Le guerrier épuisé

Nicholas RoerichPar Cécile.

Jeudi 18 avril

Après avoir lu le texte du Passeur – L’Epée, le Chevalier et le Dragon – j’éteins mon ordinateur et je reste assise, questionnée en profondeur. Pourquoi suis-je ici, dans cette vie ? Qu’est-ce que je veux vraiment ? Qu’ai-je fait de mon appel intérieur vers l’éveil ?

En temps « normal », je me laisserais submerger par le découragement, en m’accusant d’avoir été très prétentieuse de vouloir m’éveiller, en me disant que cela n’est réservé qu’à quelques privilégiés.

Cette fois, ce n’est pas ce qui se produit. Une petite voix en moi s’élève. Elle me dit : « Très bien. C’est le moment. C’est maintenant. » Je ne saurais pas dire de quoi cela est le moment, mais l’évidence est là. C’est le moment.

Ce soir, je demande à mes guides de m’aider. (Outre mes deux guides habituels dont je parle ici, je précise que, depuis quelque temps, se manifeste régulièrement dans ma vie la présence d’un dragon. Les dragons sont à mes yeux un puissant groupe d’âmes-énergies liées au feu, c’est-à-dire à la fois destructrices et créatrices. Je passe sur les synchronicités qui ont lieu depuis quelque temps autour de cet animal.)

Je m’allonge, fais le vide, ferme les yeux et m’élève vers le ciel pour retrouver mes guides. Ceux-ci m’emmènent au bord d’un grand cratère entouré de hautes falaises de nuages. Je vois, dans ce vaste cirque naturel, des êtres angéliques s’activer. Mes guides me disent « Une grande fête se prépare ». Ils m’expliquent que de nombreux êtres humains vont venir ici, qu’une grande lumière solaire entrera à flots dans ce vaste espace circulaire, et que tous les humains qui le souhaiteront pourront y venir. Des sièges sont installés, taillés dans la roche-nuage, et on me dit qu’on pourra en rajouter autant que nécessaire. Il y aura de la place pour tout le monde. Je comprends que dans ce lieu, les êtres humains recevront la lumière du soleil, une lumière de transmutation.

Ensuite, mes guides m’emmènent plus loin et je vois des dauphins dans une piscine naturelle. Les dauphins viennent vers moi, j’entends leur caquètement, j’ai l’impression qu’ils rient. On me dit « Connecte-toi à l’énergie joyeuse et joueuse des dauphins ».

Je suis ensuite amenée devant un arbre de cristal. Je le serre dans mes bras et mon cœur se place contre le sien, à la croisée du tronc et des branches. L’arbre étincelle, transparent, lumineux, immobile. On me dit « Relie-toi à l’arbre de cristal ». Je vois le plan de l’arbre en croix, le plan d’un temple avec la croisée de la nef et du transept. On me dit « Que ton cœur soit de cristal », et je vois un cristal d’une pureté parfaite, d’une transparence absolue, vibrant de lumière. On me dit « Dis ta vérité, transparente et nue, sans crainte de blesser, car ce qui est dit depuis l’âme est entendu depuis l’âme ».

DragonJe me retourne. Mon dragon allié se tient derrière moi, avec ses écailles d’un azur merveilleux. Il me dit qu’il sera là pour m’aider (il ne précise pas quand ni pour quoi) et il projette une image dans mon esprit : je le vois m’emporter sur ses ailes. Il me dit « Relie-toi à moi. » Il me donne un de ses noms pour que je l’appelle. Je vois ses écailles couleur d’azur. Il me dit « Appelle les énergies du feu. Basilic, estragon, cannelle. Demande au feu de brûler tes scories, de te purifier ». Il me fait comprendre que je dois m’alléger en surveillant mon alimentation. Le jeûne m’est suggéré. Il me dit de travailler avec le feu. Je vois un diamant parfaitement pur. Il me dit « Sois une épée. Sois dure, tranchante, étincelante, comme ton âme, forgée au fil des vies ». [Je ne ressens pas de violence dans ces paroles. La dureté dont il est question m’évoque plutôt la fermeté d’âme. Être tranchante ne signifie pas, ici, être cassante avec les autres, mais plutôt devenir comme une lame très bien affutée, très précise, très juste.]

Puis je vois des gens autour de moi. Ils me disent « N’essaie pas de voir, seulement de ressentir ». Après un long moment, alors que je suis dans un demi-sommeil, des paroles jaillissent de l’obscurité qui m’entoure. On me dit « Écris ton testament ».

Mes guides reviennent me chercher et m’emmènent dans un « temple » – en fait, juste deux grandes dalles de pierre plates, une sur le sol, l’autre à mi-hauteur ; il faut se baisser pour y entrer. Ils me disent « En ce temple, dépose tes peurs ». Il y a une sorte de coupe plate faite de la même pierre que le temple. J’y dépose mes peurs : peur de manquer, d’être séparée de ma famille et de mon créateur, peur de perdre mes enfants, peur d’être jugée folle… Je ressens cette peur. Je vois alors un cône de lumière descendre du ciel. Je suis enveloppée de cette lumière rose et dorée, qui m’entoure d’amour et de paix. Je ressens une grande nostalgie. On me dit « Tu es fille de la Source, tu es aimée de ton Père. Honore Son amour en t’aimant toi-même, non pas dans la complaisance ou le narcissisme, mais dans l’innocence et la simplicité ». Puis je vois une sorte de cuve creusée dans le sol sur ma droite dans le temple et on me dit « Tu es invitée à te baigner dans cette eau lustrale ». Je m’immerge totalement dans l’eau.

Nous quittons le temple. Mes guides m’emmènent sur une plate-forme de montagne au-dessus des nuages. Je vois les sommets des montagnes qui émergent des nuages. Ce sont d’immenses pointes de cristaux de quartz. Je « vois » Gaïa tourner dans les rayons du soleil ; elle semble heureuse, libérée. Il me semble qu’elle devient transparente dans les rayons or et rose du soleil. On me dit « Contemple le Joyau sur la Montagne. Vois Gaïa devenue Cristal. Que ton cœur batte au même rythme qu’elle ! »

Puis je reviens dans la réalité. En notant ce voyage dans mon carnet, il me vient que je peux faire la méditation de l’Arbre-épée : simplement me tenir debout, bras en croix, dans mon axe, centrée sur mon cœur, et ressentir cette position quelques instants.

Vendredi 19 avril

Ce matin, je demande aux tarots d’Osho une carte pour m’éclairer sur ce que je vis. La carte est L’Épuisement. On y voit un guerrier fatigué. L’écho avec L’Épée, le Chevalier et le Dragon est si saisissant qu’au lieu de lire les explications sur la carte, je prends mon carnet pour réécrire à ma façon le texte du Passeur.

J’ai besoin de m’imprégner de ce texte, de le faire mien, quitte à le plagier lourdement. Ma seule intention en l’écrivant est de le reprendre à ma façon pour le comprendre de l’intérieur.

Nicholas Roerich« C’est un guerrier. Devant lui, s’étend un paysage de montagne. Il est épuisé. Il ne sait plus depuis combien de temps il est en chemin. Il ne sait plus d’où il vient ni comment il s’appelle. Voilà une éternité qu’il s’est mis en quête… mais de quoi ? Même cela, il l’a oublié. Il sait juste qu’il est en chemin. Il y a eu un avant, il y aura un après, mais tout semble figé dans cette éternité où il s’englue.

Son armure lui pèse. Jamais il ne s’en est défait. Il se souvient confusément combien elle était belle quand il l’a endossée pour la première fois, rempli d’ardeur pour le combat où il s’engageait alors. Elle scintillait des couleurs de la gloire à conquérir. Elle était dure, solide, brillante. À présent, elle n’est plus que lambeaux de métal terni, carapace déglinguée, cabossée, mille fois ravaudée pour en faire tenir les pièces, mais à quel prix ! Alourdie de tant de plaques, de vis, de boulons, elle semble plus lourde de jour en jour.

Pourtant, le guerrier, usé par tant de combats, de souffrances, de renoncements, continue d’avancer. Il se souvient combien sa lame était droite et étincelante, axe qui le reliait au Ciel Promis, présage du sceptre de la royauté à venir. Il se souvient de sa joie, de sa fraîcheur, de son enthousiasme. Aujourd’hui, il n’est plus que l’ombre du fier jeune homme d’autrefois. Sa monture épuisée progresse de plus en plus péniblement. Son heaume pèse sur ses épaules, sa cotte de maille le blesse, son armure l’étouffe. Voilà qu’il met pied à terre. Voilà qu’il renonce. Tout ce poids, toute cette inutile souffrance, tous ces espoirs déçus… Il renonce. Il glisse à bas de sa monture et, d’une main tremblante de fatigue, il ôte son heaume. Puis, plissant les yeux, il regarde autour de lui.

L’air est plus transparent qu’il ne l’avait cru, le soleil plus chaud, les montagnes plus proches. Il inspire à pleins poumons cet air frais et une vitalité nouvelle entre en lui. Alors il dégrafe son armure, mais les plaques tombent déjà d’elles-mêmes, rouillées, usées, corrodées par tant de sueur et de larmes. La cotte de maille suit l’armure. Un vent tiède vient caresser le guerrier. Celui-ci avait oublié la douceur de la brise et du soleil sur sa peau. Il sent de nouveau le sang courir dans ses veines, son cœur battre plus fermement. Puis il regarde son armure, dérisoire tas de ferraille qui déjà commence à tomber en poussière, et il se demande pourquoi il l’a portée si longtemps, persuadé qu’elle était indispensable. Peut-être l’a-t-elle été. Ce temps-là est révolu.

Nicholas RoerichLe guerrier tourne son visage vers le soleil et se souvient de l’été, du pays de l’éternelle jeunesse, des Terres d’Abondance où il est né. Au loin, les montagnes aux sommets cristallins semblent lui faire signe. L’heure tourne. Déjà, le soleil amorce sa descente vers l’horizon. Le guerrier ramasse son épée et remonte en selle. L’épée semble chanter dans sa main. Elle émet une note puissante, harmonieuse. Une lueur dorée émane de la lame. L’épée sait que le but est proche. Le cheval aussi, car il accélère le pas.

Le sentier monte à flanc de montagne, de plus en plus escarpé, mais à mesure qu’il progresse, le guerrier s’aperçoit qu’il est de plus en plus léger. Sa lame, sa monture et lui-même ne font plus qu’un. Le cheval les porte, l’épée les guide et le guerrier… Le guerrier est. Il est présent. Totalement. Il n’a plus d’attentes, plus d’espoirs, plus de but. Il est le chemin. Il est le cheminement. Sa conscience peu à peu se fond dans l’immense paysage. La plaine au-dessous de lui, les sommets là-haut, le ciel au-dessus, le nuage, l’aigle, le brin d’herbe, le caillou… Le guerrier est tout cela. Il est la montagne. Il est le but. Il est le Tout.

Il ne lui reste plus que quelques pas avant le sommet, mais le guerrier fait une dernière halte. Il a tant attendu cet instant qu’il veut en savourer chaque seconde. Tout est parfait. Tout est accompli. Quel que soit ce qui l’attend, il sait qu’il est prêt. Alors, prenant une profonde inspiration, il fait avancer sa monture et franchit les derniers pas. »

Samedi 20 avril

Je retourne sur Urantia Gaia, mais à part le choc exprimé par de très nombreux lecteurs à la suite du dernier article du Passeur, il n’y a rien. Plus d’actualité. Plus rien pour nourrir le mental en perpétuelle fringale de « choses nouvelles et intéressantes ». Même quand il se veut « spirituel », le mental n’est jamais rassasié. Il lui faut sa dose de paroles inspirées, d’expériences transcendantes, de révélations fracassantes. J’ai beau en être consciente, ce passage à vide sur le site réveille en moi une sorte d’angoisse. Je n’ai plus ma dose.

Je décide de relire une série d’articles que le Passeur a regroupés sous le titre l’Éveil. Le premier article que je choisis est une vidéo d’une femme qui s’appelle Gangaji, qui est un être éveillé. Intriguée, je vais sur internet et trouve une série de ses conférences. Je passe la journée à visionner ses enseignements.

C’est un choc. Chaque parole, chaque silence me touche au plus profond de qui je suis. Je bois littéralement les paroles de Gangaji ; il me semble que mon âme assoiffée s’en désaltère. La présence de cette femme traverse l’écran et m’enveloppe de… quel est le mot ? Conscience à moi-même. Présence à l’ici et maintenant. Je suis dans un état de présence à qui je suis, et c’est au-delà des mots.

En quelques heures, il se produit un phénomène inattendu. Tout un paquet de « choses » se détache de moi sans que je fasse rien. Les doutes, la culpabilité, les inquiétudes, les regrets… À mesure que j’écoute Gangaji, tout disparait. Comme ça. Sans bruit, sans douleur.

Mon armure rouillée de vieux chevalier commence à se disloquer ; un grand sentiment de légèreté et de paix m’envahit.

Dimanche 21 avril

Grand ménage. Je retire la moitié de mes livres et vêtements inutilisés. Je réaménage mon espace de vie, de sorte qu’il y a à présent un grand espace vide au centre de la pièce. Ce vide est à l’image de celui qui s’est fait en moi. Il est bienfaisant, équilibrant, apaisant.

Je regarde ma vie telle qu’elle a été et je me dis « C’est bien. C’est ainsi ». Tout retombe dans la poussière de l’oubli. Les colères, les rancœurs, les inquiétudes. J’intègre qui je suis, dans sa totalité. Aucun aspect de « moi » ne m’est plus inconfortable, étranger ou honteux. Tout a fait partie de l’expérience. Je suis dans un état de neutralité émotionnelle inédit. Non pas indifférente, mais « intouchée » par les jérémiades de l’égo – le mien ou celui d’autrui.

Une évidence s’impose : la libération approche. Je le sais. Je le sens. Elle est là, comme un bouton de fleur sur le point d’éclore. Je suis cette fleur, et l’arbre qui la porte, et la douceur de ma terre mère où elle s’enracine, et la chaleur de mon père soleil qui l’enveloppe.

Je dépose un à un tous mes fardeaux, ou presque : mes craintes, mes obsessions, mes incertitudes, mes reproches envers moi, ma culpabilité, mon sentiment d’incomplétude et de manque, ma tristesse, ma solitude, ma frustration, mon impatience, mon désir d’être aimée, mes buts, mes objectifs, ma personnalité, mon image de moi, ma réputation, ma fierté, mon honneur, mes fausses loyautés, mes appartenances, mes attachements, mes serments, mes toujours et mes jamais, mes désirs de bien faire, d’aider autrui, d’être bonne, généreuse et patiente, de ne pas déranger, de me rendre utile… Pfuit ! Disparu. Ce n’étaient que des fantoches.

Ce jour, je rédige mon testament, comme me l’ont suggéré mes guides jeudi soir.

Lundi 22 avril

Sensation que « mon histoire » est en train de se détacher de mon champ énergétique. Sensation physique de fraîcheur dans toutes mes cellules. Quelque chose de paisible et de vigilant s’est installé. Aspiration à me détacher de toute identité, de tout passé personnel. Le paysage me semble neuf, frais. Sensation de disponibilité, d’attente sans attente.

Jeudi 25 avril

Pleine lune du Wesak. Je dresse un petit autel très simple avec une statuette du Bouddha, l’image d’un lotus, et deux pierres : une améthyste pour représenter la sagesse du Bouddha et un quartz rose pour représenter l’amour christique. Le quartz est posé sur l’améthyste. Ils semblent dessiner le socle d’une montagne qui aurait perdu son sommet. Je cherche une troisième pierre pour figurer ce sommet, en vain. Je renonce. Tant pis, ma montagne n’a pas de sommet.

Dimanche 28 avril

Ce matin, sortie de corps involontaire alors que je me suis allongée pour lire et me suis endormie. Pour la première fois, je ne ressens pas de peur. Je suis très haut dans le ciel. Je demande à mes guides « Montrez-moi l’espace de mon cœur ». Je vois une sphère blanche, phosphorescente et irisée, aux contours d’un bleu indigo étincelant, avec des rayons verts et rose qui en jaillissent. A l’intérieur, elle est très spacieuse. Puis ils me montrent une sorte de fenêtre ouverte dans l’espace : l’air y est plus pur, la vue plus claire. Ils me disent « Le travail se fait ».

Impression que, outre mes deux guides habituels, il y a une troisième présence. Comme un directeur de thèse en charge de mon dossier.

Mardi 30 avril

Ce matin à l’aube, beau et simple rituel pour célébrer Beltane. Puis je me relie à Pan. L’air autour de moi se met à vibrer. Je sens des bois à mon front et des sabots à mes pieds. Je comprends qu’une partie de son énergie est en moi, comme si elle s’était incorporée à moi. Très belle expérience. Et, en même temps que j’en vois la beauté, j’en vois les limites. Je comprends que mes rituels, méditations, voyages, guidances, etc., sont de belles et bonnes choses qui me relient au cosmos et aux royaumes de la nature, et qu’en cela, ils m’aident à élever ma fréquence vibratoire, mais qu’ils restent, d’une certaine façon, des « choses que je fais ». Ils ne sont pas indispensables à l’éveil.

L’autre jour en rangeant ma bibliothèque, alors que j’étais dans le silence du mental, il m’est venu que je pouvais classer mes livres en deux groupes : « on se raccroche aux branches » et « on saute dans le vide ». Mes expériences de vie aussi entrent dans l’une ou l’autre de ces catégories. Avec le mental, je me raccroche aux branches. Avec le non-mental, je saute dans le vide.

L’appel intérieur du silence se fait de plus en plus présent. L’appel du vide se fait de plus en plus insistant.

Nicholas Roerich

Vendredi 3 mai

Ce matin, j’appelle le Bouddha dans ma méditation. Voilà les paroles qui me viennent.

« Relie-toi à ta propre nature de Bouddha. Unis-toi à ce qui est en toi comme à ce qui est autour de toi car tout est un. Sois un espace où toute chose arrive, se manifeste et disparait. Accueille avec détachement l’impermanence de toute chose. Pour cela, descend ton point d’équilibre dans ton hara. Que ta couronne soit aussi étincelante que les pics montagneux enneigés, et ta racine aussi solidement ancrée que la montagne dans la roche de la Terre. Et ainsi, soit Une avec le Tout. La fleur de lotus s’ouvre dans le silence ».

Dans la matinée, une amie passe, de retour du Québec. Elle m’offre une petite pierre des Appalaches, de couleur rose et argentée, en forme de minuscule montagne. Je vais dans ma chambre et pose cette petite pierre sur le quartz rose et l’améthyste. Elle s’adapte parfaitement. Ma montagne de cristal a trouvé son sommet.

Samedi 4 mai

Le haut de la montagne est donc à présent en vue. Le dragon en moi veille, jusque dans mes rêves, à ce que le travail de purification se poursuive. Mon armure de vieux chevalier continue de tomber en poussière. L’épée intérieure, cette croix de lumière qui signe le plan de mon temple de chair et me ramène toujours vers le centre, vers le cœur, s’affûte pour faire son œuvre et aider ce véhicule d’incarnation, quand le moment sera venu, à passer à l’octave supérieure.

Cécile.

Source originale. (Le site de Cécile)

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

A propos Le Passeur

Nomade sur le chemin...
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64 réponses à Le guerrier épuisé

  1. Cécile dit :

    Acacia, Alexandra, Louisetta, Katerina, Patricia, Pierrot, Stéphanie, Marie-Anne, Machachouette, Ambre, Tchunka, Marie-Christine, Margelle, Salvia, Didier, Myvong, LuneSoleil, François et Saam Enki, Graffitique, Soleil Bleu, Alain, Passeur, ainsi que tous et toutes ici… merci. Je vous embrasse.

    • Marie-Anne dit :

      ♥♥♥

    • Louisetta dit :

      Merci à toi, Cécile.

      Ton texte a du semer des graines lorsque tu parles d’un « cristal d’une pureté parfaite » car aujourd’hui même, en faisant l’état des lieux de mes peines et en prenant la température de l’Amour qui circule en moi, j’ai perçu, derrière une peine de déni de soi, un cristal si étincelant que je me sentait intérieurement « à genoux » devant lui avec un mot se répétant dans mon esprit sans s’arrêter « cesses de te cacher… »
      Cette pureté qui a toujours été là… Toute cette beauté, toute cette essence en nous vaut bien que nous libérions enfin nos petites misères !

      On échange sa carapace égotique, mais pour quelque chose de si riche que ses pâles reflets à l’horizon de mon parcourt me sidèrent déjà.

      Je salue ton travail, ainsi qu’une fois de plus, celui du passeur, qui sait si bien passer les mouvements actuels dans des mots partagés.

      Il semblerait que le chemin ne se termine jamais, il prend seulement en altitude. Peu importe ou nous sommes, nous savons seulement que la vue sera plus vaste à chaque pas.

      A tous ici, de cœur.

      Louisa

  2. Saam Enki dit :

    J’adhère complètement à cet article. c’est comme s’il m’ouvrait la porte, la voie à mon évolution et me CONFIRME de rester comme je suis, de respecter ma nature, ma bonté, ma gentillesse mon humilité et mon honnêteté envers moi même et mon entourage même je suis mal compris et payé en fin de compte et si certains me voient comme on le dit  » trop bon , trop con ».

    Merci Cécile

  3. francis dit :

    Quel film ! et quelles images synthétiques superbes en illustration d’un récit digne d’un scénario new-age à succès… le mental n’a pas de limite ! Que dire lorsque que l’on sait que la vérité se trouve dans le silence … Ben Oui ! rien dire ! c’est ce que j’aurai du faire …

    • Le Passeur dit :

      Loin du cœur rien n’est perçu, rien n’est compris.

    • Stéphanie dit :

      Une chose est certaine dans le dénigrement et le jugement nous sommes loin du cœur.

    • Margelle dit :

      Oui, Francis, il s’agit dans le partage que nous propose Cécile, à ce que j’ai compris et ressenti, de son chemin vers le silence. A t’entendre on est dans le silence d’emblée. On demande au mental d’arrêter, et il arrête, gentiment, comme ça… Non, pas toujours en tout cas. Cécile nous propose de partager sa démarche, avec ses doutes, ses soubresauts, ses recherches. Je me suis fait la même réflexion à un moment donné, le Passeur nous lâche, et aussitôt le réflexe est d’aller chercher quelqu’un d’autre !! Eh oui !!! Combien ne l’ont pas fait ici, sur ce site ?
      Je crois qu’il faut tout simplement accepter qu’on n’arrive pas au silence comme ça, d’un claquement de doigt. Même si nous pouvons et devons nous y encourager.
      La démarche du Passeur me fait prendre conscience combien mon mental a besoin, comme le souligne Cécile, de nourriture…. Et bien, je lui en donne un peu, et l’entraîne à s’en passer…. également un peu… Qui arrive, ici, sur ce site et ailleurs, à être dans le silence total ????
      La vérité se trouve dans le silence, je le crois, mais la parole juste n’a-t-elle pas sa place, également ???
      Amitié.

    • Cecile dit :

      Bonjour Francis,
      Ta réaction semble indiquer que quelque chose dans ce texte a touché un point sensible en toi. Je t’invite à regarder quoi, et à y apporter la réponse appropriée.
      Fraternellement,

    • Patricia dit :

      Chaque être humain a une vie différente et une foule de questions à explorer.
      Certaines de nos questions sont Universelles, mais chacun de nous explore d’une façon unique ce que nous appelons la Vie. Car toute forme de vie depuis les montagnes jusqu’à la moindre feuille de chaque arbre est unique.
      Notre unicité contribue à l’accroissement du Vivant, la Danse de Vie est infinie.
      Qui que nous soyons, où que nous en soyons, new- âge ou pas, ego serviteur ou
      ego maître, chacun de nous, et nous tous, sommes une bénédiction pour la planète, à l’endroit exact où nous en sommes.
      Nous sommes chacun, chacune, une petite parcelle divine et le Divin s’explore à chaque instant Lui-Même.
      Tu es une magnifique création !
      Chacun de nous est tellement beau !
      Tu vas penser que, quand même, l’humanité n’est vraiment pas terrible!
      Les anciens disaient que Dieu créait périodiquement des nouveaux Univers en expirant et en créaient d’autres en inspirant,, des petits big bangs en quelque sorte.
      Tu peux créer de l’Amour quand tu veux, pour nous, pour l’humanité.

      J’aime Cécile, j’aime Le Passeur, j’aime Francis, je Nous aime tous parce que nous sommes Vivants et ça c’est La Beauté pure!

      Chaleureusement

    • Soleil Bleu dit :

      Bonjour Francis,

      Je pense, mais je devrais plutôt dire je prends de plus en plus conscience, que la nature des scénarios de vie que chacun expérimente relève au final d’une dantesque illusion magistralement orchestrée, et n’a pour fonction et intérêt que d’être un révélateur version 3D de la vibration intérieure de et pour celui/celle qui le vit. Une réalité qui « se rêve » (je ne trouve pas d’autre mot pour le qualifier) au travers des intentions, ressentis et émotions que chacun émêt à son encontre.

      Que cette vibration prenne comme expression les images d’un doux délire angélique ou d’un drame pénible importe peu, ça n’a même pas valeur à démontrer que la nature des images produites qualifie d’une évolution de la personne dans un sens ou un autre, elles ne sont, pour l’acteur/témoin de cette réalité, qu’un marqueur visible de ses propres créations.
      Créations nullement objectives certes dans leurs descriptions ou même vécu puisqu’elles passent par tous les filtres du rêveur (croyances, psyché, désirs, intellect, histoire perso, aspirations…) et dont l’objectif n’a pas valeur à témoigner de l’approche ou l’atteinte d’un but commun que l’on partagerait tous (celui-ci étant muable et intitié pour chaque 1 dans son instant présent), mais qui a valeur de témoigner de la Foi profonde du rêveur, des capacité créatrices puissantes de cette Foi au point de parvenir à se créer un univers qui transcende les lois materielles du mental et s’aligne sur d’autres plus cosmiques et donc aux effets apparaissant comme extra-ordinaires à nous qui continuons de nous appréhender, malgré nos discours affirmant le contraire, comme simples mortels.

      A ce niveau du rêve, on peut envisager que l’acteur/témoin chemine vers une sérénité, une paix, une harmonie croissante avec Ce qu’il Est, mais c’est dans l’émission et la réception de ses aventures que les égos s’en mêlent et complexifient le jeu: Soit pour qualifier le contenu de possible/impossible, soit en lui donnant une valeur positive/négative, soit en y introduisant une comparaison assentiment/rejet, soit encore en magnifiant/confondant les images (c’est là toute la limite des échanges entre scénarios vécus) au prix de déserter l’espace de silence/communication de soi à Soi, qu’elles n’ont pourtant pour seul but que de nourrir.

      Pour autant, et pour ce que m’en dit mon scénario de vie actuel, le silence qu’impose la rencontre et la communication avec Soi ne se traduit et ne s’impose pas à tous, selon les circonstances et l’objet de la quête, de la même façon ou sous la même forme. On peut introduire du silence dans ses talents d’éméteur, ou ceux de récepteur, ou encore dans ses talents d’acteur volontaire et engagé, ou de penseur analytique, ou encore de marchand d’amour et de bonheur, que sais-je…or, qui a véritablement besoin d’en être témoin et conscient à part Soi ?
      Néanmoins, et il n’en est pas moins vrai, que nous jouons inlassablement d’innombrables rôles avec soi en direction des autres, omettre d’en mesurer l’impact qu’ils ont pour Soi en faisant fi du silence que cette rencontre impose, relève de la duperie de l’égo à subtiliser à son profit l’objet de la quête initiale tournée vers l’expansion du coeur.

      Tout cela ne relève évidemment que d’une réalité subjective et limitée à un point d’évolution T de mon chemin, et ne peut de ce fait se décliner comme un concept réel et imposable à d’autres scénarios. La Vie seule nous montre qu’elle se vit en et hors limites du « savoir » que l’homme immagine ou est en capacité d’appréhender à son sujet. Oui, je « crois » que la Vie n’est limitée dans son expression que par l’audace de nos projections, puisqu’elle Est la Vie.

      Bien à toi.
      S.B

  4. spot dit :

    Pierrot,
    Tu ne peux pas si bien dire, et là tu touches le bingo^^
    La substance qui nous crée est indivisible, et de facto elle n’engage pas la tournante de nos pensées
    Plus où moins fiévreuses, et même si elles ricochent sur les frontières invisibles de notre sensorialité.
    Jeff Foster le dit si bien, « Ce que vous êtes a déjà dit OUI à ce moment tel qu’il est. OUI à ces pensées, sensations, sons, émotions, aussi « inacceptables » puissent-elle paraître en cet instant. Ce qui vous semble inacceptable a déjà été accepté par ce que vous êtes. La vie est l’acceptation que nous cherchons. Cette Acceptation Profonde, comme je la nomme, n’est pas quelque chose que vous faites – c’est ce que vous êtes. »

    Jeff Foster

    • pierrot dit :

      Oui et je me demande si la pensée n’est pas un processus qui se nourrit d’idées extérieures.
      Si c’est bien le cas, je ne suis pas certain non plus que l’on va continuer à avoir notre libre arbitre.
      Dans le coeur ne sommes nous pas dans la certitude bien au delà du mental où l’illusion du choix n’a plus lieux d’être ?

      • pierrot dit :

        Voulons nous avoir le choix d’être heureux ou malheureux ou ne pas avoir le choix d’être en paix?

        • spot dit :

          PIERROT, il est difficile de s’extraire d’un passage sans issus qui s’autorise l’illusion de fluctuer, mais vraisemblablement, rien ne bouge, même pas le rêve dans lequel on s’identifie, pourtant dans cette perceptive dite d’éveil mental,^^ égoland utilise une stratégie de survie, il initialise son apparence, il essaye d’explorer un ailleurs par la pensée.

          • Soleil Bleu dit :

            ça résonne fortement en moi ce que tu exprimes là Spot. Ta perception s’alligne sur celle qui se lève à mon horizon et tu l’as exprimé d’une façon tellement claire et simple ! Cela va beaucoup m’aider à mieux l’intégrer dans une dimension concrête.
            Merci
            S.B

      • Katerina dit :

        Pierrot ,

        Oui , l illusion du choix et du libre arbitre sont du domaine du mental .
        La certitude dans l amour fait que nous ne nous posons plus de questions quant au choix et donc aussi quant au futur , et que les erreurs du passé ne sont plus .
        Le dire est une chose , le vivre et l accepter en est une autre .
        Le mental s exprime dans les hypothèses , conséquences , et croit avoir du pouvoir ainsi et controler ce qui n arrive de toutes les façons jamais pour notre vie .
        L univers est là pour nous aider , accepter , lacher prise vivre en harmonie .
        Amitiés
        Katerina

        • Patricia dit :

          Chère Katerina, Cher Pierrot,

          Oui, je rejoins votre observation; le ciel bleu est toujours là; les nuages viennent et reviennent; le ciel bleu est la toile de fond que l’on ne regarde pas. Nos pensées sont les nuages…
          Nous n’avons pas d’autre problème que nos pensées .
          Et si l’on aimait nos pensées ?
          Elles font partie de ce qui est, elles ne changent pas la réalité.
          Et si on prenait un peu de distance pour regarder la toile devant nos yeux, on pourrait devenir le témoin sans avoir à faire intervenir la volonté ?

          Chaleureusement

        • Margelle dit :

          Entièrement d’accord avec toi, Katerina… tu exprimes de façon simple et limpide ce que je ressens également…

  5. Lunesoleil23 dit :

    J’ai bien aimé la phase du 18 Avril 🙂 , merci Cécile pour le partage de cette expérience spirituelle hors du commun …

  6. myvong dit :

    « m’accusant d’avoir été très prétentieuse de vouloir m’éveiller, en me disant que cela n’est réservé qu’à quelques privilégiés » c’est tout à fait ce que je ressens actuellement 🙂 mais j’en suis venue à me dire que chacun de nous travaillait à sa manière !! ce qui doit se faire se fera et inversement. En tout cas je suis ravie de parcourir ce site, il y a tant de belles choses de dites et de si belles gravures. Je vous adresse à toutes et tous mes plus belles pensées.

  7. didier dit :

    Merci Cécile de partager ton expérience très riche en enseignement, le mouvement de l’univers est réparateur, il remet systématiquement tout en cohérence, une fois que nous avons compris ce mouvement à travers le cœur, nous pouvons déposer les armes de résistances, l’amour inconditionnel se veut porteur, l’acceptation de cet état de fait nous autorise à nous abandonner dans tout les instants, nous avons carte blanche, tout les feux sont au vert pour cet abandon. D’ailleurs dés que nous acceptons cet amour inconditionnel, nous sommes véritablement pris en charge, le chemin de notre vie dans ce paradigme se construit sans que l’on se pose de questions, tout coule de source.

    Je vous embrasse tous très fort et merci.

  8. pierrot dit :

    Je me demande si les anges existent parce qu’on y croit.
    Les matérialistes vous disent je crois ce que je vois, le souci avec cela c’est que notre vue est grossière car reliée à nos capteurs biologiques et interprétations du cerveau.
    Ceux qui veulent voir au delà de la matière vont peut-être vous parler d »anges ou de rêve prémonitoire et répondent peut-être ainsi à la phrase on voit ce que l’on croit.
    Et si ce que l’on croit et ce que l’on voit n’était que des projections de soi-même?
    Je me souviens lors du basculement de Betty que même les anges étaient pour elle ses propres projections issues de ses croyances.

    http://www.lagrandejoie.com/Ecrits/Entrees/2009/8/23_La_Grande_Joie.html

    L’être ne s’éveille pas : il arrête de rêver qu’il existe en tant que pensée individuelle et se fond complètement dans le tout.
    La Vie est si parfaite.
    La grande joie est le retour à la Source.
    Profonde gratitude
    Betty ‘

    • marie christine dit :

      Un beau texte, Pierrot .
      Il y a peut-être croyances et croyances …
      Croyances mentales et croyances du coeur . C’est ce que j’appelle bonnes et mauvaises croyances .
      Etre dans les croyances du coeur, c’est être dans la joie spontanée, dans la Vie elle-même, dans le mouvement de la Source, dans la simplicité, dans l’insouciance du lendemain, dans le bien-être et la paix .
      Le coeur a-t-il des croyances, me diras-tu ?
      Peut-être faut-il en passer par là (remplacer les croyances mentales par les croyances du coeur) avant d’atteindre la foi totale et inconditionnelle …

    • Thau dit :

      Vu sur le site de Betty:
      Coût de la rencontre (1 semaine en bretagne) avec « la projection de Betty » 800 euros (activités ext: promenades sur la plage et dessins sur le sable= art éphémère !) …humm…Je me demande si les pigeons existent parce que l’on y croit…

      • pierrot dit :

        humm cela m’a coûté 10 $ pour échanger pendant plusieurs heures en comité restreint sans limite de temps, les temps auraient changés?
        Maintenant si elle se déplace en Europe, l’avion et le logement ce n’est pas gratuit non plus.

      • pierrot dit :

        Pour les rencontres individuelles je lis ceci, cela ne me parait pas exorbitant.

        Lieu : Morin-Heights
        Coût : 65 $ (sauf si vous avez des difficultés financières)
        Merci de réserver,…

        • Thau dit :

          Je suis sur que nous serons d’accord pour recommander à tous (tes) de belles randonnées dans la nature…attention néanmoins à ne pas basculer en empreintant des chemins trop escarpés… le discernement encore et toujours!!!

    • myvong dit :

      Mille fois merci Pierrot pour le lien! un délice à lire et s’en imprégner. Amitiés

      • Soleil Bleu dit :

        Tu me fais faire une belle découverte par tes liens Pierrot. Quand à Betty, c’est un miroir en osmose totale avec ce que je préssens mais que je ne sais pas formuler avec des mots, elle le fait pour moi, et de manière tellement claire et limpide ☼
        Merci ♥

      • Patricia dit :

        ♥♥♥

        Je lâche la prise et Je Suis le Courant….

        En revanche, je reconnais que j’ai encore peur du vide et de l’espace qui est là !

        Merci Pierrot !!

  9. Cecile dit :

    Chers frères et sœurs,
    Ce chemin, nous le faisons ensemble. Si ce qu’il m’est donné de vivre est possible aujourd’hui, c’est aussi parce que je sens votre lumière et votre présence à travers vos témoignages. C’est moi qui remercie chacun et chacune d’entre vous, et bien sûr le Passeur qui met cet espace de partage à notre disposition.
    Je vous aime.
    Cécile

  10. Alain dit :

    Ce que nous cherchons, ce que nous souhaitons réellement retrouver ne se trouve pas en ce monde. Nous faisons l’expérience de la matière, de l’incarnation terrestre par choix et non par contrainte. Nous sommes en ce monde mais ne sommes pas de ce monde.
    Nous souffrons d’amour, nous souffrons de ne pas nous aimer et nous nous tournons souvent vers le monde afin qu’il nous apporte paix, amour et stabilité.
    Mais le monde extérieur ne peut rien nous apporter de plus que ce que nous lui apportons nous-mêmes. Nous pouvons nous tourner vers la richesse, vers la puissance ou même vers les plus beaux textes de spiritualités sans pour autant effleurer ce que nous sommes réellement.

    La réalité pour chacun d’entre nous c’est ce que nous sommes au fond de nous-mêmes. C’est là que se trouve notre chemin. Un chemin unique et précieux.
    C’est le sens profond du voyage que nous avons entamé depuis des éons. Il n’y a pas d’amour en dehors de nous-mêmes. Il n’y a pas d’amour qui nous sauvera autre que celui que nous portons au plus profond de nous-mêmes.

    Nous savons intuitivement tout cela car c’est notre âme qui nous invite avec insistance à retrouver notre identité originelle. Cet appel est parfois si fort qu’il nous met à genoux et nous déchire de contradictions… Et nous savons bien que ce ne sont plus les mots qui nous sauveront de nous-mêmes. Tous les mots que nous croisons, tous les efforts faits pour nous distraire nous paraissent de plus en plus insipides.

    Il y a quelque chose qui est entrain de naître dans le présent. C’est une présence, c’est notre propre présence à nous-mêmes. C’est l’union de nos différents plans de conscience qui s’amorcent dans l’instant présent. Et cette union efface tout les faux-semblant, tous les artifices qui nous portons encore…

    Il est temps de vivre maintenant…

    • Salvia dit :

      L’Amour est au centre de nous tel un Soleil, n’est-ce pas cette étincelle divine qui a voulu s’incarner? La reconnaître, l’accueillir, la faire briller de plus en plus, n’est-ce pas de cela que nous prenons de plus en plus conscience? Cela qui nous apporte la sérénité et le courage pour vivre dans l’instant présent, laissant le passé se dissoudre, sans nous inquiéter du lendemain?

      Soleil souvent voilé, mais Soleil malgré tout.

      Nos pensées négatives sont comme d’épais nuages, mais un vent appelé Confiance chasse patiemment ces nuages, les dissout peu à peu.

      Oui, comme tu le dis à la fin, il est temps de vivre, ici et maintenant… 🙂

    • marie christine dit :

      J’aime beaucoup ce que tu dis, Alain .

    • Zeitgeist dit :

      Bien dit Alain !

      L’être humain doit s’accepter…
      L’être humain doit se regarder en face…
      L’être humain doit assumer réellement ce qu’il est, ce qu’il fait et surtout assumer ce qu’il n’est pas capable de faire…
      Apprendre à apprendre….

      Merci Alain 🙂

    • Soleil Bleu dit :

      Oui Alain ♥

      L’Amour pour soi/Soi, pour qu’il s’extirpe du concept mental et devienne une réalité vivante, a pour préalable incontournable l’Acceptation inconditionnelle de l’Être que l’on manifeste.
      Tant que nous introduirons dans le regard porté sur nos pensées, actes, ressentis, la scission bien/mal, nous émétrons un jugement (souvent édulcoré à l’aune de ce qui fait nos « valeurs » spirituelles) qui maintiendra à notre insu le même principe frauduleux de séparation entre soi et Soi, celui-là même instruit par le voile de l’oubli que nous voudrions pourtant tellement voir se dissoudre pour goûter la réunification au Tout.

      L’Âme me souffle que le Grand Oeuvre alchimique est la réalisation concrête que « tout » ce qu’elle émêt et reçoit par l’entremise de son incarnation est partie constituante et sacrée du Tout. Que chaque distorsion de cette perception qui se traduit par les inconforts de la vie courante, n’a valeur que d’offrir une plage d’Acceptation à ces désagréments pour vivre la Joie de les soumettre au feu du Coeur et permettre ainsi leur/notre retour à la Source.
      Une opération de recyclage en quelque sorte, non pas des formes issues de ce plan, mais de l’essence qui les définit dans un usage tronqué.

      Un Sacré grand et beau travail de co-création en perspective si le ♥ nous en dit….
      S.B

  11. Alain dit :

    interlude

    Bonjour,

    l’aigle royal est confronté à une crise existentielle sans équivalent dans la nature ! La corne de son bec est devenu si épaisse et tellement recourbée, qu’il ne peut plus se nourrir. Ses serres sont tellement dures qu’il est incapable d’attraper sa proie. Ses ailes magnifiques pèsent si lourd qu’il ne peut plus voler ! Alors, un choix s’impose à lui : soit il meurt de faim très rapidement, soit il s’isole très haut, là-haut dans la montagne ! Dans ce second cas, isolé de tout, il va disparaître pendant 3 longs mois. Il frappera d’abord la corne de son bec contre la paroi rocheuse jusqu’au moment où son bec cassera afin qu’un autre puisse repousser ! Avec son bec neuf, il arrachera ses griffes, l’une après l’autre et en laissera pousser d’autres, et quand ce processus naturel aura eu lieu, il arrachera son plumage avec ses serres neuves ! Une huile coulera alors de ses blessures et un plumage tout neuf pourra pousser !

    Le revoilà , tel un phoenix

    Avec bienveillance.

    Alain

  12. Margelle dit :

    Magnifique profondeur des sommets, Cécile. Un grand merci pour ce si beau partage.

  13. marie christine dit :

    Impressionnant « voyage », Cécile ! Belle description, tellement vivante et imagée !
    Quelle bonne idée, Passeur, de nous le transmettre !
    Continuer à gravir la montagne jusqu’au sommet, c’est la seule chose qui compte .
    Et ensemble, on peut s’encourager .

  14. Tchunka dit :

    Merci pour cette musique de l’âme ♪♫ ☼

    Quelle délicieuse pureté se dégage de ces lignes. Cécile, ta perception de l’instant, ta réinterprétation du texte du Passeur tout à ton image, nous transporte dans ton univers. Merci à tous deux pour ce partage spontané.

    Vole ma belle, ne te retient pas aux branches, jette toi dans le vide, tout est possible lorsque la confiance renait de ses cendres, lorsque nous nous abaissons à terre, et que nous comprenons enfin que nos anciens cheminements étaient vains, que la solution est en nous, que ce nous ne voyons pas, ou ne comprenons pas encore ne devrait pas nous effrayer ou nous faire reculer.

    La vie regorge de synchronicités, telle cette petite pierre des Appalaches qui forme le sommet de ta montagne. Ma belle âme, vêtue de ta protection de lumière depuis le temple de ton cœur, soit une lame affutée et précise dans ta réunification intérieure.

    Je t’aime fort et suis si heureuse que tu laisses faire la magie du moment.

  15. ambre dit :

    Merci Cécile…
    Et le chevalier à l’armure rouillée retrouve son souffle de Vie…:)..Magnifique symbole..
    J’aime beaucoup le dragon medecin, qui te conseille l’estragon et le basilic…Quand on connait les vertus de ces huiles essentielles et le travail de l’énergie du feu, il reste la cannelle pour purifier l’ensemble..
    Tout est relié…
    Amitié …

  16. Machachouette dit :

    Ô Cécile,

    comme c’est bô!

    Merci à Toi de ce partage et de toute cette beauté,

    Merci à toi Le Passeur d’avoir fait passer…

    Cela va m’accompagner…et me remplit déjà!

    Je ressens aussi beaucoup de choses en ce moment…reliance, vide, légèreté… Mais peut-être pas assez…Qui sait…

    Allez, silence …

  17. Marie-Anne dit :

    Beau! ♥♥♥
    Merci Cécile, merci Passeur

  18. Stéphanie dit :

    Merci Passeur pour la transmission de ce très beau texte écrit par Cécile. Merci de nouveau pour ton texte « Le Chevalier, l’Epée et le Dragon » qui a su parler à nos âmes avec une telle force et une telle clarté que beaucoup d’entre nous ont entendu l’appel pour reprendre le chemin oublié …

    Merci Cécile pour ce partage sincère et clair de ton expérience qui me touche profondément. Ce que j’ai vécu moi-même depuis la lecture du texte du Passeur va aussi dans ce sens. Mon cœur est en transformation pour accueillir pleinement la Lumière et cela se traduit aussi dans ma réalité physique (plus besoin de médicament pour l’hypertension). Je suis très heureuse et émue (larmes de joie) de ressentir la merveilleuse énergie qui se dégage de ta prose et de ton message. Je te serre sur mon cœur ma très belle sœur de lumière.

  19. pierrot dit :

    Merci pour ce journal Cécile. 🙂
    N’est-ce pas justement lorsqu’on ne sait plus où on en est qu’on y est?

  20. Patricia dit :

    MERCI chère Cécile pour ce si lumineux témoignage !
    Ce guerrier courageux et fatigué que nous sommes tous dans cette incarnation que nous avons choisie est, dans ce récit narré par ta douce voix, d’une profonde et touchante humanité . Le chemin pour retrouver Qui IL EST part de son cœur pour aller vers son coeur .Le seul obstacle qu’il a rencontré à l’extérieur était un obstacle en lui.
    Le voile de la complexité s’évanouit…
    Merci beaucoup
    ♥♥♥

  21. katerina dit :

    Merci cécile ,

    A la lecture de certains passages de ton texte , des frissons ont parcouru mon corps .
    Ce qui signifie pour moi émotion . C est vrai que le dernier texte du Passeur m a questionné , et j ai cherché .
    Ne pas baisser les bras, continuer sur le chemin .
    C est vraiment possible .
    Merci aussi au Passeur pour tout .
    Affectueusement
    Katerina

  22. Louisetta dit :

    Merci Cécile, et le Passeur.

  23. Alexandra dit :

    Alors là, merci Cécile, et merci Passeur d’avoir publié ce « journal ».
    Personnellement j’en ai eu les larmes aux yeux.
    Le silence du Passeur est pour moi un encouragement à voler de mes propres ailes, et cela a poussé aussi Cécile à écouter et suivre sa propre voie/voix.
    Mais tout de même, c’est pour moi un plaisir immense de lire les expériences de ceux qui vont « de l’autre côté ». Il y a belle lurette que je ne regarde plus le journal télévisé; mon JT à moi, c’est ici.

    Le travail se fait en moi aussi bien sûr, je le sens. Mais Cécile me semble un peu plus loin sur ce même chemin qui nous mènera à la maison.
    Je pense que nous sommes tous des éclaireurs les uns pour les autres. Ceux qui sont devant racontent aux autres comment est le paysage là où ils sont, ça leur donne du courage et ceux-là font de même avec ceux qui sont derrière. Il n’y a pas de bons et de mauvais, il y a des âmes en chemin, c’est tout.

    Ce message me regonfle, m’apporte beaucoup de joie et d’émotion.
    Merci, merci, merci
    Je vais aller visiter le site de Cécile de ce pas…
    Bien amicalement à tous
    Alexandra

  24. acacia dit :

    Magnifique…
    Ton récit, Cécile, les illustrations qui l’accompagnent superbement, merci Passeur, … je reste touchée très au delà des mots par la richesse qui émane de cette quête au fil des jours, au fil d’une vie qui est la tienne…
    C’est bouleversant de simplicité.
    Merci
    ♥♥♥

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