La voie de la guérison et la poursuite du bien-être

Nicolai KalmakovPar Sophia Frelau.

Devant le nombre de thérapies et disciplines de développement personnel qui nous sont proposées, il peut être difficile, dans notre quête, de ne pas nous égarer en poursuites illusoires. Entre plusieurs voies spirituelles, diverses «pratiques douces», «thérapies brèves», et techniques soit disant énergétiques et spirituelles, souvent déposées en tant que marques, sans parler de la pléthore de stages et ateliers proposés, il peut être tentant de transformer notre quête en consommation éclectique et compulsive, sans guérison durable ni croissance véritable.

Au cours de sa quête, l’être commence généralement par rencontrer ses propres résistances et ses stratégies d’évitement. Ce qui en lui s’oppose à la remise en question et au changement, qui représentent souvent effort et inconfort. Ce sont les freins que nous devons desserrer un à un pour pouvoir avancer, et le fait de les dépasser constitue déjà une libération, une guérison et une avancée en conscience.

Seulement voilà, un grand nombre de thérapies et de pratiques proposent de satisfaire l’aspiration illusoire par laquelle nous aimerions que les choses changent pour nous sans rien avoir à changer profondément en nous. Elles proposent de satisfaire notre désir d’évoluer tout en ménageant et en alimentant nos addictions émotionnelles; de nous faire avancer significativement, mais selon les règles dictées par nos résistances : thérapies brèves voire express, où le thérapeute allège temporairement nos symptômes en nous soignant sans participation de notre part, où l’on ne ressent pas ce qu’il se passe en nous, faute d’être impliqué dans notre guérison.

Certaines techniques peuvent nous entraîner à nous exprimer d’une certaine manière, à nous présenter et à développer une attitude plus efficaces pour parvenir à nos fins et obtenir ce que l’on veut, mais servent-elles vraiment notre guérison et notre croissance ? A quel niveau ces disciplines agissent-elles ? Nous aident-elles vraiment à guérir au niveau causal et à grandir dans l’authenticité de qui nous sommes vraiment ? Ou a contrario nous enseignent-elles des clés pour devenir un individu lisse et productif tel que la société les valide, capable d’interagir avec le monde extérieur de façon plus efficace ?

C’est là toute la différence entre la croissance véritable et le développement personnel qui, lui, nous aide à créer et développer notre façade, cet ensemble d’éléments de «savoir-être», «compétences relationnelles», «savoir communiquer», formatage de la pensée et du langage, présentation, apparence, gestion et même contrôle de nos émotions, maîtrise de codes comportementaux et sociaux, culture, stratégies relationnelles, techniques et compétences (par opposition aux « dons » et à la sagesse), personnalité humaine etc., le tout sous-tendu par des paradigmes et croyances. Ces paradigmes et croyances mentales qui font partie de notre façade sont eux-mêmes maintenus en place par nos stratégies d’évitement de ce que nous préférons nier et ignorer de nous-mêmes. si bien que dans la démarche de développement personnel, ce n’est pas tant une guérison qui survient, que la « suppression » (l’évitement) de ce qui nous gêne.

Il peut être tentant de croire que si on parvient à ce qu’une émotion ne se manifeste plus, nous l’avons libérée : en réalité, si nous de l’avons pas ressentie, elle n’est pas libérée mais simplement enfouie, ce qui renforce notre contrôle et notre armure. Simplement, plus nous nous investissons dans le développement de notre façade, et plus nous avons tendance à nous identifier à elle.

Car c’est en-dessous de notre façade qu’est caché ce que nous aurions vraiment besoin de guérir pour commencer à connaître un changement profond, réel et sensible. Plus on développe notre façade, et plus elle devient comme une armure qui nous insensibilise et rend plus difficile l’accès à notre corps de souffrance. Ce corps de souffrance, largement inconscient mais bien présent, conditionne notre vie et notre loi d’attraction de façon aussi inévitable que parfaite. C’est la guérison de cette partie de nous, dissimulée sous la façade, qui permet le changement durable et nous permet de révéler ce qui est caché derrière : notre être authentique, dans sa beauté pure.

Odilon RedonD’une façon similaire, la recherche sérieuse et volontaire d’évolution nous amène parfois à consacrer beaucoup de temps à rechercher de l’information, pléthorique tant sur internet qu’en librairie, à lire, écouter, regarder sans cesse… Cette boulimie d’information spirituelle peut conduire à l’état illusoire où notre érudition et notre compréhension mentale en la matière nous donnent l’impression d’avoir parcouru du chemin intérieurement, alors que le contraste se creuse entre l’expertise accumulée (dans la façade) et notre niveau de transformation réel.

L’expertise nous donne parfois l’illusion d’avoir intégré ce qui ne stagne en fait que dans une partie du mental, et nous rend encore plus difficile le fait de voir et embrasser humblement tout ce que l’on porte en soi qui ne nous plaît pas. L’expertise devient souvent, elle aussi, une stratégie d’évitement, justifiant le fait de porter son attention sur ce qui est à l’extérieur plutôt que sur notre état intérieur.

Par exemple, se tourner vers l’accumulation d’informations, parler beaucoup de guérison et de développement, viennent parfois nous servir d’alibi et de distraction (à l’insu du soi conscient), prenant l’apparence trompeuse de ce que précisément nous évitons : à savoir le travail intérieur, ce travail au noir de guérison alchimique.

J’ai rencontré plusieurs personnes dans ma pratique et recueilli des témoignages sur beaucoup d’autres encore, qui après des années d’analyse (psychanalyse), sont enchantées du travail accompli, mais qui à la question «Et qu’est-ce qui a changé ?» se trouvent décontenancées et admettent : «Rien… Mais j’ai une excellente compréhension de mes problèmes, maintenant». Certes, les prises de conscience peuvent nous servir dans notre cheminement, mais pourquoi le fait de «conscientiser» le schéma, la blessure ou l’origine d’une erreur, n’amène-t-il pas la transformation ? Pourquoi n’amène-t-il pas tellement plus que la capacité à en parler ? Et lorsque l’on «conscientise», quelle est la partie de nous qui «conscientise» ?

Bien sûr, toutes les modalités d’accompagnement et thérapies proposées n’interviennent pas uniquement au niveau mental. Certaines thérapies nous impactent plus profondément qu’aux seuls niveaux physique et mental. Elles comprennent qu’en amont du corps physique, il y a le corps énergétique, ce champ lumineux, double énergétique de notre corps physique. Alors diverses thérapies peuvent avoir une efficacité au niveau du corps énergétique, en rétablir l’équilibre, en ôter les densités et pollutions subtiles, par exemple en nettoyant et stimulant les chakras. Elles peuvent même valider leur efficacité par des techniques de tests (test musculaire, radiesthésie etc). Simplement, combien de temps après le soin nos chakras restent-ils propres et actifs ? Combien de temps notre champ d’énergie reste-t-il sain et équilibré ? Combien de temps l’énergie circule-t-elle impeccablement dans nos méridiens ? Les affections de notre corps énergétique sont la cause de problèmes se manifestant en aval, aux niveaux mental et physique. Mais quelle est la cause de ces affections énergétiques ? Est-elle toujours au niveau du corps énergétique, ou peut-elle résider plus en amont encore ?

Les blessures de l’âme ne sont pas de nature mentale, et ce n’est pas au niveau mental que l’on peut les libérer et les guérir. Elles ne sont pas non plus situées dans le corps énergétique, et tous les soins énergétiques ne suffisent pas à les libérer et les guérir. Elles sont en amont, « fixées » sur la part la plus profonde, la plus authentique de notre être : l’âme elle-même, d’où ces blessures impactent en cascade notre corps énergétique et notre corps physique.

Bien sûr, toutes les pratiques œuvrant sur notre corps physique, notre mental, notre corps énergétique, ont leur utilité, et tous les niveaux de notre être méritent notre attention et nos bons soins. Mais si la cause originelle du déséquilibre est au niveau de l’âme, ce qui est généralement le cas, et si nous désirons la guérison et la croissance de notre âme meurtrie en une âme de plus en plus pure et entière, aimante et lumineuse, il ne suffit pas d’œuvrer en aval, aux niveaux physique, mental et énergétique. Et il ne suffit pas de se confier à des mains expertes, car si l’on peut nous donner des soins énergétiques, personne ne peut guérir notre âme à notre place : cette responsabilité nous appartient.

Les pratiques physiques, mentales et énergétiques peuvent nous apporter des tactiques, des palliatifs et un mieux-être rapide. Mais la différence est vaste entre la poursuite du bien-être et la voie de la guérison : entre la poursuite du confort, dans laquelle on reste dans l’évitement de ce qui en nous est jugé déplaisant à ressentir, et le chemin où l’on accepte d’embrasser l’inconfort transitoire qui permet le changement profond. Il nous est pour le moins inconfortable d’embrasser nos ombres, de ressentir nos blessures, d’exposer nos erreurs. Mais c’est là un acte d’acceptation inconditionnelle de soi, et non d’acceptation conditionnelle polarisée sur ce qui en nous est jugé agréable et acceptable. Or c’est dans un acte d’amour inconditionnel de soi que l’on se guérit et se libère au plus profond de notre être.

Les blessures de l’âme sont de nature émotionnelle. Nos âmes sont malades et alourdies de toutes les blessures émotionnelles que nous n’avons pas accepté d’embrasser et de libérer, et que nous avons ignorées. Alors, puisque le langage qui touche l’âme est celui de l’émotion et du sentiment, c’est au niveau émotionnel que s’opère la guérison. La guérison de l’âme est le contraire du déni et de l’évitement, elle est le contraire du jugement. Et elle est souvent, de façon transitoire, inconfortable.

Nicholas RoerichCependant, au bout de chaque tunnel traversé, nous trouvons bien plus que le confort; à force d’étirer notre âme, c’est un autre niveau, une autre qualité, une autre fréquence d’existence, qui nous devient peu à peu accessible, dans notre réalité tangible de chaque instant. Nous développons alors de plus en plus de désir de poursuivre. L’inconfort devient l’aune à laquelle se mesure notre mouvement, lequel nous fait nous sentir plus vivant. Embrasser nos ombres devient un véritable levier pour l’ouverture du cœur. A mesure que nous nous libérons de nos diverses résistances et stratégies d’évitement, nous acceptons l’inconfort tant redouté et découvrons en réalité légèreté et douceur, acceptation et sentiment d’unité, paix et liberté.

La guérison émotionnelle entraîne souvent la disparition de symptômes : des blocages se libèrent, des fuites énergétiques se referment, des douleurs et contractures disparaissent etc. C’est lorsqu’il intervient après la guérison au niveau causal (émotionnel) qu’un soin physique ou énergétique peut s’avérer le plus efficace, en complément de cette guérison, pour en faciliter voire en débloquer l’intégration à tous les niveaux en aval jusque dans les cellules.

Alors, pour cultiver le discernement et maintenir le cap dans la guérison et la croissance de l’âme, nous pouvons passer les ressources thérapeutiques et spirituelles au crible de quelques questions simples et ressentir les réponses intérieurement, en sachant que si la guérison au niveau causal demande souvent de l’aide et de la guidance, notre participation active, elle, est toujours nécessaire :

– Est-ce que ceci me connecte davantage à mon être profond, à mon âme, ou est-ce que ça développe la surface de mon être ?

– Est-ce que cette ressource est favorable à mon acceptation de toutes les parts de moi, ou m’incite-t-elle à rester dans le déni d’une part de moi ? (Vous serez peut-être surpris du nombre de membres de votre entourage qui peuvent vous encourager à supprimer vos propres émotions, à nier votre état d’âme, pour s’éviter l’embarras de vous voir les exprimer…). Est-ce que ceci me conforte dans la satisfaction d’une quelconque volonté d’évitement ?

– Est-ce que je sens que la personne qui est là pour m’aider fait tout à ma place et croit pouvoir me guérir, ou est-ce que je me sens sollicité et guidé peu à peu vers mon autonomie ? Est-ce que je me sens un peu plus placé devant ma responsabilité vis-à-vis de moi-même ? Suis-je maître de mon processus de guérison ? Suis-je en train de retrouver mon pouvoir ou de le donner ?

– Est-ce que ceci m’aide à trouver le confort dans mon statu quo, ou m’aide à évoluer hors de mon statu quo, quitte à mettre le doigt où ça fait mal (avec compassion et amour) ?

Seule la guérison au plus profond de notre être apporte un bien-être et des effets pérennes. A ce point pérennes que l’on oublie vite comment on se sentait auparavant. Seulement il ne s’agit pas de juger le cheminement des autres s’il diffère du nôtre, car chacun est différent, doué de libre choix. Chaque cheminement est unique, passant parfois par des étapes dont, de la perspective limitée du soi conscient, on ne comprend pas toujours l’utilité, avant de les avoir traversées.

Sophia FrelauSophia Frelau

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source).

Source originale. (site de Sophia Frelau)

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76 réponses à La voie de la guérison et la poursuite du bien-être

  1. Malo03 dit :

    Bonjour Vincenzo,

    J’ai lu ton témoignage, une partie des échanges – arrivant un peu tard, ce fut trop long pour tout lire… Alors peut être que ce que je vais dire à présent a déjà été abordé. Tu as parlé d’un travail en profondeur, de résilience, de pardon vis à vis de ta mère, de rebirth, de colère… Juste une question pour toi et en toi : cet enfant de 3 ans rejeté, qu’est ce que ça lui fait ? ou le vit il en lui, dans son corps ? quelle émotion, ressenti il se passe, ou ? et regarde le cet enfant de trois ans : de quoi aurait il eu besoin à ce moment là ?
    Parfois faire cet exercice est très utile, un peu comme si on regardait la scène. Tu as identifié la source, cette source nous donne une explication, pour autant, elle n’apporte pas la guérison. Peut être que si tu rentres en contact avec cette partie de toi, l’enfant de 3 ans rejeté, ce qu’il a vécu a ce moment là, émotionnellement, comment cela se ressent en toi (le ventre se serre, la gorge se noue, l’envie de crier ou je ne sais quoi…) et te demander : cet enfant de 3 ans, de quoi aurait il eu besoin a ce moment la ? qu’est ce qui n’a pas été satisfait en lui ? la réponse est en toi et quand tu auras vu de quoi il aurait eu besoin, dis le lui, fais comme s’il était face a toi, dis le lui, apporte lui, nourris le, rassure le et fais le grandir en toi avec cette nouvelle ressource, jusqu’à aujourd »hui… Peut être que ceci a déjà été évoqué dans vos multiples posts, auquel cas désolée pour la redite ! 🙂

    • Vincenzo dit :

      Désolé pour ma réponse tardive, j’ ai passé pas mal de temps à méditer, je ne suis pas revenu sur le site depuis deux semaines. J’ apprécie ton commentaire et tes conseils. Mon père m’ avait expliquer que lorsque ce rejet s’ est passé j’ ai bien sur réagi en pleurant et en venant chercher du réconfort auprès de lui. Mais comme j’ était trop petit je ne m’ en souviens guère.

      J’ arrive parfois à m’ en rappeler en méditation profonde, mais c’ est clair que la méthode que tu me conseille pourrait bien m’ aider à faire remonter des émotions refoulés. La gorge serrée et les symptomes que tu cite je les ressent quand je me replonge dans mon enfance, c’ est pas facile mais c’ est nécessaire d’ en passer par là. Ces derniers temps je me sens mieux, grâce à l’ application des conseils que j’ ai reçu. Alors encore un grand merci, et le travail va continuer.

  2. Vincenzo dit :

    Bonjour à tous, je viens de m’ inscrire, mais cela fait un moment déjà que je consulte ce site d’ une grande richesse. Bravo au passeur et aussi à tous les participants de ce sanctuaire où l’ on peut échanger expériences et connaissances. J’ ai adoré la vidéo sur le voyage alchimique, mais plus encore c’ est le texte sur le décodage et la libération de nos programmes qui m’ a fait un effet sans pareil.

    Puis j’ ai lu la voie de la guérison et la poursuite du bien être, et cela me confirme ce que je ressent depuis un moment. J’ ai vraiment le ressenti intuitif que c’ est de ce côté que je dois regarder. Ca fait des années que je me traine un problème affectif qui revient encore et encore, malgré tout les efforts que j’ ai fait dans le sens du développement personnel depuis plus de 7 ans, ce problème est toujours là.

    Les personnes de mon entourage ont bien constaté les progrès remarquables que j’ ai fait, et selon toute logique je ne devrais pas me retrouver dans la situation dans laquelle je me trouve actuellement. Mais, on dirait que plus je tente de résoudre ce problème, plus je me heurte à un mur. Ca ressemble bien à ce que le passeur a décris dans son texte, les vibrations karmiques qui reviennent sans cesse et avec une intensité croissante.

    Sans m’ étendre trop longuement sur ce qui m’ est arrivé, disons que lorsque j’ avais 3 ans ma mère m’ a rejeté suite à une dépression, ça a duré un an avant qu’ elle se ressaisisse, mais ça m’ a laissé un traumatisme social important, surtout avec les femmes. Pendant longtemps j’ ai nié l’ incidence de cet événement sur ma personnalité, mais ça a fini par me rattraper. Du coup j’ ai eu une vie sentimentale décousue. J’ ai 34 ans, et ma relation la plus longue avec une femme a seulement duré 2 ans, ça vous donne une idée du vide affectif que j’ ai pu ressentir.

    Je ne rejette pas la faute sur ma mère, je sais bien que il y a surement dans mon karma un truc qui provoque ce blocage. Je sais qu’ il en va de ma responsabilité de résoudre ce problème par moi même. Mais je me sens démuni car j’ ai essayé tellement de choses pour devenir une meilleure personne, et même si ça a marché sur beaucoup de plans de mon existence, en revanche ma quête de l’ amour continu d’ être une suite de fausses joies et de rejets.

    Une ex petite amie m’ avait avoué que j’ étais trop gentil et que je cherchais trop
    l’ approbation de mes partenaires, que j’ avais trop peur d’ être abandonné et que je faisais fuir les femmes. J’ ai mit de l’ eau dans mon vin, me suis remit en question et j’ ai mieux compris les codes de la séduction. Je me suis confronté à ma peur du rejet en allant à la rencontre de nombreuses femmes.

    Pendant un temps cela allait beaucoup mieux, mais j’ avais toujours cette peur subconsciente d’ être de nouveau blessé. Alors je n’ ai fait que papillonner sans laisser une fille approcher mon coeur de trop prêt. J’ attirais enfin les femmes dans ma vie, mais avec du recul je constate que c’ était une fuite en avant, je surcompensais ma faille narcissique en jouant les séducteur.

    J’ ai après cela vécu une très belle relation qui a duré 2 ans, mais a cause de mes névroses non résolues, mes colères et mon impatience chronique, elle a fini par me quitter. Je ne lui ai pas montré suffisamment mon amour, j’ avais encore et toujours peur d’ être trahi. J’ avais pourtant déjà fait de beau progrès à cette époque, mais pour elle cela ne suffisait pas et donc elle s’ est tirée. Cela m’ a renvoyé directement à mon traumatisme infantile. J’ ai mit 7 mois a faire le deuil de cette relation, puis je me suis attaqué à l’ origine de mon problème, plus résolu que jamais à me guérir de mes névroses.

    C’ était il y a 3 ans, depuis cette rupture j’ ai fait un énorme travail sur moi même, j’ ai fait des régressions infantiles en méditant afin de faire remonter à la surface des éléments de mon traumatisme. J’ ai eu des réminiscences remontant jusqu’ à la petite enfance, jusqu’ avant mes 2 ans. J’ ai eu des crises de larmes soudaines, j’ ai percé des poches névrotiques enfouies. J’ ai aussi longuement éprouvé la technique dite du rebirth, et ça a donné des résultats significatifs sur moi. J’ ai appris a faire dégonfler mon égo car j’ étais souvent encore trop vaniteux. Je médite souvent, de différentes façons et je suis mieux dans ma peau maintenant.

    Comme je travaille dans le commerce je suis constamment amené a interagir avec une clientèle assez varié, et je remarque que mon comportement est bien meilleur, plus humain, moins intéressé. Je suis moins nerveux, moins speed, je parle plus calmement et je contrôle mieux mes émotions. Mes collègues m’ ont trouvé métamorphosé. Quel soulagement, même si la peur du rejet est encore là, elle est moins intense qu’ autrefois.

    Et malgré ça je ne me suis jamais senti aussi seul. J’ ai pourtant une famille en or, une vie sociale intéressante et un travail qui me plait. Mais je n’ arrive pas à rencontrer une partenaire avec laquelle construire quelque chose. J’ ai pendant longtemps gardé en moi imprimée la sensation que je ne méritait pas l’ amour, mais j’ ai bossé là dessus et maintenant j’ arrive à être plus objectif sur ce que je suis. Sans trop frimer, je suis loin d’ être moche, j’ ai une sacrée tchatche et j’ adore parler avec les gens. Je m’ intéresse à pas mal de choses, j’ adore lire, je fait aussi de la musique, j’ adore la vie.

    Mais ça fait 3 ans que je suis célibataire, je vais de flirt en flirt, sans jamais trouver une relation qui se développe au delà d’ un simple baiser. C’ est très frustrant, car je ne fuit pas, je suis prêt à m’ engager, je cherche une partenaire, je fait des approches dans la vie de tout les jours, et aussi sur des sites de rencontres. Je ne cristallise pas non plus trop d’ attentes là dessus, et je vis au jour le jour, savourant ce que j’ ai déjà. Je suis reconnaissant pour ma bonne santé et pour tout ce qui va bien dans ma vie.

    J’ ai essayé le lâcher prise, arrêter de me prendre la tête en cherchant forcément l’ amour, et en me concentrant sur d’ autres choses. Il y a un proverbe qui dit que l’ amour nous tombe dessus quand on s’ y attend le moins. Pour le coup ça n’ a pas marché avec moi. Donc j’ ai arrêté cette passivité et entrepris de nouveau des actions concrètes, avec une belle intention de trouver une belle histoire. Depuis plusieurs mois c’ est pire que jamais, c’ est vraiment un truc de fou, le même schéma revient encore et encore avec une intensité flagrante. C’ est fausse joie sur fausse joie, toutes les nanas avec lesquelles naissent un début de relation, finissent tôt ou tard par retourner leur vestes, me laissant seul et dégouté.

    Désolé pour ce prologue un peu long, mais je voulais vous présenter suffisamment d’ éléments sur moi pour que vous ayez une vue d’ ensemble correcte. Je suis nouveau sur le site, et je suis venu cherchez un peu d’ aide car je me sens dans une impasse. Je sais que il y a un message que je dois comprendre, que l’ univers essaye de me faire passer. Je me dis qu’ il y a encore des émotions difficiles que je dois traverser pour me libérer de ces schémas qui me hantent. Mais malgré toutes mes méditations et malgré mon attention centré sur le moment présent pour essayer de mieux me comprendre, rien à faire je me heurte à un mur. Je me fait repousser par les femmes, alors que je n’ ai pas grand chose de rédhibitoire a priori. Je me dit qu’ il y a forcément un truc qui bug dans mon karma.

    Je ne sais pas comment procéder, alors j’ ai chercher sur internet des infos complémentaires aux pistes que le passeur a présenté. je suis tombé la dessus http://guerison-karmique.com/acces-methode-guerison-karmique.php
    et je me demande si c’ est du sérieux ? Je sollicite donc vos connaissances, notamment celles du passeur, pour savoir si ca vaut le coup que je me lance la dedans. Car j’ ai peur de me faire avoir et de perdre mon temps avec des charlatant. Je suis bien sur ouvert à tout vos conseils, je ne demande qu’ à comprendre ce qui m’ arrive. Merci pour votre attention. Cordialement

    • Le Passeur dit :

      Il n’y a pas de voie extérieure et peu importe qu’il s’agit ou non d’une blessure karmique, il y a déjà celle bien visible de l’enfance. En fait tout est dit dans votre message : blessure de rejet dans l’enfance avec pour conséquence peur d’aimer de peur d’être à nouveau rejeté et besoin incessant de séduction jusqu’à être « trop gentil » pour reprendre vos termes.
      Le vide créé par le rejet dans l’enfance demande à être rempli et dans la relation intime il vous pousse à vous couper en quatre pour vous faire aimer (voir le petit bréviaire de l’égo) jusqu’à ce que vous-même vous vous refermiez lorsque vous vous sentez aimé. La clé de tout ceci est l’amour de vous-même et le respect de votre intégrité. Tant que cela n’est pas intégré vous vibrerez ce qui par résonance amènera à vous le rejet. Mon conseil serait : ne vous jugez pas, aimez-vous tel que vous êtes et n’allez jamais dans la relation à l’autre au-delà de ce qui ne respecte pas votre intégrité car à partir de là vous vous niez, vous ne vous aimez plus et ne pouvez donc aimer vraiment l’autre, vous entrez dans une relation de compensation et de dépendance, soit qui perdurera dans sa nature sado-masochiste, soit qui vous conduira par sauve-qui-peut de l’un ou de l’autre à la fuite ou au rejet.
      Vous avez déjà fait un beau parcours de prise de conscience, je ne doute pas que vous déprogrammerez ce schéma et que vous irez au bout de la guérison.

    • pierrot dit :

      Tu nous parle pas de ton père ?

    • François dit :

      Salut Vincenzo et bienvenue ,

      Je me permet une réponse à ton commentaire et loin de moi l’idée que je puisse te dire une vérité mais voilà ce que ton commentaire résonne en moi.

      Tu ne mentionnes nul part avoir travaillé en profondeur sur la colère…. or il semble qu’un rejet de la part de la femme que tu aimes le plus au monde (à l’époque) est un élément qui pourrait déclencher , inconsciemment, une grosse voire très grosse colère. Comme tu sembles quelqu’un de ‘gentil’ cette colère est peut-être enfouie. Si ce n’est pas le cas ok , mais si d’aventure cela te parle alors il est peu probable que tu puisses aimer une femme car ta mère t’y renvoie. En clair s’il existe(encore) une colère contre ta mère , tu vas , que tu le veuille ou non, la reporter sur toutes les autres femmes y compris bien sûr sur tes futures potentielles partenaires. Peut-être est-ce cela qu’elles ‘sentent’ et qui leur fait peur… (?)
      Je profite par ailleurs pour te féliciter de ton courage de t’exposer ainsi ici, c’est une demande au Passeur et aussi à l’univers… merci et bonne continuation à toi.

    • Cécile dit :

      Vincenzo,
      Pourquoi veux-tu « devenir une meilleure personne » ? Es-tu sûr d’être une personne (de « personna », le masque, en latin) et non pas quelque chose d’infiniment plus vaste ? Et en admettant que ce soit le cas, en quoi cette personne devrait-elle être meilleure ? Meilleure que qui, que quoi ?
      Et si, pour changer, tu acceptais la perfection que tu es, avec toute l’ombre (les peurs, les doutes, les colères, les tristesses…) et toute la lumière (la joie, la paix, la grâce, la gratitude…) qui sont déjà là mais ne demandent qu’à être vues, reconnues et accueillies ?
      Si tu laissais tomber, ne serait-ce que quelques minutes, « ton histoire » pour te tourner vers la présence à ce qui est, ici et maintenant ?
      Tu ne manifestes l’amour à l’extérieur que quand tu en ressens à l’intérieur, envers qui tu es. L’être aimant qui se présente dans ton champ d’expérience n’est que le reflet de l’être aimant que tu fais exister en toi, dans ton ressenti intérieur.
      Bien à toi,

    • Margelle dit :

      Vincenzo, en plus de ce qui a été dit, je profite de ton message pour partager les découvertes qui se font ces derniers temps autour du cerveau. Nous ne sommes pas tous pareils…. nous avons chacun des spécificités, plus ou moins marquées… que nous avons -quand c’est possible- à reconnaître… Le cas de Daniel Tammet, qui est en train de se faire connaître (« je suis né un jour bleu ») et de faire connaître sa spécificité, peut nous faire aborder et approcher nos singularités, les prendre en compte, et apprendre à vivre avec, les faire accepter également… je n’en dis pas plus.. la conférence qu’il a donné est superbe de simplicité, d’humanité, qui peut faire grandir la nôtre…. dans une toujours plus grande compréhension… Ce que tu dis nous touche, chacun d’entre nous… tu parles de notre humanité…
      http://mc.univ-paris-diderot.fr/publicmedia?task=show_media_public&mediaRef=MEDIA131118101733686&Presid=2761
      Ensuite pour ceux que cela intéresse, on peut aller voir le site « le cerveau d’Hugo »…
      De tout coeur avec toi…

    • Marie-Anne dit :

      Bonjour, Vincenzo,

      Je rentre de week-end, et découvre ton récit et les réponses du Passeur et de certains d’entre-nous, sur ce site.
      Je ne peux que me joindre à eux et t’envoyer toute ma sympathie.

      Je crois aussi qu’il est inutile d’aller fouiller dans le karma: tout t’est donné ici pour résoudre ici ce noeud dont tu décris très bien l’origine dans cette vie-ci; ne te crée donc pas de fausses croyances qui t’empêcheraient d’agir ici et à partir d’ici.

      Je rejoins François à propos de la colère: j’ai aussi ressenti, en te lisant, qu’on aurait dit que, d’une certaine façon, tu sabordais inconsciemment tes relations ou toute chance de les rendre durables: tu dis que ce sont tes colères et ton impatience qui ont provoqué votre rupture à cette très belle relation et à toi.

      Si tu as désiré écrire ce message, c’est probablement que le moment est venu pour toi de regarder plus en face cette colère, peut-être intellectuellement et superficiellement comprise, mais pas totalement aimée- aimée, c’est-à -dire : accueillie avec bonté, compassion sans mièvrerie, comprise avec le cœur, et illuminée et transformée par cette amour.
      (Idem avec ton impatience, sans doute liée à cette colère et peut-être aussi? à une volonté de ne pas sortir de schémas auxquels tu te raccroches sans savoir peut-être au juste pourquoi?)
      Une fois que ta colère profondément enfouie aura été profondément vue, accueillie et aimée, je crois qu’il sera bon que tu ne t’attardes plus sur ton passé ni sur aucune attente stéréotypée ; tu pourras alors utiliser l’énergie de vie libérée par la transmutation de ton ancienne colère pour être toi, vraiment toi . (Normalement, à ce stade-là, ça ne devrait plus être trop compliqué! 🙂 )
      L’Amour ne vient pas de l’extérieur: il part de l’intérieur et puis, il se projette à l’extérieur.

      Voilà, Vincenzo, ce que j’aurais pu donner comme pistes à un ami qui m’aurait fait ton récit. 🙂
      Évidemment, ce n’est qu’un avis à distance, et de toutes façons, le seul qui détiennent les clés de compréhension et de  » libération » de Vincenzo, c’est …Vincenzo!
      Amitiés à toi, et belles transmutations à venir! 🙂

      • Vincenzo dit :

        Déjà merci pour vos réponses et votre soutient, que ce soit celui du passeur tout comme a vous qui participer à la vie du site. Pierrot c’ est vrai que je n’ ai pas parlé de mon père. Je n’ ai pas eu de problème particulier avec lui, j’ en ai pas souvenir en tout cas. On s’ entend très bien et je suis fière d’ avoir un padré comme le mien. Je rebondi sur la réponse de François, et c’ est juste ce qu’ il dit, j’ ai eu depuis mes 3 ans une colère anormale en moi. J’ étais bourré de tics nerveux, je m’ agaçais pour un rien et je faisant des tonnes de caprices.

        Ce n’ est qu’ il y a environ 3 ans que j’ ai commencé à dissoudre une grande partie de cette colère. En faisant un gros boulot d’ introspection sur ma petite enfance. J’ ai aussi beaucoup conversé avec ma mère à cette époque, et ça m’ a permis de vaincre un ressentiment envers elle. Je crois que je ne lui en veux plus, je me suis mis à sa place quand elle a fait sa dépression, et je pense lui avoir pardonné. Après va savoir ce qu’ il y a dans le subconscient ? En tout cas je suis bien plus zen, et les fameuses lois de Murphy qui me rendait dingue autrefois, ont beaucoup moins de prise sur moi maintenant. Ca fait du bien de vivre plus sereinement.

        Je ne vais pas cacher que après la rupture dont j’ ai parlé je suis passé par une phase de misogynie, je ne croyais plus pouvoir jamais faire confiance à une femme. Je leur en voulait vraiment et ça a duré facilement une bonne année. Mais je me suis sorti la tête de cette rancune, j’ ai dans mon entourage de très bonnes copines, je les adore. Il me manque juste une relation plus intime, celle du couple.

        Pour répondre à ta question Cécile, je te promet qu’ il y avait necessité que je me change à tout prix, car j’ étais pas une bonne personne. Au passage cette étymologie sur le mot personne est vraiment intéressante, c’ est le masque sociale qu’ on essaye tous de porter en face des autres. Disons que j’ ai essayé de faire tomber ce masque, car j’ étais vraiment vaniteux, faux, colérique. En plus j’ étais radin et égoiste. J’ avais du mal à me mettre à la place des autres et je les jugeais constamment. J’ avais aussi une faible confiance en moi et des phobies sociales importantes.

        Je vais regarder ce soir la conférence que tu a conseillé Margelle, ça à l’ air intéressant ces recherches sur le cerveau. Merci pour ton encouragement. Je termine en répondant à Marie-Anne, c’ est
        vrai que je me suis mis des batons dans les roues avec les femmes, parfois de manière inconsciente, et d’ autrefois par peur de souffrir. Mais tu vois, le plus fou c’ est que depuis que j’ ai fait ce travail de résilience, je remarque que j’ arrive moins à me créer une intimité avec une nana. Pourtant j’ ai moins peur qu’ autrefois de me faire repousser. Ca devrait être le contraire logiquement. Ce n’ est pas comme si je ne tentais rien, je me bouge et je tente des choses. J’ aime l’ adage « aide toi et le ciel t’ aidera »

        Après m’ être positionné en victime en voyant cela comme une injustice, j’ ai dans un second temps décidé de sortir de ce cliché. C’ est pour cela que je me suis dit, peut-être ai-je été une ordure avec les femmes dans une autre vie, et du coup je dois le payer maintenant ? Mais je vais suivre ton conseil, je pense qu’ il y a encore des trucs pas net enfouis dans mon subconscient et cela remonte à l’ enfance. Je vais utiliser la voie alchimique comme tu le dis si bien, transmuter le négatif en positif. Encore merci beaucoup pour votre soutient à tous.

        • Marie-Anne dit :

          Merci à toi pour ce retour, Vincenzo!
          Tu as laissé monter en toi ton intelligence du cœur, et tu as dû , fort probablement, pour y arriver, passer par là où tu es passé !
          Tu vois très bien les choses, donc, je ne comptais pas en rajouter, mais une petite phrase que tu as ajoutée m’a donné envie de te répondre tout de même!
          Tu dis:  » …le plus fou, c’est que, depuis que j’ai fait ce travail de résilience, je remarque que j’arrive moins à me créer une intimité avec une nana ».
          Pourquoi faut-il absolument que tu te crées , là tout de suite, une intimité avec une nana!
          ( C’est ce que je voulais dire par « ne plus s’attarder dans des attentes stéréotypées).
          Tu aimes la vie, tu es jeune, tu as des copains, des copines, un travail qui a l’air de te plaire; tu commences à retrouver le vrai toi-même et à te réajuster, pourquoi décider que ne pas vivre -maintenant – une intimité de couple, est une vrai problème?
          J’ai donc envie de te dire: prends le temps, laisse les choses s’équilibrer en toi, aime-toi, ne donne pas (sincèrement) de conditions stéréotypées à ton bonheur, et puis, tu verras ce qui se présente à toi, peu importe dans combien de temps et sous quelle forme!
          Ce qui nous rend heureux est parfois étonnant et ne demande jamais de précipitation ni de calcul : juste de l’amour de soi ( au sens noble du terme), du respect de ses rythmes et un vrai lâcher-prise.
          Voilà, c’est mon point de vue, mais, encore une fois: le mieux placé pour savoir ce qui te convient vraiment, c’est Toi! 🙂
          Amicalement à toi!

        • Le Passeur dit :

          Mais tu vois, le plus fou c’ est que depuis que j’ ai fait ce travail de résilience, je remarque que j’ arrive moins à me créer une intimité avec une nana. Pourtant j’ ai moins peur qu’ autrefois de me faire repousser. Ca devrait être le contraire logiquement. Ce n’ est pas comme si je ne tentais rien, je me bouge et je tente des choses. J’ aime l’ adage « aide toi et le ciel t’ aidera »

          C’est toute la différence entre ce que l’on est consciemment et ce que l’on vibre inconsciemment parce que c’est encore engrammé sous forme de mémoire et actif en nos cellules. Donc tu n’attires plus à toi aussi nettement les femmes avec qui tu pouvais créer une intimité parce qu’elles résonnaient parfaitement avec ce que tu émettais, car tu l’émets beaucoup moins désormais, mais encore tout de même assez pour ne pas attirer des femmes en accord avec ce que tu seras une fois que tu ne vibreras plus rien de ces mémoires. Tu es en transition et le processus de guérison est de toutes façons enclenché et il ira d’autant mieux à son terme que tu l’accompagneras consciemment.

        • Cécile dit :

          Vincenzo,

          « Disons que j’ ai essayé de faire tomber ce masque, car j’ étais vraiment vaniteux, faux, colérique. En plus j’ étais radin et égoiste. »

          Eh bien, te voilà rhabillé pour l’hiver !
          Je comprends ce que tu dis de ton désir de changement, qui me semble une aspiration tout à fait légitime.
          Je voulais seulement mettre l’accent sur le fait qu’il n’est peut-être pas nécessaire d’aborder ce changement de façon personnelle, et qui plus est dans une interprétation très judéo-chrétienne du karma (« …peut-être ai-je été une ordure avec les femmes dans une autre vie, et du coup je dois le payer maintenant ? »).
          D’une part, parce que je ne suis pas certaine que les choses soient à regarder en termes de « j’ai péché, je dois payer pour expier », mais plutôt en termes de « j’ai exploré une certaine facette du thème des relations avec les femmes (par exemple, la violence), j’en explore une autre à présent (par exemple, la complicité) ».
          D’autre part, parce que les souffrances que nous sommes appelés à résoudre ou libérer dans « nos » mémoires karmiques ne nous appartient pas personnellement. Je les vois plutôt comme des mémoires qui appartiennent au collectif humain et dont nous avons décidé de prendre la responsabilité de la guérison dans cette incarnation : je veux dire par là qu’elles sont à prendre de façon impersonnelle et non de façon personnelle.

          Quoi qu’il en soit, je te félicite pour ton courage, ta clarté et ta sincérité. C’est par le regard sans détour que tu poses sur ton expérience de vie que tu vas traverser les souffrances que tu évoques. Et comme le dit Marie-Anne, tu es jeune, tu as le temps… Je te souhaite le tout meilleur !

        • pierrot dit :

          Je me demandais simplement si ton père était tranchant avec ta mère, posait des limites que l’on ne devait pas dépassées ou si c’était un homme doux qui acceptait tout mais où il n’ y avait pas forcément de cadre.

          On peut être doux en apparence pour ne pas blesser l’autre mais si on ne se respecte pas on ne le vit pas bien à l’intérieur.
          En jouant le rôle du sauveur on cautionne en même temps le rôle de la victime.

          Ce ne sont bien sûr que des suppositions.

          Vivre avec une mère dépressive n’est pas de tout repos pour le père.

          Et l’enfant donne sens au projet des parents.
          Ce qui veut dire que le conflit non résolu du parent se transmet à l’enfant.

        • Sophia dit :

          « Je me suis confronté à ma peur du rejet en allant à la rencontre de nombreuses femmes. »
          « Mais tu vois, le plus fou c’ est que depuis que j’ ai fait ce travail de résilience, je remarque que j’ arrive moins à me créer une intimité avec une nana. Pourtant j’ ai moins peur qu’ autrefois de me faire repousser. Ca devrait être le contraire logiquement. Ce n’ est pas comme si je ne tentais rien, je me bouge et je tente des choses. »

          J’aimerais partager quelques pensées, sans exposer, j’espère, ce que j’ai pu percevoir de personnel.
          Je trouve intéressant que tu emploies le terme « résilience ». Car il me semble que quand nous décidons de rebondir en bravant nos peurs, deux choses diamétralement opposées peuvent se produire en nous.

          L’une est qu’en allant au devant de l’objet de notre peur, on provoque celle-ci, on la fasse remonter, et on la ressente pour la libérer et rouvrir les parties de soi que l’on avait fermées dans le passé. Cela revient à faire de son propre chef ce à quoi la Loi d’Attraction cherche continuellement à nous amener.

          L’autre possibilité est qu’en approchant l’objet de notre peur, on décide de se resaisir, de se prendre en main, d’avancer jusqu’au bout, dans l’abnégation. Ce qu’il se produit alors en nous n’est pas le fait d’embrasser et de libérer, mais le fait de s’insensibiliser à nos émotions et de s’endurcir à pouvoir « faire » et « garder le contrôle » (sans « ressentir »). Cela peut ressembler à une guérison, mais ça nous referme à ressentir, rendant encore plus difficile pour les autres le fait de se connecter authentiquement et intimement avec nous. Et comme on a l’impression d’avoir guéri notre peur, on ne comprend pas pourquoi les autres ne nous le reflètent pas. Dans ce cas, avancer vers notre peur aura simplement été contre-productif, car cela aura ajouté une épaisseur à notre mur de résistance intérieure.

    • Sophia dit :

      Vincenzo,

      J’honore la vulnérabilité dans laquelle tu partages ainsi. Je t’aurais répondu plus tôt si j’avais vu ton post, simplement je ne passe pas souvent par ici.

      « Ca fait des années que je me traine un problème affectif qui revient encore et encore
      […]
      Les personnes de mon entourage ont bien constaté les progrès remarquables que j’ ai fait, et selon toute logique je ne devrais pas me retrouver dans la situation dans laquelle je me trouve actuellement.
      […]
      Mais, on dirait que plus je tente de résoudre ce problème, plus je me heurte à un mur. »

      Tu illustres avec une totale justesse ce que j’évoquais dans l’article : on peut avoir l’impression d’avoir parcouru beaucoup de chemin de par les efforts que l’on a faits, on peut même avoir changé au niveau comportemental et dans sa « façade » (« j’ ai mieux compris les codes de la séduction. »). « être devenu une meilleure personne », pour reprendre tes mots, et être plus apprécié de notre entourage en conséquence. Mais ce n’est pas ça qui permet l’évolution véritable.

      Pourtant, ce que tu dis-là montre que juste à côté du problème en toi, tu as aussi la solution ! (« J’ ai eu des crises de larmes soudaines, j’ ai percé des poches névrotiques enfouies. J’ ai aussi longuement éprouvé la technique dite du rebirth, et ça a donné des résultats significatifs sur moi. » ; « Je me dis qu’ il y a encore des émotions difficiles que je dois traverser pour me libérer de ces schémas qui me hantent. ») Tu as su trouver le rebirth (comme le shamanic breathing ou encore la respiration holotropique), une des ressources qui, bien utilisées, peuvent effectivement t’aider, non pas à « contrôler » tes émotions, mais à les ressentir et ainsi à les libérer. Non pas tes émotions superficielles, que tu peux mouliner indéfiniment sans voir de vrai changement, mais tes émotions causales, qui à te lire, ne sont pas encore libérées.

      Effectivement, si tu connais bien le problème, si tu es déjà sur la piste de la solution, tu portes encore une troisième chose en toi qui joue beaucoup : la résistance. La résistance à ressentir ce qui est douloureux. Et c’est vrai qu’il n’est pas facile d’éviter tous les écueils pour se libérer au niveau causal, car nous avons été conditionnés à ne pas y aller, à ne pas ressentir, et aussi car notre résistance prend de nombreuses formes, et peut nous paraître comme un mur infranchissable. Elle peut nous amener à partir dans la recherche mentale de compréhension. Ou à chercher à contourner la blessure en essayant de faire changer notre attraction par des efforts, en posant des actes et intentions.

      Mais tu en as fait l’expérience : ça ne marche pas comme ça. (« Donc j’ ai arrêté cette passivité et entrepris de nouveau des actions concrètes, avec une belle intention de trouver une belle histoire. Depuis plusieurs mois c’ est pire que jamais, c’ est vraiment un truc de fou, le même schéma revient encore et encore avec une intensité flagrante. ») On peut s’évertuer à changer un schéma répétitif, à changer notre loi d’attraction. C’est épuisant. (Tout comme il est épuisant à la longue de se laisser ballader de faux espoirs en fausses joies.) Mais c’est un effort au niveau symptômatique, or on ne résout pas un problème au niveau où il se pose, au niveau du symptôme : on le résout en amont. Autrement dit, le schéma répétitif est une conséquence d’une blessure. C’est une fois la blessure originelle guérie, et seulement alors, que l’on peut réellement déprogrammer nos schémas et voir les attractions répétitives changer elles-aussi.

      Quand on a fait tant d’efforts, et que les schémas persistent à se reproduire ou sont remplacés par d’autres schémas à peine plus attrayants, je comprends qu’on puisse pencher vers l’incompréhension, la culpabilité et l’auto-reproche (« un bug dans mon karma » ; « peut-être ai-je été une ordure avec les femmes dans une autre vie, et du coup je dois le payer maintenant ? »), le découragement (« je me sens démuni car j’ ai essayé tellement de choses »), l’amertume (« seul et dégouté ») etc. Mais ces illusions font aussi partie des stratégies de résistance (douloureuses), qui nous aident à éviter de ressentir ce que ne nous voulons pas ressentir (ce que nous croyons être trop douloureux).

      « Je sais que il y a un message que je dois comprendre, que l’ univers essaye de me faire passer. »
      Et s’il n’y avait pas de message mental mais juste la constance de la Loi d’Attraction ? Nous attirons constamment à nous, par nos charges émotionnelles causales, les choses/personnes/évènements susceptibles de les provoquer et ainsi de nous aider à les ressentir enfin, pour nous en libérer. Cette Loi de l’univers ne punit pas, ne parle pas ; elle œuvre juste à favoriser notre évolution.

      Alors courage, Vincenzo : je sais bien que si ça paraît simple, « ressentir et libérer », ce n’est pas facile pour autant, mais tu en es capable. Tu as tout en toi.

      Une sœur sur le chemin, Sophia

      • Vincenzo dit :

        Je commence à mieux comprendre grâce à toutes vos interventions, j’ y vois un peu plus clair maintenant. C’ est avec une volonté rehaussé que je vais regarder au fond de mes propres abysses, même si ce n’ est pas facile. Je dois dire que tu porte bien ton nom Sophia, cela veut dire sagesse et tu n’ en manque pas. Tu as su me présenter les choses avec une grande clarté.

        Tout cela m’ aide et me donne du courage, je vais tacher de faire sauter ces résistances, et d’ émotionner ce qui est encore caché au fond de moi. Un grand merci à vous tous, que la vie vous le rende au centuple.

      • Soleil Bleu dit :

        Sophia, tes observations m’apparaissent d’une justesse et d’une clarté remarquable, notamment celles sur la résilience qui, si elle semble en apparence et au premier abord être un ressort de vie, se révèle au fil du temps de l’introspection un couvercle qu’il faudra inévitablement lâcher pour oser humer le bouillon (de culture) qui mijote dessous.
        Je me permettrais juste d’ajouter, à l’adresse de Vicenzo, que la loi d’attraction s’aligne, non pas sur la forme manifestée de nos désirs ou envies prédéterminées, mais sur le degré d’Amour que nous sommes intimement et réellement en capacité de nous manifester, SOI-MÊME, à SOI.
        Merci infiniment de vos paroles lumineuses..♥☼♥

  3. mesnet dit :

    Bonjour,
    j’ai écris un article ce jour en citant Béa, une des lectrices de ton blog, Passeur.
    http://cellequiregardaitlesoleil.eklablog.com/bea-une-eveillee-parmi-d-autres-a106665482
    Je désirais le lui faire savoir, mais j’ai l’impression qu’elle n’apparait plus beaucoup sur les blog ?
    Elle me lira peut-être sur ta page ?
    Aucun soucis si tu n’édites pas ce commentaire qui n’a rien à voir avec le sujet.
    Elle le lira si elle doit le lire, n’est-il pas ?
    Merci et lumineuse journée à toi.

  4. Mula dit :

    Merci Sophia, merci à vous tous pour vos mots et mots d’oiseaux.
    Je suis un peu comme toi, Virginie. je lis ton texte Sophia et je me laisse toucher par sa profondeur, comme si elle me guidait pour toucher la mienne, en miroir. Je sens que je n’ai plus l’étincelle de la joie ces derniers temps et je sais que j’évite plus ou moins volontairement mes blessures sombres. Pourtant je continue à accompagner avec beaucoup de sensibilité et de justesse des personnes sur leur propre chemin de croissance. J’ai à coeur de les rendre responsables de leur évolution. Mais moi, je trébuche. Je suis moi-même accompagnée par quelqu’un de splendide sur mon propre chemin et je sais que la guérison de mon âme ne passe que par moi. Même si parfois je voudrais me laisser hypnotiser par les lumières de la facilité…
    La Vérité, ma Vérité profonde… J’en suis là.
    J’apprécie beaucoup cette réflexion sur les différentes approches de travail sur « soi » qui nous sont proposées. Je suis convaincue que c’est en se guérissant soi-même que nous pouvons aider les autres à guérir. Et, aussi, les autres viennent m’aider à guérir les parties qui ne le sont pas encore, en miroir des leurs.
    A bientôt,
    Mula

  5. SPOT dit :

    La pensée incarne la présence sans le savoir^^ cet espace d’expression n’est qu’un gisement local fantomatique, une doublure un peu bruyante qui essaye de phagocyter le silence comme une proie convoitée^^^^^^^^^^^^^^////((((çççboffffff,,,
    http://www.dailymotion.com/video/xyrztt_le-libre-arbitre-selon-ramesh-balsekar-fr_webcam#from=embediframe
    http://www.dailymotion.com/video/xysupg_le-libre-arbitre-selon-ramesh-balsekar-2-fr_webcam

    • pierrot dit :

      cobaye ou cocréateur ?
      La cocréation quantique implique la pensée et je dis que la véritable cocréation implique justement cette absence de pensée qui implique alors cette absence d’individualité.
      La cocréation serait-elle alors une forme de laisser agir la vie?
      On est bien loin de l’image qu’on s’en fait.
      On se croit / pense libre alors qu’on est automate et quand on ne croit pas / pense pas on sort du statut d’automate qui réagit.
      Une petite vision pour Marie-Anne.
      http://www.visionsanstete.com/

  6. Chantal dit :

    La fin dernière de l’homme est pour moi, la connaissance unitive de la Divinité,; Réaliser Cela, ce n’est certes pas le chemin du bien-être, seul(e) avec vous-même car les ennemis sont moins difficiles à supprimer qui à l’intérieur peuvent prendre ttes les formes, un ma^tre réaliser peut vous guider, mais il ne peut pas( vous) réaliser, donc au final vous devez lâcher le maître (attention )gare à l’attachement, le maître n’est qu’un canal de lumière dissout( cendres) transcendé, pure félicité, un siddha( maître parfait) seul eux sont réalisés vivants. Ils ont maîtriser leurs sens, les passions, le monde et se sont vaincus eux-mêmes, ils voient en nous tous le divin, voilà ce que tout homme apprend à se vaincre pour réaliser l’Ultime retour à la cause. Après chaque personne a le choix de sa vie, certains préfèrent brûler la bougie par les deux bouts…Vivre dans l’insouciance, le libre choix est donné à chacun. Agapé à chacun de vous.

    • pierrot dit :

      ou tout simplement dans l’observation directe de Gaia, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

    • marie christine dit :

      Très juste analyse de Sophia, lucide et profonde !

      D’accord avec toi, Chantal, notre but actuel est bien la libération par la maîtrise progressive de soi, ce qui conduit inévitablement à l’expérience de l’unité, comme certains « Maîtres » l’on atteinte .
      La dualité, c’est attacher de l’importance aux apparences, c’est former des clans, c’est se méfier de l’autre, c’est vouloir contrôler sa vie, c’est cacher ses intentions secrètes, organiser des stratégies pour se rassurer, se protéger, c’est manipuler les êtres comme des pions sur un échiquier, c’est ne pas respecter l’autre ni se respecter soi-même, c’est défendre son territoire, c’est voir petit, à l’échelle de son entourage proche, c’est faire tourner le monde autour de son propre nombril, c’est ne pas tenir compte des vrais besoins et des vrais sentiments des autres, c’est avoir l’obsession de s’affirmer, d’attirer l’attention par peur de ne pas exister, c’est se faire aimer par tous les moyens possible, c’est faire le bourreau ou la victime, c’est appeler pour recevoir ou donner de force, c’est vouloir que tout marche selon son intérêt personnel, c’est rechercher un pouvoir de domination, c’est savoir tout mieux que Dieu, c’est se substituer à Lui .
      Dans l’unité, chacun saura absolument et instantanément ce qu’il convient d’être, de dire, de faire, de ressentir puisque nous serons un avec la Volonté divine ! Plus besoin de conseils humains, de prises en charge humaines, nous aurons notre radar personnel intégré . Chacun sera son propre maître, autonome, mûr et sage, créateur de sa vie et connaisseur de l’ensemble, en complicité bienveillante avec tous . Nous verrons à travers les uns les autres en toute transparence mais délivrés de toute notion de bien et de mal .

      • Katerina dit :

        Et plus personne ne pourra rien en dire . Il n y aura plus de jugement sur quoique ce soit .
        Merci marie Christine

        • Katerina dit :

          Marie Christine avec un M .
          MC finalement
          Catherine

        • marie christine dit :

          Ou bien, les jugements glisseront comme sur une planche savonnée … Gare aux dérapages !

          • marie christine dit :

            A ce propos, puisque tu m’en donnes l’occasion, Katerina, je voudrais dire qu’il y a presque autant de tabous dans les milieux spirituels qu’il y en a dans la vie ordinaire . Impressionnant ! Ce ne sont pas exactement les mêmes vêtements dans la valise, mais la valise, on continue à la transporter .
            Et ces tabous nous viennent des différentes méthodes d' »éveil » . Chaque Maître ascensionné (comme on les appelle) s’est éveillé à sa manière, selon une certaine méthode . Ses adeptes vont suivre scrupuleusement cette méthode qui marche pour eux, en excluant les autres méthodes qu’ils jugent inutiles, voire erronées . Ainsi, ils vont tous discuter sans fin sur LA méthode, la seule, la vraie (la sienne), sans jamais s’entendre .
            Forcément, nous sommes tous des étincelles divines mais pas des clônes ! Nous avons tous un petit quelque chose qui nous différencie les uns des autres, nous sommes tous un assemblage UNIQUE AU MONDE .
            Et paradoxalement, nous créons la division parce que nous refusons de voir nos différences !
            On ne sait pas ce qu’on veut : chacun veut se distinguer des autres (ego) tout en refusant de voir les spécificités (re-ego) . Ah zut alors ! Si l’autre est spécial aussi, je ne suis plus si spécial que ça ! Une solution : regroupons-nous entre spéciaux du même genre, nous serons un groupe spécial, une élite (ego renforcé ?) .
            Il en résulte des modes spirituelles, avec des langages spirituels, des termes d’actualité spirituels, un langage d’initiés, abscons, nous coupant peu à peu de la société « ordinaire » qui, de toute façon n’y comprend rien à la spiritualité .
            Snobisme ? Mépris ? Protection ? Je dis risque de déracinement .
            Comme il en est pour toute mode, j’ai remarqué que certains mots ont disparu du vocabulaire spirituel depuis quelques années, et d’autres ont fait leur apparition … Il faut dire qu’avec internet, quand l’un sort une trouvaille, beaucoup d’autres suivent . C’est à se demander s’ils ne sont pas tous à l’affût les uns des autres (ça me rappelle un certain système de compétition commerciale …)
            Le Web foisonne de canalisations à faire baver d’envie la Générale des Eaux . Mais heureusement, les sites sont honnêtes, ils disent d’utiliser notre discernement . Ouf ! On est sauvés !
            Pour en revenir sur les différentes méthodes de guérison ou d’éveil, je dirais tout simplement : soyons humbles et tolérants . Le choix de chacun ne nous regarde pas . Il correspond toujours à ce que la personne a à vivre à un moment précis, même si elle se plante à nos yeux . C’est exactement ce qu’elle devait vivre pour comprendre quelque chose dont seul Dieu a le secret . Si nous voyons qu’elle prend un chemin scabreux, nous pouvons la prévenir mais, encore une fois, seul Dieu nous autorisera à l’aider, et même nous y incitera ou pas, selon Son Plan bien précis, car il est l’Unique Connaisseur .
            Il en est de même pour nous : Il nous plonge parfois brutalement la tête la première dans les eaux boueuses de notre plus grande illusion de souffrance pour nous en purifier entièrement et définitivement . Il ne peut pas nous purifier d’une boue dans laquelle on n’aura pas osé tremper un orteil ! Et là, je rejoins donc encore une fois Sophia dans son article .
            Pour donner un exemple . Il y a les adeptes du non effort . Parfait pour ceux qui sont prédisposés à la méditation (mais qui devront peut-être faire un effort pour passer à l’action spirituelle). C’est leur chemin de vie . D’autres sont prédisposés à l’action consciente, et ils devront faire un effort pour se poser, se relaxer, entrer en méditation .
            Chaque cas est une ensemble de paramètres, une combinaison absolument originale . Même celui qui suit à la lettre une méthode va tâtonner, y ajouter son grain personnel, faire sa petite salade . Mais surtout ne jamais oublier que ce qui réussit chez moi n’est pas forcément la panacée pour les autres . C’est ma, ta, sa salade avec mes, tes, ses ingrédients dosés de façon unique .
            Voilà . Ce n’était pas une attaque, juste un coup de gueule . Ca non plus ce n’est pas un tabou . Quand on sera des saints, on n’en aura sans doute plus (des coups de gueule) . En attendant, je n’ai pas envie de prétendre en être une (sainte) avant l’heure . M’en fiche, j’ai une excuse, je ne suis pas encore dans l’unité et je n’ai pas encore ascensionné . C’était en toute amitié .

            • Katerina dit :

              C est bien le problème pour ceux qui n ont jamais ou peu accédé à une méthode , des lectures , des canaux , des gourous , des stages , des religions , des pratiques quelqu elles soient d un point de vue spirituel . Internet est une vraie source d informations , encore faut il utiliser cet outil avec discernement .
              Pour ce qui est de mon expérience , j ai découvert que la spiritualité était très présente aujourd hui . Et c est utile et pratique .
              Mais chacun peut trouver ces guides , son chemin , Dieu est présent pour tous .
              Il est en meme temps avec soi et avec les autres et c est ça le miracle .
              Plus la peine de demander conseil , simplement échanger nos points de vue pour évoluer encore .
              Je ne sais si cela est possible pour tous , en tous les cas je suis là où je voulais etre .
              Amitiés
              Catherine

            • Marie-Anne dit :

              Marie-Christine,
              Rassures-toi: tu as le coup de gueule très lucide et très sage! 🙂
              Merci à toi! <3
              Pour le reste : entièrement d'accord avec ton propos : témoigner, donner son éclairage, peut être très utile; modéliser et s'imposer , ne l'est pas du tout.
              Mieux vaut garder l'esprit ouvert, et rester conscient du caractère changeant et évoluant des choses, ainsi que de la multiplicités des chemins et des vérités au sein du kaléidoscope époustouflant qu'est la Création!

            • pierrot dit :

              Tu ne veux pas essayer la méditation 3 G ?
              J’arrête pas de me désinscrire de sa liste et il trouve toujours un email à m’envoyer.

          • Margelle dit :

            Coup de gueule Marie Christine ? eh bien des comme ça tu peux t’en autoriser des centaines !!! c’est plutôt un partage de ton ressenti, que je partage entièrement… ton analyse me semble tout à fait juste (forcément, puisque je la ressens pareil ! 🙂 )
            Et pour le concours des jeux de mots, je propose ex-aequo « Le Web foisonne de canalisations à faire baver d’envie la Générale des Eaux « … Il m’a fait trop rire !!! 😀 😀 Merci Marie-Christine…

            • Marie-Anne dit :

              🙂 d’accord avec toi, Margelle 🙂
              Donc, nous avons 2 Oscars ex-æquo pour les meilleurs jeux de mots et d’esprit 2014:

              « Aqua jacta est » (Acacia)

              Et

              « Les canalisations foisonnantes sur le web, à faire baver d’envie la Générale des Eaux! »
              (MC)

              Que d’eau, que d’eau! 🙂

              • Margelle dit :

                Et 2014 est loin d’être fini !!! Encore 10 mois !! éloignez vous des côtes, des rivières, des villes surpeuplées, des régions à forte pluviométrie… Le désert, peut-être ?

              • marie christine dit :

                Merci les filles ! Heureuse de voir qu’on est plusieurs du même avis .
                L’idéal est évidemment de rester centré le plus possible car les relations humaines étant beaucoup faites d’échanges d’énergie, on peut pomper et se faire pomper à tout moment, soit en aidant, soit en se faisant aider .

                Acacia, on est lauréates . Dommage, on a raté les Jeux Olympiques !

              • acacia dit :

                Chère Marie-Christine, l’Olympe est en plein changement, bientôt on aura peut-être les Jeux Galactiques, et il n’est même pas dit qu’il y aura compétition… et nos belles médailles toutes neuves seront déjà poussière… en attendant je remercie notre bon public Marie-Anne, qui est joueuse comme tout 🙂 et distribue des satisfecit d’encouragement entre deux lectures historico-kabbalo-tarologique ( elle est très forte ! ).
                Décidément je m’amuse bien avec vous tous !!! 🙂 🙂 🙂

  7. François dit :

    Et si l’ultime résistance était simplement le refus de prendre notre pleine et entière responsabilité …!

    Après, les méthodes et le temps ne sont d’aucune importance …. c’est chacun selon et tout est juste.

    • Thau dit :

      Oui Francois mais c’est toujours la même histoire: pour refuser il faut avoir conscience…et combien d’êtres en mesure de prendre « leur peine et entière responsabilité »…

      • pierrot dit :

        tiens tiens ‘leur peine’ ? 🙂

        • Thau dit :

          🙂
          Bien vu l’ami!
          En fait cela exprime ce que je ressens: plus d’individus capables de conscientiser leurs peines…que d’être conscient
          de leur pleine et entière responsabilité

      • acacia dit :

        Thau, ton lapsus me ferait volontiers dire que c’est quand la peine est pleine qu’elle se résout….par cet effet d’ « inexplicable » trop-plein qui peut faire vaciller la confortable certitude de notre non-responsabilité.

      • marie christine dit :

        Lapsus révélateur, Thau ! « Combien d’êtres en mesure de prendre leur peine et entière responsabilité » . En plus, c’est vrai . S’il y en avait plus, il y aurait moins de médicaments et moins de maladies, par exemple …
        Et ce n’est pas pour refuser qu’il faut avoir conscience, c’est plutôt pour accepter, il me semble .

        François, ta réflexion est d’une profondeur insoupçonnée : »la résistance ULTIME : « le refus de prendre notre pleine et entière responsabilité » .
        Evidemment, il ne faut pas prendre cette phrase au premier degré . Il ne s’agit pas des responsabilités habituelles de la vie courante (bien que cela soit lié d’une certaine manière) .
        Ce que je crois comprendre dans tes paroles, c’est la responsabilité de faire le GRAND SAUT dans l’Inconnu, c’est accepter de tout lâcher pour sauter dans les bras de Dieu et s’en remettre totalement à Lui . Accepter de ne rien savoir de notre avenir, de ne rien contrôler, d’abandonner tout désir personnel, tout acte intéressé, toute stratégie de défense .
        C’est en quelque sorte avoir pleinement conscience d’être une parcelle divine parmi des millions d’autres et agir uniquement en fonction du grand Plan divin …

        • marie christine dit :

          PS : En fait, c’est tout simplement la troisième voie de Sand et Jenaël, le fameux point O .
          On arrête d’osciller éternellement : 1-2, 1-2, 1-2 … de tourner en rond . On trouve l’ouverture, le 3, et hop, on prend la responsabilité de la décision,on fait le Choix de se lancer sans parachute, avec la seule foi pour nous motiver .

          • François dit :

            Oui Marie-Christine , en tout cas de mon point de vue aussi. Après on peut nommer Dieu ou la Vie, la Conscience ou le Soi Supérieur comme disent Sand et Jenaël, l’important bien sûr n’étant pas le nom mais la Chute ! (chut……. ) 🙂
            Merci à toi

        • François dit :

          🙂 ♥ 🙂

      • François dit :

        Oui Thau et c’est bien … dans les âmes en peine que les amants peinent… 🙂

      • Margelle dit :

        Autre version de cette affaire qui prend une ampleur insoupçonnée : « combien d’êtres en mesure de prendre leur peine en entière responsabilité » !!! mais c’est sans doute ce que vous dites sous des aspects différents…

    • Eve Lyne dit :

      Et si…et si …
      Oui, mais…
      J’aime bien tes interventions, François !
      Au milieu des bois, avec Margelle, Accacia ect…
      Accompagnés des esprits de la nature, nous causerons de tout celà.
      N’oublies pas provision de verveine citronnée, n’est-ce pas ! 😉

      • François dit :

        Au milieu des bois avec toutes ces femmes…. ouffff…. oui j’espère que les esprits seront là…. 🙂 🙂 🙂

        • marie christine dit :

          Eh ben, François, c’est mâle parti !

          Moi, mon truc c’est « Dieu » . Je l’ai repris à l’Eglise qui prétendait avoir le monopole du label contrôlé .
          Mais comme le vin de messe avait décidément le goût de piquette, je le réhabilite à sauce avec l’ambition d’en faire un grand cru …

        • acacia dit :

          Cher François,
          voici la réponse des esprits, transmise par un sylphe-coordonnateur ( dont le nom – à coucher dehors forcément -, ne peut être de toute manière pas être divulgué sur les ondes que nous utilisons ici ) :
          « Tu es toi-même d’un bois dans lequel nous reconnaissons une sève puissante et fraternelle. N’aie donc aucune crainte : dans la forêt tu seras toujours entouré d’arbres ».
          Rassuré ? 🙂 🙂

          • François dit :

            Acacia,

            « Rassuré ?  »

            maintenant Oui merci car, renseignements pris , il semblerait que les Esprits de la forêt n’aient pas la langue de bois…. ouf…! 🙂

  8. mesnet dit :

    « Mais la différence est vaste entre la poursuite du bien-être et la voie de la guérison : entre la poursuite du confort, dans laquelle on reste dans l’évitement de ce qui en nous est jugé déplaisant à ressentir, et le chemin où l’on accepte d’embrasser l’inconfort transitoire qui permet le changement profond. »
    J’adhère ! Tout est dit.

  9. angie dit :

    Merci Belledame! J’ai toujours su intuitivement me garder de l’écueil dont vous parlez….je n’attends pas d’une thérapie qu’elle me change mais plutôt qu’elle me donne des clés pour déblayer une partie du sentier….Ensuite, libre à moi de le faire ce pas ou pas!!!J’espère néanmoins que nous pourrons rendre limpide cette nuée grisâtre de bien mauvais présages….Une âme engluée par ce qui la trouble….

  10. Li dit :

    Heureuse de te lire Sophia!
    Tu confirmes ce que je pensais.
    A bientôt pour un nouveau texte…?
    Lisa ♬❤♪❤♫

  11. pierrot dit :

    En ce qui me concerne, les thérapies ce n’est pas mon truc.

    • Margelle dit :

      😆 😆 eh bien ami, c’est que ne souffres pas trop et que tu n’as pas trop souffert… sans savoir où frapper…

      • Margelle dit :

        .. euh ! je précise : sans savoir à quelle porte frapper (surtout quand la tienne t’est fermée, que dis-je verrouillée….)… parce que sinon, question frapper, si, en général on sait (et encore ???)

  12. Anima dit :

    Et pourtant,caché parmi l’armada des thérapies en tous genre,j’en ai pratiqué une, carrément merveilleuse,animé par une accompagnatrice discrète, d’une ethique subtile,dans l’esprit de ce cher et grand chercheur qu’est Karl Gustav Jung,apotre de la liberté;
    Il s’agit de l’AMC ,ou analyse des mythes corporels! Sans bondieuseries, ni saintes-nitoucheries ( cet état d’esprit est fréquent au sein des stages en tous genre),on nous pose un parcours d’obstacles en quelque sorte ,que chacun est libre de vivre à sa façon,le but étant de ramener une petite couche d’inconscient supplémentaire à la conscience!
    Alors oui, qu’est ce qui a changé depuis ce travail? Perso,après un long passage du désert,de la vallée des larmes qui ont duré des années, (voir le mythe du Simorgh), je suis devenue une personne autonome, tout simplement, avec tous le bien-etre que cela induit!
    Mais bien sur,après ce grand coup de pouce,le cheminement continue ,car « rien n’est jamais acquis à l’homme » (J. Brel)!
    En tous cas,je ne me suis jamais autant marré que lors de cette immersion jungienne, où la condition de participation, la seule et unique d’ailleurs, était de ne pas juger ,meme pas en pensées; lorsque des membres d’un groupe,( il s’agissait d’une thérapie de groupe),sont dans le non -jugement absolu,l’ambiance devient magique,et l’on peut voir ce qu’est le vrai « sentiment de sécurité » à laquelle notre société aspire tant! Finalement c’est tout simple!
    Amitié à tous

  13. VirginieLume dit :

    Merci Sophia pour tes mots qui viennent sonner dans mon cœur juste au moment où j’ai décider d’embrasser mes blessures,et oui c’est vrai ce n’est pas confortable…Ce que tu écris est comme une réponse à ce que je ne t’ai pas demandé, mais qui est là, évidemment, alors encore merci. A bientôt 🙂 Virginie.

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