Traversées intimes

Nicholas Roerich42Une belle allégorie sur les traversées de nos peurs intimes…

Animation d’Oriel Berkovits – 6mn 18″

Merci à Béa.

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source).

Source originale.

A propos Le Passeur

Nomade sur le chemin...
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33 Responses to Traversées intimes

  1. Li dit :

    Pour ceux que cela intéresse voici le lien du livre de Krishnamurti » Se libérer du connu ».
    http://www.jefflemat.fr/autres/90_krishnamurticonnu.pdf
    Et sur youtube la vidéo:
    https://www.youtube.com/watch?v=FszhuRA-Lek

  2. SPOT dit :

    En ce moment j’ai une période d’insomnie ; j’observe ma vie qui défile à vitesse grand V ; mais ce changement n’est que le regard qui se pose sur ce qui existe déjà.
    Et cette perception du changement n’est que l’élément d’une lecture qui se décompresse de l’enchevêtrement de la mémoire, mais là encore,rien ne me sépare de cet instant où je perçois cet environnement sensoriel, le son saccadé de la grande aiguille de l’horloge électrique accrochée sur le mur de ma cuisine, et qui martèle à chaque étape d’hésitation une perception du temps qui se diffuse dans l’inconscient.
    Je suis là, face à l’écran ; il apparait comme un horizon infini du monde de l’instant où rien ne change.

  3. pierrot dit :

    ‘ERREUR : Votre message est trop court. S’il vous plaît essayez de dire quelque chose d’utile.’
    hi hi hi
    Alors je vais mettre un message super important.
    Voilà j’ai parlé pour ne rien dire mais je n’ai plus le message d’erreur comme quoi quantité doit rimer avec qualité pour lui.
    Mon message original était juste un smile
    🙂

    Bon je vais faire en plus un peu de copie, histoire d’en rajouter une couche 🙂

    « En Birminie, c’est moi, dans le tremblement de terre c’est moi, et c’est moi qui meurt de faim en Afrique. Les gens entendent parfois le message de la non-dualité et pensent qu’il s’agit de prendre du recul et de ne rien faire. Ils pensent qu’il s’agit de tenir cette position pleine de suffisance et de dire : « Ho, c’est simplement un rêve, une histoire, il n’y a personne qui souffre, à quoi bon faire quoique ce soit? ».

    Dans la vision claire qu’il n’existe ici personne qui souffre et que la souffrance est simplement une histoire, il peut y avoir l’action sans effort d’aider là où l’aide est nécessaire, mais cela vient d’un endroit d’où vous ne savez rien, cela provient du non connu. L’Un se reconnaît dans le visage d’un enfant affamé et peut bouger pour s’aider, non par pitié, non parce qu’il doit être une personne généreuse, cela n’a rien à voir avec tout cela. Cela ne provient pas d’une règle morale. Mais dans la vision que tout est UN – et c’est là le mystère de l’univers – d’une certaine manière il est poussé à s’aider, parce qu’il se voit lui-même comme l’enfant affamé, comme la victime du tremblement de terre. Il est conduit à agir ainsi, si c’est possible.

    Il peut aussi ne pas bouger. Il n’y a pas de moyen de le savoir. Cela vient d’un espace de non pensée. Cela ne provient pas d’un endroit où je suis séparé de vous, et je souffre parce que vous souffrez, et je ressens de la pitié pour vous et souhaite être une bonne personne. Non, l’univers n’a pas besoin de tout cela. Il n’a pas besoin de votre pitié. Il n’a pas besoin de votre souffrance pour rajouter à la souffrance.

    Voir tout cela de façon claire, c’est en finir, et il peut y avoir mouvement d’aide, ou pas.

    Il n’y a pas moyen de le savoir à l’avance. Au moment où vous avez une idée de ce que vous devez faire pour aider, au moment où vous avez un plan établi, vous arrêtez de voir. Par exemple si vous pensez que la chose la plus importante au monde est de sauver les forêts de l’Amazonie et c’est ce à quoi vous pensez tout le temps, vous pouvez ne pas voir cette vieille dame qui traverse la route et a besoin de votre aide en cet instant, parce que vous avez tout un ensemble d’idées établies sur ce qui est bien et ce qui est mal, vous pouvez manquer cette vieille dame, qui est plus importante que toutes les forêts de l’Amazonie car elle est là, maintenant, devant vous, et qu’elle est vous aussi.

    Il n’y a donc aucune structure ou organisation, je n’y comprends rien, personne ne comprend, c’est simplement le mystère de la création. D’une certaine façon il se reconnaît lui-même. C’est Dieu qui se voit partout.

    Jeff Foster

    Extrait de  » Une absence extraordinaire – La libération au milieu d’une vie ordinaire » , Ed. Almora
    « 

    • pierrot dit :

      Le commentaire s’est mal placé, il était en réponse au dernier commentaire de Yves

    • Le Passeur dit :

      ERREUR : Votre message est trop court. S’il vous plaît essayez de dire quelque chose d’utile.’
      hi hi hi

      J’ai corrigé ça. A partir d’un caractère ça devrait désormais fonctionner. C’est mon nouvel antispam qu’il faut affiner.

    • Soleil Bleu dit :

      Très fort ce texte Pierrot !
      Merci

    • Yves dit :

      Merci Pierrot pour ta réponse à mon commentaire. Mais je ne suis pas sûr de t’avoir bien compris…
      Je voulais souligner l’importance toute relative de mes schémas de pensées, de mes idéaux, presque toujours dans ces cas là, en référence au passé.
      Si la méditation s’impose dans ma vie pour faire le calme en moi, je ne prône pas pour autant l’enfermement dans mon « Mythe de la Caverne » ne me faisant penser que par moi-même (rires !).
      Quand il m’est demandé de m’impliquer physiquement dans une action ou un évènement, c’est mon besoin de créativité qui se fait sentir, qui vient à ma rencontre. Je demeure libre cependant de devenir l’acteur « responsable » de mon rêve et d’en rédiger le scénario.
      Je suis simplement invité à m’impliquer dans un acte, une expérience nécessaire à l’évolution de mon âme.
      Quelque soit le choix de ma réponse, de mon attitude, je ne pourrai échapper à l’expérience qui s’impose à moi, qu’il m’est demander de vivre, de créer, afin de la rendre consciente.
      Ainsi je crois, « je me libère, au milieu de ma vie ordinaire »…
      Bien à toi.

  4. acacia dit :

    Elle est assez émouvante, au fond, cette Grosse Peur qui a si peur de voir s’éloigner son compagnon de peine…
    Cette petite vidéo m’a cueillie ce soir, après deux journées passées à esquiver, sans volonté, une peur qui revient me tenir compagnie de temps à autre. Je me suis abrutie de films pas forcément malins trouvés sur internet, comme j’aurais avalé des cachets pour l’oubli. Gros mal de crâne. A cause d’une peur d’aller à la rencontre de la feuille blanche.
    Il y a encore des phases de repli bête.
    Aucune force ne joue contre moi, j’en ai l’intime conviction. Ce qui s’oppose à Moi est une obscurité intérieure dont j’admets la présence. Elle ne vit que de l’énergie que je lui donne.
    La Grosse Peur a besoin de beaucoup d’Amour…
    A vous tous, une belle nuit lumineuse.

  5. graffitique dit :

    Marrant cette idée de montrer la peur comme une sorte de petit nuage toxique certes, mais finalement presque sympathique :
    https://www.youtube.com/watch?v=bMg95m-oBPE#t=2330

    • Li dit :

      Merci, Graffitique pour cette vidéo qui a suscité un petit débat en famille…

    • acacia dit :

      Merci Graffitique, ce documentaire est tout bonnement excellent.
      Déjà qu’au lieu de dire bon appétit on a dû apprendre à dire bonne chance, maintenant au lieu de dire respire un bon coup on va devoir apprendre à dire met ton masque.
      Autant être prévenu, n’est-ce pas… 🙁

  6. Marie-Anne dit :

    Très réussie, cette petite vidéo!
    C’est une belle allégorie de nos passages, de nos étapes.

    Merci, Passeur, et merci aux concepteurs de ce petit film.

    Personnellement, j’aurais représenté autrement l’égrégore sombre de nos peurs.
    Je l’aurais plutôt représenté perdant visiblement ses couches d’un palier à l’autre, mais dévoilant, d’une part, son noyau de cristallisation dure, noire intense, à chaque palier, et gagnant, d’autre part, en habileté de plus en plus basique et grossière dans ses gesticulations… tout en s’assoupissant de moins en moins, voire plus du tout, dans les paliers les plus  » hauts ».
    ( En tous cas, c’est plus de cette façon que je ressens cette traversée).

    Dommage aussi que l’on ne voie pas le palier, où l’individu émergeant du palier précédant, ne monterait plus dans la barque, mais remercierait au passage – de tout coeur et de loin- la masse sombre, et nagerait sans s’arrêter vers la lumière (provoquant ainsi la dissipation de tout ce qui ne serait pas cette lumière).
    Cela, c’est évidemment mon petit film personnel; il serait sans doute un peu plus long! 🙂

    Il n’empêche que celui-ci est très réussi et très inspirant! Merci!

    • Yves dit :

      D’accord avec toi Marie Anne : Remercier son ombre, le côté mal aimé de soi, contrairement à Nuahe qui pense qu’en « luttant contre » et en se montrant « courageuse », elle « dépassera » ses peurs… (mon oeil !)
      En l’occurence, il n’y a rien d’autre à faire que d’accueillir la peur, comme une émotion « levier » à la créativité et à l’estime de soi.

      • Marie-Anne dit :

        Oui, Yves,

        D’ailleurs, je me rends de plus en plus compte tous les jours, qu’accueillir et comprendre ses peurs profondes est un acte de vrai courage, tout comme la Confiance en sa propre lumière l’est aussi (en tous cas, tant que l’on est ou se croit encore immergé dans la dualité exacerbée)!

        • Marie-Anne dit :

          …et j’ajouterai, toujours en réponse à Yves, que, pour moi, il est clair que la peur a terminé son rôle éducatif et créatif -du moins pour ceux qui sont prêts à l’admettre et à envisager une Vie plus reliée à Qui Ils Sont.
          Donc, pour ceux-là, il est temps de transmuter ces peurs par l’Accueil, la Reconnaissance, la Compréhension, l’Amour,… …souvent, tout en restant encore vigilants et fermes face à l’emprise encore possible et prégnante du noyau le plus dur de ces peurs (noyau qui n’hésite pas à lancer un très long chant du cygne!).

  7. Nuahe dit :

    En bref, l’être humain actuel est familier avec la peur qui le garde dans ses habitudes et dans la facilité, la facilité de ne pas devoir changer, ou plutôt la perte de la spontanéité, la peur du changement perpétuel.
    Et passer au delà de nos peurs ne se fait pas en une fois de manière rapide, sa prend du temps, car il y à plusieurs peur,et il faut lutter ,rester ferme, rester courageux contre la peur.

    • Margelle dit :

      Oui, Nuahe, tu résumes, synthétises parfaitement toutes les phases de ce « combat » du changement, un mot comme un autre, n’est-ce pas Yves ? Le courage, comme le dit Marie-Anne est requis, il vient d’ailleurs du mot « coeur », qui nous motive le mieux, à ce qu’il paraît…
      Nous expérimentons toutes les phases de la « lutte », (un mot comme un autre)… de la Vie, jusqu’à la sérénité, qui arrive parfois à l’improviste, s’installe parfois, jusqu’à la prochaine rencontre…. que nous accueillons avec courage et bonheur…. joie, aussi… car elle nous détache de nos anciennes habitudes, si bien connues, si rassurantes, bien que pas totalement épanouissantes… et l’arrachement se fait, en douceur ou pas… selon le cas…. selon le moment…. la Vie, quoi ! vécue différemment selon chacun !!!!

      • Margelle dit :

        Nuahe, j’avais écrit un premier message qui me plaisait mieux, mais un bug s’est installé, je l’ai re-écrit, mais modifié… par la force des choses… dommage…

      • Yves dit :

        Bonjour Passeur.
        En effet, je me suis trouvé dans l’impossibilité de transmettre un commentaire pendant tout un moment. Merci de votre intervention!

        Réponse à Margelle :
        Non Margelle, « combat et lutte » relèvent selon moi, du vocable du héro guerrier auquel on (je) aime à s’identifier le plus souvent. Ce ne sont pas des mots anodins, ni des mots « comme les autres ». Ils reflètent en nous l’armure et l’étendard symbolique du combat « rêvé » de Don Quichotte, ce « chevalier à la triste figure », archétype de l’idéal chevaleresque (équivalent du Sur Moi) qui devient fanatisé par son rêve d’absolu et finit par en perdre la boule.
        Alors prudence…
        Le combat « pour » le changement ne fait qu’établir en nous ce rapport de force bien connu, totalement vain, entre une réalité présente (une forme illusoire) et un devenir « rêvé » qui l’est tout autant.
        J’imagine que tu sais cela.
        Cette « volonté » de changement n’est pour moi que la monture ( « La Rosinante » ) de nos illusions.
        Il n’y a rien à changer puisque tout est déjà là, en Soi.
        Ne rien changer mais tenter d’aimer ce qui est. Ou bien alors, partir à la rencontre de cette certitude qui me fait croire à la réalité de mes moulins à vent. Lui demander : « Qui es-tu, toi qui me fait rêver de quelqu’un d’autre, ce que je Suis déjà, cependant ? »
        A part cela, et de « moi-même », je ne pourrai rien jamais rien changer à ce que je suis, ou si peu de chose…
        Cette transformation (la vraie !) ne relève pas du pouvoir de l’ego mais du pouvoir du pur Esprit qui est en moi.
        Sans Son aide, je, n’est rien…qu’un fantasme
        Cela, tu le sais aussi, je pense ?
        C’est mon Sancho pansa à moi, dont la monture n’est qu’un pauvre âne (mais aussi un « âne d’or ») , qui me le dit tous les jours avec beaucoup de tendresse et d’humour…
        Faut-il pour cela renoncer à la pseudo réalité de mes idéaux ?
        Non, je ne crois pas non plus à cette utopie. Au contraire, je crois que ces ideaux sont en moi comme un vecteur de force, une énergie créatrice d’amour.
        A moi de les accueillir comme tels et de me méfier du chant des sirènes.
        Je sais que dans ces moments là, j’ai seulement besoin de transposer mon discours mental en…lente respiration. Au bout d’un moment, le silence finit par s’installer (je reconnais que parfois c’est un peu long à venir…Rires !)
        Alors s’égrennent en mon coeur, les toutes premières notes de musique…
        Et je ne crains plus ce que je Suis.
        Il n’y a plus de lutte. Tout est abandon…Calmos…
        Mais c’est aussi cela qu’il m’est difficile à enraciner en moi, d’autant que je sais aussi que je ne pourrai jamais de « moi-même », prétendre à déraciner la difficulté d’y parvenir.
        Bien à toi.
        Yves

        • Margelle dit :

          Bien, Yves ! les mots ! entendons nous ??? pour moi il n’y a pas de héros. Juste la vie. c’est bien de ta vision dont il s’agit – respectable entre toutes…
          Je ressentais – je ressens dans tes mots la même (à peu près) vibration que celle émise par Nuahe avec ton « contrairement » et « (mon oeil) ».. un peu de violence à reconnaître, non ? Noahe utilisait ses mots à il/elle… Or tu les réfutais, même si c’est à toi que tu parlais !
          Oui Yves, je sais beaucoup de choses et en même temps je ne les sais pas… tout dans le même temps. Je suis à la fois yin/yang, rêve/réalité, mer et colline, enfant/adolescente/femme/homme, sérénité/violence, inertie/activité… J’englobe tout ça, et j’essaie que ce soit le plus possible, et de plus en plus dans l’accord, l’acceptation, la joie. Cela vient quand je suis dans la présence, la vigilance, ce qui parfois demande un peu de « vigueur », de « courage », ou le nom que je lui donnerai à ce moment-là, et parfois ce sera « lutte », « fermeté », « arrachement ». Et je souhaite que l’autre accueille mes mots, même s’ils ne correspondent pas à sa vision du jour.
          Ceci dit j’aime ta démarche, qui est la tienne.
          Cependant, le « ce que je suis » (avec des majuscules un peu partout) ne me parle pas. Pour moi, ce serait « ce que je suis et ne suis pas », le néant et l’infini… et mon coeur est à la fois rempli d’amour et de brutalité, selon… et c’est ok….

          • Yves dit :

            Tu souhaites que « j’accueille tes mots », me dis-tu Margelle ?
            Tu as bien raison de me demander cela et c’est ce que je choisi de faire.
            Je vais aller méditer mon envie de « lutter », (heu, pardon !) de te répondre et… nous envoyer plein d’amour à tous les deux.
            Mille baisers !

            • Margelle dit :

              🙂 🙂

              (ah ah ! j’ai eu droit au message d’erreur après mes 2 smiles…. « trop court, essayez de dire quelque chose d’utile »… ce qui n’est d’ailleurs pas absurde en soi !!! )
              Merci pour ton message d’amour Yves…
              Sais-tu par ailleurs que ton message correspond tout à fait au chapitre « le renoncement à l’effort » de « l’Amour sans conditions » de Paul Ferrini, que je suis en train de « méditer » activement, de concert avec une amie… c’est tout à fait ça… mais je prends le temps de l’intégrer. Je préfère parler de ce que je vis, et non de l’idéal qui me motive…. un peu ce que tu disais… vu sous un autre angle…. il y aurait beaucoup (bien trop ?) à dire…..
              Encore merci….. ♥

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