Le sevrage de l’illusion

Peinture de Cynthia Ré RobbinsPar John Smallman.

Vous êtes en train de devenir moins accros à la validité de l’illusion.

Un est le nombre de créations de Dieu, mais Un n’est en aucun cas une limitation – il est infini. C’est pour vous un concept très complexe à saisir et à fortiori à comprendre. En fait, c’est plutôt un paradoxe alors que vous restez limités par votre corps physique, alors n’essayez même pas – c’est tout à fait inutile. Acceptez simplement qu’il en soit ainsi. Abandonnez-vous et sachez que vous n’êtes pas induits en erreur.

Parce que votre science physique moderne l’a prouvé, à la satisfaction des plus brillantes intelligences parmi vous, vous comprenez et acceptez aisément que ce que chacun de vous pense, dit, ou fait, produit des effets bien au-delà de votre voisinage immédiat. Et s’il en est ainsi, car ça l’est assurément, alors il s’ensuit que nous sommes tous Un, et que Un est le nombre de créations de Dieu – Un embrassant, une multitude infinie si vous préférez, mais Un.

La création Une – Dieu et tout ce qui est – ne cesse de partager avec Elle-même l’Amour qui est la force de vie, l’intelligence, la sensibilité, la conscience qui permet d’avoir la connaissance de soi et des autres, et permet et encourage une interaction enthousiaste parmi et au sein de ce Un. Le Un est un état de joie et de bonheur extatiques infinis et éternels, c’est votre Demeure où la chaleur infinie de l’acceptation divine vous étreint toujours. L’illusion est une distraction qui doit être abandonnée, dissoute, et elle le sera lorsque vous lui retirez votre attention collective.

C’est un environnement imaginaire dans lequel la peur et l’anxiété sont vos compagnes de tous les instants. Même si vous les refusez ou si vous les enterrez sous votre niveau de conscience, elles gisent là et couvent jusqu’à ce que vous les abordiez et les libériez, ou jusqu’à ce qu’elles explosent comme un venin en exigeant votre attention bouleversée. Beaucoup passent par cette expérience à l’heure actuelle à mesure que vos peurs font irruption dans votre conscience en perturbant votre paix. Reconnaissez-les, observez-les et libérez-les. Il n’est pas nécessaire de vous y investir pour tenter de découvrir leurs racines, ou de prendre des mesures que cette peur injustifiée pourrait estimer souhaitables – laissez-les simplement aller.

Retirer votre attention collective de l’illusion la fera disparaître comme un vieux voile qui tombe en poussière, et ce faisant, elle va vous révéler la merveille de la Réalité dans laquelle vous êtes toujours. À l’heure actuelle, cela ressemble à un rêve, une impression à peine perceptible de quelque souvenir faible et lointain, si vague et inaccessible que vous en restez presque totalement ignorants. Cependant, l’Illusion n’est qu’un voile derrière lequel vous avez choisi de vous cacher, et parce que vous avez oublié ce choix elle est devenue incroyablement réelle pour vous, horriblement réelle.

Votre tâche, la tâche de l’humanité, est de vous réveiller. Pour ce faire, vous devez lâcher vos soucis et vos angoisses, qui sont sans fondement, et étreindre sans crainte le Un car Il vous étreint déjà. La peur est un concept qui fait partie de l’illusion, car en Vérité, dans la Réalité, il n’y a pas de peur et rien qui pourrait provoquer de la peur. L’illusion encourage la peur et le mental égotique raisonnant cherche à découvrir ce dont il a peur. Et l’état de séparation apparent sous lequel l’illusion se présente à vous fournit cette preuve – les autres, qui pourraient vous attaquer ! Mais tous sont Un et, comme on vous l’a souvent dit, attaquer qui que ce soit c’est seulement vous attaquer vous-mêmes. L’illusion, cependant, fait un très bon travail pour vous convaincre que l’attaque est réelle, douloureuse, qu’elle vous menace en permanence, et que vous devez vous défendre constamment et vigoureusement contre elle.

Raymond Ciborowski01

Comme vous pouvez le voir, l’illusion est à la fois le problème et la solution ! Le problème, parce qu’elle vous a convaincus de sa réalité, et la solution, parce que son apparente réalité se dissipe lorsque vous lui retirez votre attention.

Lorsque vous lisez un roman bien construit, ou que vous regardez une bonne pièce ou un bon film, vous êtes attentifs, vous y prenez part, vous en êtes enveloppés et vous êtes emportés dans un autre royaume – le royaume créé par l’écrivain. À mesure que l’histoire se développe vous ressentez des émotions fortes, qui vous poussent à vous identifier à l’un des personnages – le héros ou le méchant – et vous essayez de deviner ce qui va se passer, ce qui va se dérouler. Lorsque vous vous concentrez entièrement sur la fascination de l’histoire en cours vous devenez inconscients du monde qui vous entoure. Puis vient la conclusion, et lentement vous revenez à la conscience de votre environnement, bien que l’énergie de l’intrigue vous accompagne encore pendant un certain temps avant de disparaître.

L’illusion est un cortège sans fin d’histoires collectives dans lesquelles vous vous êtes tous engagés, et l’échappatoire, la porte de sortie, c’est de lui retirer votre attention. Parfois, lorsque vous êtes en train de lire ou de rêvasser, un grand bruit vous ramène d’un coup, peut-être violemment, dans le moment présent, et le royaume dans lequel vous étiez entrés disparaît sur le champ. Lorsque l’attention collective de l’humanité se retirera du royaume dans lequel vous semblez maintenant résider, vous vivrez un réveil soudain, et il sera exaltant !

Afin d’encourager l’arrivée de ce moment exceptionnel et inévitable, assurez-vous de passer quotidiennement du temps dans votre lieu de paix intérieure, avec l’intention de vous investir dans le divin champ d’Amour de Dieu, la Réalité, qui vous entoure et vous protège à chaque instant. Il est toujours là, attendant que vous perdiez de l’intérêt pour l’imaginaire usé et désormais plutôt prévisible que l’illusion s’est maintenant révélée être, et auquel vous êtes devenus « accros ». Néanmoins, vous êtes en train de devenir moins accros à la validité de l’illusion, moins convaincus par elle, et vous recevez une assistance énergétique massive provenant de la Réalité, de ceux des royaumes spirituels, pour vous aider à détacher d’elle le centre de votre attention.

C’est votre intention – cela a toujours été votre intention – de vous réveiller du rêve de la séparation d’avec votre Père, et Il vous a donné les moyens de le faire : votre propre part de la flamme éternelle de Son Amour brûlant constamment en vous et pour toujours indissolublement connectée à Lui. Votre réveil est inévitable, inéluctable, et divinement assuré. Vous avez juste à consentir à ce qu’il se produise, en étreignant l’Amour de Dieu et en lâchant tout ce qui, en vous, n’est pas en harmonie avec Lui.

Votre frère qui vous aime,

John SmallmanJohn Smallman – Traduit par Anne Duquesne 

Vu sur LaPresseGalactique.com

Source originale (en anglais).

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

 

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Nomade sur le chemin...
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33 Responses to Le sevrage de l’illusion

    • katerina dit :

      Merci Pierrot pour cette vidéo .

      C est tellement essentiel ce qui y est exprimé .
      Affectueusement
      katerina

    • Li dit :

      Pierrot,
      En visionnant cette vidéo j’ai ressenti un moment d’union intense avec Christiane Singer. Merci Pierrot.
      Comme elle, je pense qu’aujourd’hui nous avons assez de connaissances pour transmettre l’essentiel aux enfants et aux jeunes.❤✿❤

  1. massous dit :

    Quand nous savons que celui qui cherche est le même que celui dont le mental erre, c’est l’éveil.
    L’Ego interprète en permanence ce qui est « vu » par le Soi(conscience du corps)
    Restons fermement installé dans le Soi, c’est nos habitudes, tendances mentales et toutes les fausses idées que nous avons de nous même qui obstruent et cachent l’expérience du Soi réel. Nous sommes ce qui pénètre toute chose, l’UN dans la manifestation.
    La conscience va et viens, la présence est notre état éternel.
    Dans la lumière

  2. Thau dit :

    Vu sur http://www.vieux-jade.com
    Fraternellement

    Libre

    Si écrire m’est facile, je me rends évidemment compte des limites de ce genre de transmission. Les mots enferment autant qu’ils ouvrent de perspectives. Si la carte n’est pas le territoire, les mots sont des idoles figées qui ont les limites de la compréhension de chacun. C’est tout le problème de la communication.

    Les maîtres du monde ne s’en soucient pas, car ils ne cherchent qu’ à asservir. Les mots dont ils usent sont des armes de destruction massive. Expression dont ils usent ironiquement.

    Cherchez les armes de destruction massive. Vous ne les verrez pas, vous en êtes la victime.

    Le plus difficile à voir et à faire voir, c’est la force des implants. Le premier d’entre eux, et le plus tenace étant l’illusion de la dualité.

    Dire à ses contemporains que nous nous trouvons dans une cage sans réalité, c’est dangereux. De la même façon que les juifs disaient au Christ en croix (dans les canoniques) : « Si tu es le fils de Dieu, sauve toi toi-même », c’est risquer la camisole dont ils diront en rigolant : « Et celle là, elle est sans réalité ? »

    Si le chercheur a besoin d’amis, mais peut vivre sans relations c’est parce que la connaissance n’est communicable qu’à ceux qui sont passés par le même chemin.

    Quand on en rencontre, pas besoin de parler. Ou si peu.

    Notre infranchissable prison est limitée par l’espace. Sur une planète ronde, on revient toujours à son point de départ. Creusez, vous traverserez le globe, mais n’en sortirez pas. Elle est limitée par le temps. Le recours à la conception traditionnelle d’un temps cyclique plutôt qu’à la théorie moderne de la flèche du temps linéaire aide à la compréhension de l’existence, mais n’en rend pas libre.

    Le passé n’existe pas. Cette évidence ne fait pas l’unanimité. Le futur est un songe. Comme le passé. Deux tuyaux qui alimentent le cadavre que nous sommes en cet instant même. Perfusions.

    Comprendre, en ses cellules, que le passé qui nous obsède, nous tourmente, laisse en nous les vibrantes banderilles du regret et de la justification, n’est qu’un rêve, un film, un fantasme, c’est rompre une attache.

    Comprendre que l’avenir n’a aucune réalité, écarter d’un revers de main les craintes, les hésitations, les velléités, les projets mirifiques, les décisions, les choix, les préférences, la peur, c’est en rompre une autre.

    C’est extrêmement difficile, car les nains qui rattachaient Gulliver sur le sable du rivage sont là pour tout rafistoler, sans cesse. Et lorsqu’ils n’y parviennent plus, ils appellent à la rescousse le chef du camp, ou « gardien du seuil », qui n’est pas d’un abord facile.

    Quand j’oppose l’espérance – je devrais plutôt employer le mot espoir, car le mot espérance est fortement connoté comme vertu théologale – les espérances, à la peur, je vois bien que l’un succède à l’autre comme la nuit au jour.

    Le 21 décembre 2012 est l’exemple d’une espérance déçue. Ça n’empêche pas les channels de nous assurer que tout va pour le mieux, mais qu’on n’arrête pas un train en marche sur cent mètres.

    Dormez encore un peu, on vous réveillera quand vous pourrez descendre.

    Mais vous ne descendrez jamais du train. Du train du temps, on ne descend pas. Il tourne et retourne, revient, repart, et vous restez dedans à regarder le paysage. C’est sympa, c’est atroce, ça dépend des paysages traversés, de la qualité des sandwiches et de l’accueil du personnel navigant. Mais c’est sans fin.

    Pour descendre du train, il faut rompre tout attachement au passé et toute considération de l’avenir. L’avenir, c’est demain, dans un an, quand je serai en retraite, mais aussi : est-ce qu’elle sera à la gare ? A quelle heure mange-t-on ?

    Ces questions sont légitimes et normales, parce qu’on a un corps et un psychisme. Mais elles doivent demeurer purement informationnelles. Il faut en retirer toute émotion. L’émotion, qu’aiment tant nos contemporains, sur laquelle – lesquelles – jouent les romans, les films, les musiques, afin de nous maintenir sous contrôle, l’émotion est le pire des poisons. Le poison unique.

    J’atteins ici la limite des mots. Je sais que les piques se lèvent pour me percer : faut-il vivre comme des monstres sans pitié, des tortionnaires sans cœur ?

    Les piques se lèvent. En réaction, dois-je lever mon bouclier, chercher à excuser l’horreur qui a franchi mes lèvres, ou laisser ?

    Ne serais-je pas un portail organique, un reptile à sang froid ?

    Le film est plein de méchants souvent décrits comme dépourvus d’émotions, mais c’est faux, et fait pour tromper. Les monstres inhumains qu’on nous présente comme repoussoirs au cinéma ne sont pas vides d’émotions, bien au contraire : ils sont pleins jusqu’à la jouissance d’émotions perverses. Leur visage de marbre et de glace est un leurre. Leur sang noir charrie des torrents de feu.

    La purification des émotions est le préalable nécessaire à l’ouverture de la cage. Ce qu’il faut nettoyer : le regret du passé, et le regret – l’implant de la culpabilité – de l’image qu’on a gardé de ce moi illusoire, et tout ce qui concerne l’espérance. Passé et avenir sont des projections.

    Pourquoi tant de souvenirs, de mémorials, de musées, de livres d’histoire, de cartes postales, de photos, de psychanalystes, de confesseurs, pourquoi tant de devins, d’astrologues, de numérologues, de mediums, de channels, pourquoi tant de cet opium, si ce n’est pour nous détourner de la route ?

    Ulysse sur son rafiot a franchi le cap de Charybde et Scylla, un gouffre et un écueil, où tant de navires ont sombré. L’un engloutit, l’autre fracasse. Pourtant, il faut passer.

    Oublier les sirènes des lendemains qui chantent, spécialité du New Age de la CIA, après l’internationale soCIAliste, jeter le passé à la mer, sans regret. Il y a toujours une raison d’espérer, dit-on. Un nouveau pape. Un nouveau gouvernement. Une nouvelle usine qui va créer des emplois. Un nouveau médicament. Toujours une raison de se défoncer à l’espoir. Toxicomanie.

    C’est maintenant qui compte. Main tenant, c’est ce qui tient dans ma main. Hier n’y est pas, demain non plus. Qu’y a-t-il dans ma main ?

    Ouvrez la main. Qu’y a-t-il dans cette main ? Rien. Toute la Réalité.

    Chaque fois que mon mental m’attire vers hier ou demain – chaque fois que je m’en aperçois, plutôt – j’ouvre la main pour lâcher les encombrants fardeaux dont on m’a lesté pour que je ne parvienne pas à m’envoler.

    Lâcher prise, c’est lâcher hier et demain. Car aujourd’hui n’a pas besoin d’être tenu.

    Libres d’hier et de demain, c’est être libre, tout simplement.

    • Béa dit :

      Faire du Présent notre résidence principale et admettre qu’un état sans défense est force !

      A quoi bon en effet errer entre hier qui n’est plus et demain qui n’est pas ?
      A quoi bon si ce n’est renoncer à l’éternel cadeau que l’on nomme si justement Présent et que le Divin dépose en nous pour nous sentir vivants ?

      Les regrets,les espoirs,les culpabilités comme les attentes sont les leurres que l’égo bâtit pour nous garder illusoirement séparés,incomplets et craintifs.La Vérité,Elle, nous fait unis,entiers et aimants.
      Chaque Un est laissé libre d’incarner l’un ou l’autre mais nul ne peut limiter ou s’opposer à l’absolue perfection qui poursuit inlassablement son expansion…

      • pierrot dit :

        Voir la perfection dans l’imperfection c’est dépasser le plan de la forme

        • alain thomas dit :

          Tout en gardant à l’esprit de ne pas nuire à autrui

          • Béa dit :

            L’idée de nuire est duelle quand on reconnaît que tout est prolongement de la perfection originelle.

            Nuire est un jugement (dans l’absolu s’entend !)au même titre que « bien faire ».

            L’égo nous ballade.Il suffit d’admettre que ce qui nous semblait « bien » hier peut s’avérer « mal » aujourd’hui.

            La connaissance d’égo est ignorance et poser des jugements et des niveaux face à « ce qui est » est à la fois arrogant et insultant pour notre Divin Géniteur et ses multiples et parfaites créations dont nous sommes.

            Biensûr,ce que j’exprime ici est dans le cadre d’une vision absolue,radicale et,en effet, bien décalée avec le fonctionnement courant de nos esprits limités !….

          • pierrot dit :

            Je n’y avais même pas prêter attention.
            Par contre quand on y pense qui est en arrière de ça ?

          • Béa dit :

            Que veux-tu dire Pierrot ?
            Que l’égo est omniprésent derrière chaque réflexion ? Alors,oui,seul le silence sied (?) au mystère de la vie !!!

          • pierrot dit :

            Ce que je veux dire Béa c’est qu’on donne de la consistance à ce à quoi on prête attention.

          • Béa dit :

            Tout à fait d’accord avec toi Pierrot,je dirais même que nous donnons vie à ce sur quoi nous portons attention(c’est être conscient) d’où notre pouvoir (et responsabilité) de co-créateurs et l’importance du point de vue que nous choisissons d’adopter.
            Merci d’avoir pris le temps de me répondre !

          • alain thomas dit :

            Béa, tu fais des affirmations qui me stupéfient, me tétanisent et me coupent le souffle 🙂 😀

          • Béa dit :

            Alain Thomas,
            Je ne sais comment prendre ton commentaire !??
            Mais,si ce que j’exprime te coupe le souffle et te tétanise,laisse-moi t’apporter un bol d’oxygène et te remercier simplement d’être là,d’être toi et de participer à me révéler à moi-même !
            Si tu permets…je t’embrasse !

          • alain thomas dit :

            Si j’avais su, je me serais rasé ce matin 😀 ☼

      • marie christine dit :

        Pierrot, je dirais que c’est la manière dont on y prête attention qui lui donne de la consistance ou pas .
        Observer n’est pas un mal en soi . Ca peut aider à comprendre .
        Y mêler des émotions parasites change toute la donne .

    • Laïla dit :

      Merci pour ces mots qui m’enlèvent les maux du ment-al.
      Le Présent… là, Main tenant… Tout est dit!
      gros poutous à tou(te)s, vous qui Passez par là pour lire le Passeur!

  3. François dit :

    Lettre ouverte à mon Ego.

    Mon cher Ego,

    Quelle drôles, vivantes, frustrantes, divines, douloureuses et percutantes expériences tu m’as donné de vivre !

    Mais commençons par le début. C’est autour de mes 27 ans que j’ai entendu pour la première fois ton nom et senti ta présence. Jusque-là je ne savais même pas que tu existais alors que c’est toi qui dirigeais ma vie. Ça commençait bien !!! 🙂

    Je me suis donc mit comme objectif d’essayer de comprendre quel était ce truc qui me dirigeait alors que je ne voulais, à l’époque, ni dieu ni maître et que j’avais, bien entendu, toujours raison ! Ce fût ma première gifle de ta part car ma première réaction égotique plus ou moins consciente a été le déni de ton existence. Comme ma demande à la vie était de vivre simplement la paix, tu t’en es donné à cœur joie et je te comprends, j’aurais sûrement fait pareil. 🙂

    Puis, fort de la connaissance des ‘autres’ (thérapeutes, auteurs et autres animateurs de stages) qui savaient mieux que moi , j’ai compris qu’il fallait que je te fasses mourir , que je te détruise. Tous étaient d’accord que l’Ego était l’ennemi à abattre si nous voulions une vie ‘zen’, ‘sereine’ et ainsi, atteindre l’éveil. Tu étais l’empêcheur à s’éveiller. Celui par qui la souffrance existait !

    Donc , en bon guerrier , je suis partis en guerre contre toi. Ha quel magnifiques combats nous avons menés tous les deux n’est-ce pas ?! Que d’heures, de jours, d’années avons-nous passé à se tirer mutuellement dessus à grands coup de violences. Et finalement pour rien. Enfin , pas tout à fait, disons que ça nous a permis à tous les deux de nous épuiser…. ! Ça nous a permis d’aller au bout d’un combat où nul ne gagne, où c’est ‘perdant-perdant’ car combat d’ego à ego. Finalement c’était peut-être déjà pas si mal…. 🙂

    Puis est venu un autre temps…. Ce fût celui de l’acceptation que, quoi que je fasse ou ne fasse pas, quoi que je dise ou ne dise pas, tu faisais partie intégrante de moi. Tu étais une partie de moi. Te détruire c’était , aussi et avant tout, me détruire. C’est à partir de cette prise de conscience que j’ai cessé de me battre contre toi et que j’ai commencé un autre combat. De moi à moi. La source de ce conflit était simple. Je ne pouvais accepter qu’en moi puisse exister la peur, la violence, la jalousie, le désir de pouvoir, etc… car, franchement j’étais quand même bien au-dessus de tout ça… après tout , j’ai fait des études sur la médiation, je me plaisais à penser que j’étais capable d’amour, que je comprenais les autres, que j’étais même potentiellement porteur de la vérité sur le sens de la vie…. Ha…. Comme tu as du te marrer à cette époque à avoir , de nouveau deux places puisque , de nouveau c’était ego contre ego… 🙂

    Et nous voilà 27 années plus tard et je constate qu’aujourd’hui je t’Aime. Je t’Aime de tout mon cœur pour ce que tu Es. Mon Ami !

    Tu es un révélateur, un amplificateur et un indicateur.

    Tu me révèles ce que je ne veux pas encore voir en moi et qui me pénalise.

    Tu amplifies mes émotions inconscientes les plus enfouies dans mes propres marécages.

    Et enfin tu m’indiques qu’il est temps pour moi d’aller voir de plus près la source de mes souffrances.

    Voilà que tu passes en quelques années de l’ennemi public numéro 1 à l’ami le plus précieux et fidèle qu’il m’a été donné de rencontrer. Tu es certainement la part de moi la plus opportune dans ce que je suis venu vivre ici et maintenant. Merci à toi, je suis ravi de notre Rencontre ♥.
    François.

    • alain thomas dit :

      François j’en ai les larmes aux yeux (mon égo sans doute mais pas seulement, je crois que le Cœur y est aussi).
      Ton discours est celui d’un bel enfant au cœur tendre et pur.
      Je n’aime pas faire de jugement mais là, je ne peux m’empêcher de te comparer à un vrai guerrier de l’amour, un authentique « chemineur » qui a connu toutes les vicissitudes de la vie mais qui a toujours gardé cette étincelle, cette âme d’enfant qui fait de toi cet homme absolument charmant, adorable, pur et de la race des Vainqueurs.
      Alors j’aime pas dire merci mais là merci du fond de mon cœur François.
      Avec toute ma gratitude
      ♥ ♥ ♥ ♥ ♪♫♪♫ ☼☼☼ ♫♪♫♪ ♥ ♥ ♥ ♥

    • Thau dit :

      Habemus François !

    • Cécile dit :

      François, j’ai beaucoup ri en lisant ta lettre. Et c’est tellement juste et plein de sagesse ! Merci à toi !

    • Taoufiq dit :

      François, …
      Depuis tout le temps où je criais haut et fort que nous et notre dénommé Ego étions intimement liés, pour ne pas nous rejeter réciproquement,
      MERCI pour ton commentaire, Vraiment.
      Il est une partie de nous qui a besoin de se faire chérir pour exister en elle même, et nous rapporter en retour une partie de nous même.

      Bien sûr qu’il faut lui faire prendre conscience de se libérer de ses souffrances, pour nous libérer avec lui de nos souffrances (je parle de l’Ego)

      Notre Ego seraît-il notre SOUPAPE de sécurité ? …

    • Yolane dit :

      Lors d’une séance d’EMDR j’ai vu un lutin très ironique qui se foutait de ma poire. Tu viens de me révéler son identité : mon égo.
      Merci François

    • « Pour ce faire, vous devez lâcher vos soucis et vos angoisses, qui sont sans fondement, et étreindre sans crainte le Un car Il vous étreint déjà. »
      Lâcher prise:-) Nous sommes inondés de création de peurs. Médias en tout genre, discours politiques etc… Pas aisé pour certaines personnes d’entendre ce genre de phrase.

      « il n’y a pas de peur et rien qui pourrait provoquer de la peur. L’illusion encourage la peur et le mental égotique raisonnant cherche à découvrir ce dont il a peur. »
      Les peurs sont cachées, sournoises la colère par exemple est une peur. Nous traînons les peurs de la mémoire collective, des pensées des autres, nos propres pensées aussi.
      parce que ce nettoyage n’est pas si aisé. souci pour nos proches, est une peur, n’est-ce pas ? Alors qu’en faisons nous ? prendre le recul suffisant pour être spectateur et non acteur des peurs, soucis des autres, afin de ne pas nous les approprier.
      Etre Conscient de cela est un premier pas pour comprendre l’Illusion. mais tout le monde sait que comprendre et être Conscient n’est pas toujours = à guérison et sevrage de l’Illusion.

    • « Tu es un révélateur, un amplificateur et un indicateur.
      Tu me révèles ce que je ne veux pas encore voir en moi et qui me pénalise.
      Tu amplifies mes émotions inconscientes les plus enfouies dans mes propres marécages.
      Et enfin tu m’indiques qu’il est temps pour moi d’aller voir de plus près la source de mes souffrances. »

      Tout est dit ♥

    • François dit :

      🙂 Merci à toutes et tous …. ♥

    • Tchunka dit :

      François, merci pour la fraîcheur de cette lettre. Un régal à lire.

      Nous ne sommes qu’un… Nous ne perdons jamais notre temps sur un chemin de traverse, nous découvrons de nouvelles experiences qui nous permettent des prises de conscience ultérieures. La vie est pleine de ce que nous voulons lui accorder, d’où cette notion d’illusion qui nous tient compagnie ! Bon vent à toi, à tous et beaucoup d’amour.

  4. Thau dit :

    Les canalisations ces dernières années me font penser aux cours de caté. de mon enfance où j’étais toujours interloqué entre le contenu de qui nous y était « enseigné » et le sublime et limpide message du texte des évangiles…

  5. Béa dit :

    Se sevrer de l’illusion,quelle jolie formule pour nous inviter à nous désintoxiquer des fausses croyances et autres automatismes pervers de l’égo !

    Nous sommes conscients de ce sur quoi nous portons attention et…laissés libres de choisir l’objet de notre bienveillance.De ce choix initial et primordial ( entre illusion-vérité,dualité-unité…)apparaît un monde d’Amour apaisant et joyeux ou un monde de peur effrayant et douloureux et ce,quelles que soient les circonstances extérieures (nous percevons ce que nous projetons et projetons selon ce que nous décidons de croire!).

    Se libérer du cauchemar de la séparation ne peut se faire avec celui qui a pour fonction (et dont la survie dépend de) la dualité,les attaches,les résistances,les habitudes, les conflits,les peurs,…Sans cet attribut qu’est l’égo,il y a,certes, une perte de repères déroutante mais parallèlement naît une aspiration grandissante à tendre vers l’abandon,le lâcher-prise,à s’en remettre en toute confiance à la loi de l’Un,à s’établir dans l’absolu,à servir La Vie,à s’ouvrir à l’inconnu,à se fondre dans le Tout, avec humilité et transparence,avec simplicité et détermination,ici et maintenant…jusqu’à ce que notre vraie nature puisse rayonner pleinement et qu’il n’y ait plus rien à faire,à posséder,à fuir,à nier,à chercher,rien contre quoi se révolter…juste… Etre ce que nous sommes : les fidèles extensions d’un Divin Père !

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