De la dualité à la conscience unitaire

Par Zingdad.

Bonjour à tous. Je m’appelle Zingdad. Beaucoup d’entre vous m’ont demandé ces derniers temps comment augmenter leur taux vibratoire à la fréquence de la conscience unitaire. Pour certains, il s’agit d’élargir leur conscience afin de constater l’existence de nos voisins galactiques; pour beaucoup d’autres, ce n’est qu’un souhait de leur propre croissance spirituelle. Je voudrais répondre à cette question de mon propre point de vue avant de céder ma place à Adamu et lui permettre d’aborder ce sujet également.

Jusqu’à présent, la plupart d’entre nous ont aspiré à la polarité positive, également appelée « Service aux autres » ou encore conscience d’Amour et de Lumière. Une des raisons pour lesquelles la polarité positive est si attrayante c’est parce qu’elle nous permet de chasser toutes les «mauvaises» choses de nos vies à l’extérieur de nous-mêmes. Nous les mettons toutes dans le même panier «là-bas» en les attribuant aux «forces obscures», puis nous nous auto-satisfaisons en jugeant lesdites « forces obscures » et nous tenons au-dessus d’elles pendant que nous sommes assis dans la Lumière et nous faisons des cadeaux les uns aux autres.

Mais le seul moyen pour nous de réussir à continuer de maintenir cette attitude est de refuser d’examiner les «ténèbres» à l’intérieur de nos propres âmes. Nous nous cachons à nous-mêmes que nous sommes aussi capables de faire du mal et nous rejetons les pensées et les émotions liées à la peur, la colère, la négativité et la destruction qui sont en nous. Nous ignorons soigneusement toutes les blessures que nous avons causées aux autres et nous nous séparons de notre propre passé – lié à cette vie ainsi qu’aux précédentes – dans lequel nous avons causé du tort aux autres.

En fait, dans le but de maintenir l’illusion que nous sommes uniquement Lumière, nous nous appliquons à nous diviser en deux pour ensuite n’aimer que l’une des deux moitiés tandis que nous nous dissocions de l’autre ; dans le seul but de nous féliciter et de nous dire à quel point nous sommes bons tout en jugeant les autres ô combien mauvais : tout cela est alléchant, n’est-ce pas ? Je sais que je suis aussi passé par là et je ressens encore le besoin, parfois, de penser comme cela.

Cependant, j’ai été dans la dualité assez longtemps pour m’apercevoir que raisonner de la sorte n’est pas seulement de l’auto-illusion… sinon également de l’autodestruction. Dans ma vie, j’ai vu que tous les traumatismes psychologiques, spirituels, émotionnels et physiques que j’ai eus trouvaient leurs racines dans un choix que j’avais fait longtemps auparavant (et que j’avais oublié depuis) de juger et de rejeter une part de moi-même, parce que j’avais décidé qu’elle était mauvaise et indigne d’être aimée. La méditation profonde et la régression de vie antérieure m’ont permis d’en prendre conscience. Ces pratiques m’ont permis de trouver un grand nombre de fragments de ma propre psyché cassés, blessés et mal-aimés, puis de les aimer, les guérir et les ramener à la maison de l’Unicité; pour chacun d’entre eux, elles m’ont apporté une guérison en profondeur. Je ne suis pas un cas isolé car, depuis quelque temps déjà, je propose un service de guérison appelé «Soul Re-intégration» (Ndlt : réintégration de l’Âme) et en offrant ce service à d’autres, j’ai eu le privilège de voir exactement le même scénario se dérouler encore et encore avec tous ceux avec lesquels j’ai travaillé : des choix profonds et souvent anciens et des vœux fondés sur la conscience duelle provoquent une fracture dans l’âme. Cette fracture perdure avec nous et continue à nous causer douleur et inconfort jusqu’à ce que nous soyons disposés et capables de libérer cette décision et de prendre une nouvelle décision plus aimante basée sur la conscience unitaire. Ce faisant, la vraie guérison commence instantanément.

C’est pourquoi j’en viens à cette ferme conclusion : la conscience duelle nous fait du mal et nous tue. Diviser la vie en créant une séparation illusoire entre le bien et le mal, le juste et l’injuste, l’aimable et l’indigne d’être aimé… est une chose profondément autodestructrice. Vous pouvez le faire, mais il vous en coûtera. Et comme nous vivons dans une réalité duelle, c’est quelque chose que nous avons tous fait. Et si nous jetons un coup d’œil au gâchis que nous avons fait de nos vies et de notre monde, alors il ne fait aucun doute que nous sommes en train d’en payer le prix. Chacun d’entre nous, personnellement, en paie le prix à travers la peur, la colère et la douleur; nos corps en sont malades et nos relations avec nos proches en pâtissent. Et notre société dans son ensemble paie pour cela également dans la façon dont nous permettons aux sociétés de brutaliser notre planète et aux politiciens de provoquer la division et la guerre entre les nations. Cette façon de penser duelle est littéralement en train de nous tuer et de détruire notre monde.

Donc, en ce qui me concerne, j’ai pris la décision de passer de la conscience duelle à la conscience unitaire. J’ai fait quelques progrès satisfaisants dans ce sens et c’est avec enthousiasme que je vous annonce que chaque pas que j’arrive à faire dans cette direction m’apporte une plus grande paix, joie, la guérison et Unicité. Je découvre toutes sortes de choses étonnantes à propos de la façon dont la vie fonctionne et de la manière dont nous pouvons tous être les puissants co-créateurs de la vie que nous voulons vivre, à condition de prendre conscience de ce fait. Cela, et bien plus encore, se trouve sur la route de la conscience unitaire.

Pour moi, le voyage a commencé avec une bonne dose de « être honnête avec moi-même ». Cela signifiait regarder sans rechigner mes propres « démons intérieurs », les accepter, les aimer, les guérir et les réintégrer. Je suis très loin d’avoir terminé mais plus j’avance, plus je commence à découvrir quelque chose d’étonnant : ce qui semblait être des « démons intérieurs » n’étaient en fait que des parts de mon être apeurées, blessées et perdues. En les guérissant et les ramenant à la lumière de mon amour-propre, j’ai découvert qu’ils détenaient entre leurs mains certains des joyaux les plus précieux de mon âme. Quelques-unes des meilleures parts de moi-même étaient perdues avec CES parts de moi. Une des choses que je découvre est la vraie compassion pour les autres : au cours de mes vies antérieures – et dans cette vie aussi – j’ai fait des choses vraiment blessantes aux autres; j’ai sans aucun doute été «du côté obscur». En en prenant conscience, je me rends compte que je ne peux pas juger les autres qui en font l’expérience actuellement. Je suis passé par là auparavant et ils jouent le même scénario en ce moment même : voilà qui m’apprend la compassion !

Et il en va de même pour ceux qui sont engagés dans le rôle de la victime. Je suis passé par là aussi. J’ai été une victime et je sais ce que ça fait. C’est pourquoi je ne peux pas juger ceux qui le font maintenant. Je ne ressens que de la compassion. J’ai vécu dans la polarité négative et j’ai appris à quel point on peut s’y sentir mal. Je m’en souviens bien. J’ai également vécu dans la polarité positive et joué le sauveur. Ce qui m’a troublé lorsque j’essayais d’être le bon et gentil sauveur, c’est que ça ne semblait pas fonctionner de la manière dont je le souhaitais. J’avais beau faire de mon mieux, je n’ai fait que me maintenir entraîné dans une danse avec des êtres de polarité négative : vous voyez, ces deux choses vont de paire ! Et donc j’ai également été victimisé par ceux que je tentais de sauver. Jusqu’à ce que je comprenne que cela ne fonctionnait pas pour moi et que je découvre un autre joyau de l’âme. J’ai découvert la sagesse que, en dépit de la grande compassion que j’éprouvais, cette danse n’est pas ma danse. Je ne suis pas ici pour sauver qui que ce soit. Sauver les autres ne fonctionne tout simplement pas. Cette sagesse m’apprend que je suis le seul être que je peux changer. MAIS SI JE ME REVEILLE et vis le changement que je désire voir dans le monde, alors presque comme par magie je me trouve être d’une aide à d’autres qui tentent de se réveiller aussi. Je les aide bien évidemment non pas en les sauvant, mais en les dirigeant toujours dans la direction de leur propre vérité, et en les guidant vers leur auto-guérison. Et en faisant cela, je découvre davantage de ma propre vérité et de mon auto-guérison.

C’est donc ce que je fais. Je me dirige vers l’Unicité et je partage ce que je sais et ce que je découvre au fur et à mesure.

Outre la sagesse et la compassion, certains des autres joyaux de l’âme que j’ai découverts incluent notamment le fait que nous sommes tous les créateurs très puissants de notre propre réalité via nos pensées et nos croyances sur nous-mêmes. En nous associant à travers ce processus, nous sommes presque littéralement en train de co-créer la réalité dans laquelle nous vivons. J’ai découvert qu’il existe des outils que l’on peut utiliser pour devenir davantage conscients de ce processus de création de la réalité et apprendre à créer plus de choses que nous VOULONS, et moins de gâchis destructeur et douloureux auquel nous accordons, peut-être, nos énergies créatrices en ce moment même.

Il existe de nombreux autres joyaux de l’âme et chacun d’entre nous les découvrira au fur et à mesure qu’il progressera. Mais le fait est que dès que nous commençons à VERITABLEMENT nous aligner avec la Source (pas seulement avec le côté rempli de bonheur, de barbe à papa, d’amour et de lumière de cette dualité, sinon avec toute l’Unicité de la Source), alors l’énergie de la Source commence à couler à travers nous : nous trouvons la guérison, la connexion, l’appartenance, le pouvoir authentique, la magie, des merveilles et des mystères. Et c’est le début du voyage de Retour à l’Unicité.

Je voulais vous dire cela à partir de mon point de vue. Du point de vue d’un autre être humain qui vit ici avec vous sur la planète Terre. Bien que les êtres des dimensions supérieures ont beaucoup de sagesse et de vérité à partager, ils peuvent peut-être avoir l’impression qu’ils sont un peu éloignés de nous qui travaillons dur ici-bas sur la planète Terre. Je partage donc avec vous un peu de mon propre point de vue avant de passer le relais une fois de plus à Adamu, pour que nous puissions bénéficier de sa sagesse et de ses enseignements.

(…) Je suis impatient de faire le voyage vers l’Unicité avec vous.

Je vous remercie de votre attention. Je suis Zingdad.

Traduit par Carlos Àlvarez pour La PresseGalactique.

Source originale

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)


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49 Responses to De la dualité à la conscience unitaire

  1. waterbreathing dit :

    Cela n’a pas à voir directement, mais rejoint, pour moi, une considération autour de la dualité/unité.Comment vous faites, pour ceux qui mangent de la viande, pour faire des animaux, en un temps, votre viande, et en un autre temps, en faire vos « amis »/compagnons (ou simplement, à vous sentir un avec eux) ?Qu’est-ce qui vient poser ces distinctions entre « viande/ami »( si je pose cet exemple, c’est car pour moi il est imagé, et représentatif parfois de certains comportements humains envers l’humains, que l’on tient en inconscience, autant que l’on s’occulte la béance de nos comportement qui nous amènent à rendre des animaux notre viande, tandis que l’on en chérit d’autres sur des critères dérisoires tel qu’apparence etc) aussi, ainsi qu’à d’autres questions, comme le fait d’arriver à délimiter ceci de cela, ou d’autre chose) ?Un des animaux est support de « projection » de soi, sur base , d’une sorte d’amitié, d’échange, l’autre, est « pris » pour sa viande; on se justifie cela, en disant que certains de ces animaux sont plus « mignons », d’autres non, ce qui expliquerait leur vocation.Certains nous semblent proches de nous, d’autres non etc cela déciderait pour eux d’un destin à être nos compagnons ou notre repas.Comme cous gérez cet aspect ci, avec le ressenti de l’unité, pour ceux qui mangent de la viande, comment peut-on « prendre » la vie, et ne pas vivre une dimension de dualité, simplement ?

    • Stéphanie dit :

      Bonjour Waterbreathing,

      Avant d’essayer de répondre à ta question, je précise que nous n’avons pas encore atteint cette unité dont tu parles et nous vivons tous encore dans un monde de dualité. C’est la réalité sur cette planète aucun être vivant n’y échappe !

      Nous pouvons avoir un aperçu de ce que peut être l’unité lorsque nous nous connectons au champ de conscience unifié à travers le chakra du cœur. L’empathie et la télépathie sont des dons du cœur et de l’Esprit qui nous permettent lorsque nous en faisons l’expérience de comprendre que nous sommes au fond tous reliés et que la séparation est une illusion.

      Ceci dit la plupart du temps nous devons faire les comptes avec la dualité, et chacun y réagit à sa façon. Pour ma part, j’ai choisit depuis mon enfance d’ingérer le moins de viande possible malgré le prix que j’ai dû payer pour cela, tout est question de cohérence. Il s’agit là d’un choix tout à fait personnel, et sincèrement il ne me vient pas à l’esprit de juger ceux qui mangent de la viande.

      Ce qui m’horripile vraiment ce sont les conditions d’élevages industriels qui n’ont rien à envier aux camps de concentration nazi. La différence est choquante entre les animaux élevés dans ces fermes industrielles et ceux élevés d’une façon naturelle. L’autre scandale est celui des abattoirs en France qui pratiquent quasiment tous le sacrifice c’est-à-dire que les animaux ne sont plus assommés avant d’être tués mais égorgés vivants dans d’atroces souffrances !! Voilà où nous en sommes au nom de faux dieux et surtout pour le dieu vénéré par tous les humains celui de l’argent !!!

      Pardon pour la digression mais elle me tenait à cœur ! J’ai souvent dit que j’ai énormément de respect pour les peuples ancestraux, or ces peuples étaient ou sont avant tous des chasseurs mais cela n’empêche nullement (au contraire) leur grande connexion à la nature et aux autres règnes. Ces peuples avant d’aller chasser pratiquaient des rituels de remerciement aux esprits des animaux qui allaient donner leur vie pour leur survie. Il en découlait une connexion très forte à Gaia et une conscience de l’unité avec les autres règnes, d’ailleurs ce n’est pas un hasard si ces peuples reconnaissent comme leur guides spirituels des esprits d’animaux.

      Pour conclure et revenir à ma relation avec les animaux, j’ai depuis toute petite une immense fascination et amour pour les félins qui sont pourtant de redoutables prédateurs. Ils symbolisent pour moi l’animal duel par excellence, ils incarnent à la fois l’ombre et la lumière. Ils peuvent passer en peu de temps d’un état d’agressivité létal capable de tuer aussi pour leur seul plaisir (comme les chats), à un état de douceur et d’amour inconditionnel incroyable. C’est la leçon de vie que m’ont enseigné ces merveilleuses créatures, sur Gaia la lumière et l’ombre se mélangent dans chaque être vivant.

      Il nous faut donc dépasser les jugements et les faux concepts de bien et de mal, accueillir et intégrer l’ombre et la lumière en nous et en tout être vivant, ainsi nous pourrons développer notre connexion à notre essence divine et permettre l’émergence d’un monde fondé sur le respect, la paix et l’Amour.

      • waterbreathing dit :

        Merci de ta réponse stephanie.Je l’ai posée ici, car je l’ai posée autrepart, et bon, elle n’intéresse pas beaucoup de monde, cette question.Car elle a des relents moralisateurs, et de jugements, j’imagine.Pourtant, ce n’est pas le cas, c’est, pour moi, une question presque technique, de comment on peut commettre des actes séparant au possible, « prendre » les animaux, pour leur viande, et en plus ej des conditions de boucherie, indigne, insoutenable( qui est le vrai problème, en effet, comme tu le pointes).
        Je fais comme toi, depuis l’enfance je mange  » peu » de viande, je voulais même me mettre au végétarisme complet, j’ai fait durant un temps, et ai du accumuler des carences d’ailleurs; depuis, j’ai décidé de manger un  » peu » de viande, aussi par souci de diversité, et car cela reste en partie dans ma « nature ».Mais voilà, je me pose cette question, car des gens sont familiarisés aux animaux de compagnie, eux , ils n’en feraient pas leur steak, c’est certain, pourtant ils le font avec d’autres..Ils passent de ces différents états, pour certains, sans les interroger…

        • Salvia dit :

          Remercier l’animal qui a été sacrifié pour nous nourrir pourrait être une façon de redonner un sens à sa mort, et je ne pense pas que cela soit hypocrite de notre part. Si notre corps a besoin de certains apports nutritionnels sous forme de viande, accueillons cela comme une nécessité de notre évolution, tout en sachant que nous aimerions être capable de nous passer de viande. C’est ainsi, qu’un jour, regardant mon chien assis à côté de moi lors de mon repas, j’ai arrêté de manger da la viande pendant très longtemps car je m’étais imaginé l’avoir dans mon assiette! Aujourd’hui je ne mange que très rarement de la viande. Lors d’une invitation à partager un repas, je ne fais aucun commentaire et j’honore ce qui est préparé, viande compris, car je sais que c’est préparé de bon coeur. Et je remercie silencieusement l’animal pour son sacrifice. Il me semble que ce n’est pas seulement pour me donner bonne conscience, mais qu’ainsi quelque chose de plus subtil se passe au niveau du monde animal. Je l’espère du moins …

          • waterbreathing dit :

            Je ne sais pas.Je conçois tout ce qui est dit autour des rites anciens, des cultures et modes de vivre, communautaires, tout à la fois, qui chassaient, et proche de la nature; s’inscrivant comme élément d’un écosystème plus vaste.Par contre, cela reste duel, pour moi; comme si on mangeait une part de soi, au final( dans l’unité on est un avec les animaux, pour on retourne à un mode d’etre ou l’on va les manger..) .. imaginez qu’on doivent se manger entre humains(un autre animal !), lol, et effectivement, je ne vois pas de différence entre manger un animal d’élevage, ou un animal, de non elevage, voire, qui seraient nos familiers.La superposition, pourtant, est choquante.

          • waterbreathing dit :

            Ce qui m’interroge, c’est aussi la faculté de passer d’états à d’autres; d’états ou l’on se vit « un », d’états ou l’on se vit séparé, d’états ou les autres animaux sont des compagnons, ou on les respecte, puis d’états ou on va les « élever », pour en faire des steaks, faire en sorte que leur destinée soit de finir dans nos assiètes, se permettre cette manipulation sur la nature, et les autres espèces.

        • Stéphanie dit :

          Merci à toi Waterbreathing pour l’avoir posé cette question, moi je la trouve très intéressante. Mais tu as raison, je crois qu’elle dérange quelque part, comme celle que tu avais posé au sujet du karma et des camps de concentration. J’avais commencé à y répondre et puis j’ai laissé tomber car cela m’emmenait trop loin ! Mais continue à les poser tes questions dérangeantes et pertinentes, moi en tout cas elles me font drôlement réfléchir et me permettent de me remettre en question, elles me font donc avancer. Merci Waterbreathing !

          J’ai moi aussi de grosses carences et donc de grosses fatigues au niveau physique en raison de ce choix, et parfois je suis obligée d’en absorber un peu pour rassurer mes proches (autrefois mes parents aujourd’hui mon conjoint), sans parler comme le dit Salvia des occasions sociales où sincèrement j’adopte moi aussi la même aptitude qu’elle, c’est-à-dire honorer ce qui m’est offert et remercier les animaux pour leur sacrifice.

          Le point crucial reste pour moi les conditions d’élevage industriel et les abattoirs comme je l’ai dit précédemment. Après tout, il y a des éleveurs qui élèvent leurs animaux d’une façon naturelle et biologique et qui font ce métier par passion et amour de leurs bêtes. Les animaux devraient au moins avoir droit à une mort « douce » et non barbare comme c’est actuellement le cas.

          Personnellement, j’aimerais trouver les moyens de ne plus ingérer de viande ou de poisson du tout puisque c’est ce que ma conscience me dicte. Je respecte, cependant, ceux qui souhaitent continuer à manger de la viande l’important étant de prendre conscience de ce lien que nous avons avec les animaux, du fait que nous devons les honorer, les respecter et les remercier pour leurs sacrifices. Si les gens commençaient à développer cette conscience, il est évident que la consommation de viande se réduirait au strict nécessaire et nous serions loin des exagérations actuelles, de plus un retour à l’élevage biologique et le droit à une mort plus clémente seraient la norme.

      • François dit :

        Bonjour Waterbreathing,

        Pour ma je rejoins assez les deux beaux commentaires que tu as reçu en réponse, à quelques détails près , je n’ai pas de chien -:)
        J’ai été dans ma vie longtemps a manger de la viande et beaucoup. Mes parents ne concevaient pas un repas sans viande!!! la vie à la campagne véhicule aussi ses traditions.
        Depuis quelques années les choses changent, doucement, à mon rythme et j’en consomme de moins en moins 2 fois par mois environ. Là je tâche , il est vrai de choisir plutôt du bio local mais cela ne change rien au fond de mes tripes, au fond de mon cœur, je sens que la culpabilité n’est pas loin. Je travaille à ne pas me faire violence en devenant (trop) vite végétarien. Mon corps habitué à une consommation carnée doit s’adapter à ma nouvelle cuisine avec plus de fruits, légumes et petites graines.
        Comme il est si bien par Stéphanie et Salvia, nous sommes encore toutes et tous dans la dualité. Acceptons le. Les changements doivent se faire avec respect pour notre énergie, notre cœur mais aussi notre corps.
        Sur ce bon appétit à tous !
        F.

        • waterbreathing dit :

          La question sur le karma, et les camps, car dans mon entourage, j’avais une personne qui avait survécu à ces camps.Il se trouve qu’ensuite, elle s’est engagée dans une vie de malfrat, a pris une peine lourde de prison, et après a passé de longues années en cavale dans un autre pays.Finalement cette personne a été arrêtée à quelques mois près de l’expiration de sa peine.Je n’ai pas connu cette personne directement, ou peut-être l’aije croisée enfant, mais je parle de ces choses là avec une autre personne de mon entourage familial.
          Pour le coup, j’ai pensé, cette personne a survécu, mais la société des hommes ne l’a pas manquée !Mais j’avais posé cette question sur le karma/ camps, car je crois, un intervenant disait que l’on était toujours responsable de ce que l’on regardait, du négatif que l’on y voyait: pourquoi pas, mais il faut aller au bout du concept en pratique pour voir si ça se tient, ou si ce n’est que blabla, voilà ce que j’en pense.

          C’est dans cet esprit que je pose la question sur les animaux.Moi même j’en mange parfois, et du poisson aussi; à bien y penser l’idée de la chasse ne me choque pas, alors que l’idée d’élever des animaux exprès pour les manger, plus déjà.Dans la première notion, il y a comme, tout de même, une relation à l’animal, sur un mode, qu’il connait, d’ailleurs, dans le second cas, on se place en entités supérieures, et on chosifie, objectise l’animal, à nos besoins, et aussi caprices( mais j’imagine, selon les méthodes d’élevage, cela peut-être « bien fait »).Ma question demande à partir de quand on voit l’animal, ( qui peut etre respecté, que l’on peut « aimer), ou la viande; certaines personnes sont tellement dans une conscience, ou il leur est évident , que les animaux sont là pour les servir, qu’elles ne les voient plus comme des « habitants de la terre », mais comme de la viande.
          Je comprends sur ce que tu dis des conditions d’élevage, et je pense qu’à « notre » stade d’évolution, en ce temps, en ce collectif, cela devrait être une priorité( et non essayer de convertir tout le monde au végétarisme, en culpabilisant en plus); poser des bases d’un rapport harmonieux avec ce et ceux qui nous entoure/nt, sans viser trop haut, trop irréaliste, en admettant aussi faire partie de ce monde duel, donc, pas en position plus élevée.Retrouver une place juste dans l »écosystème environnant.

          • alain thomas dit :

            Je pense que ta question est essentielle.
            Tant que nous mangerons des êtres vivants doués de conscience, nous resterons denses.
            Pour ma part, je mange encore du poisson mais il y a belle lurette que je n’achète plus de viande.
            Par contre, quand je suis invité ou lorsque je vais au restaurant, j’accepte ce que l’on me sert. Toutefois, il est clair que je ne me sens pas très bien après avoir mangé de la viande.
            Oui, tu as raison de dire que dans une certaine mesure, nous sommes cannibales en mangeant de la viande.

          • waterbreathing dit :

            En fait, même manger de la viande, cela ne me dérange pas.Oui, c’est l’intention, la méthode, les moyens, pour avoir de la viande.Pour moi, l’idée du sacrifice ne me va pas.L’animal n’accepte pas d’être sacrifié, l’on sacrifie à des supposés dieux, souvent , entités cruels erigés de nos archaismes, l’on sacrifie dans une perspective rituelle du sacré; ici, on « prend », ni plus ni moins.
            Imaginer manger de la viande, ne me dérange pas, c’est tout ce qui accompagne cela qui me pose problème; imaginons, que dès que les animaux mourraient de mort naturelle, ils se transformeraient en steak, là, ça ne me dérangerait pas, si il n’y a pas manipulation intentionnelle sur le destin de l’animal.Cette manipulation, que l’on opère sur leur destin, à travers l’élevage, « sain » respectueux, et aussi les usines industrielles, c’est ce que nous permet de faire notre intelligence, prendre, à d’autres échelles, avec d’autres outils.L’on peut se poser la question aussi de si l’on est légitime à prendre, si c’est notre intelligence qui nous permet cela, ou c’est encore notre part animale soumise à un registre « duel », de survie, et à l’évolution.

            Dans un autre registre, proche, sur paris, l’on pique les chats errants.Je trouve cela absurde, ces chats ont le malheur de se promener sur une terre quadrillée de limitations ineptes de l’être humain qui croit la posséder, et il se croit » légitime »à carrément tuer ces animaux quand il en trouve en certaines zones urbaines.

          • waterbreathing dit :

            Oui alain thomas, je pense ces questions essentielles, car elles confrontent nos aspirations idéales, théoriques, souhaitées, et dont l’on fait l’éloge, à nos pratiques, au quotidien, à ce que nous vivons dans notre ordinaire, que pourtant, nous interrogeons parfois peu sous le prisme de nos aspirations « spirituelles »; comme si c’était là des dimensions distinctes.Au plus vaste, encore, ces questions parlent pour moi aussi des relations de l’être humain avec lui même.
            L’allusion au cannibalisme pourrait sembler grossie, mais je ne le pense pas; car en certains peuple, il y avait, jusqu’il est peu ( je ne sais si il est encorre), un cannibalisme rituel.Et au final, sous diverses formes, on prend à l’étranger.L’autre, nos pairs qui nous sont trop autre, auxquels l’on ne confère pas d’empathie, d’humanité », et aussi, les « autres espèces ».On est un peu « psychopathe » avec les autres espèces.

          • waterbreathing dit :

            « Dans un autre registre, proche, sur paris, l’on pique les chats errants.Je trouve cela absurde, ces chats ont le malheur de se promener sur une terre quadrillée de limitations ineptes de l’être humain qui croit la posséder, et il se croit » légitime »à carrément tuer ces animaux quand il en trouve en certaines zones urbaines. »

            Ce qui ressort d’insensé, à travers cet exemple, c’est un irrespect de la vie, pour moi, et combien l’on ne reconnait pas l’étincelle de sacrée en d’autres espèces.Cette barbarie procédurière, qui met à mort, sans l’once d’une conscience.
            Ingérer de la viande, en soi, ne me pose de problèmatiques de conscience; soi même, lorsque l’on meurt, notre corps est rendu à la terre, et la nature s’en nourrit de diverses sortes.

          • waterbreathing dit :

            Sur le cannibalisme, en effet.Moi j’imaginais qu’on mangerait des hommes, aussi.On créerait des statuts inférieurs, ou les hommes auraient perdu toute considération.Ou mieux, imaginons, on vivrait un monde de mangeurs de viande invétérés, et il n’y aurait plus du tout d »autres animaux.Ainsi, on supprimerait les rituels , les enterrements, et en place de mettre les gens en terre, ou de les incinérer, on les mangerait !Mais on ne les tuerait pas exprès pour, juste pousser le recyclage jusqu’au bout : imaginer manger de la viande humaine, pas possible, c’est se manger soi.Pourtant de la viande est de la viande.Mais selon ce raisonnement, et si l’on arrive à reconnaitre l’étincelle de sacré en d’autres espèces, les manger, les travailler pour leur viande, ne semble t-il pas choquant ?
            Bref, je ne sais trop pourquoi j’imagine ce genre de choses..

          • Salvia dit :

            Petite question: quelle différence y a-t-il entre manger de la viande ou du poisson? Je dis cela parce que souvent, tout comme ici dans les commentaires, les personnes disent « je ne mange plus du tout de viande, seulement un peu de poisson ». Où est la différence? Les deux espèces sont des animaux…
            Dans le livre « Message des hommes vrais au monde mutant » de Mario Morgan il est question à un moment de l’animal qui littéralement se sacrifie pour que les indigènes puissent se nourrir. Ors nous ne vivons plus dans cette harmonie avec la nature environnante, donc tout est faussé en ce sens.
            On ne peut revenir en arrière dans l’évolution, et j’espère que nous arriverons bientôt au stade où, après bien des balbutiements, nous saurons vivre en parfaite harmonie avec toute la création.

          • Salvia dit :

            Voici une autre façon d’aborder ce problème: dans notre règne terrestre, la plante « mange » le minéral, l’animal « mange » la plante, l’humain « mange » le végétal et le minéral via l’animal. Mais il y a une différence fondamentale: seul l’humain est conscient de ce fait. Cette différence ne nous oblige-t-elle pas justement à manger toute nourriture « en conscience »? Cela ne permettrait-il pas à la matière inconsciente un jour à son tour de devenir consciente? Mais nous qui nous disons conscient nous pouvons aider l’animal à acquérir une certaine conscience en l’aimant et non en le mangeant. Et puis que sont les trous noirs dans l’univers, sinon des étoiles qui ont été mangées? Pourquoi? Ou bien est-ce l’univers qui se crée en permanence? Tout cela est bien mystérieux.

          • waterbreathing dit :

            Petite question: quelle différence y a-t-il entre manger de la viande ou du poisson? Je dis cela parce que souvent, tout comme ici dans les commentaires, les personnes disent « je ne mange plus du tout de viande, seulement un peu de poisson ». Où est la différence? Les deux espèces sont des animaux…
            Il n’y en a pas selon moi.J’emploie l’expression manger de la viande comme un vocable du  » prendre », qui englobe aussi manger du poisson.

          • alain thomas dit :

            Oui bien sûr, il n’y a pas de différence entre manger du poisson et manger de la viande.

            Les bouddhistes parlent des êtres doués de conscience. A quel moment peut-on dire qu’une espèce vivante n’est pas douée de conscience (insectes ?) ? Les bouddhistes prétendent que nous pouvons, selon nos actes, nous réincarner dans des mondes inférieurs tel que le monde des animaux et inversement, un animal peut ensuite se réincarner en être humain.
            Je ne polémiquerai pas là-dessus, je n’en sais rien et je ne sais pas si notre espèce est supérieure à d’autres qui ont forme animale.
            Ils pensent qu’il existe des êtres sans conscience et que par exemple, le végétal et le minéral ne sont pas dotés de conscience. Heureusement, sinon cela signifierait que nous irions à l’encontre de l’éthique si nous nous nourrissions de produits que la terre nous offre en abondance. Ce qui serait absurde.

            S’agissant de manger ou non des animaux, une réflexion s’impose.
            Je ne sais pas expliquer cela. Alors je vais prendre la chose autrement.
            L’Ethique définit les préceptes de vie. Pouvons-nous faire n’importe quoi ? Je ne pense pas.
            Par exemple, avons-nous le droit de faire l’amour en dehors des actes de procréation ?
            Je pense que oui mais de quelle manière ?
            Pouvons-nous faire l’amour avec nos enfants ou nos parents ?
            Je pense que non mais pourquoi ?
            Pouvons-nous manger de la viande d’un animal qui donne de l’amour à ses petits ? Pouvons-nous séparer le veau de sa mère ? ……
            Nous savons que la viande est toxique. Elle est génératrice de maladie, de cancer et surtout d’agressivité.

            Pourquoi est-ce que je mange du poisson mais plus de viande ?
            J’ai été bercé d’une éducation où l’on mangeait viande et poisson tous les jours. J’ai été sportif de haut niveau et mon régime était basé de viande rouge et de pâtes (entre autres). Il ne pouvait y avoir d’équivoque.
            Aujourd’hui mon métabolisme est tel que si je suis parvenu à éliminer la viande, je n’arrive pas à éliminer certaines protéines comme celles du poisson parce que sinon je dois prendre des substituts sous peine de carences. C’est le conditionnement. Ce n’est pas une excuse.

            Maintenant, sur ce blog, nous parlons beaucoup de 3D, 4D ou 5D. Je ne sais pas ce que cela signifie mais je sais intimement que nous évoluons en notre esprit de façon spiralaire, que nous franchissons en permanence non pas des paliers mais des niveaux de conscience de plus en plus profonds. Je remarque en fait que pour parvenir à progresser de façon spiralaire, nous sommes amenés à vivre le plus possible avec le Nouveau ou l’Inconnu.
            Ce sont des situations nouvelles ou inconnues, non pas à l’extérieur mais à l’intérieur de notre être sous formes d’intuitions qui nous permettent d’évoluer.
            J’ai la conviction qu’en mangeant de la viande, nous densifions notre matière plutôt que de la purifier. Il en est de même lorsque nous consommons de l’alcool, lorsque nous fumons, enfin chaque fois que nous ingérons ou inhalons des substances artificielles ou chimiques.
            Alors vous pensez bien qu’au Japon ou dans toute région du monde où nous inhalons des fumées toxiques, nous densifions plutôt que purifions.
            Cependant, à chaque nouvelle intuition, nous franchissons un pic, que nous mangions de la viande ou pas. C’est compliqué.
            Tout ça n’est qu’un point de vue ou plutôt une réflexion écrite à la va-vite, sans certitude bien sûr.

            Je joins un lien. Âmes sensibles s’abstenir.

            http://video.google.com/videoplay?docid=4093730216074063220#

          • John. dit :

            La conscience? Pour moi chaque particule sur cette terre en a, un insecte, une plante, un cailloux, même un morceau de plastique créé par l’homme, je veux bien dire TOUT.
            Il n’existe pas un atome qui pourrait bouger et obéir à ses propres lois sans l’aide d’une certaine part de conscience. Ils font ce qu’ils font car ils sont animés d’une certaine idée de ce qu’ils doivent faire. De nombreux scientifiques sont arrivés à cette conclusion et cela depuis longtemps.
            Aprés dans notre propre monde il y a aussi une échelle de conscience. La terre est peut être la plus grosse, ensuite vient la faune, puis la flore, … , puis les atomes, puis les électrons, … Mais vouloir être précis dans cette échelle nous dépasse pour le moment, il faudrait pouvoir le quantifier, ce serait maladroit.

            Pour la réponse se doit-on d’etre végétarien, pour moi pas du tout. La nature dans ses propres règles a fait que certaines espéces prolifèrent et doivent être consommées par leurs prédateurs pour ne pas nuire à l’équilibre de l’écosystème. Maintenant ce qui retrouve usuellement dans nos assiettes est à des années lumières de cette vision, et il est là le problème.

          • François dit :

            merci John pour cette façon de voir les choses de la conscience et de nous la partager.
            F.

          • alain thomas dit :

            Oui, là, évidemment, on ne parle pas du tout de la même conscience.
            Il ne faut pas confondre esprit et conscience.
            Tout est esprit.
            Mais tout n’est pas conscient de ce qu’il « est ».

            Je comprends mieux pourquoi je ne suis pas toujours à l’aise dans cette dimension (la troisième je crois).
            Passeur, je ne suis qu’un passant mais j’avoue que votre histoire « vraie » m’excite vraiment.
            Vous avez une idée de quand nous allons passer à la cinquième dimension, histoire de ne plus avoir ces problèmes de manger de la viande ou pas ?

          • waterbreathing dit :

            Oui, enfin, la 3D, 4D, 5D, ben ça devrait se faire comment la transition ?Le sol va s’ouvrir, les cieux vont tourbillonner, des larmes d’or pleuvoir sur la terre et tracer des incantations sacrées; des ruines d’anciennes civilisations s’érigeront chateaux au dessus du chaos, et retrouveront toute leur splendeur; des paires d’ailes de blancheur immaculées leur pousseront; les cris se mèleront d’exultations de joie pour former un orchestre orgasmique de la fin et renaissances des temps, en pont suspendu par delà la fracture des mondes.
            ?
            Et l’on se réveillera, être ethérés, télépathiques, n’ayant plus besoin de manger de viande, ou de végétal, ni de procréer, pouvant matérialiser toutes nos inspirations par notre pouvoir créateur; nous nous réveillerons, indolents sur une colline merveilleuse marchant sereinement auprès de nos frères et soeurs, entamant un discret cantique du murmure de nos esprits frémissant l’instant.

          • alain thomas dit :

            Belle perspective… poètique à souhait.
            Souffled’eau, ta description ressemble à celle que je crée parfois quand je m’ennuie et qu’un ciel bleu blanc recouvre une planète au milieu de laquelle un lac salé circulaire trouve en son centre un soleil à moitié immergé.
            Sur le sable en poussière d’or, nos pieds ne touchent pas le sol. On flotte et des milliers de fleurs sans racine tournoient dans l’air, offrant leurs pétales multicolores.
            Il n’y a plus de mental ni de voiles, juste une conscience à un flot, comme une base, un ruisseau ; c’est l’extase.

    • antenawko dit :

      bonjour,
      votre réflexion m’interesse et est, bien sur, d’ordre spirituel ou éthique.
      Je me joint a vous en disant que dans ma famille nous mangions de la viande deux fois par jour! Je n’achète plus de viande, j’en mange quand je suis invité pour honorer la préparation et l’accueil. J’ai fais du voilier (j’ai traversé l’atlantique) et je m’occupais de la pêche. J’en m’en occupais (j’avais 14-15ans) découper, vider, cuire. J’avoue que des sentiments de différentes formes s’imposait en moi; content d’avoir attrapé un poisson et de nourrir ma famille, haut le coeur devant les steaks de poisson ayant encore des spasmes, et quand je devais le tuer. Mais c’était la seule nourriture fraiche que nous pouvions avoir en mer. Maintenant je mange du poisson rarement et souvent des petits poissons comme les maquereaux, je sais pas si ca change quelque chose pour leur « niveau » de conscience mais en tout cas il ne sont pas en disparition et j’ai encore besoin de protéine (même si on en trouve ailleurs genre pois chiche). Du côté de la viande j’ai travaillé dans un abatoir de moutons pendant presque deux mois et c’était simplement ignoble (si chacun devait faire un stage de une semaine la dedans je vous assure qu’on ne mangerai presque plus de viande). par deux fois, un moutons ne s’est pas fait tuer et s’est enfui dans le local ou on les découpait,vidait etc avec le sol couvert de sang, il pataugeait dedans au milieu de toute les bêtes suspendu par les pattes et se faisait courser par 2-3 humains essayant de rattraper la bête completement paniqué. Et tous le monde riait aux éclats (et j’ai cette image gravé dans ma tête pour le reste de mes jours…). Alors vive les fruits et légumes. Pas besoin d’en dire plus je pense…
      désolé de vous rapporter cette experience mais des fois vaut mieux un petit haut le coeur et une prise de conscience que de participer à ce massacre général.
      Bien à vous.

      • Salvia dit :

        merci, tout simplement

      • Stéphanie dit :

        Bonjour à tous,

        Merci Antenawko pour ton courageux témoignage sur les abattoirs ! Sincèrement je ne sais pas comment tu as pu tenir deux mois ! Moi à ta place j’aurais probablement « péter un câble » face à un spectacle aussi cruel et affligeant !! Je ne sais pas ce qui m’horrifie le plus entre la cruauté que l’on fait subir aux animaux et l’inconscience de certains humains, c’est franchement à désespérer … !!!

        J’ai visionné il y a peu de temps un reportage traitant de ce sujet sur un site alternatif, et je me suis retrouvée littéralement en état de choc avec des spasmes dans tout le corps et des larmes qui coulaient à flots. Je peux vous assurer (sans doute la fameuse empathie) que je ressentais toute la terreur des animaux, mais aussi une immense culpabilité et dégout d’appartenir à la race humaine.

        Mon compagnon est arrivé à la fin du documentaire et m’a demandé pourquoi j’étais dans un tel état, je lui en ai expliqué la raison. Voici sa réaction : « Tu es folle de te mettre dans des états pareils pour des trucs pareils. Si cela te bouleverse autant tu devrais éviter de regarder ce genre d’information. » Je me rends bien compte d’avoir une sensibilité très développée par rapport à la moyenne, mais je comprends aussi que s’il existe une minorité de personnes insensibles, parfois je me demande si ces êtres possèdent une âme ? la majorité des gens même s’ils ont une âme, une conscience et une sensibilité choisissent consciemment de détourner leur regard des choses qui les perturbent et l’ego n’est certes pas étranger à ce mécanisme. Je crois au contraire que si nous voulons que les choses changent positivement, il faut d’abord avoir le courage et la force de regarder, accueillir et transmuter nos propres ombres.

        Pour conclure, pour moi qui croit aux énergies, aux esprits, au monde de l’invisible se nourrir de viandes d’animaux tués dans de telles conditions barbares avec une telle charge d’émotions négatives, comme la terreur, ne peut que nous transmettre une sorte de contamination psychique, outre les toxines et potentiel killer comme l’E.Coli qui peuvent être létal pour notre corps physique.

        • Florence dit :

          Stéphanie, je suis complètement d’accord avec toi, sur tout ce que tu dis dans ce commentaire.

          Je ressens également cette « hypersensibilité » par rapport à la cause animale qui n’est pas toujours comprise par mes proches. C’est quelque chose que je ne peux pas contrôler.

          Pour ce qui est de manger de la viande ou du poisson, j’ai cessé de le faire depuis 2 ans et je me porte à merveille. C’est une façon pour moi de ne pas cautionner les élevages et la pêche industriels qui sont totalement irrespectueux des animaux et de l’environnement. C’est ma façon de me sentir en cohérence avec mes convictions, mais il y a 1001 façons et ce qui compte c’est que chacun puisse vivre selon sa conscience et ce qui est bon pour lui.

          Comme disait Salvia plus haut : « Cette différence ne nous oblige-t-elle pas justement à manger toute nourriture « en conscience » ? Je pense en effet que la question est plutôt là : que nous mangions de la viande, du poisson, ou quoi que ce soit d’autre, ce qui compte à mes yeux c’est de le faire en conscience, en respectant cette nourriture et les sources dont elle provient (les animaux, la Terre, la nature).

          • alain thomas dit :

            Je partage votre point de vue et tout ce qui est dit dans cet échange.

          • Stéphanie dit :

            Merci Florence pour ta réponse qui me va droit au cœur. Cela me fait un bien fou de savoir que certains de mes frères et sœurs humains partagent cette « hypersensibilté » envers les animaux, je me sens ainsi moins seule et aussi moins « folle ».

            Comme tu le dis si bien, c’est quelque chose que je ne contrôle pas non plus. Je porte cette conscience depuis que je suis toute petite, je la vis comme un grand don envers lequel je ressens une immense gratitude, ce lien avec les animaux est une source de joie intense et d’émerveillement infini pour moi.

            Je n’en connais pas encore tout à fait la raison, mais je suis convaincue qu’elle doit exister. Peut-être que certaines âmes portent dans leur mémoires cellulaires ce lien avec le règne animal pour des raisons karmiques ou simplement parce qu’elles ont une mission à accomplir celle de médiateur entre le règne animal et les humains, un peu comme ceux qui peuvent communiquer avec nos frères stellaires. Leur rôle consiste à préparer et favoriser l’évolution des consciences dans ce domaine spécifique. Il s’agit d’une grande responsabilité que nous avons accepté de porter et d’incarner par amour (sur ce dernier point je n’ai aucun doute).

            Merci à tous ceux qui ont participé à ces échanges passionnants, j’ai perçu et reçu votre Lumière et votre Amour inconditionnel!

  2. antenawko dit :

    D’accord j’en écrit un autre; met le s-il te convient.
    Loin de toute préoccupation, le vide nous prend au ventre. Illimité de sûreté dans un monde basculant dans le néant. On se regarde et se demande s’il viens quelque chose. La réponse est là mais ne vient pas, elle se transforme puis se dégrade à chaque pas. Je ne comprend pas !!!
    S il y a quelque chose à comprendre, je le prendrais avec. S il y a quelque chose à dire, peut être le dirai-je.
    Mais, en attendant, il y a tout le temps quelque chose à vivre, alors je vis.
    Avec l’énergie de vie, frères et soeurs.

  3. antenawko dit :

    L’enfant gaté de sa sa jeunesse devient le vieux déformé par l’effet miroir. Il reflete tellement bien qu’il est dur de ne pas le confondre avec autre chose. Envie, désir, besoin, fait partie du manque. Le manque ne peut peut pas me manquer sauf si j’arrive à le mettre de coté. Mais alors le manque me manquera tant et si bien que mes désirs ne vaudront plus rien? Quel étrangeté (plaisir à vous de choisir?) que de se perdre dans des raisonnements aussi vain et aussi vide que le plein puisse le remplir et le vide se rétrecir.
    Petite reflexo-poemo raté et reussi? non-sens? sens aller-retour? A ne pas lire ou a ne pas comprendre? A lire et à comprendre?
    Bien à vous sans se prendre la tête.
    fraternellement humain.
    arnaud
    Ps: juste d’un coup, une envie d’écrire, ne m’en voulez pas s-il-vous-plait… 🙂

  4. fredus dit :

    lâcher prise… La clé, et quelle clé…

    http://www.youtube.com/watch?v=JvWBI2RsWN4

    • antenawko dit :

      hahaha excellent, j’adore. Merci pour le lien.

      J’en profite pour dire un grand merci au passeur pour son site, ses articles et les images souvent en adéquation et qui résonnent souvent bien avec mon coeur. Je vient ici, souvent, voir s’il n’y a pas de nouveaux sujets car cela remets souvent les idées en place, ou fait rêver, ou avancer, ou reflechir…
      UN GRAND MERCI

  5. elba dit :

    Merci Passeur.

    Effectivement, nous ne sommes pas ici pour sauver les autres, mais pour continuer notre propre apprentissage, au fil du temps, de ce que nous n’avons pas encore acquis pour atteindre la plénitude de l’unité.
    Alors, au lieu de vraiment vouloir sauver qui que ce soit, apportons aux autres ce que nous avons en nous de réconfort (la tendresse, la confiance en la vie, la joie, le service…) sans avoir pour but de guérir, mais seulement de vivre en harmonie et sans attendre quoi que ce soit comme résultat.
    Comme vous le dites si bien dans votre réponse à Salvia, nous seuls pouvons guérir nos blessures, ou trouver ce que nous cherchons. Mais le partage nous aide autant nous-mêmes qu’il aide ceux que nous côtoyons. Souvent, sans même que nous nous en soyons vraiment conscients.

  6. Jonas dit :

    Wow !pour moi cette article en sincrosité avec ce que je vis et reflète les épreuve de la vie humaine.J’avais partager un expérience douloureuse que je traversais dernièrement dans le dernier article,c est que mon ex conjointe essayait de m’ enlever mon garcon en disant des mensonge sur moi et en disant que j étais fou a cause des nouvelle croyance (l’être,la foi,la science,la spiritualité (LE TOUT)pour moi.J’ai sombré dans la négativité et puis 12 heures avant le jugement il sait passé quelque choses j’ai étudié la loi et j ‘ai cherché l’unification dans leur loi .Elle existait (le rapport Harvey),c’est une personne qui n ‘a pas reculé devant la peur et qui propose l’unification de tout les service qui aide a différent niveau lorsqu’il y a un signalement fait sur un enfant.J’ai lis et mis en oeuvre un dossier et j’ai décidé de ne pas prendre d’avocat et je me suis Habillé en bleu royal comme j’ai toujours fait dans des situation ou je devais me dépasser mais ou je devais rester moi.J’ai laissé la peur derrière même quand j’étais dans le banc de l’accusé je me suis levé et j’ai lus le travail que j’avais fait a propos des peur qui avait guidé mes proche et les multiple manquement a la loi qui m ‘avait été fait ,tout au long de se procésus difficile,mais avant j’ai créer l’unification grâce au fameux rapport Harvey qui expliquait les difficultées d’un travail d’aide comme celui ci.J’ai finis en me tenant debout et fière des changement que j’avais fait depuis 6 mois (mes croyances)qui avait inquiété ma famille au point ou il me croyait fou.J’ai conclu en disant =vous-venez d’assister a ma mort (oui! le mot qu’on ne doit pas prononcer ,celui qui a fait croire a ma famille que je n’étais pas saint d’esprit)maintenant ,je crois,je pense,j’agis,JE SUIS!Quand je suis sorti du palais de justice j’ai regardé dans le ciel il y avait un corbeau qui est mon guide et a ses coté le goéland qui représente ce que je ne veut plus être (le seul animal que j’ai ignoré depuis toujours) ,car son histoire et celui d’un oiseau qui n’écoute personne et qui veut voler toujours plus haut et qui finit toujours dans les rochers et se fait bannir de sa tribut .J’ai beaucoup pleuré il était côte a côte avec mon corbeau , il était porté par un vent chaud et il allait vraiment haut et en paix .Merci mes amis ce soir mon garcon est a la maison, lumière a vous tous!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  7. Marie-Anne dit :

    Cher Passeur, je suis très heureuse de ce message de Zingdad que je ne connaissais pas jusqu’à aujourd’hui. Ce message entre en parfaite synchronicité avec ma réponse à Elba concernant la souffrance d’autrui!
    Comme tu t’en doutes peut-être maintenant , après avoir sans doute lu certains de mes « commentaires », je suis entièrement d’accord avec ce nous dit Zingdad (même si je ne suis pas aussi « avancée » que lui , surtout dans l’incarnation de cette sagesse que nous découvrons). En tout cas, je me sens moins seule! 🙂

    Serait-il possible d’en savoir plus sur les « outils » dont il parle? Et aurons-nous l’occasion de lire l’intervention d’Adamu via ton site, Passeur?

    Pour terminer, j’ai très envie de t’envoyer cet extrait d' » Adonaï « , de mon amie Pascale Arcan; c’est un extrait qui m’ a beaucoup marquée et qui est en lien direct avec ce que nous dit Zingdad :
    ( C’est Sananda ,transmis par Hilaïhi qui parle, et qui, en résumé, répond à celui , qui, sûr de sa haute valeur morale, s’indigne à propos du « Méchant » et de « celui qui fait le mal ») :

     » Toi, mon ami, qui prononce ces mots, je te propose la chose suivante pour apaiser ton courroux et ton sentiment d’injustice:
    Va chercher « celui qui fait le mal » , comme tu dis, et conduis-le près de moi.
    Pour juger ses actes , je te prendrai pour exemple.
    Je réunirai ce que tu es maintenant, ce que tu étais hier et il y a dix mille ans.
    J’en ferai de même pour lui, et je comparerai ce que tu es à ce qu’ il est.
    Quant à juger et à éventuellement décider d’une sentence contre « Celui qui fait le mal », je te laisserai ce soin…  »

    Voilà comment l’Amour remet simplement les perspectives en place et nous  » confronte » gentiment et intelligemment à nous-même.

    Encore merci , Passeur, et merci à Zingdad. Très amicalement, M-A

    • Le Passeur dit :

      « Serait-il possible d’en savoir plus sur les « outils » dont il parle? Et aurons-nous l’occasion de lire l’intervention d’Adamu via ton site, Passeur? »

      Je ne veux faire aucun prosélytisme. Je ne connais pas cet homme, j’ai parfois lu des choses de lui qui ne m’inspirent pas plus que ça, mais là j’ai trouvé que le message était juste et portait en lui quelque chose d’utile en ce temps. C’est ce qui dicte toujours mes publications.

  8. Stéphanie dit :

    Oui c’est très vrai, un thérapeute ne guérit pas car il ne le peut pas, il peut seulement accompagner l’être sur le chemin de part sa compassion et sa sagesse et simplement parce qu’il a lui-même parcouru ce chemin auparavant. Il s’agit là d’une illusion de penser que la guérison peut être obtenue par la grâce de quelqu’un extérieur à nous même, le seul artisan de notre propre guérison ne peut être que nous même. Et pour cela il faut faire appel à toute notre force spirituelle car nous avons toutes les ressources nécessaires à l’intérieur de nous-mêmes, nous sommes des êtres vraiment courageux qui portons déjà en nous cette conscience unitaire, l’ombre et la lumière qui fusionnent.

    D’ailleurs, quand j’y pense je trouve cela drôle qu’on nous présente toujours les « êtres stellaires » soit comme des êtres de pure lumière ou soit comme des êtres franchement obscurs, le parallèle est évident avec les anges et les démons. Serions nous donc les seuls êtres (avec bien sûr nos frères les animaux) à faire l’expérience de la dualité ?!!! Si cela était le cas, nous serions en effet une expérience très intéressante pour la Matrice Divine ou Source Divine et nos frères galactiques enfermés dans leurs polarités respectives. Nous serions ce que l’on peut appeler ceux du milieu !

    Pour moi cet article tombe à Pic, car l’essentiel est en effet la guérison où plutôt « la réintégration de l’âme », c’est tout à fait cela et une fois que l’on a recontacté ces fragments de notre âme ignorés, mal aimés, il faut les accueillir, les aimés, les réintégrer. C’est d’ailleurs ce que fait le chaman dans le processus de guérison, il part dans d’autres mondes à la recherche de la part de l’âme du malade qui est parti sa mission est de la ramener pour accomplir la réintégration et donc la guérison.

    Merci Passeur pour le partage de ce texte vraiment stimulant.

  9. Salvia dit :

    Une question troublante s’est imposée à moi à la lecture de ce texte, et plus spécialement de ce passage: « Je ne suis pas ici pour sauver qui que ce soit. Sauver les autres ne fonctionne tout simplement pas. Cette sagesse m’apprend que je suis le seul être que je peux changer.  »
    En tant que thérapeute n’y a-t-il pas justement ce besoin de sauver, même si je m’en défends? Ou justement parce que je m’en défends? Comment savoir? Comment arriver à l’unification de mon être? Pourtant j’ai le sentiment d’y arriver par petits bouts, un jour oui, un jour non, c’est des fois vraiment lassant ce sentiment de toujours dégringoler à nouveau et de devoir recommencer, comme si la certitude d’aujourd’hui était le piège de demain. Est-ce encore et toujours ce fameux lâcher-prise qui a du mal à se réaliser en moi?

    • Le Passeur dit :

      Un thérapeute de toutes manières ne sauve rien, il ne guérit non plus, il aide juste l’autre à se guérir. Le lâcher-prise est toujours la clé, il n’y a rien à vouloir, rien à forcer, juste à donner de soi ce qu’il y a de mieux. Il ne nous appartient pas de vouloir à tout prix que ça résonne quelque part, la nature des choses s’en charge.

    • François dit :

      Salvia,
      Merci de poser ces questions, que personnellement, je trouve être d’une grande lucidité, constructives parce que pertinentes et qui méritent largement une réflexion.
      Y arriver par petits bouts : Je ne connais personne qui a réussi à se trouver lui-même par « grands bouts ». Un travail sur Soi, afin d’apprendre à se connaître, à se découvrir dans sa propre réalité demande du temps, de l’énergie, de la détermination et beaucoup de courage.
      Oui il faut sans cesse remettre la main à l’ouvrage. Je pense qu’il s’agit du travail d’une vie et si en une vie, nous parvenons à cet état de Paix avec nous-même, nous aurons alors été très très vite. Nous sommes tous bien impatients 🙂 et nous sommes tous face à un grand paradoxe qui peut nous ralentir. L’impatience (légitime en soi, nous souhaitons sortir du cycle des souffrances) crée une attente. Une attente est une forme de tension. Or la résolution d’une problématique ne peut se faire que dans la détente. Donc, je travaille sur moi pour aller mieux et le plus vite possible (légitime) et par ce fait même crée une attente de résultats afin de sortir du déséquilibre (tension).
      Rome ne s’est pas fait en un jour, Salvia non plus, pas plus que François ou qui que ce soit. Un bout est un bout et lorsqu’un bout est fait c’est véritablement un cadeau, un instant de Grâce, une bénédiction car c’est toujours ça de plus en moins. La notion même de petit ou grand est purement subjective car , honnêtement, nous ne sommes pas en mesure d’apprécier une quantité ou une qualité de ce qui est mis à jour surtout lorsque cela nous concerne personnellement. Un jour , je fais un pas et comme je ne connais pas la distance globale, je me trouve dans « l’espoir » d’avoir franchi la ligne d’arrivée, voilà une fine subtilité de l’Ego. La grande difficulté est justement là. Je marche sans savoir la distance qu’il me reste à parcourir. Or c’est au cœur de cette difficulté que se trouve le cadeau. L’acceptation de l’inconnu et la confiance (la Foi) que j’ai d’être en chemin et que ce chemin me mène vers ma Paix intérieure puisque c’est ma demande et qu’elle est entendue par ma partie Divine.
      La dégringolade : en allant chercher dans mon inconscient, je brasse le fond de mon être encore dans l’obscurité, ma vase bien enfouie. De ce fait, je lève beaucoup de vieilles émotions, de vieilles croyances que j’ignorais avoir en moi. C’est un peu comme la rénovation d’une maison, ce n’est jamais vraiment fini et plus j’avance plus je découvre de nouveaux travaux à faire. Ce n’est pas « dégringoler » ou régresser que de constater qu’en enlevant les tuiles du toit je me rends compte qu’il faut refaire l’isolation. Je peux être déçu éventuellement (attentes). Mais cela fait partie de mon choix de départ d’aller vers plus de Lumière, de Conscience et d’Unité. Il ne s’agit donc pas de recommencer le lendemain mais bel et bien de continuer ; si possible dans la Joie d’œuvrer à la plus belle des réalisations ; Soi-même. Quand bien même, il faut être clair, c’est quelquefois vachement dur ! 🙂
      La certitude d’aujourd’hui, le piège de demain : Une certitude est quasiment toujours un piège.
      Le lâcher-prise : Oui c’est LE mot à la mode. C’est le mot qui rend souvent service à tout le monde et à nos Egos. La vraie difficulté n’est pas de Lâcher, mais de savoir quoi lâcher. Où est et qu’est-ce que « la prise » qu’il faudrait que je lâche ? Une fois je que j’ai trouvé cela, lâcher n’a plus de sens en soi puisque c’est fait. La mise en conscience de ma résistance, de mon schéma névrotique, de ma croyance la rend d’emblée caduque. Pour moi ce n’est pas Lâcher-prise qui est important mais chercher et/ou trouver quoi lâcher. Chercher quelles sont les peurs qui me maintiennent dans une roue récurrente de souffrances. Quels sont mes fonctionnements qui ne m’apportent plus ou pas de joie, qui me font dépérir plutôt que de me permettre de fleurir à la lumière de mon propre cœur ? Peut-être serait-il judicieux de lâcher le « lâcher-prise » et de mettre notre énergie au service de vraies questions (en générale celles qui nous dérangent) afin d’obtenir de vraies réponses et de facto permettre à nos peurs de se transformer, à l’Ombre de devenir Lumière, à la vase de devenir terreau. Le terreau dans lequel notre Cœur, notre Esprit et notre Âme vont pouvoir puiser leur nourriture spirituelle.
      Merci.
      F.

      • vanessa dit :

        François !! merci pour ce résumé et ce point de vue merveilleusement juste!!
        ;o)

      • Salvia dit :

        Bonjour François,
        ton commentaire m’a touché comme un rayon de soleil bienfaisant. Je souscris sans restriction à tout ce que tu expliques si clairement. Cela correspond à une autre part de moi-même.
        Serait-ce cela, tendre vers l’unification de notre être en acceptant, ou mieux, en accueillant toutes les bribes de notre personnalité, sans exception, sans jugement, comme des couleurs différentes qui finalement, toutes rassemblées, donneront la lumière blanche, celle qui contient toutes les couleurs? Je pense que oui.
        Je te remercie de tout mon coeur de m’avoir donné ces mots bien apaisants.

      • John. dit :

        François, votre commentaire est très bien écrit et il est très facile de vous comprendre, c’est agréable de vous lire.

        Avancer par « petis bouts » ou par « grand bouts », dans le fond je suis d’accord avec ce que vous dites. Néanmoins une fois dans sa vie et une seule, on peut faire ce que j’appèle un BASCULEMENT, et là c’est plus qu’un grand bout, ça en est un énorme. Il se produit lorsque l’on prend conscience que son mental, le « je pense donc je suis », n’est pas seul, mais qu’il est accompagné d’une connection collective. Une fois cela réalisé au plus profond de soi, il ne suffit évidemment pas de le lire et d’être d’accord, c’est la porte ouverte pour devoir reconsidérer toutes ses réflexions passées. C’est pour cela que je parle de basculement, tout ce qui a été pensé avant doit être de nouveau réfléchi. C’est comme reprendre à zéro. Le mental devient dés lors un instrument, au service de l’intégralité de notre être, et par « petits bouts », il s’harmonise petit à petit avec sa connection.

        Juste un petit mot aussi sur la distance globale, je pense que la ligne d’arrivée existe, c’est la totalité du tout, tout au moins de ce qu’on appele l’univers dans sa globalité, la totalité de nous même. Y arriver par contre est impossible, et à notre échelle humaine, nous n’en sommes pas loin, nous en sommes plus loin qu’on a seulement la capacité de l’imaginer. Au mieux on fait les premiers pas et à notre échelle c’est déjà extra-ordinaire.

  10. Relience dit :

    Ben voilà.

    Je suis exactement entrain de le vivre.

    Comme sur l’article des OVENIS, Je voulais jouer les sauveurs au lieu de me remettre en question, ce qui m’a d’ailleur orienté vers la remise en question.
    Défendre un groupe invisible ou visible fait ressortir un manque de compréhension inévitable. C’est en écoutant mon intension première qui était en fait aussi simple que de posé une question qui m’a permise de me mettre sur la bonne voie.

    J’ai aussi vécu le côté du choix entre le mal et le bien.
    Pourtant le mal était mal fondé car dans le fond il était que bon.

    J’ai jugé une personne de narcissique. Qu’elle m’ennuirait trop si je restais un peu à ces côtés. Ben j’en est payé le prix et le sentiment qui en ressortait était une sensation de peur profonde et intense. Je sentais ce qui se passait et me sentais menacé. Ce fus une très drôle d’impression. Grâce au pointage de cet article, je vois encore mieux que j’aimais cette personne bien au delà de ça… Mais comme ma situation me prétait à douter parce que je ne disais pas la vérité : « tu es gentil, tu as raison d’être narcissique, tu t’aime ainsi. Je ne peux pas être avec toi par contre parce que j’ai déjà un petit ami »… Je l’ai jugé parce qu’en parallèle j’étais perdu dans un clima d’ambiance où la comunication ne circulait pas : les non-dit, les sous-entendu, etc… Via un directeur qui n’était pas clair en centre de vacance et moi animatrice. Amalgame, et ainsi de suite…. Je me disais à la suite que j’étais indigne de lui et par effet de positionnement mal placé, je me situait supérieur à un animateur au propos propre à lui que je me suis mise à jugé en le dévalorisant. Ce n’était vraiment pas bon. Je ne me suis pas sentis bien après ça et j’ai reçu un message de menace justifié.

    Une autre personne, sans faire de description cette foi-ci, était super clean, adorable, à l’écoute… Mais ce qu’elle disait sur elle-même, sa manière d’être selon sa mentalité me choquait. Pourtant, je l’aimais et l’acceptais tel qu’elle était d’emblé… Et ça s’est très bien passé, déroulé….

    En moi-même, j’ai beaucoup de mal à accepter ce que je nomme: « pervertion »; Je me juge ainsi… Sur mon chemin on m’a donc présenté ce qui me bloquait… La confiance est la base. Pour prendre confiance il faut éviter de juger en s’auto-jugeant…. Mon erreur est ma blessure. J’ai peur. Et je suis entrain de comprendre, d’accepter à mon rythme. Et le soutien le plus souple est bien de faire ce qui est bon et juste pour soi en acceptant l’autre tel qu’il est en ce recentrant sur le bon et juste pour lui en écoute réciproque des besoins les plus noble l’aidant à être en étant ce que nous sommes à notre niveau élevé à tous.

    J’ai aussi fait le sauveur avec la direction justement… Faute de ne pas accepter la contrainte de me comprendre avec plus d’amour et d’indulgence. Me pardonner en fait la situation vécu et que ça devait être accepter sans en être blamé….
    Je trouvais mignon mon directeur même si ce n’était pas réciproque.
    A moi de l’accepter, de retrouver la blessure et de la guerrir.
    Ce n’est pas simple les mémoires ! Heureusement que j’ai mon petit ami, ma vie, ce que je suis, là où j’en suis, mon introspection ainsi que mon évolution !!

    Merci beaucoup Passeur.
    Merci à toi Carlos Àlvarez.

    Jenny

    • Relience dit :

      Désoler, mon intension en postant ce commentaire est : « je suis l’exemple à suivre ». Je demanderais alors de faire abstraction de ce commentaire. Je ne suis pas un exemple. Chacun son chemin. C’est très important. Et même, je demande, si possible à passeur de suprimé ce commentaire. Il m’a néanmoins aider à mettre en mot ce qui se vit actuelement dans ma vie. Ainsi je dirais que c’est très privé. Mes intentions son l’auto-compréhension, je n’ai besoin d’aucun retour sur ce que j’ai dit de quiconque. Et encore une foi, si ce commentaire reste validé, je vous demande bien ça : je ne suis pas à suivre ! Chacun son expérience.
      Jenny

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