Au-delà du mental

Peinture de Bernard RomainPar Eckhart Tollé.

La condition humaine, c’est d’être immergé dans la pensée. La plupart des gens restent toute leur vie prisonniers des limites de leurs pensées. Ils ne dépassent jamais un sentiment de soi personnalisé, construit par le mental et conditionné par le passé.

Tout comme en chaque être humain, votre conscience comporte une dimension beaucoup plus profonde que la pensée. C’est votre essence même. On peut l’appeler présence, attention, conscience inconditionnée. Dans les enseignements anciens, c’est le Christ intérieur, votre nature de Bouddha.

Découvrir cette dimension vous libère, ainsi que le monde, de la souffrance que vous vous infligez, de même qu’aux autres, lorsque le « petit moi » définit tout votre bagage et mène votre vie.

Chaque fois que vous êtes plongé dans la pensée compulsive, vous évitez ce qui est.

Vous ne voulez pas être là où vous êtes. Ici. Maintenant.

Le domaine de la conscience est trop vaste pour être saisi par la pensée. Lorsque vous ne croyez plus tout ce que vous pensez, vous sortez de la pensée pour voir clairement que le penseur n’est pas votre être essentiel.

Les dogmes – religieux, politiques, scientifiques – naissent de la croyance erronée selon laquelle la pensée peut englober la réalité ou la vérité. Ils sont des prisons conceptuelles collectives. Le plus curieux, c’est que les gens adorent leur cellule, car elle leur donne un sentiment de sécurité et la fausse impression de savoir.

Rien n’a infligé à l’humanité plus de souffrance que ses dogmes. Tout dogme finit tôt ou tard par s’effondrer, oui, car la réalité finit par révéler sa fausseté; mais si l’on n’en voit pas l’illusion fondamentale, il sera remplacé par d’autres. Quelle est cette illusion fondamentale ? L’identification à la pensée.

S’éveiller sur le plan spirituel, c’est s’éveiller du rêve de la pensée.

Comme le mental dépend de l’insuffisance, il est toujours avide d’avoir davantage. En vous identifiant au mental, vous tombez très facilement dans l’ennui et l’agitation. L’ennui signifie que le mental a faim de stimuli, de stimulations intellectuelles, et que son appétit  n’est pas satisfait.

Lorsque vous vous ennuyez, vous pouvez satisfaire la faim du mental en ouvrant un magazine, en faisant un appel téléphonique, en allumant votre téléviseur, en naviguant sur le Web, en vous rendant dans une boutique ou – ce qui n’est pas rare – en transférant sur le corps cette impression mentale de manque et ce besoin d’avoir plus, que vous comblez brièvement par l’ingestion d’aliments.

Vous pouvez rester dans l’ennui et l’impatience, tout en observant ce sentiment d’ennui et d’impatience. Lorsque vous portez votre conscience sur ce sentiment, il s’entoure soudainement d’espace et de calme, pour ainsi dire. D’abord un peu, puis, à mesure que grandit ce sentiment d’espace intérieur, l’ennui diminue en importance et en intensité. Ainsi, même l’ennui peut vous enseigner qui vous êtes et qui vous n’êtes pas.

Vous découvrez que cette « personne qui s’ennuie » n’est pas votre nature essentielle. L’ennui n’est qu’un mouvement d’énergie conditionné qui vous habite. Vous n’êtes pas non plus cette personne en colère, triste ou craintive. L’ennui, la colère, la tristesse ou la peur ne sont pas « à vous »; ils n’ont rien de personnel. Ce sont des états d’esprit. Ils vont et viennent.

Rien de ce qui va et vient n’est vous.

« Je m’ennuie. » Qui sait cela ?

« Je suis en colère, je suis triste, j’ai peur. » Qui sait cela ?

Vous êtes le fait de connaître et non l’état connu.

Tout préjugé implique l’identification au mental. Il signifie que vous ne voyez plus l’autre humain, mais seulement l’idée que vous en avez. Ramener à un concept la vitalité d’un autre humain constitue déjà une forme de violence.

Peinture de Tomek SetowskiSi elle n’est pas enracinée dans la conscience, la pensée devient égoïste et dysfonctionnelle. L’ingéniosité dépourvue de sagesse est extrêmement dangereuse et destructrice. C’est l’état actuel de la majeure partie de l’humanité. L’amplification de la pensée par la science et la technologie, ni bonne ni mauvaise en soi, est elle aussi devenue destructrice, car, souvent, la pensée initiale n’est pas enracinée dans la conscience.

La prochaine étape de l’évolution humaine consistera à transcender la pensée. C’est notre tâche urgente. Cela ne veut pas dire cesser de penser, mais tout simplement ne pas être identifié à la pensée, ni possédé par elle.

Sentez l’énergie de votre corps intérieur. Le bruit du mental ralentit alors ou cesse immédiatement. Sentez-la dans vos mains, vos pieds, votre abdomen, votre poitrine. Sentez la vie que vous êtes, la vie qui anime ce corps.

Ce corps devient alors une ouverture, en quelque sorte : il donne accès à un sentiment plus profond de vitalité, sous les émotions fluctuantes et l’activité mentale.

Il y a en vous une vitalité que vous pouvez sentir de tout votre Être et non uniquement dans la tête. Chaque cellule vit dans cette présence qui vous dispense de penser. Cet état n’exclut pas la pensée si elle est nécessaire à des fins pratiques. Le mental fonctionne encore, et d’une façon magnifique, quand l’intelligence supérieure que vous êtes l’utilise et s’exprime par lui.

Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais de brèves périodes de « conscience sans pensée » se produisent déjà d’une manière naturelle et spontanée dans votre vie. En vous livrant à une activité manuelle, en traversant une pièce, en attendant au comptoir de la ligne aérienne, vous pouvez être si complètement présent que les parasites mentaux habituels se calment pour laisser place à une présence consciente. Vous pouvez aussi regarder le ciel ou écouter quelqu’un sans faire de commentaire mental intérieur. Vos perceptions deviennent claires comme du cristal, limpides et dépourvues de pensée.

Pour le mental, cela ne compte pas, car il a d’autres chats à fouetter. De plus, comme ce ne sont pas des moments mémorables, vous ne les avez pas remarqués. En réalité, c’est ce qui vous arrive de plus important. C’est le début du passage de la pensée à la présence consciente.

Acclimatez-vous avec aisance à l’état de « non-savoir ». Il vous permet de dépasser le mental, qui essaie toujours de conclure et d’interpréter, craignant de ne pas savoir. Ainsi, lorsque vous êtes à l’aise dans le non-savoir, vous dépassez déjà le mental. De cet état surgit alors une certitude plus profonde, non conceptuelle.

La création artistique, le sport, la danse, l’enseignement, l’aide aux personnes : la maîtrise de n’importe quel champ d’activité implique que le mental n’est plus engagé ou, du moins, qu’il occupe une place secondaire. Il devient une force et une intelligence plus grandes que vous, et pourtant essentiellement unies à vous. Il n’y a plus de processus décisionnel; la bonne action s’exerce spontanément, sans que « vous » en soyez l’acteur.

La maîtrise de la vie est le contraire du contrôle.

Vous vous alignez sur la conscience supérieure, qui agit, parle, effectue le travail.

Un instant de danger peut susciter une cessation temporaire du flux de la pensée et, ainsi, vous donner un aperçu de ce que veulent dire la présence, l’éveil, ou la conscience.

La Vérité dépasse largement ce que le mental peut comprendre. Nulle pensée n’englobe la Vérité. Au mieux, elle peut l’indiquer. Par exemple, celle-ci : « Toutes choses sont intrinsèquement Une. » C’est là une indication, non une explication. Comprendre ces paroles, c’est sentir au fond de vous la vérité qu’elles indiquent.

Eckhart TolleEckhart Tolle – Extraits de son livre « Quiétude » – Editions Ariane

Vu sur La Presse Galactique.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source

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Nomade sur le chemin...
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115 réponses à Au-delà du mental

  1. asmodai dit :

    Enfin Dr Who à changé la couleur du tardisse 😀

    • alain thomas dit :

      « La pensée involontaire et compulsive occasionne une sérieuse perte d’énergie vitale. »

  2. Jean-Denis dit :

    Suite à ce qu’a dit Pierrot le 7 mars (concernant la lettre de Bodiyuga), j’ai réalisé un montage vidéo pour essayer de pointer vers « cela » sous une autre forme:
    « Ainsi, la seule manière d’appréhender le Principe divin est de se placer dans un état de conscience absolument « pure », libérée de l’identification à la forme-pensée. Là est la seule manière d’obtenir la connaissance métaphysique de ce qu’est le Divin. Toute tentative d’appréhender mentalement ce Principe est vouée à l’échec, puisqu’étant par nature duelle, la pensée ne peut percevoir la Conscience qui en permet la perspective. Les mots sont des « panneaux indicateurs » nécessaires qui doivent être abandonnés tôt ou tard si le concept veut se transformer en Vérité. »

    Lien vers cette vidéo Youtube publiée aujourd’hui: Pratique de la Présence (4)
    http://www.youtube.com/watch?v=BFazlT D1p4c&feature=youtu.be

  3. pierrot dit :

    Tiens je viens de tomber sur cette lettre de bodhiyuga dont je vous relate un paragraphe.

    Ainsi, la seule manière d’appréhender le Principe divin est de se placer dans un état de conscience absolument « pure », libérée de l’identification à la forme-pensée. Là est la seule manière d’obtenir la connaissance métaphysique de ce qu’est le Divin. Toute tentative d’appréhender mentalement ce Principe est vouée à l’échec, puisqu’étant par nature duelle, la pensée ne peut percevoir la Conscience qui en permet la perspective. Les mots sont des « panneaux indicateurs » nécessaires qui doivent être abandonnés tôt ou tard si le concept veut se transformer en Vérité. Comme le disent les adeptes du Zen, « il ne faut pas confondre le doigt pointé vers la Lune, avec la Lune elle-même ». Toutefois, puisqu’il faut bien traduire les choses en mots pour en parler et pour créer une ouverture dans la psyché tentons d’aller aussi loin que la raison nous le permet.

    Cher-ère Ami-e,

    Comme vous le savez peut-être, le site a fermé ses portes en date du 31 janvier 2013. Pour les raisons que j’invoque en détail sur la page d’accueil du site, l’enregistrement des lettres de Bodhiyuga n’a pas pu se poursuivre jusqu’à son terme (il était prévu d’enregistrer au format audio 130 lettres au total). Je vous prie de m’excuser d’interrompre l’envoi automatique des lettres auxquelles vous vous étiez abonnées ; elles auraient dû vous accompagner durant toute une année sur votre chemin spirituel, comme prévu au départ. Mais rassurez-vous, pour que vous ne manquiez rien, je vous offre la possibilité de télécharger gratuitement l’intégralité des lettres, réunies en un seul fichier numérique de 350 pages. Pour récupérer ce document, il vous suffit de cliquer sur le lien suivant : http://goo.gl/RlQyM.

    Si vous préférez la version papier de ce document, vous avez la possibilité de commander sur le site http://www.payot.ch.

    Si vous souhaitez continuer de vous imprégner d’enseignements spirituels de grande valeur, je vous recommande vivement ces quelques auteurs, desquels je me sens extrêmement proche :

    Simon Leclerc : http://psychologiedelame.com/messages.html.
    Pamela Kribbe : http://www.jeshua.net/fr/.
    Paul Ferrini : http://www.paulferrini.com/html/body_french.html.

    De plus, voici un texte très pertinent sur le thème de l’Amour tel que je le conçois, et sur les aspects fondamentaux de du travail sur soi : http://fr.sott.net/article/12003-L-amour-la-realite-et-la-periode-de-transition.

    Je vous remercie pour votre compréhension, et vous souhaite une excellente continuation sur votre Chemin de Vie.
    Soyez Divinement béni-e,
    Bodhiyuga

    • Machachouette dit :

      yes, yes, yes, tu fais echo à ma réflexion ou est-ce un Pur Hasard?

      J’en profite pour te dire ce que je pense de toi, qui n’a rien à voir avec ce que tu mentionnes ici, au contraire d’ailleurs, mais chaque fois que je pense à toi, ne le prends pas mal (je sais que ça risque pas, mais c’est pour la forme), tu incarnes à merveille pour moi, la phrase ‘heureux les simples d’esprit car il verront Dieu’.
      Trop d »intellect ne sert à rien, et tue l’intellect (et pourtant je suis à fond dedans ou plutôt je suis/j’étais car je change) et j’aime beaucoup tes façons de voir et de sentir! C’est un grand pas pour moi de lâcher la tête!
      Voilà c’est dit,
      Mais bon là ton message, il est un peu intello! 🙂
      Merci d’incarner ce message et c’est cool que tu aies mis ta photo qui me permet encore mieux d’emporter avec moi ton image/message! im’âmes-sage!
      Bise Pierrot!

    • Margelle dit :

      Merci Pierrot pour cette transmission. C’est nourrissant… Difficile d’en faire le tour… j’apprécie l’approche et la réflexion sur l’amour… J’ai noté la définition de la compassion : « être assez créatif pour réveiller quelqu’un ». Ca me parle.
      comment vis-tu ou peut-on vivre le paradoxe suivant : « aimer c’est à la fois : respecter l’autre tel qu’il est, ne pas vouloir changer un iota de son être et également : l’amener à sa dimension supérieure…  » (je n’ai pas noté in extenso, c’est approximatif, mais je vais rechercher le passage) Cela me questionne. Je vis ce paradoxe en permanence… et j’aimerais bien le vivre de façon plus apaisée.
      Avec mon amitié

    • alain thomas dit :

      Fondamentalement en phase avec ce paragraphe pierrot.
      Cela en dit long sur la difficulté car « se placer dans un état de conscience absolument « pure », libérée de l’identification à la forme-pensée », ………….. pas évident 🙂

  4. KATERINA dit :

    Merci Alain Thomas,

    Accepter la dualité ?

    Affectueusement

    • alain thomas dit :

      Oui bien sûr.
      La dualité est partout.
      Nous l’avons souhaité.
      La dualité homme femme est la plus significative car elle est celle qui permet la conception d’un être humain par orgasme.
      Tout accepter c’est d’abord accepter la dualité.
      Il y aurait beaucoup à développer sur ce thème.
      Bien à toi

  5. Katerina dit :

    A Pierrot et Alain Thomas ,

    Suite à votre échange concernant la méditation et je pense que chacun a une expérience différente . Je n ai jamais méditer de ma vie … Pas comme les spirituels l enseignent enfin je pense parce que je n ai pas connu de spirituels dans ma vie à part le curé de ma paroisse quand j étais jeune . J ai laissé faire au quotidien , dans ma voiture , dans ma maison en faisant le ménage . Ce n était pas toujours agréable … Les idées sont venues ou venaient et c est la meme chose aujourd hui . Alors méditer je ne sais pas je dirai plutot écouter ses pensées … Il est peut etre vrai que assis sans perturbations extérieures cela est plus facile . En fait c est un ensemble …pour moi …
    Afffectueusement
    Katerina

    • Nada dit :

      Je le pense aussi, chacun a son expérience de la méditation.
      Car la méditation a reçu des tas d’interprétations et de formations.
      J’ai lu un référent, et je n’éprouve toujours pas le besoin de suivre des techniques que je suis incapable de poursuivre en discipline de vie.
      Je demeure persuadée, bien que ne maîtrisant les techniques de méditation, que ce travail a été fait dans les vies antérieures, à la lueur des expériences de cette vie. Je sais par exemple, rapidement être tel un bouddhiste chevronné quelques instant, quand une situation l’exige. Rien ne passe ! Le silence interne et externe est automatique.
      Puis, je redeviens très humaine avec le mental, l’émotionnel, le corporel.

      Parfois, je me positionne spontanément dans un état corporel adéquat, uniquement lorsque ma conscience demande de me poser et de laisser faire.
      Tout en refusant toujours de conscientiser les suprasens, tant que l’astral peut me séduire dans ses jeux.

      J’ai participé à quelques séminaires autrefois, lorsque je voulais comprendre « ma différence ». Lorsque ce fût fait, je clôturais la participation.
      L’enseignant continue toujours.
      Je ne sais s’il a traversé des étapes comme celles dont parle Alain Thomas.
      Ce que je saisis lorsque je m’intéresse à son travail est que cela n’est pas simple pour un enseignant d’éviter les dérapages d’abus psychiques involontaires. Ceci, quand je suis informée de certains échos.

      J’utilise cette comparaison: un enseignant spirituel est tel un moniteur d’auto-école compétent et efficace. On sait conduire, faire des créneaux, utiliser les rond-points, etc…Les bases sont là. Ensuite, chacun choisit ses expériences, choisit la puissance de son véhicule et continue de se former dans les transformations du parc routier. C’est sa responsabilité s’il se prend pour Alain Prost, ce n’est pas celle du moniteur d’auto-école.

      Et puis, dans le langage familier, on dit : »Je vais méditer là-dessus. »
      Signifiant, je vais prendre le temps et utiliser l’intelligence, quitte à ne pas trouver.
      A observer, l’intelligence du mental ou/et l’intelligence du coeur.

  6. acacia dit :

    Voici un lien vers un extrait de conférence de Bernard de Montréal (Québécois, décédé).

    http://www.youtube.com/watch?v=K-uzUfiRl9c

    Il a écrit, entre autres, « Par-delà le mental », d’où j’extrais ces quelques lignes d’introduction :
    « Le mental n’est pas un labyrinthe, mais plutôt un tunnel temporel par lequel se meut la pensée. Il est un continuum magnétique reliant le cerveau au point d’origine de la pensée, au sein de dimensions qui se dissocièrent de l’univers physique nucléaire lorsque l’espace entama son expansion.
    Sa configuration de tunnel repose sur les lois énergétiques de réseaux de communication de la pensée qui constituent l’environnement fondamental de forces agissant dans l’univers »…

    Je dois à ce monsieur d’avoir compris pour la première fois que « on pense qu’on pense »… et ça m’avait fichu un coup, mais un coup salvateur, je me souviens avoir été littéralement suffoquée par l’étendue de ce que cette révélation ouvrait en moi comme perspectives !
    Depuis je ne me demande plus « pourquoi est-ce que je pense ça ? », mais « d’où me vient cette pensée ? ». Ce qui est une façon totalement différente d’aborder les mécanismes du cerveau-mental.
    Bref, tout ça m’a passionné ! Ses livres et ses conférences.
    Si ça peut en intéresser certains, allez-y, plongez.
    Amitié

  7. Katerina dit :

    A Alain Thomas ,

    C est pour moi la nudité dans sa forme la plus pure .
    Nudité de l esprit et non du corps .
    Les mélanges sont parfois abassourdissants .
    L esprit mis à nu dans sa perfection .
    Enfin c est ce que je pense .
    Affectueusement
    Katerina

    • alain thomas dit :

      Je ne comprends pas ton commentaire Katerina, je ne vois pas de quoi tu parles.
      Bien à toi

      • Katerina dit :

        Nudité n est peut etre pas approprié … L image serait d etre sans apparat , sans vetement , dans notre esprit . Transparance , je n en suis pas encore là … J entrevois l idée …
        Pureté dans la nudité .
        Désolée je ne suis pas très claire dans mes explications .
        Affectueusement
        Katerina

    • Verdad dit :

      Le problème c’est que vous pensez …. parce que l’on croit être des personnes enquête de….
      Un jour j’ai posté que personne ne parle avec personne cela à soulevé quelques réponses et souvent ironique …..
      Bref !!! Vous ETES !!! au delà de vos pensées
      ETRE … c’est la fin de croire en l’illusion que nous sommes des personnes
      c’est l’abandon de tout qui permet à ce que vous ETES de ce révélé
      CELA ce révèle tout seul nul besoin de méditer … devenir l’observateur bienveillant
      de ses pensé
      Personne n’a jamais trouvé « CELA »…car lorsque « CELA » se révèle c’est que vous êtes sortie de l’illusion d’être quelqu’un …. la résurrection quoi !!
      n’a-t-il pas dit …mourrez à vos illusions

      Plus de question plus de quête … la paix infini

      Enjoy

  8. Aiouch dit :

    Bonjour,

    J’aimerai vous faire part d’une expérience nouvelle que j’ai eu cette nuit et la précédente je crois (je n’y avais pas prêté attention la première fois, mais en la revivant cette nuit, j’ai fais le lien).

    Je croyais que je rêvais, j’avais la sensation de baigner dans un liquide, (comme le liquide céphalo-rachidien).
    J’ai pris conscience qu’il ne s’agissait pas de sensations de tout mon corps, mais d’une zone ciblée: mon cerveau. Comme si je n’étais qu’un cerveau. Il y avait des mouvements perpétuels, avec des interconnexions qui se mêlaient et entremêlaient, de manière lente, calme et harmonieuse. Une ballade passant d’un plan ou dimension à l’autre.
    Aucune panique, mais juste le fait de me promener dans mon cerveau, entre différents plans.
    Le « je » en question, était une sorte d’énergie infime et adaptée à cet environnement dans lequel elle « naviguait ».
    Comme si j’expérimentais une partie de ce que l’on appelle « moi », dans le cadre du mental, mais sans réflexions, juste son ressenti, sa présence.
    Tout le reste était « déconnecté » (membres, organes, cœur etc. …), le focus se situait dans le cerveau, entre les hémisphères et dans les hémisphères.

    Je pense qu’un des autres constituant de notre soi, se situe dans un plan ou l’Amour vibre, et que ces 2 plans Mental/Cœur, doivent communiquer, échanger.
    Existe-t-il d’autres plans ? je pense bien sûr.

    Je me suis levé vers 5h30 ( à contre cœur … 😉 ) pour écrire cette expérience, ainsi que des formules mathématiques dont je ne comprends pas le sens … 🙂 et me rendormir ensuite.

    Bref, pas de séquelles physiques ni psychiques depuis mon réveil, tout va bien pour le moment 🙂

    Je voulais vous en parler et tout échange à ce propos m’intéresserait,

    Taoufiq

    • mesnet dit :

      Bonjour Taoufiq….
      Chaque expérience de l’esprit, traduite par l’humain que nous sommes est toujours extraordinaire et incomparable avec celle d’un autre….
      Incomparable, car je pense que nous y mettons des mots et un prisme forcement différents….je dirais que cela semble être une expérience détachée de celle de l’autre au niveau humain….mais au niveau de l’esprit, nous baignons sans doute dans le même champ de connaissance ?
      La difference n’est perceptible qu’au niveau humain ?
      Bref, si je devais « traduire » ton expérience, cela me ramenerait à ce que j’ai dit ici : mon esprit m’a montré qu’il ne « pensait » pas comme un humain.
      J’ai l’impression que tu n’as pas vécu autre chose quand tu dis ça :
      « Comme si j’expérimentais une partie de ce que l’on appelle « moi », dans le cadre du mental, mais sans réflexions, juste son ressenti, sa présence. »
      J’ai juste interprété à l’aide d’autres mots…

      • Aiouch dit :

        Effectivement Mesnet,

        Pendant cette expérience, je n’ai pas vécu autre chose que cette présence immergée dans le cerveau, et non le « moi » dans la globalité de ses sens.
        Rien à voir avec les EMI, qui elles, ont impliquées d’autres ouvertures sensorielles (notamment celle du cœur), que j’ai perçu comme « Amour », « Connaissance » et présence du « Tout ».

        Bien à toi,
        Taoufiq

    • acacia dit :

      Bonsoir Taoufiq
      Une petite ballade entre les deux hémisphères ? Est-ce que ça pourrait signifier une ré-unification du masculin et du féminin ? C’est tout ce qui me vient à l’esprit dans l’immédiat, désolée, c’est ce qu’on appelle un diagnostic maigre – mais c’est mieux qu’un sombre pronostique d’accident vasculaire cérébral !
      J’ai vécu une nuit une expérience de transparence. J’étais la transparence, je la vivais, je la ressentais, j’en étais constituée intégralement, le tout dans un océan d’énergies transparentes qui me traversaient et dans lesquelles je me fondais – je dis « je » mais le « je » n’avais plus de signification. Pas d’images, pas de formes, juste cette parfaite fluidité. Très curieux, très beau, très physique, très marquant. Une sensation inoubliable. Pas d’explication.
      Pour les formules mathématiques je sèche.
      Peut-être ta conscience a t’elle été alimentée par un champ de conscience enfin accessible ? (Ton Papa mathématicien aimerait sans doute y avoir accès 🙂 !).
      Amitié

      • Aiouch dit :

        🙂 Acacia
        Alain Thomas 🙂
        Mesnet …
        J’ai voulu en parler à mon Mathématicien et Père de 85 ans à ce jour 🙂 et ma Mère qui lit Eckhart Tolle à l’age de 75 ans (quel bonheur …) je le ferai si le temps le permet.

        Toujours est il que je vis cela, sans y attacher d’importance, car je continue l’expérience au delà des apparences et ressentis.

        Je vis, au flux de toutes les expériences personnelles et celles de mes enfants, et parents qui me semblent inter-reliées.

        merci à vous/nous
        T.

        • Margelle dit :

          « Toujours est il que je vis cela, sans y attacher d’importance, car je continue l’expérience au delà des apparences et ressentis. »
          Etrange ta conclusion… pour ma part, je dirais, mais de ma place, que c’est important de vivre ce que tu vis, mais sans mentaliser, juste le ressentir, mais vraiment le ressentir…. Cela me paraît tellement plus porteur… Il peut en sortir tellement de vie…. qu’en penses-tu ?

          • Aiouch dit :

            Bonjour Margelle,

            Quand je dis que je n’y attache pas d’importance, cela ne veut pas dire que, je m’en détourne ou que cela me laisse froid, bien au contraire, je trouve ce genre d’expérimentations géniales 🙂 je les vis « sans prise de tête » si je peux m’exprimer ainsi 😉
            Ce que je veux dire c’est que je ne me laisse pas impressionner par l’expérience, je la vis sans y associer l’affect.
            Donc on se rejoint je pense …

            merci pour ta réponse Margelle 🙂

          • Margelle dit :

            Tu penses parfaitement bien… ☼☼

      • Aiouch dit :

        Superbe ton expérience de transparence … Acacia 🙂

        On ressens parfois certaines choses hors de notre champ de perception habituel (conditionné ?) et le vivre tout simplement sans mentaliser, me semble être une belle attitude pour accepter et vivre pleinement l’expérience.
        Si l’on peut associer le cœur ou l’intuition à cette expérience, cela permet parfois de prendre le chemin qui nous fait de subtils signes 😉

        bien à toi,
        Taoufiq

    • alain thomas dit :

      Si tu n’as pas de séquelles physiques ni psychiques, ça devrait bien se passer ce soir pour ton dodo.
      Fais gaffe de pas tomber entre les deux hémisphères y a un sacré ravin là !
      😉 😀 😛

      • Aiouch dit :

        A propos d’Eckhart Tolle,

        Je trouve son approche très intéressante, mais un peu exclusive, il ne parle que de l’absence de pensée comme accès à l’éveil, et ne parle que du mental.
        Je pense qu’il y a d’autres plans subtils dont l’humain peut avoir accès.
        Notamment celui du Cœur, qui à mon sens complète celui du mental pour avoir accès à ce que l’on appelle l’ «Eveil ».

        Existent-t-ils d’autres clés donnant accès au TOUT ?
        Maybe … je cherche … 😉

        Qu’en penses tu ? … 🙂

        • Thau dit :

          as-tu lu les comm. de Jonas???

          • Aiouch dit :

            Oui Thau,

            Les commentaires de Jonas sont … décapants 😉

            Il m’a donné envie de réécouter Jean Louis Murat interprétant des poèmes de Baudelaire (les fleurs du mal) et notamment « l’examen de minuit », je ne sais pas pourquoi … 🙂

            bien à toi

        • alain thomas dit :

          Bonjour Taoufiq,

          Il n’y a pas de clef donnant accès au Tout, seulement des moyens habiles sur le chemin.
          Eckart Tollé est l’un des rares philosophes qui expérimente d’abord et ensuite raconte ce qu’il a expérimenté.
          En cela, il est authentique.
          Comme beaucoup ici, j’ai lu ses livres et j’apprécie beaucoup son vécu.
          Ceci étant, ce qu’il dit est sa propre expérience. Elle est unique.
          Il n’a pas dit qu’il avait atteint l’éveil. Il fait part de son expérience et nous avons de très bonnes raisons de penser que ce qu’il dit est authentique. C’est son vécu.

          Pour ma part, et par expérimentation, je confirme que nous produisons en moyenne 60.000 pensées par jour. La pensée est dans le mouvement de la vie.
          Il y a des pensées produites par la réflexion, d’autres par l’analyse, d’autres encore par le raisonnement. Ces méthodes sont incluses dans la méditation analytique. Nous commençons très jeunes à produire ces pensées.
          Puis il y a les pensées induites (intuitions) qui, par expérience, proviennent d’un état d’apaisement de l’esprit avec l’ouverture du cœur. Nous sommes ainsi en connexion directe avec notre esprit de sagesse par l’ouverture du cœur laissant filtrer la lumière.
          Les dialogues avec les anges sont à mon avis une façon de dénommer nos intuitions.
          Enfin, il y a les pensées dites karmiques qui sont enfouies dans notre conscience de base depuis des vies sans commencement et qui ressurgissent à la surface chaque fois que des événements mentaux se produisent.
          Celles que nous ne maîtrisons pas sont comme des graines semées arrivant à maturation, parfois depuis plusieurs vies antérieures. Ce sont celles-là qui émergent de toutes parts lorsque nous expérimentons la méditation contemplative.

          La méditation contemplative est la seule qui permette à notre esprit de faire l’expérience de la lumière, de la plénitude et de l’interdépendance car nous devons d’abord centrer notre esprit avant de l’apaiser ou le déposer.
          Mais c’est aussi celle que l’enfant fait naturellement devant n’importe quel phénomène qui l’émerveille.
          C’est donc aussi celle de l’adulte devant une œuvre d’art, une belle femme (:-) 😉 pierrot) un paysage, une fleur, un animal, etc…
          Si tu t’assois sur une chaise, le regard immobile fixant une image quelconque, le dos bien droit, les mains sur tes genoux, et si tu te concentres sur ta respiration, tu vas être assailli de pensées. Tu voudras les évacuer et plus tu essayeras et plus ce sera difficile. Dans un premier temps tu vas penser devenir fou et comme presque tous, tu vas cesser cette pratique.

          Dans la méditation de la nature de l’esprit, il y a deux qualités que nous devons utiliser.
          La première est l’aspiration au bonheur de tous les êtres, l’engagement personnel (intention, motivation) à aider autrui sur le chemin. La deuxième est l’attention, cette intelligence lumineuse non identifiée, ce que le Passeur appelle la Présence dans l’instant présent.
          Ce sont ces deux qualités qui sont les moyens habiles pour rester sur le chemin qui mène à l’éveil.

          Bien à toi avec toute mon amitié

          • Katerina dit :

            Il y a des images qui parlent …Un mur blanc repose mon esprit …
            Affectueusement Katerina

  9. jean dit :

    « Et la libération arrive quand vous trouvez le courage d’être dans l’espace du non-savoir dans lequel il y a simplement un espace de conscience en vous. »
    L’Inconnaissance (cf. aussi Krishnamurti « se libérer du connu »)

    « … Alors, de quoi s’agit-il ? Il s’agit d’aller profondément à l’intérieur et d’avoir le courage d’être dans l’espace de l’inconnaissance… à propos de vous-mêmes, dans l’espace de …
    J’emprunte le terme « inconnaissance » à un vieux livre médiéval d’un écrivain anonyme originaire d’Angleterre, au Moyen-âge. Il s’intitule « Le nuage de l’inconnaissance ». C’est un beau traité mystique. C’est ainsi qu’on le désigne habituellement.
    Et le « nuage de l’inconnaissance » traite de la façon de connaître Dieu. L’enseignement essentiel donné est qu’on ne peut connaître Dieu par la connaissance, par la connaissance conceptuelle, toute connaissance dans la tête, mais seulement de façon directe.
    On peut dire la même chose à votre sujet, parce que finalement, la profondeur de qui vous êtes et Dieu ne font qu’un et sont identiques, Dieu étant la source, la vie non créée, non manifestée, la vie une intemporelle. C’est l’essence de qui vous êtes.
    Il vous faut donc avoir le courage d’entrer dans cet espace où vous ne savez rien sur qui vous êtes, en renonçant à l’attachement aux opinions que vous avez eues à votre propos, que vous vous soyez perçu comme quelqu’un qui réussit, qui échoue ou un mélange des deux, que vous vous soyez perçu comme quelqu’un de spirituel, quelqu’un d’insuffisamment spirituel, comme quelqu’un de supérieur ou d’inférieur aux autres – toutes sortes de comparaisons. Et la libération arrive quand vous trouvez le courage d’être dans l’espace du non-savoir dans lequel il y a simplement un espace de conscience en vous. C’est tranquille, mais c’est vivant.
    Un espace où avant il y avait des pensées et au moment où nous en parlons maintenant, je vous invite à le trouver en vous. Il est là en tout un chacun… »
    Transcrit d’une conférence récente d’Eckhart Tolle

    Vidéo et texte intégral en pdf de cette conférence:
    http://blogbug.filialise.com/profondeurs-moment-present/#more-4326

  10. marie christine dit :

    Magnifique Eckart Tolle comme d’ab .

    Si on vit le chaos, je me permets de citer ici un passage de Sri Aurobindo (ça peut aider …) :
    « Ce que nous connaissons de nous-mêmes, notre présente existence consciente, n’est qu’une formation représentative, une activité superficielle, le résultat extérieur et changeant d’une vaste masse d’existence cachée . Notre vie visible et les actions de cette vie ne sont rien autre qu’une série d’expressions signifiantes, mais ce qu’elles essayent d’exprimer n’est pas à la surface ; notre existence est quelque chose de beaucoup plus vaste que cet être frontal apparent, cette façade que nous prenons pour nous-mêmes et que nous offrons au monde autour de nous . Cet être frontal et extérieur est un amalgame confus de formations mentales, de mouvements vitaux et de fonctionnements physiques, et l’analyse, même la plus complète, de toutes ses parties composantes et de ses mécanismes, ne réussirait pas à révéler le secret total . C’est seulement quand nous passons derrière, au-dessous, au-dessus, dans les étendues cachées de notre être, que nous avons le pouvoir de connaître le secret ; les investigations et les manipulations de surface les plus rigoureuses et les plus pénétrantes ne peuvent pas nous donner la compréhension véritable, ni la maîtrise effective et complète de notre vie, de ses mobiles et de ses activités ; en fait, cette impuissance est la cause de la faillite de la raison, de la morale et de toutes les autres actions de surface quand elles ont voulu maîtriser, libérer et perfectionner la vie de l’espèce humaine . Car, au-dessous même de notre conscience physique la plus obscure, se trouve un être subconscient en lequel, comme dans une terre nourricière et protectrice, sont cachées toutes sortes de semences qui germent et poussent à la surface, inexplicablement, et en lequel aussi, constamment, nous jetons de nouvelles semences qui prolongent le passé et influencent notre avenir ; cet être subconscient est obscur, ses mouvements sont petits, il est capricieusement et presque fantastiquement subrationnel, mais d’une puissance immense dans la vie terrestre . En outre, derrière notre mental, notre vie, notre physique conscient, il y a une vaste conscience subliminale qui comprend de multiples étendues (un mental intérieur, un vital intérieur, un physique subtil intérieur) soutenues par une existence psychique profonde qui est le lien d’âme reliant tout le reste ; et dans ces étendues cachées, se trouve aussi une masse de personnalités préexistantes, qui fournissent les matériaux, les forces motrices, les impulsions de notre existence de surface en développement . Car si en chacun de nous ici-bas il y a une personne centrale unique, il y a aussi une multitude de personnalités subordonnées qui ont été créées par l’histoire passée de la manifestation de cette personne centrale, ou qui en sont les expressions sur les plans intérieurs et qui soutiennent le jeu de son existence actuelle dans ce cosmos extérieur matériel . Mais à la surface de notre être, nous sommes coupés de tout de qui nous entoure, et rien ne passe, sauf ce que laissent filtrer le mental extérieur et le contact des sens, qui transmettent bien peu de nous à notre monde ou de notre monde à nous, tandis que dans ces étendues intérieures, la barrière est mince entre nous et le reste de l’existence, et il est facile de la briser ; là, nous pouvons sentir immédiatement (pas seulement déduire à partir de leurs effets, sentir directement) l’action des forces mondiales secrètes, l’action des forces mentales, des forces vitales et des forces physiques subtiles qui composent l’existence universelle et individuelle ; nous sommes même capables, si seulement nous voulons nous y entraîner, de manier ces forces mondiales qui se jettent sur nous ou autour de nous et de les maîtriser de plus en plus, ou du moins de modifier puissamment leur action sur nous et sur les autres, leurs formations, leurs mouvements mêmes . Mais ce n’est pas tout ; au-dessus du mental humain, il est des étendues encore plus vastes, supraconscientes par rapport au mental, d’où descendent secrètement des influences, des pouvoirs, des contacts qui sont les facteurs originels et qui déterminent les choses d’ici-bas, et si nous les appelions à descendre dans leur plénitude, ils pourraient changer totalement la structure et l’économie de la vie dans l’univers matériel . »

    « La partie psychique en nous est quelque chose qui vient directement du Divin et qui est en contact avec le Divin . Dans son origine, c’est le noyau fécond en possibilités divines qui sert d’appui à la triple manifestation inférieure du mental, de la vie et du corps .
    (…) C’est toujours cet être psychique qui, en réalité, bien que souvent d’une façon voilée, pousse l’homme à se tourner vers la vie spirituelle, et qui devient alors sa plus grande aide . Par conséquent, c’est cela, dans le yoga, que nous devons amener en avant . »

    Et aussi, ces paroles de la Mère :
    « La conscience individuelle déborde de beaucoup le corps ; le physique subtil déborde parfois considérablement la délimitation visible du corps physique . Ce physique subtil est constitué de vibrations qui sont actives et qui entrent en contact ou se mélangent avec les vibrations du physique subtil des autres, et ce contact réciproque produit des influences (ce sont les vibrations les plus puissantes qui naturellement l’emportent sur les autres) . Par exemple, si vous avez une pensée, cette pensée se revêt de vibrations subtiles et devient une entité qui se déplace et se promène dans l’atmosphère terrestre pour se réaliser aussi bien qu’elle peut, étant donné qu’elle est une parmi des millions, et naturellement il y a une interaction multiple et enchevêtrée qui fait que les choses ne se passent pas d’une façon aussi simple et aussi schématique .
    Ce que vous appelez « vous-même », l’être individuel enfermé dans les limites de votre conscience actuelle, est constamment pénétré par des vibrations de ce genre qui viennent du dehors et qui se présentent le plus souvent sous forme de suggestions, en ce sens que, à part quelques exceptions, l’action se produit d’abord dans le domaine mental, puis devient vitale (sentiments, émotions), puis devient physique . Je précise qu’il ne s’agit pas ici du mental pur, mais du mental physique ; parce que dans la conscience physique elle-même, il y a une activité mentale, une activité vitale et une activité purement matérielle, et tout ce qui se produit dans votre conscience physique, dans votre conscience corporelle et dans votre activité corporelle pénètre d’abord sous forme de vibrations d’ordre mental, par conséquent sous forme de suggestions . La plupart du temps, ces suggestions pènètrent en vous sans que vous en soyez le moins du monde conscient ; elles entrent, éveillent en vous une réponse quelconque, puis resurgissent dans votre conscience comme si c’était votre propre pensée, votre propre volonté, votre propre impulsion ; mais cela, c’est seulement parce que vous êtes inconscient du procédé de pénétration .
    Ces suggestions sont très multiples, nombreuses, variées, avec des natures très, très différentes les unes des autres, mais on peut les classer en trois ordres principaux . D’abord (et celles-là sont rarement perceptibles pour une conscience ordinaire ; elles ne deviennent perceptibles qu’à ceux qui ont déjà beaucoup réfléchi, beaucoup observé, beaucoup étudié leur être), c’est ce que nous pourrions appeler les suggestions collectives .
    Quand un être naît sur terre, il naît forcément dans un pays donné et dans un milieu donné . Par le fait de ses parents physiques, il naît dans un ensemble social, culturel, parfois religieux, national ; un ensemble d’habitudes de penser, de comprendre, de sentir, de concevoir ; toutes sortes de constructions, qui sont d’abord mentales, puis deviennent des habitudes vitales et finalement des manières d’être matérielles . Pour dire les choses plus clairement, nous êtes né dans une certaine société ou dans une certaine région, dans un certain pays, et cette société a une conception collective qui lui est propre, cette nation a une conception collective qui lui est propre et cette religion a une construction collective qui lui est propre, qui est généralement très fixe . Vous êtes né là-dedans . Naturellement, quand vous êtes tout petit, vous en êtes absolument inconscient, mais cela agit sur votre formation (cette formation, cette lente formation d’heures qui s’ajoutent aux heures, de jours qui s’ajoutent aux jours, d’expériences qui s’ajoutent aux expériences et qui petit à petit construisent une conscience . Vous êtes là-dessous comme sous une cloche . C’est une espèce de construction qui vous couve, et qui d’une certaine manière vous protège, mais de l’autre manière vous limite considérablement . Tout cela, vous l’absorbez sans même vous en apercevoir et ce la fait la base subconsciente de votre construction propre . Cette base subconsciente agira sur vous toute votre vie, si vous ne prenez pas soin de vous en libérer . Et pour vous en libérer, il faut d’abord que vous en soyez conscient ; et c’est le premier point qui est le plus difficile, parce que cette formation a été si subtile, elle s’est faite en un temps où vous n’étiez pas encore un être conscient, où vous veniez de tomber tout à fait abruti d’un autre monde dans celui-ci, (riant) et tout cela s’est fait sans que vous y participiez le moins du monde . Par conséquent, il ne vous vient même pas à l’esprit qu’il pourrait y avoir là quelque chose à savoir, et encore moins quelque chose dont il faille se débarrasser . Et il est assez remarquable que quand on devient pour une raison queconque conscient de l’emprise de cette suggestion collective, on s’aperçoit du même coup qu’il faut un travail très assidu et très prolongé pour arriver à s’en défaire . Mais là ne s’arrête pas le problème .
    Vous vivez entouré de gens . Ces gens eux-mêmes ont des désirs, des velléités, des impulsions qui se traduisent en eux, qui ont toutes sortes de causes, mais qui prennent dans leur conscience une forme individuelle . Par exemple, pour le dire d’une façon tout à fait pratique : vous avez un père, une mère, des frères, des soeurs, des amis, des camarades ; chacun a sa manière de sentir, de vouloir, et tous ceux avec qui vous êtes en rapport attendent de vous quelque chose . Ce quelque chose, ils ne vous l’expriment pas toujours, mais c’est plus ou moins conscient dans leur être, et cela fait des formations . Ces formations, suivant la capacité de penser de chacun et la puissance de sa vitalité, sont plus ou moins puissantes, mais elles ont leur petite puissance propre, qui est généralement proportionnée à la vôtre ; et alors ce que veulent, désirent, espèrent ou attendent de vous ceux qui vous entourent entre comme cela, sous forme de suggestions très rarement exprimées, mais que vous absorbez sans résistance et qui au-dedans de vous, tout d’un coup, éveille un désir analogue, une volonté analogue, une impulsion analogue … Cela se passe du matin au soir, et aussi du soir au matin, parce que ces choses ne s’arrêtent pas pendant que vous dormez, au contraire, très souvent elles s’accentuent, parce que vous n’avez plus la conscience éveillée qui veille et qui vous protège dans une certaine mesure .
    Et c’est général, si général que c’est tout à fait naturel, et si naturel qu’il faut des circonstances spéciales et des occasions tout à fait particulières pour que vous vous en aperceviez . Naturellement, il va de soi que vos propres réponses, vos propres impulsions, vos propres velléités ont une influence analogue sur les autres, et que cela devient un mélange merveilleux où la raison du plus fort est toujours la meilleure !
    Si le problème s’arrêtait là, on pourrait encore se tirer d’affaire ; mais il y a une complication . C’est que ce monde terrestre, ce monde humain, est constamment envahi par les forces du monde voisin, c’est-à-dire du monde vital, de la région plus subtile qui est au-delà de l’atmosphère terrestre quaternaire (constituée par les quatre principes physique, vital, mental, psychique) ; et ce monde vital, qui n’est pas sous l’influence des forces psychiques et de la conscience psychique, est un monde essentiellement de mauvaise volonté, de désordre, de déséquilibre, enfin de toutes les choses les plus antidivines qu’on puisse imaginer . Ce monde vital pénètre constamment le monde physique, et, étant beaucoup plus subtil que le monde physique, il est très souvent, sauf pour quelques rares individus, tout à fait imperceptible . Il y a des entités, des êtres, des volontés, des sortes d’individualités dans ce monde-là, qui ont toutes sortes d’intentions et qui se servent de toutes les occasions pour s’amuser quand ce sont des petits êtres, ou pour faire le mal et le désordre quand ce sont des êtres d’une capacité plus grande . Et ceux-là ont un pouvoir de pénétration et de suggestion très considérable et, partout où il y a la moindre ouverture, la moindre affinité, ils se précipitent, parce que c’est un jeu qui les amuse .
    En outre, ils sont très assoiffés ou affamés de certaines vibrations vitales humaines, qui ont pour eux la qualité d’un plat rare dont ils aiment à se nourrir ; et alors leur jeu consiste à exciter des mouvements pernicieux dans l’homme, pour que de l’homme émane ces forces et qu’ils puissent s’en nourrir tout à leur aise . Tous les mouvements de colère, de violence, de passion, de désir, toutes ces choses que brusquement on jette certaines énergies en dehors de soi, qu’on les projette hors de soi, sont justement ce que ces entités du vital préfèrent, parce que, comme je l’ai dit, elles s’en réjouissent comme d’un plat de luxe . Alors leur tactique est très simple : elles vous envoient une petite suggestion, une petite impulsion, une petite vibration qui vous pénètre et, par contagion ou par sympathie, éveille en vous la vibration nécessaire pour que vous projetiez au-dehors la force qu’ils veulent absorber .
    Là, il est un peu plus facile de reconnaître l’influence, parce que, si on est le moins du monde attentif, on s’aperçoit de quelque chose qui est soudain éveillé au-dedans de soi . Par exemple, ceux qui ont l’habitude de se mettre en colère, s’ils ont le moins du monde essayé de contrôler leur colère, ils s’aperçoivent de quelque chose qui vient du dehors ou qui monte d’en bas et qui réellement s’empare de leur conscience et éveille en eux la colère . Je ne veux pas dire que tout le monde soit capable de ce discernement ; je parle de ceux qui ont essayé de comprendre leur être et de le contrôler . Ces suggestions adverses sont plus faciles à percevoir que, par exemple, votre réponse à la volonté ou au désir d’un être qui est de la même nature que vous, un autre être humain qui, par conséquent, agit sur vous sans que cela vous donne clairement l’impression de quelque chose qui vient du dehors : les vibrations sont trop analogues, trop semblables dans leur nature, et il faut être beaucoup plus attentif et avoir un discernement beaucoup plus aigu pour se rendre compte que ces mouvements qui semblent sortir de vous-même ne sont pas vraiment vôtres, qu’ils viennent du dehors . Mais avec les forces adverses, si on est le moins du monde sincère et que l’on s’observe attentivement, on s’aperçoit que c’est quelque chose dans l’être qui répond à une influence, une impulsion, une suggestion, même quelque chose de très concret parfois qui entre et qui produit des vibrations analogues dans l’être .
    Voilà . Tel est le problème .
    Le remède ?… C’est toujours le même : bonne volonté, sincérité, perspicacité, patience – oh ! une patience inlassable et une persévérance qui fait que ce que vous n’avez pas réussi un jour, vous êtes convaincu que vous le réussirez une autre fois, et que vous continuez à essayer jusqu’à ce que vous ayez réussi .
    Si ce contrôle vous paraît tout à fait impossible aujourd’hui, eh bien, cela veut dire que non seulement il sera possible, mais qu’il sera réalisé plus tard . »

    • graffitique dit :

      « Le remède ?… C’est toujours le même : bonne volonté, sincérité, perspicacité, patience  » …
      … et une bonne rasade du bon lait que voici 🙂 (quoique j’en suis là, à siroter ma petite bière vespérale à c’t’heure :-p)
      Merci Marie-Christine
      tchin.

    • Li dit :

      Merci Marie-Christine.
      Oui, effectivement ça aide!❤✿❤✿

  11. jean dit :

    Bonjour à tous.
    Juste pour info: on trouve depuis quelques temps des vidéos récentes d’Eckhart Tolle traduites en français sur le blog de Thierry:
    http://blogbug.filialise.com/?s=eckhart+tolle
    J’ai visionné cette série de vidéos et, à chaque fois, la Présence en moi s’est approfondie.
    J’ai ressenti le Pouvoir de cette expression particulière de la Présence qui passe à travers E.T. lors de chaque visionnage.
    J’ai aussi ressenti que, depuis quelques temps, « quelque chose de nouveau » passe à travers ces « conférences » (qui n’en sont pas !). Le sens des mots est le même (les mots pointent vers la même « chose ») mais l’énergie est différente; ça peut sembler paradoxal, puisque c’est la même Présence qui s’exprime, mais elle le fait de façon différente.
    Voilà, c’est seulement un ressenti particulier qui passe à travers « mon » filtre.
    Pourquoi je mets une majuscule à « Présence »? … c’est une bonne question !
    Si, vous aussi, regardez ces vidéos, n’hésitez pas à partager votre propre ressenti! merci.

    au sujet de la relation avec un « maître  » voici un extrait d’un texte d’EckhaAu sujet de la relation avec un « maître » et des formes de méditation « collectives », voici un extrait d’un texte d’Eckhart à ce sujet:
    Le pouvoir du moment présent » chap. 5
    »Les rencontres de groupe peuvent également aider à intensifier votre présence. Un groupe de personnes dans un état de présence qui se réunit génère un champ énergétique collectif d’une grande intensité. Il favorise non seulement l’intensification du degré de présence de chaque personne qui s’y trouve, mais aide également le conscient collectif humain à se libérer de la dominance actuelle du mental. Grâce à cela, l’état de présence sera de plus en plus accessible aux gens. Cependant, à moins qu’un des membres du groupe au minimum ne soit bien ancré dans cet état et puisse en maintenir la fréquence vibratoire, l’ego peut facilement reprendre les armes et saboter les tentatives du groupe. Bien que les rencontres de groupe soient très précieuses, elles ne suffisent pas et vous ne devez surtout pas en dépendre. Comme vous ne devez pas non plus finir par dépendre d’un maître, sauf durant la période de transition au cours de laquelle vous apprenez la signification de la présence et comment la mettre en pratique. »

    • pierrot dit :

      Comme donner de l’énergie à un Égregore, ce n’est pas l’égregore le soucis c’est sa finalité et en être inconscient.
      Je vois l’utilité du groupe lorsque celui qui organise les échanges n’est jamais le même ou pourquoi pas le tirer au sort à chaque fois?
      Pour y arriver il faut bien entendu accepter son autonomie et ne plus dépendre d’un conditionnement de mouton.
      Voilà un échange participatif et non hiérarchisé.

  12. alain thomas dit :

    Le narrateur (Tollé) utilise le « vous ».
    C’est une projection.
    C’est dangereux parce que cela pénètre l’espace privé de l’autre, comme si il y était déjà.
    Le narrateur a fait l’expérience dont il parle.
    Il peut donc utiliser le « je » ou le « nous », plutôt que le « vous ».

    Nous sommes immergés dans la pensée. Oui, depuis notre plus tendre enfance.
    Dans notre plus tendre enfance, nous n’étions pas conscients de notre pensée. Elle était inhérente à notre condition, ce qui est toujours vrai plus tard.
    Tant que nous étions enfants et donc inconscients, nous pouvions tout faire, créer, escalader, traverser les routes, jouer à toutes sortes de jeux. Nous pouvions apprendre… sans cesse. Dans notre condition d’enfant, nous avions accès à tous les possibles. La pensée était créatrice de tout.
    Puis un jour, nous sommes devenus conscients de notre pensée. Nous sommes tombés momentanément dans la dépression. Nous avons commencé à douter et notre pouvoir de créativité a commencé à s’effondrer… avec le doute.

    Paradoxe – Contradiction

    La souffrance que nous nous infligeons est l’ignorance.
    Ensuite, c’est la paresse… la paresse de rester dans le mental.
    Nous sommes « bien » dans le mental parce que nous sommes conditionnés.
    Alors qu’il faudrait revenir à l’état d’enfance, nous croyons que ce n’est pas possible, il y a trop à faire.
    Nous n’avons pas la force de changer cela, c’est trop difficile, cela demande une attention de chaque instant. Certains y parviennent… pas moi.

    Je fais souvent cet exercice :
    Je rentre dans l’eau… avec une ceinture de plomb autour de la taille. Puis je m’immerge en soufflant… les yeux fermés, les bras tendus, le corps détendu, l’esprit aussi. Tranquillement, je souffle. En vidant mes poumons, je descends au fond de la piscine. Je continue à souffler. Les secondes s’égrènent.
    Pendant un certain temps que je ne mesure pas, « JE SUIS ». Une première pensée arrive et me rappelle que je ne respire plus. Le processus démarre. J’ai beau ramener mon esprit à l’état d’être, le processus revient. Petit à petit, les pensées vont prendre toute la place. Alors que je sais qu’il est possible de rester au fond de l’eau indéfiniment, je finis par paniquer et je remonte à la surface.
    Je découvre que je suis prisonnier de mon enveloppe de chair et de sang. J’accepte mais je ne suis pas content. Alors je recommence…
    J’ai beau augmenter l’espace de temps sans respirer, je n’arrive pas à dépasser un « certain temps ».
    L’acceptation, c’est aussi connaître ses limites en tant qu’être humain.
    Cela nous apprend l’humilité. Cela nous permet de faire face à nous-même et de savoir si nous avons la foi ou pas.
    La foi ici est de reconnaître nos limites et de les accepter. C’est aussi de comprendre que quelque chose nous dépasse. Ce quelque chose est « sacré ».
    Ô Merveille !
    EMAHO !

    Ne pas s’identifier à la pensée revient à comprendre que celle-ci est vouée à la mort, comme notre corps de matière. C’est accepter le principe que notre conscience est un agrégat qui connaît aussi la mort.
    Seul l’esprit demeure. Et l’Esprit inclut Tout.

    Ne pas être possédé par la pensée est un exercice bien difficile.
    Si l’un d’entre vous maîtrise sa pensée, je veux bien le connaître. Non pas pour le défier bien sûr, juste pour le connaître.

    « La maîtrise de la vie est le contraire du contrôle. »
    Oui c’est vrai. Mais cela revient à dire que pour être maître de sa vie, il faut maîtriser sa pensée. Trop difficile pour moi.

    « Nulle pensée n’englobe la Vérité. Au mieux, elle peut l’indiquer. »
    Je ne connais pas la Vérité. A vrai dire, je ne pense pas qu’il soit possible de l’approcher, tout du moins tant qu’un souffle de vie m’anime.
    Il ne sert à rien de la chercher parce que nous ne la trouvons pas… jamais… même ceux qui disent la connaître.

    Bien à vous

    • Le Passeur dit :

      « Oui c’est vrai. Mais cela revient à dire que pour être maître de sa vie, il faut maîtriser sa pensée. Trop difficile pour moi. »

      Pourquoi toujours lutter ? L’humilité est au-delà du bien et du mal, elle accueille les deux. Laisser le vide nous emplir n’est pas faire acte de vider le plein. Tout comme la lumière ne chasse pas l’obscurité, simplement les deux ne peuvent être en même temps, l’une ne pouvant exister qu’à la périphérie de l’autre. La Vérité ne se montre finalement que lorsque la coupe est vide, il lui faut la place de s’exprimer au-delà du brouhaha, il lui faut le vide là où il y a le plein pour que l’être enfin la voit.

      • alain thomas dit :

        Bonjour Passeur,

        J’ai relu « la voie royale de l’impeccabilité » pour mieux comprendre ce que tu appelles l’humilité.
        Je suis en accord avec ce que tu écris.
        L’accueil de tout ce qui émerge est la base.

        Je voulais simplement dire par rapport aux propos d’Eckhart Tollé que nous ne sommes pas maîtres de l’émergence de nos pensées et qu’ainsi, justement, nous devons les accueillir, quelle que soit leur connotation. Par exemple, des pensées de violence ou de désir ardent peuvent survenir à tout moment dans des circonstances précises sans que ayons souhaité qu’elles émergent.
        Les scientifiques affirment que nous émettons environ 60.000 pensées par jour. Ces pensées ne sont pas forcément les nôtres.
        Par exemple, il y a les intuitions, qui sont des pensées de sagesse, puis les pensées ordinaires : grossières, subtiles ou encore très subtiles, voire secrètes que nous ne maîtrisons pas toutes. Elles ne sont pas toutes faciles à accueillir parce que certaines (pour ma part) sont des pensées que j’aurais souhaité ne pas avoir mais je les accueille comme il se doit… avec le sourire.
        Bien à toi

        • Le Passeur dit :

          Tout à fait, mais ce que je vouais dire, c’est qu’au lieu d’en regretter la maîtrise, nous pouvons laisser le vide se faire. Le silence s’installe alors peu à peu, jamais complètement tant que nous sommes sensible à l’egrégore ambiant, mais assez que l’on puisse parler de maîtrise. La voie pour cela est tout ce qui est décrit concernant la prise de conscience de ce qu’est l’égo et où se cachent tous ses mécanismes. En se dégageant peu à peu d’eux, l’outil mental s’affaiblit dans son expression anarchique et le tumulte des pensées s’appaise.
          Tout cela n’est pas un but en soi, c’est juste un moyen de parvenir à se libérer. A mon avis le plus efficace.

          • alain thomas dit :

            Passeur tu sais déjà que je pratique la méditation et notamment shamata, la pratique du calme mental.
            Je connais donc très bien le moyen habile pour calmer mon esprit.
            Je peux le « déposer » en trente secondes et me trouver dans la paix et la lumière.
            Là n’est pas le problème.
            Le plus difficile est d’intégrer la méditation dans l’action.
            Certains grands pratiquants y parviennent en restant dans shamata du matin au soir, c’est impressionnant.
            Le problème pour nous, les petits méditants, est de rester attentifs et vigilants dans l’action. C’est bien difficile.
            Par contre, l’avantage est que je suis conscient de tout ce qui émerge et cela permet de prendre du recul dans chaque circonstance ou événement… enfin presque.
            Tèu sais bien Passeur que notre esprit est un cheval fou… qui a souvent perdu son cavalier. A la moindre occasion, il peut s’emballer…
            Bien à toi

            • Le Passeur dit :

              « Le plus difficile est d’intégrer la méditation dans l’action. »

              Eh oui, c’est justement ça qui compte vraiment dans la libération de l’être. Et ça passe par la Présence dans l’instant présent.

          • pierrot dit :

            Ce qui veut dire méditer les yeux ouverts et ne pas avoir de posture spéciale.

          • alain thomas dit :

            pierrot méditer les yeux ouverts sinon comment faire l’expérience de la luminosité ?
            Par contre, le dos doit être droit parce que l’énergie circule mieux (tu peux me croire).
            Ensuite, être à l’aise, assis sur un coussin ou sur une chaise, cela importe peu.
            Les yeux doivent être droits et immobiles, comme la posture.

          • jean dit :

            @ Alain, le Passeur & Pierrot.
            Concernant :« Le plus difficile est d’intégrer la méditation dans l’action. » … avez-vous vu la vidéo de l’échange entre Neale Donald Walsh (auteur de « conversation avec dieu » – 3 bouquins best seller mondial et un film) et Eckhart Tolle ?
            C’est très révélateur à ce propos.
            extrait:
            – Eckhart Tolle : C’est très inspirant de t’écouter. Donc, même quand tu parles, tu es connecté à ce niveau, cette dimension en toi qui parle à travers toi et c’est une parole inspirée. Cela n’est pas préparé, ça vient simplement.

            – NDW :Oui, excepté quand ça ne l’est pas, comme au petit-déjeuner. C’est le plus grand défi de ma vie d’accéder à ce niveau de conscience dans ma vie quotidienne.
            Je constate, pour une raison ou pour une autre, que si je parle aux gens, je dirais que si je me présente, si je fais une interview à la télévision ou autres, d’une manière ou d’une autre, je suis capable de m’éloigner de mon besoin de faire bien, d’avoir raison, de paraître correct. mais tu sais, d’une certaine manière, je ne lâche pas prise là-dessus en d’autres circonstances.
            Je ne suis pas sûr de savoir comment le faire mais c’est comme ça…
            …La vie au quotidien; mon défi. D’une certaine manière je suis plus attaché en privé que je ne le suis en public. Je suis plus attaché au moment du petit-déjeuner avec mes proches, à mon idée, à ce qui devrait être, à qui je suis…

            …J’ai vraiment une question pour toi. C’est une question terriblement personnelle :Tu es pour moi, plus proche de ce que j’ai pu voir sur cette planète, en tant que maître vivant qui comprend, mais qui fait plus que comprendre, parce que pour être franc avec toi, je pense que je comprends, mais la différence que je vois entre toi et moi, pour être franc et totalement transparent, nous comprenons tous les deux et nous pouvons tous les deux le dire vraiment bien, mais toi, tu le vis. Moi non! Sauf quand je le vis!
            Ce que j’ai remarqué, je le vis probablement 20% du temps, qui peut dire combien? Pas suffisamment! Et quand je suis avec mes proches, ma famille, en privé, je retombe d’une manière ou d’une autre, vous savez, dans mes pensées et j’oublie ce que je suis en train de vous dire ici comme si je ne l’avais même pas dit au point où mes proches me regardent parfois et me disent: « Tu devrais lire tes livres! »… »

            Je viens donc à toi pour une consultation personnelle ; à la télévision !
            Comment est-ce que je prends ce que je pense être, comment est-ce que je prends ce dont j’ai fait l’expérience, je ne peux même pas dire ce que je pense que je suis, car c’est hors des pensées, c’est en dehors de la pensée. Comment est-ce que je prends l’expérience que j’ai de moi-même, pour nettoyer le canevas de ma vie? »  » …
            lien:http://blogbug.filialise.com/conversation-avec-dieu/

          • pierrot dit :

            Alain Thomas, je parlais de la méditation dans chaque tâche que nous accomplissons dans la journée.
            Tu ne fais pas le ménage en restant assis sur un coussin je présume.

          • alain thomas dit :

            Non pierrot je n’avais pas saisi la subtilité de ton intervention.
            C’est cela intégrer la méditation dans l’action mais alors il faut expliquer ce qu’est en fait l’intégration.

            Dans la pratique du calme mental où le corps est immobile, il y a un temps pour déposer son esprit. Cela ressemble si tu veux à ce phénomène lorsque tu agites un verre d’eau boueuse, au temps qu’il faut pour que les particules de boue se déposent au fond du verre.
            Lorsque l’esprit n’est pas agité, inaltéré, dénué de pensées perturbatrices, il découvre sa vraie nature, tel le ciel immaculé.
            Dans cet état centré, tu atteins le calme mental.
            Tu es en paix, débarrassé des obscurcissements et obstacles du mental.
            A partir de là, tu peux décider de demeurer dans cet état en l’intégrant dans tes actes suivants.
            Tu peux te lever de ton siège mais tu restes dans la lumière en restant attentif, centré, imperturbable. C’est très difficile mais possible. Il faut une grande maîtrise.
            Je connais un grand pratiquant qui demeure dans cet état jour et nuit. Cet homme sera capable plus tard de mourir en méditation, de garder la pause plusieurs jours après et de disparaître en corps d’arc-en-ciel, sans aucun doute.
            Parce qu’il sera resté toute sa vie dans la nature de l’esprit en vivant la Présence de l’instant présent.
            Bien à toi pierrot

          • mesnet dit :

            Ma connexion consciente se fait allongée…et toujours les yeux fermés, lol.
            Et c’est parfait ainsi.
            Je n’ouvre les yeux que lorsque je travaille mes nouvelles perceptions visuelles : voir les auras et d’autres choses encore (je ne dirais pas quoi, je ne sais pas ce que c’est, lol…mouvement, lumière).
            Mes plus grands dialogues avec « eux », se sont fait les yeux fermés.

          • Thau dit :

            Alain Thomas et Pierrot, lire vos échanges sont réjouissants. Deux araignées essayant de construire ensemble une même toile…surtout continuez!
            Bien à vous 2

        • Katerina dit :

          Alain Thomas ,

          Si je peux me permettre , je crois que la vérité apparait lorsque tout est claire en nous . Il y a certainement toujours des zones d ombre , heureusement ou pas je ne sais pas ,
          mais je me rends compte en ce moment que les gens ne peuvent plus ou peu me mentir . Est ce un phénomène du aux grands changement que nous vivons ..Ceux qui continuent à me mentir je ne peux pas pour l instant parler beaucoup avec eux et je ne réponds pas à leurs stratagèmes je viens de me rendre compte que cela peut aussi etre du à mon attitude. J ai encore à méditer à ce propos . Mon corps réagit ou sinon mon esprit après … La vigilance est pour moi fondamentale ou essentielle . Peu parler est aussi ce que je fais ou dire l essentiel.. Ce n est pas toujours facile … J avais des mauvaises notes en bavardage quand j étais petit je n ai jamais compris ces notations paradoxales .
          Affectueusement
          Katerina

          • graffitique dit :

            J’aime bien les mauvaises notes en bavardage, c’est touchant 🙂
            On est en droit d’imaginer que tu en redemandais lol

          • katerina dit :

            En fait j avais de bonnes notes en bavardages…ce qui veut donc dire que je bavardais beaucoup ou pas… Mes idées stagnent ce soir …
            Katerina

          • alain thomas dit :

            Bonsoir Katerina,

            Nous sommes toujours dans la dualité alors tout ne peut être clair en nous mais cela ne fait rien, accueillons ce qui arrive avec joie et sérénité !
            Laissons couler et mettons de la distance face aux événements !
            Sourions à la vie, à tout ce qui est… bavardons…
            Bien à toi 🙂

      • Chantal dit :

        Voilà la complétude. Merci pour vos textes si nourrissants; votre poésie et votre érudition me fascine, vous êtes l’expression de la source unique et vous manifestez cet état d’être le plus élevé simplement, naturellement pour notre joie. Paix, gratitude à vous et aussi aux admirables commentateurs. MERCI.

    • Tchunka dit :

      Petite parenthèse Alain Thomas sur ton exercice en apnée à la piscine. Essaye sans la ceinture de plomb, tu couleras lorsque tes poumons seront suffisamment vidés et ton corps se tapira au fond de l’eau comme une sole ! Si tu restes entre deux eaux, c’est qu’il te reste encore une poche d’air. J’ai appris à faire cet exercice enceinte dans le cadre d’une préparation à l’accouchement et j’ai adoré le bien-être ressenti à mieux connaître son corps au travers de la respiration.

      • alain thomas dit :

        Bonjour Tchunka,

        J’utilise la ceinture de plomb pour arriver plus vite en bas.
        Ainsi, je peux me consacrer à mes exercices plus vite et tenter de maîtriser l’apnée qui est un formidable exercice de concentration et de respiration profonde.
        Comme toi, j’aime le bien être ressenti à mieux connaître mon esprit au travers de la respiration.

        • Le Passeur dit :

          Tu vois, voilà un exemple de ce que j’essaie de dire quant à l’illusion de la lutte, expression du mental mu par l’égo, qui se cache partout. Tu es en fait en apnée dès lors que tu es sous l’eau, donc pendant la descente vers le fond, durant le chemin… Mais tu vises un point particulier où tu décides que là seulement débute l’exercice, le fond, le but du chemin. Ce n’est pas à toi que je vais apprendre que le chemin est la voie, pas le but. Je ne sais pas si je suis clair, mais tu n’as pas besoin de cultiver un état pour être ce que tu veux, tu l’es partout, en toutes circonstances. Maîtriser l’apnée assis au fond avec une ceinture en plomb, c’est comme penser que l’état méditatif est la maîtrise. La vraie maîtrise se fait dans le mouvement permanent de la vie, en tout environnement et en toutes circonstances.

          • Katerina dit :

            Passeur ,

            Débusquer le mental via l ego est pour moi l exercice le plus difficile . Si exercice est le mot approprié . Je ressens une énergie nouvelle ce matin , est ce une conséquence d un phénomène cosmique ou simplement mon cheminement .
            Affectueusement
            Katerina

            • Le Passeur dit :

              Le mental n’est que l’outil privilégié de l’égo. C’est plutôt ce dernier qu’il importe de débusquer dans nos comportements.

          • alain thomas dit :

            Passeur ici je profite d’un exercice de balnéothérapie (capsulite rétractile de l’épaule gauche) pour expérimenter la respiration profonde.
            Il n’y a pas de but en soi.
            La ceinture de plomb fait partie de la thérapie. Ce n’est pas moi qui me l’impose.
            Le kiné se marre d’ailleurs parce que parfois, il me voit trainer au fond. Maintenant il a l’habitude 🙂

            Je pratique la respiration profonde dans mes marches quotidiennes à partir du printemps. Le but est bien le calme mental.

        • mesnet dit :

          Exercice tout à l’heure :
          je pars me promener à pied, il fait si beau !
          Je prends un itinéraire que je connais, qui passe sur de petites routes (pas de chemins, en pleine forêt).
          J’ai envie de marcher sur la route.
          Bien.
          J’arrive à un croisement que je connais : je continue la route et ça me fait prendre un grand virage, ou je coupe en passant par le petit chemin, pour aller plus vite, au « plus court »…..je vais comme d’habitude prendre le chemin, et alors, la question fuse :
           » pourquoi prendre au plus cours….puisque tu ne vas nul part ?!! Pourquoi, ne pas prendre la route, puisque tu désire marcher sur la route ? Pourquoi considères-tu ce virage comme inutile ? il n’est ni utile, ni inutile….. »
          Je ne l’avais point vu….et je comprends mieux le sens de votre propos « viser un point précis »….
          Cette façon reflexe de vouloir diriger, contrôler, organiser à partir d’on ne sait même pas quel prisme !
          J’ai bien aimé ma leçon du matin.

    • pierrot dit :

      J’ai bien aimé lire ‘le silence qui guérit’ de Yolanda.
      Pour le côté expérience impersonnelle, je veux dire qui dépasse le plan personnel j’ai goûté à des expériences extatiques où je ne pouvais pas penser, quel bonheur de voir au delà des apparences, la nature était devenue lumineuse.
      C’est donc de par ces expériences que je peux t’affirmer que la pensée n’est pas l’essence du merveilleux selon mon expérience bien entendu.
      C’est un outil puissant qui si il est au service du coeur peut accomplir de grandes choses mais ce n’est pas le moteur.
      Comme la télé capte différentes chaînes, nous captons différentes pensées mais l’essence est tout autre vu qu’il permet l’émergence de la pensée.
      Bien à nous!

      • alain thomas dit :

        Bonjour pierrot,

        Je serais heureux de connaître ce qui t’a permis de goûter à des expériences extatiques où tu ne pouvais pas penser.

        Je connais la félicité de voir au-delà des apparences, je fais régulièrement l’expérience de la luminosité, de l’interdépendance et de l’insubstantialité des phénomènes, animés ou inertes.

        Je suis d’accord, la pensée n’est pas l’essence du merveilleux, seulement personne ne peut empêcher la pensée d’émerger, c’est impossible. Personne ne maîtrise ça.
        Il est possible de « déposer son esprit » certes, de se trouver dans le « calme mental » certes mais pas sans la pensée, elle arrive toujours très vite.
        Ce que nous pouvons faire, c’est espacer l’intervalle entre deux pensées mais tous les pratiquants (méditants) les plus grands te diront que cet espace est très court.

        Bien à nous 😀 😛

        • Katerina dit :

          Bonjour Alain Thomas ,

          La pensée pense …
          Je crois que personne ne peut échapper à la pensée . Il faut etre humble et s en libérer .
          Elle est là . Seule peut etre une belle musique nous en libère .
          Affectueusement
          katerina

          • mesnet dit :

            Dans un moment de conexion à la connaissance, j’ai perçu que l’esprit ne pense pas.
            J’ai mis deux jours à m’en remettre.
            L’esprit ne pense pas.
            J’ai écrit à l’époque, ce qui me venait…ceci n’est pas la vérité, mais une réalité que je perçois…voilà ce que j’avais écrit à l’époque en vivant une expérience que je ne relaterais pas ici (trop long et inutile) :
            « Et là, les liens se font, tellement vite !
            Le mot qui vient est « je conceptualise ».
            le « je ne pense pas, devient « je conceptualise »!!!!!
            Et c’est énorme.
            Je comprends que ce que je suis à l’origine, ne pense pas mais conceptualise par la « forme pensée ».
            Les humains le font tous au niveau individuel et au niveau collectif : nous qui ne savions pas comment été créé notre monde ! Et bien nous le « conceptualisons » !
            Seulement, jusque là, nous le faisions dans l’inconscience la plus totale.
            Nous sommes bien les créateurs de ce qui nous entoure, mais nous l’avons oublié.
            Ce qui est énorme dans ce processus de création, c’est que le processus est en amont de la pensée..en amont !
            Nous « conceptualisons » puis nous pensons, pas le contraire.
            A l’origine, nous créons par le concept-image
            Dans cette dimension, nous avons expérimenté la pensée-mots….c’est la pensée que nous sommes venue créer ici, le reste (émotion, relation etc) ça vient après.
            Ce qui me donne à « penser » que l’évolution étant ce qu’elle est, je ne pense pas que nous allons retourner à ce que nous étions à l’origine : nous allons compléter le processus créateur du « je conceptualise » avec le « je pense »….
            Il y a une certaine logique dans tout cela….J’ai du écrire quelque part « je ne suis pas ce brouhaha mental, cet enchevêtrement de pensées »…..c’est totalement vrai, dans le sens que je n’imaginais même pas ! Non seulement je ne suis pas la pensée, mais je ne pense même pas !
            La pensée créatrice n’existe pas vraiment encore…du moins, je « pense » lol que nous allons commencer à créer ce mouvement, c’est à dire à créer à partir du concept-image, allié à la pensée ». »

        • pierrot dit :

          voir mon post plus bas.
          Je l’ai vécu alors je sais c’est beaucoup plus fort qu’une quelconque connaissance livresque.

    • graffitique dit :

      Tu dis que ‘c’est dangereux’.

      • alain thomas dit :

        Bonjour Graffitique,

        J’étudie le Dharma depuis de nombreuses années dont les premières sous la coupe d’un maître qui dirige des centres un peu partout dans le monde.
        J’ai beaucoup appris avec cet homme. Je me suis fié à son enseignement (le Dharma) mais je ne me suis jamais attaché à sa personnalité.
        Au fil du temps, j’ai vu pas mal d’étudiants dont nombre de jeunes femmes devenir dépendants du maître au point de sacrifier leur vie et plus encore (divorces, séparation, etc…)
        Il utilisait souvent le « vous ».

        Le « vous » ici signifie que l’expérience que le maître fait « serait » la même que « celle » de ceux qui écoutent.
        Or, chaque expérience est unique.

        Lorsqu’il a préconisé une retraite de trois ans avec les étudiants les plus assidus, j’ai compris que notre culture occidentale ne permettait pas à tous de réaliser cette expérience sans risque parce que nous n’avons pas été éduqués dans les hauteurs de l’Himalaya. J’ai donc refusé et me suis progressivement détaché du groupe tout en continuant à étudier.
        J’ai vu les dégâts considérables que son autorité a causé sur certaines personnes. Il y a eu deux suicides, beaucoup de maladies psychiques et des abus sexuels.

        Aujourd’hui, mon regard sur les maîtres est acerbe.
        Le problème est que la plupart acquièrent très vite un certain pouvoir sur ceux qui les admirent.
        En cela, je dis que c’est dangereux… aussi bien pour les maîtres que pour ceux qui écoutent avec admiration.
        J’espère avoir répondu à ta remarque.
        Bien à toi

        • graffitique dit :

          Oui Alain, tu as parfaitement répondu à ma remarque.
          Tes explications sont d’ailleurs fondées, je le reconnais.
          Cependant je me suis juste demandé ce qui pouvait bien motiver de ta part, cette mise en garde répétée, dans un tout autre contexte que celui que tu décris en détail ci-dessus.
          J’admets qu’on est en droit d’achopper sur des formes ou tournures de langage, relevant de la forme d’un texte, ou de la parole d’un conférencier, qui peuvent nous sembler parfois maladroites ou inappropriées.
          Mais comme tu l’as sans doute remarqué, il existe aussi des personnes qui n’ont pas fait l’itinéraire que tu décris, jamais reçu d’enseignement, ni escompté de résultat, et n’ont encouru de ce fait aucun des risques que tu soulignes. Peut-être ce risque n’existe-t-il vraiment que pour des personnes que rien ni personne ne pourrait « protéger » contre leur dépendance ou addiction à une autorité quelconque, fût-elle spirituelle : ces mécanismes faisant alors partie d’eux jusqu’à ce qu’ils puissent s’en libérer d’eux-mêmes.
          C’est un peu comme ça que je ressens le truc, du moins.
          Merci pour ta réponse Alain.

          • pierrot dit :

            Effectivement je n’ai suivi aucun cheminement d’un maître en personne, la nature me suffit et ce que dis Eckhart me parle.
            Encore plus quand on en fait l’expérience sans attente et sans l’avoir recherché.
            Car ces états je ne les ai pas vécu en pratiquant une technique particulière mais en me promenant dans la forêt.
            C’est comme lorsque la grâce vous tombe dessus.
            Ce n’est pas nous qui allons à cet état, c’est cet état qui vient à nous.
            Evidemment toute tentative de reproduction ne fonctionne pas car on ne peut le saisir.

          • alain thomas dit :

            Tu as raison Graffitique d’insister sur ce point. Alors je vais te dire ce qui me motive.
            Nous sommes quelques-uns à poursuivre ce maître en question dont je tairais le nom, une enquête est en cours.
            Certaines jeunes femmes que j’ai entendues ont subi des cataclysmes psychologiques.
            Dans ce grand marché spirituel, le Passeur nous le dit souvent, beaucoup d’entre nous sont sensibles, fragiles et nous sommes des victimes potentiellement faciles pour ces soi-disant maîtres.
            Voilà quatre ans que je me bats pour faire savoir qu’il faut faire très attention à ne pas se laisser pièger, surtout les jeunes femmes.
            Nous en avons perdu une l’été dernier qui, dès sa majorité, a laissé un papa pour rejoindre la « secte ».
            Nous ne pouvons pas vraiment nous opposer car chaque être humain fait ce qu’il veut de sa vie mais quand un père nous appelle au secours, nous essayons…
            Ce maître est si puissant que rien apparemment ne peut le toucher… c’est comme ça.
            Je sais très bien que moi-même je prends un gros risque.
            Et je peux te dire que cet homme m’a appris le Dharma et paradoxalement, je lui en suis reconnaissant.
            Tu vois Graffitique, pour moi, un maître ou un enseignant, pour qu’il soit validé, ne doit jamais user de son pouvoir. Je dirais même plus, il ne doit jamais avoir la moindre once de pouvoir sinon, il n’est pas authentique.
            Un homme qui parle de spiritualité à une foule doit le faire gratuitement et terminer son enseignement en disant à peu près ceci :
            « Tout ce que je vous ai dit n’engage que moi. Ce n’est pas la Vérité, il n’y a pas de Vérité connue. Je n’ai fait que vous transmettre mon expérience, rien d’autre. Vous pouvez utiliser ce que je vous ai dit si cela vous chante mais vous n’avez aucune garantie du bien fondé de mes propos. »
            Merci pour ton intervention Graffitique

          • graffitique dit :

            Je comprends mieux ce que que ressentais maintenant, Alain. L’important n’est pas d’ailleurs, que quiconque sache ou comprenne tes motivations, qui sont du domaine de l’intimité.
            Ce que tu dis finalement met en évidence, qu’en mettant d’autres personnes en garde contre de possibles projections, tu sois conscient de celles que tu peux être amené à créer dans ce même mouvement. Ca me semble opportun de clarifier ceci dans le cours de tes propos ici, d’ailleurs empreints de sagesse et de lumière, ce que personne ne contredira 🙂

          • alain thomas dit :

            Aide-moi un petit peu Graffitique, que veux-tu que je clarifie exactement, cela ne me pose pas de problème ?
            Bien à toi

        • Séb dit :

          Salut à tous, salut Alain Thomas.

          Les maîtres dont tu parles n’en sont pas. C’est comme les soi-disant « maîtres ascensionnés » qui se blottissent dans cette cité de l’astral (réf notamment Daniel Meurois), dont j’ai oublié le nom, libérés du cycle de réincarnation, mais toujours prisonniers, attachés à leur âme…

          Si tu ne les prends pas pour référence, tu te limite moins dans ta capacité à devenir toi-même un maître. Celui qui enseigne par sa façon d’être et non son discours, celui qui ne projette pas une notion, ou un concept… celui qui EST sans obligation de faire.
          Maintenant, certaines étapes sont nécessaires à la croissance de l’esprit en nos corps, ou plutôt à la croissance de sa présence. Cela peut être la religion, ou tout autre dogme qui nous fait élargir notre horizon. Le tout est, à un moment, de s’en détacher.

          Nous avons encore du pain sur la planche, semble-t-il.

          Bon cheminement à toi

          • alain thomas dit :

            Merci mais je le répète, nous sommes tous des maîtres les uns pour les autres, comme nous sommes tous des élèves.
            J’ai du mal, beaucoup de mal avec ces courbettes que nous faisons avec les religieux, les politiques, les artistes, les sportifs et autres.
            Nous sommes tous égaux.
            Tant que nous admirerons d’autres hommes, nous n’aurons rien compris.
            Nous allons tous sur le trône, et à poil, nous sommes tous les mêmes.

            Ceci n’empêche pas l’éthique, le respect, la bienveillance, la compassion, l’aide etc… bien au contraire.

            Bien à toi

          • Stéphanie dit :

            Cher Alain Thomas,

            Je partage totalement ta vision des choses « nous sommes tous des maîtres les uns pour les autres, comme nous sommes tous des élèves ». Nous n’avons pas besoin de maître spirituel tel qui soit, parce que nous avons tout à l’intérieur de notre cœur … C’est ça le grand mystère! … Et puis comme le disait Pierrot (si j’ai bien compris) aujourd’hui, nous pouvons vivre la grâce de l’extase sans mode d’emploi parce que cela arrive un point c’est tout, sans que nous sachions ni pourquoi ni comment.

            Je n’ai jamais compris cette manie qu’ont les humains d’admirer certains de leur frères et de les mettre sur des « trônes », alors que oui nous allons tous au « trône » et nous sommes tous soumis aux mêmes lois cosmiques. Nous sommes tous égaux, pour moi c’est une évidence depuis toujours, et j’ajouterais qu’au contraire, ceux qui l’ont intégré en eux privilégient l’éthique, le respect, la bienveillance, la compassion, l’aide, et la fraternité dans leur quotidien.

          • alain thomas dit :

            J’aime beaucoup ce que tu écris là Stéphanie.
            Ton message est très important à mes yeux car il touche l’essentiel à mon sens.
            Bien à toi Stéphanie

        • Katerina dit :

          Merci Alain Thomas ,

          C est pour cela qu il me semble important d etre sur son chemin .
          Et de ne pas croiser trop souvent celui des autres .
          Il n y a pas de maitre ni d eleve pour moi .
          La peur de chacun face à ses responsabilités est difficile à dépasser .
          Et la musique nous emmène là où il n y a plus rien .
          Affectueusement
          Katerina

        • Thau dit :

          Bonjour Alain Thomas,
          C’est sur tu as bien analysé ton (tes) expérience(s) au contact des « Maîtres sprituels ». Néanmoins quand je lis la plupart de tes commentaires je ressens dans ta manière de t’exprimer une forte « imprégnation » (au sens biologique du terme). Cela n’enlève rien à la qualité de tes interventions. Nous sommes tous en partie le fruit de notre vécu…
          Fraternellement

          • alain thomas dit :

            Saluto 🙂

            Je comprends ta vision de mon « imprégnation ».
            Cela correspond bien au résumé de ma vie.
            Je suis entier et lorsque je décide de m’engager, j’y vais et ne rechigne pas.
            Alors il est vrai que lorsque j’ai appris certaines choses, je me suis révolté et j’ai agis.
            C’est comme ça.
            Donc, je suis (con)cerné 😀

            Bien à toi

        • pierrot dit :

          Tu poses un sujet délicat, la sexualité.
          Pour ma part je vois la relation sexuelle comme une porte d’entrée dans le sacré.
          Dans l’amour inconditionnel y a t-il relations sexuelles inconditionnelles dans le respect de chacun bien entendu? Doit-on confiner les relations sexuelles à 2 partenaires comme la tradition l’exige?

          • alain thomas dit :

            pierrot tu écris :
            « Tu poses un sujet délicat, la sexualité. »
            Non, je ne crois pas avoir posé le problème comme ça. J’ai parlé d’abus sexuels, ce qui est différent.
            Donc, la suite de ton post n’a rien à voir.

            Cependant tu poses deux questions, je vais te répondre ceci :

            Pour la première question je n’ai pas de réponse formelle car je ne suis pas certain d’avoir accès à l’Amour Inconditionnel ou plutôt, j’aurais tendance à te dire et cela n’engage que moi que le sexe est exclu de l’Amour Inconditionnel.

            Pour la deuxième question, fais de ta sexualité ce que tu veux pourvu que tu ne fasses pas de mal, directement et indirectement.

            Bien à toi 🙂

    • Machachouette dit :

      « Vous ne l’avez peut-être pas remarqué, mais de brèves périodes de « conscience sans pensée » se produisent déjà d’une manière naturelle et spontanée dans votre vie. En vous livrant à une activité manuelle, en traversant une pièce, en attendant au comptoir de la ligne aérienne, vous pouvez être si complètement présent que les parasites mentaux habituels se calment pour laisser place à une présence consciente. » E. Tolle

      En fait, on sait déjà tous le faire, sans faire exprès!
      Reste à y arriver en faisant exprès!
      Pourquoi tu n’y arriverais pas, vu que tu y arrives déjà?
      Et quand on était petits, on y arrivait encore plus et plus souvent, rappelle-toi , rien que tous ces moments à regarder le paysage, les nuages, la pluie… L’enfant a la Vérité! Tous les enfants!
      Et vu que tout au dedans on est toujours enfant : fastoche! y a qu’à!

      Bon, en vrai, maintenant c’est plus dur parce qu’on a pris trop de mauvaises habitudes, liées notamment aux responsabilités, au fait « qu’il faut être conscient des réalités » (la belle blague!), « arrêter d’être insouciant », « grandir », etc…

      Mais en fait, c’est un exercice qui devient de plus en plus facile plus on pratique!
      Et je me suis même fait la remarque, que c’est tellement bien d’être dans cet état, que, quand le pli sera pris, ça va être de plus en plus dur d’avoir à ‘recoller’ avec ce monde et là c’est mon mental qui flippe! Pas moi! Na!

      J’avoue que moi aussi j’ai trouvé ça dur, et j’ai sans cesse remis à demain, et là je réalise que j’ai pris 15 ans dans la vue! J’ai pris le dessus sur beaucoup de choses dans ma vie et j’aime pas être esclave. Ma décision est prise, cette vie est importante et je vais arrêter de me laisser gouverner par un ‘inconscient’! Non mais!
      Je ne suis pas venue ici pour perdre mon temps!
      Mais chacun fait comme il veut, car on peut ce que l’on veut!
      Il faut dire que ce site m’aide beaucoup, c’est une chance merveilleuse !
      Reconnaissance éternelle au Passeur! Et à tous ces auteurs, thérapeutes, témoins, tous ceux qui sont en chemin et qui tendent la main à ceux qui n’ont pas encore pris le train! (clin d’oeil à Mesnet)!
      Bon courage à tou-te-s!
      Bises cosmiques!

      • Machachouette dit :

        Hum! au départ, c’était une réponse pour Alain Thomas! Je sais pas si j’ai pas buggé?! Merci Passeur d’arranger le coup! Je sais la prochaine fois je mettrais en 1er:

        Bonsoir Alain Thomas!

      • AlKriS dit :

        Il est aussi difficile d’obetnir le silence intérieur de manière consciente que de vouloir ne pas penser à un éléphant rose de manière tout aussi consciente…. Car on commence déjà par focaliser sa pensée sur l’objet à éviter (premier échec) puis on chasse très vite la première pensée par une autre. Dans le cas de la vacuité on remplace souvent « la pensée » par la pensée du vide…. ce qui n’est pas bien glorieux comme réusultat.

        Je crois qu’on oublie surtout que la vacuité est un état et non un concept, et qu’on ne peut donc l’obtenir par la force de l’esprit, on ne peut ni le formaliser ni le figer. Erreur d’objectif. Vouloir trouver « ça » c’est déjà cadrer l’expérience, la réduire, lui donenr des limites. Lutter contre les pensées c’est nourir le courant qui les alimente. Accompagner ce courant c’est peut être s’en affranchir, comme de changer ses points de repères. Oublier la berge qui défile, et ressentir le mouvement du courant dans lequel on baigne et que tout va dans le même sens.

        Sinon concernant les maîtres… j’ai pesté de nombreuses années et me suis même parfois lamenté sur mon état de pauvre ère de la recherche spirituelle car je ne trouvais pas de maître…. sans me rendre compte que j’étais mon propre maître. Et que j’en avais rencontré de très nombreux. Sans me rendre compte que le chemin était le maître. Dingue ce qu’il est difficile de voir ce qu’on a juste sous le nez quand même ^^ . En tout cas, les circonstances m’auront épargné de m’enfermer dans une nouvelle croyance dangereuse pour ma propre liberté 🙂 Je crois qu’au final j’ai « gagné » un peu de temps et d’énergie 🙂

  13. Machachouette dit :

    ok, c’est bon j’arrête! Merci! Tellement!
    ♥♥♥

  14. pierrot dit :

    la pensée est comme un habit, et chacun a un garde robe différent.
    En plein accord avec ce texte.
    Dans l’ici et maintenant nous ne captons plus les pensées vu que nous sommes nus.

  15. Alain dit :

    Bonjour,

    En dehors de son travail personnel sur son éveil et….., n’y a-t’il pas une influence énergétique extérieure qui vous flanque parfois au sol, vous démunit, vous monte au Zénith…
    Sommes-nous pas tributaire de cela?

    Alain

    • Cécile dit :

      Alain,
      Ne sommes-nous pas entre les deux, naviguant avec notre libre-arbitre au gouvernail, mais poussés par de grands flux cosmiques qui nous dépassent ? Soit nous sommes « tributaires » de ces derniers (avec les notions de dépendance et d’impuissance que cela implique), soit – et c’est me semble-t-il la voie de la maîtrise intérieure – nous apprenons à nous y abandonner ou à surfer dessus.

    • mesnet dit :

      Je me suis souvent posée la question.
      Est-ce moi qui évolue vers l’éveil, ou est-ce un cycle ou tout le monde, la planète y compris, doit s’y mettre ?
      Je dirais que j’ai ma petite réponse.
      C’est ce que je peux comprendre du cosmos en fonction de ce que je suis MAINTENANT.
      Je pense que nous sommes portés par une fréquence vibratoire qui sonne pour tous, le top départ pour autre chose.
      Vient alors un processus d’évolution intérieure, propre à chacun.
      Mais il y a aussi un processus lié à la matrice (espace/temps que j’apelle le « décor »).
      Alors distinguer les deux, et même faire une différence entre « moi » et la nouvelle fréquence vibratoire, ça n’a pas grand sens, puisque nous sommes le TOUT…..mais là, maintenant, cette vision un peu » rangée » du processus en cours, me permet de percevoir que j’ai des évolutions personnelles à faire, et qu’il y a des choses que je ne devine pas encore, qui ne m’appartiennent pas….J’ai le sentiment de moins me disperser en ne comprenant rien, lol…
      Il y a « moi »….je fais au mieux.
      Il y a le TOUT, je ne sais pas vraiment ce que c’est, juste que j’y suis relié….donc suis-je à l’origine du « top départ »puisque je suis « moi » tout autant que la fréquence vibratoire qui donne ce top départ ? Aucune idée en l’état….
      « On » ne me rend que les éléments dont j’ai besoin pour comprendre au mieux mon évolution présente. Si je n’ai pas celui là, c’est que je n’en ai pas besoin pour l’instant.

  16. Relience dit :

    Bonjour !

    C’est pour ça qu’il est bon d’être occuper à créer, à occuper son esprit en fait. L’art est le plus grand réservoir de la parabolle intérieur, champs d’introspèction évacué spontanément dans le plaisir de transmettre, de créer une intéraction, qu’il y est écho, composition ensemble… Je citerais l’histoire : LA BELLE VERTE. Très belle histoire en livre et en film sur ce côté justement décrit.

    Merci

    Relience

    • Sally Sparrow dit :

      Merci Relience, je viens de regarder en streaming La belle verte, que je ne connaissais pas du tout. J’ai toujours eu le sentiment de venir d’une autre planète, je sais maintenant d’où je viens grâce à toi !
      🙂

  17. mesnet dit :

    Je tenais à vous remercier, car vous m’avez tous donné un bout de réponse.
    Ma conscience, selon un processus que je connais bien, me montrait « les problèmes’, et d’un coup, sous la douche (l’eau ?), grâce à ce qui avait été dit, tout s’est aligné.
    J’ai dit ce matin, que l’ennui, je n’avais jamais connu, sauf ces dernières semaines.
    C’est faux.
    Cela fait 45 ans qu’un mouvement de vie me mène vers ma propre naissance.
    Ma naissance ! Bien évidement, que je ne m’ennuyais pas, même quand je ne « faisais rien », ce mouvement étant toujours à la tâche. Ressentir l’ennui était impossible.
    Ce « qu’on » veut me dire depuis 15 jours, c’est que ce mouvement est terminé.
    Je suis guérie, et c’est cette histoire de justaucorps qui me l’a montré : comme beaucoup, en ce moment, le nettoyage s’est effectué jusqu’à la dernière « couche ».
    Nous sommes prêts. Je suis prête.
    Rien que cela, c’est un premier choc.
    Et puis l’une d’entre vous m’a parlé de la peur de cette liberté…
    Oui, c’est bien cela aussi.
    FAIRE « un couple, des enfants, de l’argent, des soirées, du tourisme », toute cette vie de l’ancien monde, n’est plus. Et là était mon malaise : que reste t-il ? Que faire alors ?
    Je suis restée assise, dans l’angoisse ces dernières semaines, parce que je ne pouvais affronter la réponse, la question ayant par elle-même un sens trop puissant pour mon entendement.

    Mon univers prend vraiment fin, et il faut que je commence une nouvelle vie à partir de mon nouvel être. Jusqu’ici, j’attendais des directives de mes guides, qui m’ont beaucoup aidé…mais il est temps de me lancer, seule, grande, capable, assurée, confiante, abandonnée au TOUT, et faire de nouvelles choses sur cette terre…ouffffff……panique à bord.

    Ce n’est donc sans doute pas tant le temps qui me déstabilisait, mais le top départ qui m’est donné MAINTENANT pour déployer ce que je suis.
    Le temps reste marqué par un début de journée, une fin…mais c’est bien ma nouvelle vie inscrite dans le temps qui me faisait angoisser.
    J’attendais quelque chose, alors qu’on voulait me dire que je dois m’y mettre, que je suis prête, même si ça vacille un peu sur mes nouvelles petites jambes, lol….

    Je me dis que nous sommes nombreux à vivre cette guérison de nous même sur la terre.
    On y mettra d’autres mots, d’autres ressentis, mais en attendant, si le chemin vers la guérison n’existe plus, la vie doit continuer à partir de nouvelles expériences dont nous sommes consciemment responsables.
    Il ne s’agit plus de mots, il va falloir VRAIMENT créer et co-créer…Et pour le coup, je crois que c’est cette responsabilité qui m’a littéralement assommée.

    • mesnet dit :

      Image.
      J’ai passée ma vie dans un train, effectuant un long voyage.
      Ce voyage fut celui qui m’a mené à une autre perception de ce que JE SUIS.
      Ce voyage a pris fin brutalement il y a quelques semaines, et je me suis retrouvée sur le quai.
      Et très franchement, je me suis demandée avec angoisse ce que je faisais là !
      Ma présence sur le quai fut comme un moment de latence, de vide, de rien.
      Et ce matin, soudain, je vois un autre train, de l’autre côté du quai !
      Je sais que ce train amorce un voyage vers un autre mouvement de vie.
      Je sais que ce train m’attend.
      Mais je reste sur le quai, car je me rends compte que ce moment, suspendu dans le temps n’est pas inutile. Il me permet sans doute de me défaire de mon « justaucorps », de façon à pénétrer « bien propre », dans ce nouveau train tout neuf ?
      Et puis je perçois aussi que vous serez tous dans ce train, vous et tant d’autres …et là, il y a une immense joie qui m’illumine : je ne suis pas un être seul, différent des autres, ayant un truc extraordinaire à faire pour changer le monde, un élu….je le savais, mais il restait quand même quelque chose de cette non connexion au travail de tous.
      Et Dieu que cette image de ce train NOUS portant vers d’autres paradigmes est source de paix. Il va y avoir tant à créer, qu’il y en aura pour tous.
      Peut-être certains d’entre vous sont ils déjà dans ce train. Je n’en ressens aucun mouvement de jalousie, de manque…c’est si paisible de vivre « ça » ainsi….
      Vous m’attendez, vous nous attendez pour ce grand voyage….
      (Et vous êtes d’ailleurs prié de ne pas dépouiller le wagon-bar de ses boissons et victuailles, lol ! On arrive !)

      • Soleil Bleu dit :

        ♫ ♪ ☼ ♪ ♫ ♥ ♥
        S.B

      • Tchunka dit :

        Mesnet, cette image du train est très belle et parlante. Une gare est souvent un lieu d’aiguillages qui nous permet de visualiser que nous pouvons changer nos vies et prendre d’autres directions, la démarche de descendre du train pour en prendre un nouveau est purement personnelle. Dans ce train certains passagers seront les mêmes que dans le train précédent, d’autres seront de nouvelles connaissances désireuses de circuler dans la même direction.

        Dans un de ses textes le Passeur avait évoqué un navire à quai…

  18. Sally Sparrow dit :

    Merci, ça me donne envie de relire « Quiétude ».

    Osho aussi est intéressant :
     » Le mental est juste un processus. En fait, le mental n’existe pas. Seules les pensées existent. Les pensées apparaissent si rapidement que vous avez l’impression qu’il existe quelque chose de continu. Une pensée passe, une autre arrive, puis encore une autre… L’espace entre les pensées est tellement infime que vous n’en avez pas conscience. Il vous semble que les pensées sont reliées, unies et c’est pour cela que vous pensez qu’il y a un mental.
    La réalité est qu’il n’existe que des pensées, pas de « mental », tout comme il existe des électrons et pas de « matière ». La pensée est en quelque sorte l’électron du mental.(…)
    Le mental est simplement une illusion. Lorsque vous regardez profondément le mental, il disparaît. Vous découvrez découvrez seulement des pensées qui vont et viennent comme des nuages dans le ciel. A partir du moment où il n’y a plus de mental, vous percevez immédiatement que vous êtes le ciel et que les pensées passent comme des nuages. »
    (Osho , Etre en pleine conscience)
    source : http://les2infinis.canalblog.com/

    Bonne journée

  19. mesnet dit :

    « Comme le mental dépend de l’insuffisance, il est toujours avide d’avoir davantage. En vous identifiant au mental, vous tombez très facilement dans l’ennui et l’agitation. L’ennui signifie que le mental a faim de stimuli, de stimulations intellectuelles, et que son appétit n’est pas satisfait.

    Lorsque vous vous ennuyez, vous pouvez satisfaire la faim du mental en ouvrant un magazine, en faisant un appel téléphonique, en allumant votre téléviseur, en naviguant sur le Web, en vous rendant dans une boutique ou – ce qui n’est pas rare – en transférant sur le corps cette impression mentale de manque et ce besoin d’avoir plus, que vous comblez brièvement par l’ingestion d’aliments. »
    Ce texte est arrivé entre mes mains (le hasard, lol) il y a deux ou trois jours…et ce que je mets ici, je l’ai édité sur papier…c’est trop proche de ce que je vis pour que je laisse passer.
    Voilà ce que m’en a dit ma guidance intérieure : le mental oui, ça fait partie du « problème », mais le temps aussi…alors lier le mental à la conception du temps ?
    Pour l’instant ma conscience s’est posé sur ce qui m’a été dit ici, et ça me permet une grande respiration : la liberté, celle de l’être nouveau me fait peur…
    Ca avance, même si ça ne mène à rien, lol…mais je me sens en plein travail, « on » m’envoie des idées, des mots, des concepts, des vibrations…

    • angie dit :

      Pareil…..ça ne va plus du tout là où je travaille, et parallèlement je reçois des informations, des rêves avec pleins d’enfants….(je suis educ) et des idéees de création d’assoc etc
      Mais il me manque l’impulsion…Comme si c’est pas pour maintenant mais en préparation……