La troisième voie

Par Pamela Kribbe.

Chers amis,

Je suis Jeshua. Je suis avec vous. Je me tiens à vos côtés, traversant les obstacles du temps et de l’espace. Ressentez-moi dans votre cœur. Le fait d’être humain m’est si familier, avec ses hauts et ses bas. J’ai exploré toute la sphère des sentiments humains, et dans ce monde d’extrêmes, j’ai finalement trouvé une voie de sortie, un passage vers une manière différente de considérer les choses, grâce auquel l’expérience entière d’être un humain se présente sous une lumière différente, une voie qui crée de la tranquillité et de la paix dans le cœur.

C’est de cette voie de sortie, de ce passage que j’aimerais vous parler aujourd’hui. Beaucoup d’entre vous se trouvent dans un dilemme, un combat interne. Il y a présente en votre esprit l’idée que vous devriez être meilleurs et autrement que ce que vous êtes maintenant. Que vous devriez être plus évolués, plus saints, plus  capables de suivre certaines règles, un idéal plus élevé de vous-mêmes, mais c’est un faux idéal. Toute cette idée de travail sur soi repose sur l’idée que vous n’êtes pas bien tels que vous êtes, qu’il existe quelque chose d’autre, que vous avez le pouvoir de vous changer, que vous maîtrisez le fait d’être humain. C’est une vieille idée, dont vous avez pleinement fait l’expérience à une époque très reculée.

Cette idée existait en partie en Atlantide, où vous avez développé le troisième œil, que vous viviez comme le centre d’observation dans votre tête. À partir de ce troisième œil, vous pouviez percevoir, et à partir de là aussi, vous vouliez intervenir pour modeler la vie selon vos désirs. Il y avait en vous une certaine tendance à la domination, même si cette tendance était aussi inspirée par votre conception de la vérité. Vous pensiez agir sur la base de principes supérieurs, et donc que ce que vous faisiez était  »bien », et il en va toujours ainsi. Le pouvoir est toujours voilé par des idées que l’on pense être bonnes. Toute une idéologie est alors bâtie autour d’une telle idée, faisant d’elle une vision globale qui paraît s’efforcer d’agir pour le bien. Alors qu’en essence, vous essayez de contrôler la vie en vous et chez les autres.

Le pouvoir corrompt. Il vous rend étrangers au flot naturel de la vie présent en tout être humain. Le pouvoir vous donne un concept de malléabilité qui repose en fait sur une illusion. La vie, comme vous le savez, n’est pas pliable de cette façon et elle n’est pas déterminée par la raison, ni par la volonté, ni régie à partir du troisième œil. La vie n’ entre pas dans une vision globale ni un système et ne peut s’organiser selon des processus mentaux.

Pendant longtemps, vous êtes entrés en lutte contre votre humanité, contre la condition humaine. De nombreux chemins spirituels reposent sur l’idée que vous devez travailler sur vous, que vous devez vous élever, et que vous devez vous imposer un plan d’action qui vous mènera vers une situation idéale. Cependant, cette idée crée beaucoup de conflit interne. Si vous démarrez avec l’idée de l’exigence d’un idéal, vous vous imposez des critères que vous savez très bien ne pas pouvoir atteindre, et vous échouez donc dès le début.

À présent, ressentez l’énergie de ce mode de pensée : ce que vous vous infligez, quelle énergie provient de ce besoin d’imposer, de cette quête de s’améliorer, et du désir d’organiser la vie, vos émotions et vos pensées. Ressentez l’énergie de cette volonté de contrôler les choses. Est-ce une énergie d’amour ? Souvent, cette énergie se fait passer pour de l’amour, pour ce qui est bon et vrai, mais le pouvoir se dissimule toujours ainsi pour que les gens l’acceptent plus facilement. Le pouvoir ne montre pas son visage ouvertement. Le pouvoir séduit par la pensée. C’est pourquoi il est préférable de ne pas penser mais de ressentir ce que ce désir de contrôler la vie vous fait. Regardez-vous dans votre vie quotidienne, dans le présent, dans votre vie actuelle. À quelle fréquence vous battez-vous encore contre vous, et condamnez-vous ce qui monte en vous, ce qui naturellement jaillit et veut s’exprimer ?  Dans cet état de jugement se tient une énergie critique, une froideur :  » cela ne devrait pas exister, c’est mauvais, cela doit disparaître ». Ressentez cette énergie. Est-ce qu’elle vous aide ?

Je veux maintenant vous amener à une autre manière de vous percevoir. Dans un espace où le changement a la possibilité de se produire, sans pour autant vous battre, sans vous malmener d’une main de fer. Pour plus de clarté, laissez-moi vous donner un exemple : imaginez que quelque chose arrive dans votre vie qui suscite en vous de la colère, de l’irritation ou quelque soit l’appellation. Vous pouvez réagir à cette colère de différentes façons. Si vous n’avez pas l’habitude de réfléchir sur vos émotions, et que vos réactions sont très primaires, alors il n’y a rien d’autre que de la colère. Vous êtes en colère, point final. Vous êtes engloutis dedans, et vous vous identifiez à elle. Il arrive parfois que vous rejetiez la cause de votre colère en-dehors de vous. Vous projetez le blâme sur quelqu’un d’autre. Quelqu’un a fait quelque chose de mal et c’est de sa faute si vous vous sentez en colère. Telle est la réaction la plus primaire. Vous êtes identifiés à votre colère, vous êtes en colère.

Une autre possibilité est ce que j’appelle la seconde manière de réagir. Vous êtes en colère et immédiatement, il y a une voix dans votre tête qui dit :  »ceci ne devrait pas arriver, c’ est mauvais, ce n’est pas bon que je me mette en colère, je dois refouler cela. Il se pourrait que le refoulement de votre colère vous ait été inculqué au cours de votre éducation religieuse ou provienne d’une opinion sociale. Par exemple : c’est mieux, plus gentil, plus honnête moralement de ne pas montrer sa colère aux autres. Le fait qu’il n’est pas convenable d’exprimer ouvertement la colère s’applique certainement aux femmes, on pense que ce n’est pas féminin.

Toutes sortes d’idées transmises vous incitent à juger la colère en vous. Que se passe-t-il alors ? Il y a de la colère en vous et immédiatement, surgit une opinion sur elle :  »ce n’est pas permis, c’est mauvais. » votre colère devient alors votre part d’ombre car littéralement, elle n’a pas la permission de venir à la lumière. Elle ne doit pas être vue. Qu’arrive-t-il à la colère si elle est refoulée de cette façon ? Elle ne disparaît pas, elle va dans votre dos et vous affecte de différentes manières. Elle peut vous rendre effrayés et anxieux. Il vous est impossible d’utiliser l’énergie qui se trouve dans la colère parce que vous ne vous permettez pas de l’utiliser. Il vous est permis de montrer votre côté gentil et secourable mais pas ce côté passionné, coléreux, votre aspect rebelle. Par conséquent, la colère se verrouille et vous pensez être différents des autres à cause de ces sentiments, il se peut donc que vous commenciez à vous tenir à distance des autres. Dans tous les cas, cela crée un conflit amer en vous et apparemment entre deux sois, un soi de lumière et un soi d’ombre. Pendant ce temps, vous êtes prisonniers de ce jeu pénible et cela vous fait mal, parce que vous ne pouvez pas vous exprimer. C’est ce jugement qui vous limite.

Devenez-vous réellement une meilleure personne à cause de cette réaction ? Est-ce que le refoulement de vos propres émotions va vous conduire à l’idéal d’un être humain aimant et paisible ? Lorsque je vous décris tout cela, vous voyez très clairement que ce type de réaction ne fonctionne pas. Cela ne mène pas à une paix réelle, à un réel équilibre intérieur. Et cependant c’est ce que vous vous infligez. Très souvent, vous mettez vos émotions sous silence, parce qu’elles ne sont pas bonnes selon vos codes moraux et vous ne remettez pas en question ces codes moraux, d’où ils viennent et qui vous les a transmis. Je vous recommande

donc de faire ceci : ne pas y penser mais le ressentir. Ressentez cette énergie  présente dans les jugements dont vous vous incendiez, avec vos images de ce qui est idéal et ce que  »vous devriez faire », qui parfois provient de motivations apparemment très élevées. Laissez-la exister. Vous ne devenez pas libres en tenant les rênes de vos émotions et en les refoulant systématiquement.

Il existe une troisième voie pour faire l’expérience de vos émotions humaines. La première consistait à vous identifier totalement à elles, comme à la colère dans le précédent exemple. La seconde était de les laisser s’accumuler, de les refouler et de les condamner. La troisième voie consiste à leur permettre d’ exister et à les transcender. C’est ce que fait la conscience. La conscience dont je parle ne juge pas, c’est un état d’être. Il s’agit d’un mode d’observation créatrice. Bien, de nombreuses traditions spirituelles disent : soyez conscients de vous-mêmes et cela suffit. Mais alors vous vous demandez : comment cela se peut-il ? Comment la simple conscience de moi-même peut-elle changer le cours de mes émotions ? Il vous faut réaliser que la conscience est très puissante. C’est beaucoup plus que l’enregistrement passif d’une émotion. La conscience est une force créatrice intense.

Maintenant, imaginez une nouvelle fois que quelque chose du monde extérieur suscite en vous une émotion puissante, de la colère par exemple. Lorsque vous vous en occupez consciemment, vous l’observez pleinement en vous. Vous n’en faites rien, tandis qu’en même temps, vous continuez à regarder et à observer. Vous ne vous identifiez plus avec la colère, vous ne vous y perdez plus, vous permettez juste à la colère d’être ce qu’elle est. C’est un état de détachement, mais un détachement qui revêt une grande force, car tout ce que vous avez appris vous séduit et vous précipite dans vos humeurs, à l’intérieur de l’émotion de peur ou de colère. Et pour rendre les choses plus compliquées, vous êtes aussi attirés dans le jugement à propos de cette colère ou de cette peur. Vous êtes donc attirés de deux façons et précipités hors de la conscience, l’issue de sortie dont je vous ai parlé au début, l’issue de sortie qui est le chemin vers la paix intérieure. Vos modes de gestion habituels des émotions vous tirent hors de ce point central, hors de cette conscience, et cependant, c’est la seule issue.

C’est seulement en observant silencieusement la pleine étendue de l’émotion que vous ne devenez pas inconscients et que vous restez entièrement présents. Vous ne vous laissez pas engloutir, ni par l’émotion, ni par le jugement à propos de l’émotion. Vous la regardez en pleine conscience, avec un sentiment de douceur :  »c’est ainsi que cela est en moi ».

 »Je vois la colère se lever en moi, je la sens circuler dans mon corps ».  »Mon estomac ou mon cœur réagissent, mes pensées se précipitent pour justifier et trouver des raisons à mon émotion ».  »Mes pensées me disent que j’ai raison et que l’autre a tort ». Tout ce que vous voyez se produit lorsque vous vous observez, mais vous ne suivez pas ces impressions. Vous ne vous noyez pas dedans. Vous n’allez pas en-dessous. C’est cela, la conscience, la clarté d’esprit. Et de cette façon, vous amenez au repos les démons dans votre vie : la peur, la colère, la méfiance. Vous leur donnez de la force lorsque vous vous identifiez à eux, ou si vous les combattez par votre jugement, de toute façon, vous les nourrissez. La seule façon de les transcender, c’est de vous élever au-dessus d’eux, par votre conscience, de ne pas les combattre, mais simplement de les laisser exister.

Que se passe-t-il alors pour vous ? La conscience n’est pas quelque chose de statique. Les choses ne restent pas en l’état. Vous allez remarquer que si vous ne nourrissez pas l’énergie de l’émotion ni le jugement à son propos, celle-ci va graduellement se dissiper. En d’autres termes, votre équilibre va se renforcer, vous allez ressentir davantage de paix et de joie. S’il n’y a plus de combat dans votre cœur et dans votre âme, des bulles de joie vont jaillir. Vous posez sur la vie un regard plus tendre. Vous voyez et observez le mouvement des émotions dans votre corps. Vous observez aussi les pensées qui commencent à courir dans votre tête, avec un regard doux et tendre. Sachez que la capacité à observer sans se faire avaler est quelque chose de très puissant. C’est de cela dont il est question : c’est l’issue de sortie !

À présent je veux vous demander de faire l’expérience en cet instant de la puissance de votre conscience, de l’être à l’état pur, et de la libération qui s’ensuit et vous permet de ressentir qu’il n’y a rien que vous ayez besoin de changer en vous. Ressentez la tranquillité et la clarté de cette conscience : c’est ce que vous êtes réellement. Mettez de côté tous les faux jugements. Laissez les émotions circuler, sans les refouler, elles font partie de vous et certaines ont un message à vous apporter. Posez-vous la question si vous avez une émotion dont vous avez peur, une qui vous agace, une que vous combattez ? Peut-être une qui est devenue tabou ? Permettez-lui de se présenter à vous, de se montrer sous la forme d’un enfant ou d’un animal. Il se pourrait que cet enfant s’exprime complètement, voire se comporte mal. Quoiqu’il arrive, vous devez lui permettre de faire tout ce qu’il veut et de vous dire ce qu’il ressent. Vous êtes la conscience qui regarde et dit :  »oui, je veux te voir, je veux entendre ton histoire, exprime-la ».  »Raconte-moi ton histoire, car c’est ta vérité, il se pourrait que ce ne soit pas la Vérité, mais je veux entendre ton histoire ». Vivez vos émotions de cette façon et ne les condamnez pas. Laissez-les venir à vous et vous parler. Traitez-les avec la tendresse d’une personne âgée et sage, et observez ce qu’apporte cet enfant ou cet animal. Souvent il y a cachée dans une émotion négative une pure énergie de vie qui veut émerger, une force vitale qui a été choquée à mort par tous les préjugés de l’autojugement. Laissez cet enfant ou cet animal gambader vers vous.

Il va peut-être changer d’apparence maintenant, accueillez-le avec amour.

La conscience transforme. C’est l’outil essentiel pour changer, et pourtant, elle ne veut rien changer. La conscience dit :  » Oui – oui à ce qui est ! » Elle est réceptive et accepte tout ce qui est, et c’est cela qui change tout, car elle vous libère. Vous êtes libres maintenant, vous n’êtes plus à la merci de vos émotions ni de vos jugements sur elles. En les laissant exister, elles perdent le contrôle sur vous. Bien sûr, il se peut qu’occasionnellement vous soyez encore vaincus par vos émotions et vos préjugés – c’est cela, être humain. Essayez de ne pas rester coincés là-dedans et de ne pas vous punir pour cela :  »bon sang, je n’ai pas atteint la pure conscience ! Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas… » ce faisant, vous commencez à faire rouler à nouveau la balle du jugement. Il vous est toujours possible de revenir à l’issue de sortie, à la paix, en ne luttant pas contre vous-mêmes. Observer ce qui est là, et ne pas faire d’erreur : ne pas se laisser emporter (soit par les émotions, soit par notre jugement sur elles) est une grande force. Telle est la puissance d’une vraie spiritualité. La vraie spiritualité n’est pas d’ordre moral, c’est une manière d’être.

© Pamela Kribbe – Traduction Christelle Schoettel.

Source originale.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

A propos Le Passeur

Nomade sur le chemin...
Ce contenu a été publié dans 06- Tous les articles, 07- Messages, avec comme mot(s)-clé(s) , , , , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

30 Responses to La troisième voie

  1. Relience dit :

    Merci beaucoup.

    Cela me soulage tout de suite cet article.
    Cela agit directe.

    Jenny

  2. marie christine dit :

    L’accroissement de la conscience est malgré tout le résultat d’un travail sur soi .
    Puis la conscience donne la puissance paisible de l’intuition et de la certitude .
    La puissance et la force intérieures sont le contraire de la colère, qui est une faiblesse .

  3. Jonas dit :

    L’etre enfant (lumiere pure ),
    Je n’ai aucun souvenir de moi entre 0 a 5 ans et grace au travail que j,ai entrepris sur moi ,aujourd’hui je sais pourquoi .C’est cette idéal (l’enfant interrieur )qui est souvent le but (le canalisateur).Je crois que c’est bien plus que ca .C’est un merveilleux article que celui ci mais,comme pour plusieurs autres il n’est pas globale il y a exception et c’est tout a fait normal.J’arrive a etre concient et a me regarder penser et agir mais!!!!!!ca me prendrais plusieurs page pour raconter ma vie et ces exception d ‘on il est question.Je comprend et je suis en accord avec l’auteur mais comme pour la société il n’est pas globale.Cela doit etre impossible alors je garde tout ce qui est positif pour moi et je vous en remercie beaucoup ,(ETRE CONCIENT DU CHEMIN )est vraiment ce qui est important et les réponses pour moi,ce n’est que les cadeau que nous offrent la vie .

  4. Mu dit :

    Je viens de relire « l’éveil en soi » de notre très cher passeur….Et j’invite tous ceux qui ne l’ont pas lu à le lire et ceux qui l’ont lu à le relire.
    C’est une autre façon de parler du sujet de la troisième voie….mais quelle inspiration !
    Je l’ai mieux ressenti qu’à ma première lecture…il y a quelques mois…Je suis plus dans mon coeur, c’est sûr .
    Merci

  5. alain thomas dit :

    Grande sagesse dans ce texte.

    Observer son propre esprit et accueillir tout ce qui émerge !
    Ce n’est pas facile car le Nouveau rend toujours les choses surprenantes. L’égo trouve toujours le moyen de nous berner car la lampe de la vigilance doit être toujours allumée. La vigilance s’éteint d’elle-même dès que la conscience disparait. C’est nous qui allumons la lampe chaque fois que nous prenons conscience.

    Tout le monde n’a pas le même chemin parce que les empreintes karmiques ne sont pas les mêmes. C’est pourquoi il est plus difficile pour certains que pour d’autres de vivre avec ses pensées et ses émotions. Mais si l’on est prêt à tout accueillir, c’est déjà un grand pas. On peut alors accepter une idée de meurtre avec le sourire.

    Le chemin est ce qui n’a pas encore existé.

    C’est cela qui fait le charme et la magie de la vie parce que nous devons sans cesse renouveler notre attention puisqu’il est impossible d’être attentif en permanence.
    C’est une challenge difficile, beau, contradictoire, paradoxal, héroïque parfois, magnifique en tout cas.

  6. Soleil Bleu dit :

    Une synchronicité que je n’attendais pas (comme d’hab) avec l’expérience de lâcher-prise que j’ai vécue ce soir. C’est un encouragement ou un signe qui vient à point, car il objective le phénomène de dissolution de ma colère, tellement inattendu et spontané, que je doutais que ce soit vraiment arrivé.
    Et là ! Je lis en mots le mécanisme que je préssentais s’être produit !
    Ouhhhhh ! ça fait du bien ce clin d’oeil Divin ! Merci d’en avoir été le Passeur.
    Belle et douce nuit à tous.

  7. graffitique dit :

    Merci Pamela, merci Passeur, il y aurait tant d’autres mots pour le dire, plus précis, plus profonds.
    Mais c’est une sorte de « grand jour » pour moi, qui ai découvert ce texte le matin, juste avant d’apprendre, l’après-midi, avoir été « reconnu ».
    Ça ne me semble pas ordinaire, loin de là, et c’est sans doute pour ça que les mots me manquent. Alors, pour une fois, ce mot contiendra tous les autres 😉
    Merci.

    • graffitique dit :

      De même à tous les intervenant(e)s ici, dont les paroles croisées sont pour moi riches de sens. Tout singulièrement aussi, merci à toi Waterbreathing pour ton effort.

  8. Lune dit :

    Il y a ce très beau texte de Jiddu Krishnamurti datant de 1968 sur la colère, qu’on peut lire ici: http://goo.gl/2lkrN
    Je vous en copie la presque fin:

    « Vivre dans le présent, complètement, totalement, c’est vivre avec ce qui « est », avec l’actuel, sans le condamner ni le justifier. Tout problème vu dans cette clarté est résolu.

    Pouvez-vous voir ainsi le visage de la violence, non seulement dans le monde extérieur, mais aussi le visage réel qu’elle assume en vous, ce qui veut dire vous en libérer parce que vous n’avez admis aucune des idéologies qui la combattent? Cela nécessite une méditation profonde, non un acquiescement verbal ou une dénégation. »

  9. akhénaton2 dit :

    Bonjour.
    L’émotion, très justement, se traduit à travers divers niveaux physique extérieur du corps: trahissement de tremblements, rougeurs, rictus du visage, ect… Elle est facile à déceler.
    Mais est-ce que celui qui est en proie aux vagues impétueuses de l’émotion se voit tel qu’il est? généralement non, parce que son inconscient le domine ici et maintenant et parce qu’il ne peut se voir dans le miroir fugace de son ici et maintenant.
    Si je puis me permettre, la morpho – psychologie est un bon outil; mais encore faut – il avoir le courage d’accepter de se voir dans le miroir afin de réduire les stigmates extérieurs du corps qui vont de pair avec les jaillissements les « synchronisations » de l’émotion incontroléee.
    Allez, gros bisous à tous.

  10. jean-denis dit :

    Merci Jeshua, Pamela et Le Passeur pour ce texte très éclairant.
    En complément du message de notre ami et « grand frère » Jeshua , je vous propose ci-dessous un texte d’Eckhart Tolle qui me semble lui aussi très éclairant en ce qui concerne la relation entre « corps émotionnel et corps mental »

    Prenez l’habitude de vous poser la question suivante :
    « Qu’est-ce qui se passe en moi en ce moment ? »
    Elle vous indiquera la bonne direction. Mais n’analysez pas. Contentez-vous d’observer. Tournez votre attention vers l’intérieur. Sentez l’énergie de l’émotion. S’il n’y a aucune émotion, soyez encore plus profondément attentif à votre champ énergétique, à l’intérieur du corps. C’est la porte d’accès à l’Être.

    LES ÉMOTIONS, UNE RÉACTION DU CORPS AU MENTAL

    Qu’en est-il des émotions ? Je me laisse plus souvent prendre par mes émotions que par mon mental.

    réponse: Dans le sens selon lequel j’emploie le terme, « le mental » ne fait pas seulement référence à la pensée. Il comprend également vos émotions ainsi que tous les schèmes réactifs inconscients mettant en rapport pensées et émotions.
    Les émotions naissent au point de rencontre du corps et du mental.
    Une émotion est la réaction de votre corps à votre mental, ou encore le reflet de votre mental dans le corps.
    Par exemple, une pensée agressive ou hostile crée dans le corps une accumulation d’énergie que nous appelons « colère ». Le corps s’apprête à se battre. La pensée d’être menacé physiquement ou psychologiquement occasionne une contraction dans le corps. C’est l’aspect physique de ce que nous appelons la peur. Les recherches ont prouvé que les émotions fortes peuvent même modifier la biochimie du corps. Ces modifications biochimiques constituent l’aspect physique ou matériel de l’émotion. Bien sûr, vous n’êtes généralement pas conscient de tous vos schèmes de pensée et ce n’est souvent qu’en observant vos émotions que vous pouvez les amener à la conscience.

    Plus vous vous identifiez à vos pensées, à vos goûts, à vos jugements et à vos interprétations, c’est-à-dire moins vous êtes présent en tant que conscience qui observe, plus grande sera la charge émotionnelle.
    Et ceci, que vous en soyez conscient ou non.
    Si vous ne réussissez pas à ressentir vos émotions, si vous en êtes coupé, vous en ferez l’expérience sur un plan purement physique, sous la forme d’un problème ou d’un symptôme physique. Étant donné qu’on a écrit énormément sur ce sujet au cours des dernières années, nous n’avons pas besoin de nous y attarder. Un profond schème émotionnel inconscient peut même se manifester sous la forme d’un événement qui semble simplement vous arriver.
    Par exemple, j’ai observé que les gens qui portent inconsciemment en eux une grande colère et qui ne l’expriment pas sont plus susceptibles de se faire attaquer verbalement ou physiquement par d’autres gens pleins de colère, souvent sans raison évidente. Il émane de ces premiers une forte vibration de colère qui entre en résonance avec la colère d’autres personnes et qui la déclenche.
    Si vous avez de la difficulté à ressentir vos émotions, commencez par centrer votre attention sur le champ énergétique de votre corps. Sentez votre corps de l’intérieur. Ceci vous mettra aussi en contact avec vos émotions.

    Vous dites que l’émotion est la réaction corporelle du mental. Mais il existe parfois un conflit entre les deux : le mental dit « non » alors que l’émotion dit « oui ». Ou vice-versa.
    réponse: Si vous voulez vraiment apprendre à connaître votre mental, observez l’émotion, ou mieux encore, ressentez-la dans votre corps, car celui-ci vous donnera toujours l’heure juste. Si, apparemment, il y a un conflit entre les deux, la pensée mentira alors que l’émotion dira la vérité. Non pas la vérité ultime de votre essence, mais la vérité relative de votre état d’esprit à ce moment-là.
    Les conflits entre pensées superficielles et processus mentaux inconscients sont certes chose commune. Mais si vous n’êtes pas encore capable de conscientiser l’activité mentale inconsciente sous la forme de pensées, celle-ci sera toujours reflétée dans le corps sous la forme d’une émotion. Et de cela vous pouvez prendre conscience. Fondamentalement, on observe une émotion de la même façon qu’une pensée, comme je l’ai expliqué plus haut. La seule différence, c’est qu’une émotion est fortement reliée au physique et que vous la ressentirez principalement dans le corps, alors qu’une pensée se loge dans la tête.

    Vous pouvez alors permettre à l’émotion d’être là sans être contrôlé par elle. Vous n’êtes plus l’émotion : vous êtes le témoin, la présence qui observe. Si vous vous exercez à cela, tout ce qui est inconscient en vous sera amené à la lumière de la conscience.

    • Marie-Anne dit :

      Merci Jean- Denis pour cet excellent complément effectivement très éclairant ( comme toujours avec E. Tolle)!

    • waterbreething dit :

      si l’émotion est issue de la pensée, comment se fait il que les animaux, qui n’ont pas de pensées, ressentent aussi des émotions ( il semble que c’est que les domaines spécialisés d’ethologie démontrent actuellement, meme si ces emotions seraient provoquées par un système mental/ cognitif, enfin, selon les sciences cognitives, du moins. toujours est-il qu’on ne peut parler de pensée, j’imagine, pour d’autres animaux..) ?Autrement, lorsque j’écoute de la musique (sans parole), je peux éprouver des émotions, et pour autant, je ne pense pas alors.Comment cela s’explique t-il ?Aussi, ressenti et émotions sont ils similaires ?

      • Le Passeur dit :

        Je ne pense pas que ceux qui se disent scientifiques et qui émettent ce genre d’absurdités en sortent grandis. Maintenant l’émotion naît de plusieurs sources différentes, et de ces sources bien peu, hormis la peur, jaillissent du mental.

        • waterbreething dit :

          J’ai pas compris en fait, ce qui serait absurdité; que les animaux ressentent des formes « d’émotions » ? ou ressentent ?..Ce que je disais c’est qu’il me semble etre tout un courant de science cognitives qui affirme que les émotions viendraient de processus de cognition(et ensuite on a en develop perso, des gens qui disent, « vos émotions sont le fruits de vos pensées ».. etc), chez l’homme, et donc tout autant chez l’animal.En tous cas, ça me rassure plutot que tu dise que l’émotion jaillisse de plusieurs sources, et pas toujours du mental.C’est aussi mon intuition.je le vois chez des animaux, il y a du ressenti, une communication, qui justement ne passe pas par le mental, ni les pensées..

          • Le Passeur dit :

            L’absurdité, c’est d’affirmer des choses comme « les animaux ne pensent pas », ou les poissons n’ont pas plus de 3 secondes de mémoire et j’en passe. Au stade préhistorique où se trouve la science sur la compréhension des mécanismes de la pensée, certains feraient mieux pour leur crédibilité d’avoir un peu plus d’humilité.

          • waterbreething dit :

            disons que l’on peut p-e dire que les animaux ne pensent pas comme les humains, à se créer des noeuds mentaux, cérébraux.. qu’ils n’ont pas ce problème avec les pensées ?maintenant je n’associe pas conscience et pensées.. pour moi les animaux ont une forme de conscience d’eux, que je ne m’amuserais pas à déterminer. mais je n’ai pas l’impression, bien que je puisse me tromper, qu’ils aient ce problème de mental, des pensées qui les coupent d’eux memes ?Mais oui, en effet, il y a parfois plus d’affirmation et de certitudes de la part de certains scientifiques..

          • Florence dit :

            Bonjour à tous,

            Pour répondre à la question de Waterbreething, j’ai pu constater, en pratiquant la communication avec les animaux, qu’ils ont bien évidemment des émotions et également des pensées, mais ces pensées se traduisent différemment des nôtres, elles ne sont pas empruntes d’un égo comme nous. Ce sont des pensées pures et totalement authentiques, transparentes. Enfin ce n’est pas évident à expliquer, c’est ce que j’ai pu constater selon ma propre expérience qui est peut-être différente pour d’autres.

            Quand on voit les conditions déplorables dans lesquelles sont traités les animaux, que ce soit pour l’industrie alimentaire, pharmaceutique, cosmétique ou toute autre exploitation qui n’a aucun respect pour la vie animale, c’est bien plus simple pour eux de croire et faire croire que les animaux n’ont ni émotions ni pensées, car cela leur permet d’éviter de se remettre en question et de continuer leur business sans aucun scrupule…

  11. Gaya dit :

    Merci pour ce texte… C’est fait qu’en faisant « un chemin spirituel », on juge nos émotions négatives!
    Hier soir je suis allée voir le film « Les femmes du bus 678 », sur le harcèlement sexuel en Egypte. Bref, je suis sortie très en colère de ce film, au sujet de la condition de la femme dans le monde… Je ruminais dans tous les sens, mais je me disait en même temps « Ce n’est pas bien, tu es en colère, tu nourris les égrégores… ». J’ai jugé ma colère! Pas facile de trouver l’équilibre…

  12. Mu dit :

    Merci merci à l’univers, d’avoir répondu si rapidement à ma demande d’aide, merci à toi passeur, je t’aime, nous ne faisons qu’un, c’est sûr…puisque tu as mis en ligne cet article qui répond à toute mes interrogations.
    il y a quelques jours, j’ai vécu 2 situations dans laquelle j’ai ressenti une profonde irritation;
    Et bien sûr je m’en suis voulu, je me suis jugée d’avoir ressenti cela…je travaille si fort à essayer de me changer.
    La semaine dernière en faisant des recherches sur you tube, j’ai découvert Byron Katie et sa méthode « The Work »
    cela a été une révélation pour moi, je vous mets 2 liens , pour ceux qui ne la connaisse pas

    http://www.youtube.com/watch?v=vHCsA3A12FI
    http://www.thework.com/downloads/little_book/French_LB.pdf

    Depuis j’ai pratiqué « le travail » et cela a nettoyé en moi beaucoup de mes jugements par rapport aux autres, cela m’a vraiment montré que j’étais toujours dans le contrôle des autres, dans les affaires des autres !
    C’est super, Sauf que j’ai oublié que je devais aussi arrêter de me contrôler et de me juger.

    J’ai prié pour que l’on m’ éclaire sur moi-même et la réponse est là dés le lendemain…n’est-ce pas merveilleux ?
    Je vais lire et relire cet article pour conscientiser cela au plus profond de moi.
    c’est très fort, c’est magique.
    encore merci, merci, merci
    Mu

    • Gaya dit :

      Merci Mu ce travail a l’air vraiment super! Merci beaucoup je ne connaissais pas!
      C’est un peu dans la lignée d’Eckart Tolle (l’acceptation de ce qui est)… Et je vais lire la suite 😉

      Un grand MERCIIIII

  13. Maria Blanco dit :

    Merci pour ce message. Mais je retrouve là, les mêmes teneurs et la même étoffe que dans les messages de la « Sagesse des Pléiades ».

  14. François dit :

    Devenir l’observateur bienveillant de nos émotions. Comme se donner de l’Amour. Merci cher Passeur.

  15. pierrot dit :

    Tout simplement Merci!

  16. Marie-Anne dit :

    Ps: merci ,Passeur pour les illustrations de ce texte de P. Kribbe;
    J’aime beacoup la peinture de Tomek Setowski que je découvre ici: elle est simple, rac »e et somptueuse et elle résonne très fort en moi car elle me rappelle une vision que j’ai eu en rêve.

  17. Marie-Anne dit :

    Merci, Passeur pour ce beau choix de texte qui répond à de nombreux commentaires que j’ai lu ici.
    Et merci à Pamela Kribbe et à notre « grand Ami » Ieshua!
    Soyons donc les parents tendres , compréhensifs et accueillants de nos émotions , et voyons-les se transformer peu à peu sous l’effet de notre Amour .
    Et si on n’y arrive pas toujours, ce n’est pas grave, nous sommes en rééducation, après tout!
    L’essentiel est de nous rappeler que nous possédons cette faculté de ne plus nous noyer dans ces émotions et d’être libres, en « rallumant » la Conscience Que Nous Sommes en réalité, derrière le « voile » de la 3D: nous avons toujours la possibilité de » revenir à l’issue de sortie, à la paix, en ne luttant pas contre nous-même », … » en observant, en écoutant, et en ne jugeant pas nos émotions ».
    Oui, la Conscience qui est aussi Amour, transforme, transmute, élève.

  18. Mikael dit :

    Merci,Passeur
    Eviter le refoulement de ses émotions est le meilleur moyen de se « libérer ».Ne pas juger,juste observer.

  19. Tchunka dit :

    Ne pas chercher à vivre une vie dite idéale, ne pas chercher à se changer en un être considéré comme idéal mais être la conscience de soi-même, observer, écouter et découvrir ce qu’il en nait. Paroles d’une grande sagesse. Merci.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *