Pour en finir avec le 21 décembre 2012…

Par le Passeur.

Une date approche qui visiblement focalise beaucoup de monde sur des sentiments bien différents. Je ne pensais pas écrire à ce sujet mais je sens qu’il y a peut-être un sens à le faire. Précisons donc une fois de plus bien les choses pour ceux qui cèdent à la crainte : il n’y aura pas de fin du monde le 21 décembre 2012 ! Et jamais à aucun moment les mayas, anciens ou contemporains, n’ont dit cela. Ils ont en revanche annoncé un changement de cycle, l’aube d’une nouvelle ère qui marque la fin du long cycle obscur que nous venons de traverser. Bref, que de quoi se réjouir et sûrement pas s’angoisser. Seule la presse ignorante du sujet, colporte cette rumeur avec la complicité des catastrophistes en tout genre.

Si vous ne pouvez faire autrement que de nourrir des angoisses à force de désinformation médiatique sur le sujet, alors je vous invite à faire un geste salutaire pour vous : jetez votre télé et arrêtez de lire tout support colportant ces rumeurs anxiogènes. Je ne vais pas m’étendre sur les raisons pour lesquelles les médias s’acharnent sur le sujet. Incompétence pour beaucoup qui se disent « journalistes » et qui ne font même pas le travail de base consistant à vérifier et recouper la source d’une information, volonté de désinformer pour d’autres dont les motivations vont du simple commerce jusqu’à des intérêts plus obscurs allant de la résonance de leurs propres peurs jusqu’à la servitude à des intérêts plus « initiés ». Bref, les raisons de ce capharnaüm médiatique n’ont aucun intérêt pour ce qui nous occupe. D’autant que la confusion alimentée par le business délirant du channeling (surtout en Amérique) et les faux prophètes de tous poils, confusion qui ira crescendo dans les mois à venir, rendra plus opaque encore la clarté originelle du message que cette époque nous livre : nous sommes à nouveau dans les conditions de reprendre notre liberté et redécouvrir notre maîtrise au sein de l’harmonie.

Ce qui importe donc en cette fin d’année 2012, mais aussi tout au long de l’année 2013 qui promet de grandes transformations, est de ne pas se laisser embarquer mentalement et émotionnellement par le grand cirque orchestré autour du 21.12.12, qui trouvera sûrement d’autres inépuisables rebonds par la suite.

Sans être pour autant de grands visionnaires, car ce n’était pas très difficile à imaginer, nous sommes nombreux à avoir annoncé pour cette période une grande confusion au sein du collectif humain. Il y a donc la part orchestrée par les marionnettistes, que nous venons d’aborder superficiellement parce qu’elle ne présente pas d’intérêt à ce stade d’être approfondie, il y a ce qui relève de notre épuration intérieure individuelle et il y a bien sûr la grande alchimie mécanique des influences majeures du Cosmos à ce rendez-vous de la grande horloge. Celles-là nous dépassent et tout au plus pouvons-nous humblement en percevoir parfois les reflets, que nous sommes à même alors d’entrevoir avec stupéfaction et admiration devant une telle perfection.

Avec humilité donc, restons-en encore à ce sur quoi nous pouvons focaliser notre attention avec efficacité, à savoir nous-mêmes et notre fonctionnement dans le collectif humain.

Ces dernières semaines ont marqué un tournant dans notre évolution et nous sommes en mesure désormais d’aller toucher au plus profond de nous-même ce que nous ne pouvions encore aborder jusque-là, ce qui relève de l’empreinte de prédation qui marque l’humanité sur sa polarité masculin-féminin. Hommes et femmes, féminin en l’homme et masculin en la femme, sont très profondément marqués par ce rapport de prédation qui a été institutionnalisé au fil de notre histoire sous tous les aspects de l’apprentissage et dans les rouages les plus subtils du fonctionnement de la matrice de vie qui était jusqu’à présent la nôtre. Le tournant est marqué par la libération des chaînes énergétiques qui maintenaient notre adhésion inconsciente à cette empreinte. Je l’ai dit récemment, la porte est ouverte mais nous n’en avons pas encore pleinement pris conscience.

Cette prédation, aujourd’hui identifiée au sein du patriarcat par l’écrasement du féminin et le contrôle absolu du masculin, est un poison dont l’antidote désormais envisageable passe par la prise de conscience que cette prédation s’est d’abord exercée au travers de la puissante énergie sexuelle dont le sens a été à la fois falsifié et masqué, puis par la libération de la tension sexuelle prédatrice littéralement verrouillée au niveau des deux premiers chakras. Cette libération, comme toujours, ne se fait pas par la lutte. Je dirai même qu’il n’y a pas de chemin tout tracé, c’est pourquoi la prise de conscience dans un premier temps et la méditation personnelle que chacun peut faire sur ce sujet ensuite, amorceront le processus individuel qui conduira le corps physique à déverrouiller de lui-même cette tension.

Ne sous-estimez pas cet aspect de notre épuration intérieure, la tension dont je parle marque une empreinte profonde et douloureuse à des niveaux de conscience rarement perçus de la relation entre le féminin et le masculin. C’est un véritable ciment de la matrice duelle que nous avons projetée jusque-là. Comme je l’ai dit, l’énergie qui maintenait la bulle fermée n’est plus suffisante à soutenir le monde falsifié et illusoire de nos projections. Ne continuons pas à créer par simple habitude ce monde dont nous ne voulons plus. Il n’y a plus d’autre raison qu’il se maintienne que notre croyance en le fait que rien n’a changé et que nous devons ‘raisonnablement’ poursuivre nos projections égotiques sur le miroir courbe de la matrice que nous recréons en permanence.

Vous l’avez tous constaté, la part de souffrance qui relève uniquement de nos égos blessés et qui n’a pas encore été guérie ressurgit avec force depuis quelques semaines. C’est ainsi que l’on voit, parfois avec étonnement, s’exprimer la négativité enfouie qui ne peut plus résister à la vibration ambiante. Et que l’on voit des êtres jusque-là mesurés devenir vindicatifs, des nations agiter plus que jamais les différents visages de leurs peurs et de leur agressivité, et la Terre réagir à travers une activité climatique, volcanique et sismique en hausse tant en nombre qu’en amplitude. L’observation de l’activité solaire est une proche balise pour suivre l’évolution de ces manifestations. N’oublions pas que son pic se fera ressentir essentiellement en 2013.

Nous abordons donc à ce tournant majeur une période de transformation par définition chaotique, dont la nature du regard que nous y porterons déterminera la manière dont nous la vivrons.

Et si nous devons produire un effort, je dirais que cette phase présente nécessite de chacun de nous une grande vigilance dans notre relation à l’autre.

Nous devons veiller de très près à ce qui se manifeste au quotidien en nous et pratiquer l’exercice de funambule qui consiste à savoir accueillir ce qui monte sans en faire profiter autrui qui à priori n’a pas besoin de ça. Accueillir le négatif qui monte en nous, c’est pratiquer le regard détaché de l’Être sur l’Ego, l’œil sur le cerf-volant qui observe la main qui s’agite au bout de la ficelle. Accueillir, c’est regarder avec compassion pour nous-même ce qui nous fait encore mal et qui cherche à extérioriser son énergie involutive. Ne pas en faire profiter autrui dans l’habituel rapport de l’action-réaction, c’est parler à chaque fois à notre égo douloureux avec amour, humour et fermeté dans l’intention de notre maîtrise, afin de ne pas laisser jaillir la flèche de l’arc de nos douleurs enfouies. Faites bien la différence entre contrôle et maîtrise. Le premier est une lutte de pouvoir, le second est une transcendance.

Si cette vigilance s’exerce à toute occasion, l’effort est alors minime de conserver sa maîtrise au sein du maelström émotionnel. Si au contraire on laisse s’amplifier celui-ci au point d’exploser, non seulement on nourrit l’éternel conflit avec l’autre né du sentiment de séparation, mais on entre en conflit avec soi-même – la part de nous qui sait tout cela – à un niveau de résistance tel qu’il épuise toutes les ressources de l’être. C’est ce conflit intérieur qui conduit tant de personnes aujourd’hui au sentiment d’épuisement.

Réfléchissez-y, la dualité de plus en plus mal vécue lorsqu’elle nous revient dans la face n’est pas la seule responsabilité de celui qui l’exerce, mais aussi notre propre insuffisance à demeurer au-delà des émotions déstabilisantes qu’elle fait naître en nous. Pas de quoi culpabiliser, je pense que c’est pour le moment encore presque inévitable. Donc inutile d’esquiver, laissons venir, respirons un grand coup et essayons d’avoir un regard amusé sur les étapes qui signent en nous la destruction de la chrysalide. Amusons-nous de nous même et de nos soubresauts émotionnels plutôt que d’embrayer par la force de l’habitude sur les mélodrames qui ont jonché jusque-là nos parcours.

J’en reviens donc à la grand-messe mélodramatique inventée à propos du 21 décembre 2012. A vrai dire, je n’ai aucune idée de ce qui se passera ce jour-là, tout étant à mon avis possible maintenant qu’une telle focalisation a été créée autour d’elle, mais quoi qu’il en soit ce ne seront toujours qu’agitations sur la vieille scène de théâtre, l’essentiel se déroulant à d’autres niveaux. Du point de vue de l’horloge cosmique, cette date, comme d’autres, a un sens. Mais en tant que date d’un calendrier humain éphémère, elle ne marque rien d’autre que le point d’ouverture de la charnière qui a commencé à se déplier il y a de nombreuses années. La porte étant ouverte, il s’y engouffre désormais davantage d’air frais et de lumière et il en sort davantage d’air vicié et d’obscurité.

L’obscurité ne peut se réfugier nulle part, elle s’affaiblit et s’évanouit purement et simplement. Il ne reste donc à ceux qui en ont encore l’appétit qu’à aller se chercher un autre lieu de pénombre. Les