverse . Voir ce qui marche, ce qu’il y a de bien et de beau, ce qui s’améliore . C’est aussi une manière de créer le monde comme il faudrait qu’il soit .
        Bonne chance, Quintus ! Je sais que c’est pénible parfois .
        Bises, Louisetta .

        • Béa dit :

          Bonjour à tous,

          Je crois qu’il nous faut apprendre à renoncer au jugement surtout si, humblement et honnêtement,nous reconnaissons qu’ils sont fluctuants donc peu fiables (ce que je croyais vrai hier peut, aujourd’hui ,me sembler faux!).

          Admettons l’immensité de notre ignorance et élevons notre vision afin qu’elle tende vers la perfection du Tout qui est Amour inconditionnel (ne rejette rien,ne juge pas,ne crée pas de limites ou d’oppositions).

          La diversité n’est ni un frein ni une menace,c’est une palette infinie de choix.Soyons libres de nos préférences,fidèles à nos valeurs et laissons chaque Un également libre d’agir selon sa conscience du moment.

          Au-delà des barrages du mental et des limites de notre conscience,nous ne cessons jamais de suivre la grande et belle expansion de la vie qui s’étend bien au-delà de nos visions fragmentées et sectaires.Lâchons-prise,acceptons,remercions !

          Le bien et le mal n’existent que dans nos croyances et celles-ci doivent rester souples et ouvertes aux changements et à l’impermanence jusqu’à ce que la maitrise nous permette d’atteindre la pleine légèreté d’Etre,confortablement installés dans la vérité ultime qui est tout amour et ne connait pas d’opposé.

          Nous progressons en captant, dans la multiplicité des possibles Présents, la connaissance nécessaire à notre propre évolution du moment, au sein des multiples et diverses expériences humaines.

          Tout participe au Tout !

          Cessons le combat du « j’ai raison donc tu as tort » et acceptons d’élargir nos perceptions jusqu’à capter la magistrale orchestration de la vie dont nous sommes une des manifestations.

          Lumineuse journée à chaque Un !

      • John. dit :

        Bonjour Quintus, j’ai eu envie de réagir à ce que tu viens de dire.

        La liberté des uns s’arrète là ou commence celle des autres. Voilà là une focalisation sur la séparation. Alors que la liberté, comme le dit d’une certaine façon ce dicton, n’a de sens que de manière collective. Appliqué à un seul individu, elle trouvera toujours ses limites, une liberté paradoxale dans le concept. Ce n’est pas quelque chose qui possède, et c’est d’ailleurs une bonne leçon pour tout le monde.
        Pour ce qui est des dégats de l’humain sur la terre, je comprends ta douleur. Mais laisse le temps à notre toute jeune civilisation d’avancer. Il y a à peine 30 ans, une infime partie de la population s’en souçiait, aujourd’hui cela est dans le coeur de milliards de terriens. Les choses changent en réalité très vite, peut être pas à notre échelle, mais elles changent très vite quand même.
        Pour finir, et c’est sans doute le plus important, que cela « t’horripile », « te pourris », et j’en passe, il faut absolument que tu sois lucide là-dessus, cela ne provient que de toi même. Tu essayes de renvoyer cela sur d’autres personnes, quand tu es le seul créateur de ces émotions. Et plus tu les émettras, plus tu recevras autour de toi ce qui les nourrit. Il est là l’enchainement de la négativité. Il faut couper le cordon pour se rendre compte que c’est une fois qu’on ne les ressent plus, que les événements de notre vie ne nous les montrent plus. Et non l’inverse.
        Courage à toi.

      • Salvia dit :

        je viens de lire ce texte publié aujourd’hui ( daté du 4 avril au sujet de notre Terre-Mère) sur le site de Monique Mathieu, et je trouve qu’il tombe bien à propos, pas seulement pour toi, mais aussi en complément aux différents commentaires que ton ras le bol a suscité.
        http://ducielalaterre.org/accueil.php

      • catB dit :

        bonjour,
        je m’invite ici, mais cela aurait pu être ailleurs dans le site tellement nous parlons tous sur un même fil.
        Je ne vois maintenant plus les atteintes à la nature de la même manière, disons que mon regard change. Car j’ai pris conscience que la nature nous montre elle-même la force qui est en elle, la sagesse, la sérénité qui l’habite partout. Elle ne craint rien de ce qu’on lui fait et s’en remet tout le temps. Elle s’adapte, elle change. Si les forêts disparaissent et que s’installent les déserts, c’est triste pour nous peut-être, mais même le désert est un nouveau visage qui nous dit que la nature est encore là, et toujours aussi belle. La colère me revient souvent devant la destruction inutile sur Terre, mais c’est pour mieux comprendre que c’est la nostalgie qui nous déprime, la nature ne déprime jamais. Elle nous offre la réponse permanente en portant sans cesse en avant de nous sa puissance créative, même quand nous n’y voyons que le vide. C’est ce que je vois aujourd’hui de la nature, même si cela est encore fragile en moi. Merci

        • Soleil Bleu dit :

          Merci catB de me remettre en contact avec ta/ma perception, qu’il m’arrive parfois d’oublier lorsque la nostalgie et donc l’appréhension me guettent.
          Namasté

  9. Laura dit :

    Moi ca ressemble a tout ca avec l’impression de vivre des moments ou perte de conscience qui dure une ou deux secondes. Des larmes qui arrivent sans crier gare et j’ai visionné un courriel dernièrement qui montrait les étoiles et les constellations avec le sentiment de savoir que ma vrai maison etait la devant mon écran.

    • Quintus dit :

      Comme je te comprends. Cela m’arrive aussi.

      • elba dit :

        Idem. Et spécifiquement lorsque je regarde cette photo : http://www.cidehom.com/apod.php?_date=110121

        Tu sais, Quintus, ça m’arrive aussi de penser que des gens (très peu, cependant) me pourissent la vie (et je pense sincèrement qu’ils tentent de me la pourrir… désolée pour le jugement.)
        Mais j’ai décidé que ces personnes n’y parviendraient pas. Je les laisse de côté, et lorsque je découvre certaines petites crasses, des mesquineries qui sont sans doute destinées à me faire perdre patience, je décide que ça ne fonctionnera pas dans ce sens. Je rectifie le tir, et je n’y pense plus. Je me dis que certainement ces gens-là ne doivent pas être très heureux pour avoir envie de passer du temps à enquiquiner les autres.
        Voilà ma petite technique. Pas parfaite, certainement, mais assez efficace pour moi. ^^

        Amitié à tous. Merci Passeur pour ce nouveau texte-à-réfléchir.

  10. Nathalie G dit :

    Je vis cela aussi.

  11. Quintus dit :

    C’est absolument incroyable. C’est précisément, c’est exactement ce qu’il m’arrive depuis quelque temps. j’ai l’impression de vivre dans un décors qui ne ressemble plus à rien. Je me meut dans un espace que je ne comprend plus. Comme si j’étais derrière des parois de verre d’un vivarium et que je criai pour me libérer de cette scène de théâtre sur laquelle je n’ai plus envie de jouer, ou de porter un masque.
    J’ai des sensations bizarre qui m’assaillent et qui me montrent que le monde est désuet, vieux, ridicule. On me montre cette prison à ciel ouvert ou au quotidien et ce depuis des années je vais, je viens, je m’occupe, je travaille, je mange, je dors , je manipule des outils, je conduis, etc. Mais je regarde tout cela avec incrédulité. J’ai l’impression d’être prisonnier de cette planète physique, sans pouvoir m’échapper. J’aperçois la vie derrière tout cela et j’ai envie de rejoindre la communauté cosmique.
    Je m’aperçois en fait que tout et là, planté en décors et que rien tout cela n’est réel.
    Je ne comprends plus ce que je vois.
    Suis-je fous??

    • guil dit :

      Salut Quintus,
      A mon humble avis, je ne pense pas que tu devienne fou ;)=)
      Si je te comprend bien je pense que tu étouffe dans ce monde, surtout en occident, car tu n’est pas trop matérialiste, plutôt sensible, émotif, et que tu considère que la plupart des relations entre être humains sont très souvent (voir tjrs?) superficielles? Tu me diras si c’est a peu près ça ou pas 😉
      Bon, pour le truc de « rejoindre la famille cosmique », attention quand même hein, pour l’instant c’est pas trop vérifié tout ça, je veux dire qu’il vaut mieux dire, imho (a mon humble avis) qu’on ne sais pas.
      Comme tu étouffe, tu émet un regard négatif sur le monde, donc ta façon de voir le monde, ou plutôt « ton monde » (nous sommes tous dans notre monde, et non pas dans LE monde j’ai l’impression) est gris, terne, négatif et malsain, du coup tu as envie de te barrer le + vite possible ailleurs, ou tout sera plus cool, aimant, etc.
      Je pense que c’est notre façon de voir le monde qui conditionnent nos expérience, qui sont directement relié a nos émotions, c’est donc un cercle vicieux.
      Écoute, vois sans juger, donne aux autres ce que tu as a donner, sans trop s’en vouloir du regard que porterons les autres porteront sur toi, n’ai jamais hontes de prendre soin de tes amis, d’être ouvert a tout même si eux ne sont pas comme ça, ça n’est pas par les paroles que l’ont peux voir LE monde, et guérir soi et les autres qui nous entourent, mais plutôt en « écoutant » le monde sans aprioris, bon, tout ça ça n’est que mon avis, ça vaux pour moi, après je sais pas, on est d’accord.
      J’essaye je crois, de te dire : profite un max, vois la beauté là ou tu peux, un coucher de soleil, les nuages, un lac, le regard d’un enfant, tout ce qui te fais du bien, et a force de faire ça, de s’ouvrir, avec le regards, en silence, a l’écoute de ce que tu vois, là, et en même temps tu ressent ton corps, l’intérieur, ta respiration devient tranquille ect, et petit a petit tu vas transformer ton monde (enfin pour moi ça marche plutôt pas mal, donc voila si ça peut aider, c’est tt ce que j’espère)
      Voili voilou, j’aime pas les dogmes, quels qu’ils soient, je pense que ce que bcp recherchent et là sous leur nez, mais qu’ils ont peur de le voir, parce qu’il faut accepter qu’on n’est pas qu’amour, ca c’est un chemin dur a arpenter, mais c’est le seul qui libère, c’est la « petite route » héhé :-)=)
      Donc ben je te souhaite du courage car ce monde est difficile a vivre pour bcp, et je sais a quel point ca peut nous rendre dingue, c’est invivable!
      Pour aider a guerir les gens qui souffrent, a resoudre les problemes de ce monde, il faut juste que tu t’occupe d’aller mieux, et c’est absolument tout.
      Il faut depasser (et c’est dur!) la honte d’etre egoiste et s’occuper de soi, parce qu’en verité, une verité tres secrete, tu n’est pas egoiste, c’est tout le contraire, e, t’occupant a aller bien, a t’aimer sans chercher a gommer des cotés de toi que tu trouve « mauvais », parce qu’il faut s’accepter, et un jour arrêter de jouer au « moine zen » dans notre tête (hihi!!) – S’accepter entièrement, pas de masques, ni matériel, ni spirituel, C’EST le zen.
      On ne doit pas porter jugement quand on aime par exemple jouer a la console ou je sais pas moi, des trucs vraiment pas spirituels, comme regarder la tv ou fumer, ect ect ect et pourtant j’aime aussi le silence, la méditation, une musique relaxante, ect, les opposés ne le sont pas, c’est l’esprit qui oppose! 😉
      j’aime ca, alors j’aime ca, j’aime pas ca, c’est ok aussi, y’a aucuns problèmes, rien a chercher
      Mais la petite porte est là,elle est là, faut l’ouvrir c’est tout, derrière il fait beau, et c’est cool 😉
      J’espère que c’est un peu près compréhensible, parce que je donne ce que j’ai a donner, sur l’instant, comme ca vient, et des fois ca peut être mal pris ou même mal compris, si c’est le cas tt mes excuses.
      Courage, ca va passer
      Amitié

      • guil dit :

        Tient, c’est marrant, je viens de poster ci dessus, je part faire un ti tour sur le blog de Christine (du tout et du rien, que j’aime bcp, comme ici) et j’tombe ti pas pil poil sur ce que j’essaye très maladroitement d’exprimer!, ici : http://du-tout-et-du-rien.blogspot.fr/2012/04/tel-que-vous-etes.html
        Un texte qui parait tres simple a mettre en oeuvre, mais en verité c’est pas facile, mais faut avoir du cran et y’aller si je puis dire.
        pas se juger c’est la mission, apres le monde s’eclairci.
        Bonne soirée a toutes et tous

      • Quintus dit :

        Merci Guil tout et vraiment juste dans ce que tu dis.
        « Il faut depasser (et c’est dur!) » je te cite. Oui et oui, j’ai du mal.
        Je repense à ce que tu écris c’est fou et tellement précis. J’ai un passage à franchir j’en suis pas loin, mais il me semble que plus je me rapproche et plus il bondit en avant et moi je m’épuise derrière.
        Je râle,je colère, c’est vrai après les gens qui me semble t-ils ne voient rien et continuent de perpétuer ce qu’ils font depuis des années sans jamais passer à autre chose etc..inlassablement la même chose destructrice ou négative.Je juge c’est vrai.
        C’est ce que je n’arrive pas à dépasser, le lâcher prise.
        Et pourtant je suis venu au monde avec une spiritualité et une philosophie de vie d’amour de sensibilité et de finesse.
        Je ne comprends pas cet état vieillot que je sens, mais qui est si dur à dépasser vers un autre paradigme, une autre énergie.
        Quand je dis famille cosmique, c’est universelle que je voulais dire la vie en général, l’intrication dans toute choses, ma famille humaine, et tout les règnes.
        C’est dur, je me bat et c’est obsédant au quotidien.C’est présent dans mon esprit souvent. Il faut que je sorte de cette prison , comme le paillon dans sa chrysalide.Et prendre enfin mon envol.

    • Martine dit :

      Bravo quintus et bienvenu hors de l’illusion!
      fou? NON ! C’est simplement la mémoire de l’Être essentiel que nous sommes qui se réveille.
      Nous n’adhérons plus à ce monde, nous ne faisons que le survoler.

    • Mikael dit :

      Bonjour Quintus,
      je suis tout à fait d’accord avec Guil.Tu as certainement l’impression de jouer un rôle à longueur de journée et ça t’ennuie profondément!Tu aimerais peut-être passer à autre chose mais,voilà,tu es là!Essaies de penser que c’est une belle opportunité de grandir, au contraire de ce que tu peux ressentir.Voir avec ses yeux « physiques » c’est déjà pas mal constructif,essaies encore pour « re »voir.Amicalement

  12. Mesnet dit :

    Le langage qui me vient le plus simplement lorsque je veux imprégner le mot de ce que je suis, est la parabole.
    Et soudain, le concept vécu devient limpide. En tout cas pour moi….pour l’autre, il ne prend pas forcement sens, mais cela n’a pas d’importance.

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