La manière la plus efficace de vous préparer à votre éveil

Par John Smallman.

Alors que l’époque de l’humanité perdue dans l’illusion de son collectif et de  la réalité physique imaginaire arrive à sa fin, continuez à vous concentrer sur votre intention de changer vos attitudes manquant d’amour en un amour divin inconditionnel et sans distinction, et pratiquez-le à tout moment, lui permettant de guider toutes vos pensées, paroles et actions. C’est la manière la plus profonde et la plus efficace de vous préparer à votre grandiose éveil. Tant que vous ne relâcherez pas les attitudes de jugement et de blâme, et tant que vous n’arrêterez pas de nourrir le désir de voir ceux que vous estimez vous avoir offensé, blessé, spolié ou trahi, être condamnés et punis pour leurs méfaits, vous ne vous éveillerez pas.

La raison à cela est que tant que vous maintenez ces croyances vous vous sentirez totalement déplacés et extrêmement mal à l’aise – voire trahis ! – là où tout le monde est aimé inconditionnellement. Il vous semblerait donc injuste que ces « misérables, ces êtres égoïstes qui vous ont si cruellement blessé » puissent être acceptés par Dieu avec amour et sans aucune réserve. C’est aussi simple que cela. L’amour est une acceptation sans discernement et englobe tout, mais les attitudes manquant d’amour exigent la séparation d’avec ceux qui sont jugés mauvais, ou pécheurs. Ce serait une discordance totale, un état d’incompatibilité totale, et vous ne pourriez pas supporter d’être là !

Le jugement est une projection, une dissociation, une activité de destitution, par laquelle quelqu’un qui se sent coupable ou indigne tente de détourner et de mettre à distance son état de peur en concentrant son attention sur les méfaits des autres, et d’appeler ainsi, avec jubilation, l’attention sur les autres. La condition sous-jacente de quelqu’un qui se comporte de cette manière est celle d’un être malheureux et amer qui a peur et redoute que ses propres délits soient découverts. La plupart des humains ont vécu des situations où ils se sont sentis très malheureux, et être en présence de quelqu’un qui se sent exalté et heureux ne fait qu’intensifier ce sentiment, leur seul désir alors est d’être ailleurs ! Être au Ciel, dans la Réalité, tout en ressentant le besoin d’être séparé de ceux perçus comme inacceptables serait atrocement douloureux.

La solution à ce dilemme est le pardon. C’est pourquoi les problèmes non résolus de chacun explosent depuis leur inconscient pour être reconnus et libérés. Chaque être humain a des problèmes non résolus – ils font partie de la condition humaine – et ils ne peuvent plus rester cachés et inavoués. Le déni a été un outil très précieux pour l’humanité, car il a permis à ceux qui étaient dans la douleur de s’en distraire et de se concentrer sur la survie. Cependant, il arrive un moment où ce qui a été refusé doit être affronté et résolu. Souvent, le déni implique un sens intrinsèque de l’indignité qui a été confirmé et renforcé durant la petite enfance, l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte par les parents, les pairs, les mœurs culturelles, et les autorités religieuses et étatiques. Cela peut être assez dévastateur pour un individu, d’où la nécessité du déni.

Au fur et à mesure que l’adulte continue de grandir et de gagner en sagesse du monde et en expérience, il devient évident que la plupart des autres sont aussi coupables d’honteuses habitudes et de croyances identiques ou similaires. Cela peut conduire à une épiphanie où l’individu se rend compte qu’il n’est pas anormal, et qu’il n’y a nul besoin de se sentir honteux ou, inversement, cela peut conduire à un besoin encore plus fort pour le déni, en acceptant que lui et les autres sont en effet des gens honteux. De toute façon, ces questions doivent maintenant être abordées et libérées, ce qui explique pourquoi pratiquement tout le matériel canalisé souligne et re-souligne que vous êtes, chacun de vous, de parfaites créations divines infiniment et éternellement aimées de Dieu, et qu’il n’y a pas d’exception à cette Vérité divine.

Alors acceptez cette vérité, embrassez-la, sachez que vous n’êtes pas un corps avec toutes les insuffisances et les limites que cela implique, et pardonnez-vous pour tout, chaque faute, péché, ou crime que vous pensez avoir commis – ils n’ont jamais existé car votre état actuel est illusoire ! Vous êtes tous divinement aimés parce que vous êtes les enfants parfaits de votre Père, et donc, il est fou de ne pas vous pardonner et vous aimer. Et quand vous vous pardonnerez, comme vous le désirez, vous vous retrouverez à pardonner et à accepter les autres – éventuellement sans distinction- et vous serez alors prêts à vous éveiller. Alléluia !

Avec tout mon amour, naturellement,

Saul – Traduit par Christine sur Du Tout et du Rien

Source originale (en anglais).

Source : http://www.urantia-gaia.info (en cas de copie, merci de respecter l’intégralité du texte et de citer la source)

A propos Le Passeur

Nomade sur le chemin...
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98 Responses to La manière la plus efficace de vous préparer à votre éveil

  1. marie christine dit :

    Waterbreathing,
    Comme l’explique si bien le Passeur : « L’essentiel est invisible pour les yeux » .
    L’image que l’on croit donner n’est pas celle que l’autre reçoit car il y a le ressenti en plus .
    Dans le cas des violeurs, je dirais qu’il s’agit d’un phénomène animal : il flaire comme un chien une certaine faiblesse intérieure chez l’autre, qui lui donne le feu vert . Beaucoup d’enfants n’attirent pas ce genre de choses . C’est la raison pour laquelle il faut développer en soi la force, faire appel à la Force divine .
    Et comme l’explique bien Alain Thomas, tout ce qui nous arrive dans la vie est la continuation de notre évolution, à partir de ce qu’on a été dans les vies passées : on reprend ce qu’on a laissé en chantier à notre dernière mort antérieure, en quelque sorte . On est là pour résoudre ce qui n’a pas encore été résolu . Toutes les circonstances présentes sont faites pour nous y conduire .
    Si on ne croit pas aux vies antérieures, au karma, on garde forcément un sentiment d’injustice . Une vie ne peut pas s’expliquer en une vie . Ca n’a ni queue ni tête . Ca devient donc incompréhensible . Alors on croit que tout arrive par hasard, par malchance, par malédiction … Et on subit …

    • Waterbreathing dit :

      « Dans le cas des violeurs, je dirais qu’il s’agit d’un phénomène animal : il flaire comme un chien une certaine faiblesse intérieure chez l’autre, qui lui donne le feu vert . Beaucoup d’enfants n’attirent pas ce genre de choses . C’est la raison pour laquelle il faut développer en soi la force, faire appel à la Force divine . »
      rapport à la croyance aux vies antérieures ( je n’ai pas dit que je n’y croyais pas .. mais pour lors, je ne sais pas si je veux m’expliquer le monde par le karma, les vies antérieures, je ne sais pas si je veux trouver une explication toute fait au monde, si c’est là le sens que je veux donner à ce que j’ai vécu, à ce que je pourrais vivre .. il s’agit plus de l’importance que je donnerais à une telle croyance dans ma vie) et à des évènements que vous pouvez donner en exemple, moi, je crains une dérive, ou l’on pourrait finir par s’asseoir à regarder des faits de ce type, sans rien faire, car on considèrerait que c’est  » la charge karmique » de l’autres, que tout « est très bien ».Je reprendrais à ce sujet un exemple d’inélia( lorsque pourtant je ne suis pas d’accord avec ses propos sur l’argent) je crois, au sujet du karma, ou elle disait que par ex, si nous prenions connaissance d’une situation de maltraitance , nous devrions peut-être mieux agir, que rester bras ballant, considérant ne pas avoir à interférer avec le libre arbitre de l’autre, et le possible karma, qui rendrait les choses justes finalement.je crains que des évènements abjects sur lesquels nous aurions marge d’action soient acceptés de cette sorte.Quant à ce que vous dites sur un violeur qui flairerait une fragilité chez qui il ciblerait comme proie( j’ai connu des personnes qui m’ont dit qu’enfants, elles avaient eu l’impression d’attirer ce genre de « ciblage », par contre, je ne sais qu’en penser), je le conçois comme cela aussi, cela ne me donne juste pas un sentiment positif de l’espèce humaine, et je ne vois pas que faire pour cela. origine en soi, en l’autre, en les deux, d’un ailleurs encore, d’un plan, de je ne sais qd, et ou, l’on peut eprouver une certaine déception, et un sentiment peu agréable qt à ce genre de comportements ?
      que je crois ou non au karma, si vraiment qq chose crie à l’injustice pour moi, je suivrais ce sentiment, même si bien sur, je ne crois pas etre mieux placé pour dispenser une quelque aide, une quelque justice.

      • marie christine dit :

        Je ne sais pas, Waterbreathing . A l’adolescence, j’étais dépressive . Et encore des années plus tard, vivant une vie « normale », comme tout le monde, je ne cessais de m’interroger sur le sens de la vie . A quoi ça sert de vivre ?
        On me disait, avec toute l’évidence du monde : « Nous sommes le maillon d’une chaîne . Nous sommes là pour transmettre des choses de père en fils … Et on meurt, et c’est fini . »
        Comment cela pouvait-il me satisfaire ? Je n’arrivais pas à comprendre le sens, le but de tout ça . C’était absurde ! C’était comme si on me dépossédait de moi-même, comme si je n’avais pas d’existence propre, ni personne d’ailleurs …
        J’ai eu la révélation, LA réponse, enfin, à mes années de questionnements lancinants lorsque j’ai su que nous étions des êtres en évolution, d’incarnations en réincarnations .
        Et justement, c’est à partir de ce moment-là que j’ai commencé à prendre du goût et de l’intérêt à la vie : soit je naissais pour mourir bêtement (à quoi bon ?), soit j’avais déjà réalisé un certain travail par le passé et j’avais encore beaucoup de pain sur la planche dans cette vie-ci, et que je pouvais en réaliser un maximum pour continuer encore dans la prochaine . Si on regarde le chemin parcouru depuis le singe qu’on était, on peut quand même se dire qu’on a progressé . Et si, en plus, nous savons que l’homme tel qu’il est actuellement n’est encore qu’une étape intermédiaire par rapport à ce que nos corps seront dans le futur …
        Ce qu’il faut éliminer de notre esprit, c’est toute notion de morale . Il n’y a pas de punitions, pas de fautes, pas de notions de vengeance . Il n’y a qu’ évolution . Et pour évoluer, on passe par bien des épreuves, parce qu’il faut muer, perdre des vieilles habitudes auxquelles on se raccroche, accepter d’abandonner sa coquille, oser prendre des risques, recevoir des baffes … Et tout ça fait souffrir, en attendant que la conscience grandisse en nous .

        • Waterbreathing dit :

          si il nya pas de notions de punitions, fautes, vengeance, autant les virer pour de bons de nos vies, or, je pense que bcp composent encore avec à diverses degrés dans un monde qui nous y amène p-e fortement, je ne sais.c’est comme avoir une vie spirituelle, tout en vivant dans, et de par un système matérialiste, cela est une mise en abime. je dis pas que vous le faites pas dans vos vies, virer ces notions ci, j’en sais rien, et justement, cela semble cela le chemin, travailler sur soi, pour bcp ici.

          Je pense que la notion de faute, est p-e tentante lorsque l’on vit des souffrances de par certains actes, comportements , une façon de rebondir à la vie.la notion de faute comme de coupable fait du mal, je trouve, mais en attendant (quoi, d’ailleurs ?), vivrions nous un monde ou des personnes commettraient des crimes sans qu’elles soient inquiétées par un « jugement », donc, qui les pousserait un tout petit peu à y faire face (ce qui ne fonctionne en général pas) contre leur gré.nous faisons et vivons avec un tel monde, non ?Qui à lire les textes de ce site, chutera.Mais aujourd’hui ?
          pour ce que vous dites des questionnements qui vous ont visité à l’adolescence, j’ai les mêmes en ce moment, et je vous ai dit, j’ai tendance à y croire( notamment car y a qq mois, j’ai vécu une instabilité si fortes, et des vécus si lourds, que pour moi ils était comme des vécus , réminiscences de vies antérieures), mais là ou je ne vibre pas trop, c’est à penser un plan de vie, des choses dans ce genre, là au contraire, notre présence ici me semble n’avoir plus le moindre le sens, car ce sens est comme prédéfini, ce n’est pas à nous de le construire, donc, mais juste de suivre un plan de vie, comme une marionnette, c’est un peu l’effet que j’en ressens(soit on serait sa propre marionnnette en fait).. et puis y a d’autres choses, comme le fait de considérer la vie , cette vie comme un théatre, : pôur ma part, je vois meme pas pourquoi jouer des roles abrutis dans une pièce qui m’amuse pas.Je crois pas cela obligé, je crois que j’ai dû souhaiter que l’on puisse communiquer, /et entre « en relation » au niveau d’un vrai soi, or nos intéractions nous renvoient comme en miroir les uns aux autres, souvent à travers le filtre de l’ego, souvent je me dis entrons nous en relation de vrai soi, à vrai soi, impression que non, possible car je suis pas assez évolué, ou que sais-je (évidemment ds mon contact direct aux autres pour moi, il en ressortira une perturbation, et une dimension de l’ego, chais pas, du moment qu’on a des corps, par ex, on ne pas s’abstraire complètement du fait qu’on entre en relation par cet ego, je crois que j’ai du vouloir le supprimer, mais faut faire « avec »).Parfois ou souvent, je ne vois même pas pourquoi jouer à ce jeu, je me dis aussi parfois que nous inventons tout ce qui pourrait nous donner du sens à ce que nous continuons de jouer ce genre de théatre, parfois, cela me désespère presque plus, parceque je me dis que l’on est finalement tellement peu capable d’apprécier ce seul présent, qu’on a besoin de tout un tas d’explications, ce qui montrerait bien que la vie en soi est « pénible » lol.Bref, bref bref.
          Moi aussi juste etre un maillon pour trouver un sens à la vie en m’affiliant à lego collectif me semble absurde.je crois que je veux dire que ce n’est pas en pensant vie antérieures, multiples incarnations donc evolution, que j’arrive à me trouver « bien » d’être ici, non, je vivrais cela comme un sacrifice pour faire son taff, ça me fait pas apprécier la vie, ni le présent.Et pas de bol, pour faire son taff, à présent, faut être heureux, aimer, jouir plus ou moins d’être ici.

          Alain thomas, apparement j’arrive pas forcément à mieux vivre certaines choses avec cette vue, que j’arrive p-e pas à atteindre ..le mot injuste existe bel et bien, pourquoi pas sa réalité ? je n’en sais rien en fait.Ce que j’en dis juste, c’est que si accepter la notion de karma c’est accepter que tout est bien, meme ce qui est, nous est , et resonne de manière très souffrante, et de souffrances d’ailleurs evitables, et que l’on a rien à agir ( genre tel ame a décidé de vivre la famine, la torture, le viol, la maltraitance, ne faisons rien pour respecter son besoin d’expérimenter ces aspects de la dualité, sinon ce serait un préjudice spirituel) .. ben je suis pas d’accord. mais je crois que j’ai envisageé une notion de karma fataliste , comme un fardeau.

          • marie christine dit :

            C’est vrai, on est tous différents, Waterbreathing .
            Mais il y a une seule chose qui nous réunit, c’est notre origine divine .
            La foi, c’est sentir Dieu (quelque soit le nom) comme un ami, proche de vous, qui ne cherche qu’à vous bercer dans ses bras, et qui le fait, même si vous ne le sentez pas encore .
            Vous êtes Son enfant chéri . Il connaît mieux que personne votre souffrance, et seul Lui peut vous réconforter .
            Penser qu’Il punit est une injure . Il sait parfaitement que votre chemin est difficile, Il reconnaît votre courage, vos efforts et Il en est rempli de gratitude car vous êtes importante pour Lui . Votre présence sur cette terre, votre histoire, votre vie ne sont pas en vain . Elles ont une raison d’être que personne ne connaît . Lui seul peut vous la dévoiler .
            Soyez confiante, Waterbreathing ! CONFIANCE !
            Je vous souhaite de trouver la lumière (que nous cherchons tous) dans cette obscurité !

          • Waterbreathing dit :

            je ne pense pas qu’un Dieu, ou une origine divine punirait .. Pour ma part, il m’est par contre arrivé de visualiser un monde sans foi, sans sens, rien, juste l’absurde, je nommais cela une mécanique impitoyable déserté du divin; la vie sans l’envie.c’était proche du nihilisme, en fait .. et je crois que cela engage ma foi en la vie, et aussi en moi, en cette parcelle dvine en soi.Qd je parle d’injustice, je ne dis pas pour moi « Dieu punit  » par de l’injuste(car je peione à concevoir d’ailleurs Dieu comme une entité distincte , ou extérieure, penser à Dieu comme un être, une entité, une « figure », qui donc me connait, m’aime, c’est pas un mot qui fait surgir mes inspirations les plus personnelles ayant attrait au divin, à la foi), qd j’ai tendance à penser injuste c’est un monde parfois sans foi. je n’arrive pas vraiment à trouver le monde tel que le font et défont les humain, ni juste, ni très cohérent,.. ni obligé sous certains de ses aspects d’ailleurs.difficile à expliquer ce sentiment, mais il s’agirait plus de foi en l’humain, qu’en Dieu, même si on pt concevoir que cela revient au même

          • marie christine dit :

            Je crois qu’il est assez inutile de se casser la tête pour savoir ce qu’est Dieu puisqu’il est Tout et qu’il revêt trois aspects (selon Sri Aurobindo) : personnel, cosmique et transcendant .
            L’aspect personnel, c’est le Dieu que l’on ressent intimement dans le coeur .
            L’aspect cosmique, on le sent dans la Nature, dans tout ce qui nous entoure .
            L’aspect transcendant nous entraîne vers un idéal, une haute aspiration …

        • elba dit :

          Merie-Christine, tu dis « éliminer toute notion de morale »… Cela veut-il dire qu’il faut suivre son instinct, comme les animaux, en quelque sorte, sans nous soucier des conséquence que cela peut avoir sur notre environnement ? Sur ce point, si c’est le cas, je ne suis pas vraiment d’accord avec toi.
          Je ne suis pas vraiment d’accord non plus, avec Alain Thomas qui dit qu’il n’y a pas d’injustice… N’est-ce pas être dans un certain déni, ça ?

          Personnellement, je ne sais pas ce que je suis venue faire sur terre, ni pourquoi je suis venue. Mais je suis là. J’ai tendance à croire en la réincarnation, mais je me dis aussi que peut-être au moment de la mort, nous pourrions devenir « rien ». Je n’ai aucune certitude.
          Pour moi, le mot « bonheur » signifie « paix » « consolation » « sourire » « joie ». Et d’autres mots encore que j’oublie alors que j’écris. Ma vie se passe donc à la recherche de ce bonheur, qui consiste à échanger avec les autres afin que ceux-ci puissent sourire, être consolés, être en paix et en joie. Lorsque je sens les autres en joie (et plus particulièrement les gens qui me sont proches) je partage cette joie, soit physiquement, soit au fond de mon coeur, et c’est cela qui me procure le bonheur.
          Si je vais prendre la voiture du voisin (exemple qui me passe par la tête) parce que j’en ai envie, je vais considérer ça comme une injustice que je commets, parce que le voisin en question aura travaillé pour avoir cette voiture (tout pareil, si je la brûle par exemple, parce qu’il m’en prend l’envie… ;))
          Si je travaille pour quelqu’un et qu’il a été convenu d’une rémunération pour ce travail, je considérerai cela comme une injustice de ne pas être payée. Par contre, si je propose un service, c’est uniquement moi qui accepte d’offrir quelque chose, sans compensation (ou bien avec la compensation d’un ‘merci’ ou d’un sourire.)
          Pour moi, il y a donc bien des injustices sur terre. Comme le dit waterbreathing à propos des écrits d’Inelia, lorsque je vois quelqu’un commettre une injustice par rapport à une personne qui ne sait pas comment se défendre, et si je me sens concernée, je vais tenter d’aider la personne qui aura été spoliée.

          Regardons un exemple : les évangiles. Jésus est venu au secours de la femme adultère. Il a dépanné les gens en vin, au moment des noces de Cana. Il s’est même mis en colère contre les marchands du temple. Et j’en passe…

          Se dire qu’il n’y a pas d’injustice et ne jamais intervenir, c’est vivre une vie en observateur, je crois. Ne nous prenons pas pour des justiciers, mais je crois qu’il est bon d’intervenir pour aider, ou bien pour dire ‘stop-là’ lorsque nous sommes témoins de certaines choses.

          Pas toujours facile, tout ça. Mais pour ma part, karma ou pas, j’ai décidé d’aimer la vie et de croquer à pleines dents tous les petits moments de bonheur qui me sont donnés. Et j’ai envie également de donner un échantillon de ce bonheur aux gens dont je croise la route.
          Même si je ne peux pas toujours parvenir à le faire, en raison de certaines embûches qui jallonnent mon chemin. Parmi ces embûches, il y a mon égoïsme, je le sais. Ca fait partie de notre condition humaine. A chacun d’entre nous de manager son propre ego… afin de voir, justement, si nous ne commettons pas trop d’injustices.

          Merci de vos échanges qui sont riches d’enseignements.
          Je vous souhaite une très belle journée.

          • alain thomas dit :

            La Vue, telle qu’elle est définie dans certaine philosophie universelle, décrit comme support la Vacuité de toute chose.
            C’est difficile de comprendre la Vacuité si nous n’en avons pas eu un aperçu expérimental, d’une manière ou d’une autre.
            Dans la Vacuité, il faut entendre la non dualité, la synchronicité, l’Unité dans la pluralité. Tout est interconnecté et interdépendant, sans être séparé. C’est dans ce contexte de Vérité Absolue en temps que sens définitif que l’injustice est absente.

            A partir de cette Vue, nous pouvons envisager ce monde illusoire (le jeu de la création) comme existant réellement, indépendemment de la Réalité Absolue. C’est ici que nous entrons en conflit avec notre propre esprit et que la souffrance apparaît car nous nous sentons séparés du reste et croyons en une existence intrinsèque.
            Lorsqu’un enfant meurt au bord de la route parce que sa mère n’a plus de lait pour le faire vivre et qu’elle doit elle-même survivre pour s’occuper de ses autres enfants plus grands, c’est injuste n’est-ce pas ?
            Et pourtant nous continuons à vivre. Nous continuons à nous plaindre de nos états d’âme, de notre condition de travailleur exploité, qui ne part pas en vacances parce qu’il n’a pas le sou, qui essaye de comprendre le sens de la vie.
            Tout fait partie d’un Plan Divin où chacun a son propre chemin. Chaque chemin est le bon parce qu’il nous permet d’avancer.
            Toutes les choses finissent par s’arranger… même mal.
            Si ma fille se suicide après s’être fait violer, je saurai que cela fait partie du Plan parce que j’ai cette foi mystérieuse du Sens de ce jeu si cruel.
            Ce n’est pas être aveugle que de dire cela.
            Ce n’est pas non plus une Joie égoïste.
            C’est un cri primal.

          • marie christine dit :

            Tout à fait d’accord avec toi, Elba !
            Quand je dis qu’il n’y a pas de morale, ça ne veut pas dire qu’on devient immoral .
            La morale a été inventée pour éviter le genre de dérives dont tu parles .
            Mais une fois qu’on est suffisamment évolué en conscience, les conduites nous sont dictées de l’intérieur par une espèce de respect profond et de bienveillance qui surpassent toute loi extérieure dont on n’a plus besoin .
            C’est pourquoi le régime politique idéal ( à succéder à la démocratie) est l’anarchisme, dans son sens véritable : chacun responsable et maître de lui-même et pour le bien de tous .

          • Waterbreathing dit :

            en fait, lorsque je donnais l’exemple d’inelia, c’est à le comprendre comme ceci de ma vue : elle disait à un moment que la vision du karma teinté d’une notion de faute était illusoire, une compréhension erronée vers laquelle « nous » penchions (trop)souvent, il me semble que personne ici ne dira le contraire; dans son propos elle disait que si nous avions pu changer quelque chose à ce qui devait nous arriver de difficile ou souffrant,( qu’il n’y avait rien d’inéluctable, donc, )nous l’aurions fait ( mais la traduction était assez moyenne, le propos en perd en clarté et précision), ensuite elle donnait cet exemple de maltraitance, « classique », en disant qu’il serait p-e plus avisé d’agir alors. cela n’engage que moi, voici comme je comprends, comme à se responsabiliser du « karma » au présent, à ne pas considérer ses « effets » comme « inéluctables » d’une loi qui certes est, ou serait infaillible, que de notre choix, l’on peut influer pour un ‘meilleur » monde, il ne s’agit pas seulement d’écouter et voir à travers la souffrance ou l’ego, mais alors d’écouter ce qui nous semble au plus profond de soi « injuste », dans le sens de grinçant, dissonant, et éventuellement au niveau de cette forme d’outil qu’est lego d’agir en conséquence.certes du coup, je ne sais pas si moi je pourrais aborder avec cette foi sereine dont parle Alain thomas, des évènements si douloureux, car je crois justement que nous avons à portée de création, du Soi, comme du moi, dagir, alors, ces évènements ci.

        • Waterbreathing dit :

          Mais ce que je dis sur la foi en ce qui me concerne n’est pas figé, je ne porte pas là une croyance, ou incroyance que je dis la bonne .. j’ai une foi plus grande aussi, je crois, mais peine à en embrasser é » le monde ».

          • alain thomas dit :

            Waterbreathing
            C’est vrai que la foi d’une Réalité Absolue où tout est Lumière et Amour, où tout est Unité dans la pluralité rend serein.
            A condition que nous soyons les artisans de l’auto création, que c’est bien nous et nous-seuls avec nos frères de tous les univers qui avons créé ce jeu de la vie.
            Aucun Dieu qui serait indépendant ne peut être créateur de toute chose. Cela enlèverait notre responsabilité et notre capacité à transformer le monde que nous créons par les pouvoirs de notre pensée, de notre parole et de notre action.
            Toutes les religions sont basées sur ce principe d’un Dieu derrière lequel nous nous inclinons et nous cachons et qui nous donne un alibi pour nous laver à tout moment de nos (péchers).
            Je n’ai pas cette Vue.
            Voilà pourquoi il est important d’agir contre toute forme d’injustice, d’inégalités, de violence. Le combat dans ce sens est incessant.
            Je rejoins Marie-Christine dans sa vision d’une anarchie noble où tous les individus sont responsables. Dans ce type de société, nous pourrions envisager une nouvelle forme de bien être car de nombreuses tensions se dissolveraient d’elles-mêmes.
            Je me suis sans doute mal exprimé. Il n’y a pas d’injustice dans les états intermédiaires (entre la mort et la renaissance), dans la non dualité vers laquelle nous allons graduellement.
            Par contre, dans notre expérience de vie, il y a souffrances, inégalités, événements qui nous semblent injustes, qui sont là en fait pour nous faire avancer, quelle que soit leur gravité.
            Plus les événements sont douloureux et plus ils nous offrent la possibilité de nous ouvrir vers une haute spiritualité, à condition d’ouvrir notre coeur et non notre mental.
            Croyez bien que je me bats chaque jour contre ce monde inégalitaire, que je m’engage auprès des plus démunis, auprès des femmes, auprès des enfants car il est insupportable que les inégalités soient le fait d’un système monétaire condamné à court terme car basé sur une escroquerie, d’un pouvoir politique occidental dictatorial et colonisateur qui nous emmène vers un conflit majeur et d’un pouvoir religieux qui tue des millions d’êtres humains depuis deux millénaires.
            Car au-delà des injustices, il y a ce formidable rêve humanitaire d’un monde dont le Passeur fait souvent référence et auquel nous pouvons raisonnablement croire.
            Cela dépend de notre capacité à faire basculer la Conscience du mental vers la Conscience du Coeur.
            Imaginez qu’ici, dans cette épreuve de la vie, tout soit magnifique tout le temps ! Imaginez que nous puissions vivre comme dans les dessins animés de Walt Disney !
            Pensez-vous que nous pourrions avancer, au fur et à mesure de nos expériences, sur le fil de nos vies successives ?
            Avec toute ma sympathie à votre égard !

      • alain thomas dit :

        Il y a une différence entre l’injustice et l’inégalité.
        Au-delà de la vie et de la mort, il n’y a aucune injustice ni inégalité.
        Il n’y a pas non plus d’injustice dans la vie, seulement des inégalités.
        La condition de cette Vue est de croire en la Loi infaillible de Causalité (karma), depuis le départ (big bang) du jeu de la création.

  2. Waterbreathing dit :

    Je me demandais qu’est-ce cela impliquerait/ait d’être le créateur de sa réalité, de ce qui la compose ? que l’on crée pleinement sa réalité, à me représenter des cas difficiles, je ne sais en comprendre les implications.. celui qui se fait assassiner dans un attentat terroriste crée t-il cette réalité ? et j’en passe.Comment vous comprenez cela( les différents intervenants et lecteurs de ce site) ?

    • Le Passeur dit :

      Je connais un homme qui me disait il y a peu qu’il portait autrefois en lui une grande violence. Bien que non exprimée, elle était là et le résultat est que tout son parcours de vie a baigné dans la violence, celle qu’on lui faisait. Il l’attirait littéralement à lui parce que c’était son énergie intérieure. Il a subi de nombreuses agressions et a même été égorgé. Puis il a fait le chemin de comprendre que ce qui était en lui était à l’origine de ce que la vie lui renvoyait. Il a appris à faire la paix et le silence en lui, à comprendre le pourquoi de cette violence non exprimée et à la dépasser. C’est aujourd’hui un homme paisible et aimant à qui il n’est plus jamais rien arrivé de désagréable.
      Vous ne pouvez pas mettre la charrue avant les bœufs. Le pardon est la seule voie, mais avant d’arriver au pardon, il vous faut comprendre ce qu’est vraiment la partie blessée en vous et pourquoi c’est elle qui prend toute la place. C’est tout le mécanisme que j’ai décrit dans L’Eveil 1 & 2, que vous avez déjà lu. Il y a une chronologie dans ce processus qui vous débuter par la compréhension de ce qu’est l’ego et la manière de l’identifier afin de savoir s’en distancier. Vous ne pouvez pas sauter cette étape, elle est le préalable à tout le processus de libération de l’être.

      • Waterbreathing dit :

        Je trouve que ce propos ci que vous tenez peut être compris de manière ambigue, car en allant dans ce sens, en extrapolant, les personnes qui se font violer portent -elles quelque chose en elles qui en est à l’origine, les enfants qui vivent des maltraitances sont-ils à l’origine de ces situations ? voici des cas précis que je trouve « injustes »(c’est ma croyance, genre croyance qui serait p-e un cadenas), et ou je trouve tendancieux de parler que l’on crée ce genre de réalité; après tout on est plusieurs à la créer( et par ex celui qui a pu essayer d’égorger votre connaissance, il ne crée rien quant à lui ?), le premier responsable dans une violence qui est agie, je trouve, c’est p-e une considération de valeur, que c’est celui qui l’agit, cette violence est en lui, et l’origine n’est pas en soi; est-ce ainsi du moins que je l’ai vu jusque lors.exprimé autrement, je dirais que pour moi même avoir une violence intérieure en soi ne justifie ni n’appèle pas des retours de violences agis pour moi(qui personnellement me choquent), n’est pas même une invitation à la manifestation dans la vie de cette violence.C’est ainsi que je le comprends du moins..Apparemment selon vous l’univers n’est pas de cet avis.

        c’est pour cela que je ne comprends pas complètement cette considération de créer sa réalité.
        Je crois que par delà cette origine, il y a un choix d’agir ou non ces comportements.

        • Maya dit :

          Concernant les bourreaux et les victimes, c’est l’un des points délicats du pardon, mais si vous passez ce point, c’est l’éveil. Pardonner à son agresseur et lui demander pardon deviennent la même chose : car il s’agit en réalité de se pardonner à Soi. Qui est le Soi ? C’est le créateur de notre vie, mais aussi de toute vie : tout est UN, l’agresseur et la victime sont UN et donc le pardon c’est également cesser de vouloir pointer des responsabilités qui induisent la séparation. Toute expérience doit exister pour que le Soi se reconnaisse et la somme de toutes ces expériences forment le tout, donc le néant, le rien, l’unité. Mais il faut une longue route pour parvenir à l’étape du pardon, et il ne faut surtout pas minimiser les souffrances subies. Au contraire, le déni est l’une des choses les plus dévastatrices. C’est uniquement quand la peur et la culpabilité ont cessé (car une victime reste victime tant qu’elle éprouve ces deux émotions face à son agresseur), après un important travail sur soi, que l’on peut passer au pardon. Un livre à lire absolument : le don du pardon, qui précise d’ailleurs qu’en ce qui concerne les victimes de crimes graves, comme le viol que vous mentionnez, il faut prendre des précautions et éventuellement faire un travail psychologique et engager une démarche judiciaire avant de cicatriser définitivement la plaie grâce au pardon. Bonne route.

          • marie christine dit :

            D’accord avec ce que tu dis, Maya .
            Pourtant, il me semble que le pardon est encore un acte volontaire : la volonté de pardonner, qui est nécessaire au départ .
            Et, comme tu le dis, il faut faire un travail sur soi …
            Et la vraie guérison est une déconnexion émotionnelle . En fait, la gr

          • alain thomas dit :

            Je suis totalement en phase avec ce que vous dites Maya.
            C’est profond et simple.
            Peut-être est-ce parce que c’est simple que cela ne satisfait pas.
            Le pardon n’empêche pas la souffrance et l’inégalité, vécues comme injustice.
            Il est même nécessaire, comme vous le précisez de faire valoir les droits de la personne. C’est justement par l’esprit révolutionnaire et rebelle que l’on peut comprendre le sens du pardon dans l’Unité.
            C’est en allant en pleine conscience dans les extrêmes que l’on transcende et que l’on pardonne avec Joie et Compassion.
            Bien sûr que c’est facile à dire.
            L’évolution spirituelle ne peut se faire que par l’expérimentation.
            L’Eveil est un chemin d’expérimentation.
            Nul ne peut aider autrui à son Eveil si ce dernier ne fait pas la démarche personnelle d’y parvenir.
            Jésus ne guérissait pas. Il ouvrait la porte de la guérison à celui qui avait la Foi.

          • Waterbreathing dit :

            pour ma part, lorsque je parle de responsabilité face à un choix d’agir un comportement, je ne me positionne pas nécessaire en identification aux « victime », je pense aussi que si j’agis, choisis d’agir un comportement qui porte atteinte à autrui ( par ex) c’est à moi d’en assumer les conséquences, que la personne(admettons) que j’aurais rendue cible de cette projection mienne ne me l’aura pas toujours « autorisée'( j’ai lu dans les mêmes textes du liens que j’ai cité qu’une agression, intrusion ne pouvait se faire qu’avec un signal de sa part l’autorisant ? pour ma part je pense que c’est parfois exact, mais pas toujours, que parfois il est juste abus de certaines situations contre tous choix, toute autorisation) que ce n’est pas à elle d’avoir à assumer les conséquences de ma projection qui a pu la prendre à partie avec violence sans se soucier de son « autorisation ».
            à vous lire je crois que je n’arrive juste pas à vivre tous ces aspects dans l’Unité( et là, j’arrive pas trop à comprendre c’est le Soi donc qui a crée ce genre de situation, et tous , de « bourreaux » à victimes sont le soi .. mais en pratique engager une procédure judiciaire, on ne peut plus séparante, et laide, je trouve, peut aider ) ?, d’ailleurs je l’ai écrit, il m’arrive de souhaiter rester ds la séparation de ces aspects ci cités.. et plus concrètement je n’arrive pas à aimer ces aspects, p-e chez moi, mais chez d’autres aussi dont j’ai pu souffrir des comportements.

          • Maya dit :

            @Waterbreathing : de mon point de vue une démarche judiciaire est loin d’être laide. Tout ce qui contribue à la soif de justice dans le monde, comme les procès pour des causes justes ou les révolutions, appartiennent au beau. Mais de toutes les façons il s’agit encore d’un jugement dans la dualité, donc qui doit être dépassé par le pardon. Pour pardonner, il faut distinguer le monde de la dualité et celui de l’unité. A moins d’être mort, il n’est pas possible de sortir définitivement de la dualité : on passe de la dualité à l’unité alternativement, un peu comme un dauphin qui s’oxygène régulièrement à la surface. L’erreur consiste à vouloir mélanger ces deux mondes, et demander à l’un ce que seul l’autre peut donner. Si vous cherchez des responsabilités et les causes d’un karma, vous êtes dans la dualité, vous aurez donc des réponses duelles, qui peuvent être fortes et belles, et je pense que dans ce cas il faut oeuvrer pour la justice, la transparence, la maîtrise des pulsions destructrices ; les notions de bien et de mal ont l’air valables et, à défaut d’être vraies, peuvent tout simplement être utiles. Le pardon n’est pas exactement dans le monde de l’unité. Le pardon est le pont entre les deux mondes. Car lorsque vous êtes dans l’unité, le pardon perd son sens : il n’y a rien à pardonner, nous sommes tous déjà pardonnés. Actuellement vous cherchez à traverser ce pont. Vous dites que vous ne vous posez pas en victime, cela veut dire que vous vous responsabilisez et que vous estimez être le créateur de vos actes. Cela veut donc dire que vous devez VOUS pardonner, ce qui est en réalité le point le plus important. Nous sommes tous, alternativement, agresseurs et victimes, dans cette vie ou une autre, peu importe. Quand nous pardonnons à un agresseur, c’est que nous pardonnons à l’agresseur en nous. Puisque vous comprenez que vous pouvez être agresseur, vous avez fait un grand pas : pardonnez-vous. Il ne sert à rien de se demander, si, de l’autre côté, celui qui subit vos actions l’a permis : cela est certain du point de vue du monde de l’unité, mais n’est pas d’un grand intérêt pour vous qui êtes de l’autre côté du pont. Rappelez-vous, le pardon est le pont entre les deux mondes, et vous l’atteigniez en venant de la dualité. Dites-vous : je me demande pardon, et pleurez car les larmes sont le suprême remède. Quand vous aurez atteint cela (car vous l’atteindrez), cela ne sera cependant que le début du nouveau monde. Il vous faudra ensuite gérer ces allers-retours de la dualité à la non-dualité, et accepter votre incarnation, qui vous limite certes mais qui est aussi source d’une jouissance infinie. Je vous prie de me pardonner si mes propos vous heurtent 😉 Bonne route.

          • Waterbreathing dit :

            les démarches judiciaires sont aussi des démarches de jugement .. je les dis laides, c’est un jugement, en pensant à tout les corruptions les rongeant, car je n’ai pas grande confiance en la justice rendue en ce système, et que je crois qu’il pourrait être d’autres façons de s’entendre, de se comprendre, de rééquilibrer une justesse, dans le respect evident, et non ans un bras de fer procédurier de la parole, légitimité, requête (etc)de l’autre; les démarches judiciaires me semblent couteuses en temps, en énergie, en vie, comme à devoir gueuler pour tous en un langage très « duel » et très « ego », très « formel », une chose qui ‘pourrait » être évidente( du coup, au lieu de dire tout cela, je me contente paresseusement de dire les « démarches judiciaires » c’est « laid ». je crois que certains criminels, ou dictateurs, tout autant trainés en tribunaux qu’ils soient, refusent d’être jugés, on peut les trainer devant la justice, et il le faut, je crois, ils ne reconnaissent pas, pour certains, ils n’acceptent pas ce jugement de leurs pairs, il y a là quelque qui ne peut pas se contraindre de ce genre de démarche).

            Pour ce que vous dites du pardon qui serait un pont entre dualité et unité, oui c’est bien ce que je ressentais/ pensais, je me demandais pourquoi et d’ou le pardon, que devons nous nous faire pardonner ? comme si il était un état ou même le pardon n’aurait pas lieu d’être.
            Sinon je crois que j’ai tendance à me décourager qd justement je regarde un monde de dualité avec un sentiment presque de nostalgie d’unité
            si je ne me pose pas en victime, dans cette vie j’ai souffert des comportements de certaines personnes, et j’en traine les conséquences, ce qui a pour résultat de me plonger en des sentiments loin de l’amour, simplement( bon, en fait, c’est pas grave si je les aime pas du point de vue de la dualité, en fait, de point de vue conditionnel ? ); je reste dans les conséquences duelles qui me pôurrissent(et ce qui est bizarre c’est que oui, je ressens que j’ai pu être un agresseur, mais bon, je sais pas si c’est pas aussi un effet ou j’essaie de comprendre comment on pt fonctionner de ce coté là .. je le suis pas, dans cette vie, c’est ce qui compte non ? en ts cas je ressens cette potentialité comme possible en chacun, ce qui ne rend pas forcément plus simple la gestion d’éléments douloureux de son parcours : entre se pardonner à soi, pardonner à  » son bourreau » interne, et pardonner à des actes, elements de vie, comportements et personnes qui nous ont marqués, précisément lorsque les effets s’en font ressentir difficiles)la vie, cela me fait un frein à l’amour inconditionnel je crois, ce qui était ce que je disais au départ d’ailleurs, lorsque pourtant, c’est à se perdre, surtout lorsque l’on pense et ressent que l’on a pu adopté toutes facettes, jusqu’aux plus sombres, ou que du moins on a cette potentialité en soi, ok, mais qui suis ‘je ici, maintenant ?
            non, non vous me heurtez pas..j’ai l’impression de peut-être mélanger les différents plans de dualités, unité, dans le sens ou depuis quelques mois, je bascule régulièrement en un mode  » mais je comprends pas comment fonctionne ce monde, pourquoi cela fonctionne comme cela ! ? » je suis d’accord avec bien de vos messages, et je vous en remercie même.

          • alain thomas dit :

            Maya pouvez-vous préciser s’il vous plaît s’agissant du livre « Le don du pardon » afin que je puisse me le procurer aisément ?
            Vos propos sont très beaux et méritent une introspection et une analyse personnelles. Chaque mot est pesé. J’aime beaucoup cette image : « le pardon est le pont entre les deux mondes. Il part de la dualité. Au-delà, il perd tout son sens car nous sommes déjà pardonnés. A moins d’être mort, il n’est pas possible de sortir définitivement de la dualité. L’intérêt est d’abord de pardonner à Soi. »
            C’est très difficile de comprendre que le jeu auquel nous participons est un trompe l’oeil, dans le sens où nous sommes animés par une étincelle non duelle enfouie en nous et qui anime une enveloppe séparée, duelle, dans laquelle nous pouvons nous sentir prisonniers, vivant une expérience humaine.
            Car nous sommes bien des êtres spirituels qui vivons une expérience humaine (Louange).
            Par trompe l’oeil, il faut entendre « illusion ». L’illusion du monde de la forme, la magie de la forme, vide, manifestée par la capacité illimitée de l’esprit à créer dans le mouvement des pensées et des intuitions mélangées. Le mariage de l’intellect et du coeur.
            La vie est précieuse car c’est elle qui nous permet d’expérimenter et de nous accorder l’extraordinaire splendeur de la nature et de jouir de ce qu’elle nous offre en abondance.

            Waterbreathing quand vous pardonnez, vous acceptez de vous retirer un instant du monde duel. Vous oubliez votre existence séparée au paroxysme de votre souffrance et vous comprenez l’inutilité du jugement, de la résistance, de la lutte et les bienfaits de l’abandon, du renoncement, du lâcher prise.
            Ce qui est paradoxal est que dans le même temps, vous devenez responsable de l’autre. L’image de Jean-Paul II rencontrant son agresseur dans sa cellule, même si elle peut sembler médiatique est un aspect exemplaire du pardon. Jean-Paul II a posé ses mains sur les épaules de son agresseur. Il a baissé sa tête pour communier avec lui mais il n’a pas cherché à le sortir de sa cellule car il est important pour l’agresseur de réaliser un travail personnel de compréhension. Le pardon n’est donc pas incompatible avec la réparation. Non pas dans le sens de la punition mais dans le sens de la compréhension de la responsabilité et de la loi naturelle de cause à effet. Mais aussi et surtout dans la compréhension d’un monde en synchronisation où chaque acteur a sa place.

          • Maya dit :

            Merci Alain Thomas, je suis aussi tout à fait en phase avec ce que vous dites. Les références de cet excellent livre : « Le Don du pardon, un cadeau toltèque de Don Miguel Ruiz » d’Olivier Clerc, c’est le livre parfait pour mettre en pratique le pardon, avec la description de méditations extrêmement efficaces (pour les avoir testées !). L’image du pardon comme pont entre deux mondes m’a été donnée par le Cours en miracles, livre miraculeux qui est la voie qui me convient (comme le dit ce cours, c’est une voie parmi d’autres, si c’est la vôtre vous vous en apercevrez très vite), et qui continue de me guider car je fais les exercices. Ce cours est en téléchargement gratuit en pdf (tapez Cours en miracle pdf sur google), il y a également un site qui délivre une à une les leçons et les exercices http://ucemexperience.wordpress.com/ Je préfère la version pdf qui est plus claire. Il faut d’un côté lire les leçons, et de l’autre faire les exercices (un par jour).
            Féériquement vôtre.

          • alain thomas dit :

            Merci Maya. Et bien j’ai à faire maintenant… sourire.

      • Waterbreathing dit :

        c’est drôle d’ailleurs que vous donniez un tel exemple, hier j’ai repensé à l’exemple que moi j’ai cité dans un autre message d’une personne m’ayant insulté à un momen, et je me suis dit que si j’avais crée cela, y avais une responsabilité partielle, c’était p-e en résonance à une violence intérieure que je portais un temps, non agie, non exprimée, qui aurait fait comme un appel à des violences se sentant permises à s’exprimer, bien qu’évidemment si je ne compte pas l’agir c’est pas pour que d’autres le fasse, à mon endroit de plus.violence intérieure chez moi se devant pas mal à une mauvaise , ou non gestion des émotions, et assimilation de violences d’autres aussi, force de vie plus ou moins entravée parfois de trbs relationnels.
        Mais! je trouve toujours qu’on ne crée pas complètement des situations de ce genre.

      • Waterbreathing dit :

        bon j’ai mis en application cette « vue », ce « regard » sur un point de mon abord au monde, qui est relié de plus à des « certitudes », et un sentiment de fatalité.
        par ex, j’ai la certitude de n’avoir pas de place ici, en ce monde (quel monde ? monde humain pour ma part), c’était un sentiment au départ, c’est peu à peu , par accumulation d’évènements me semblant allant en ce sens, devenu une certitude; rien qu’il y a quelques jours encore, je le pensais, c’est « sur », c' »est une « certitude ».Déjà, rien que rapport à la « famille », ma « famille » ne m’a pas fait de place, je ne suis pas la seule personne à le dire, quelques autres ont eu ce sentiment à mon contact, ce qui donne lieu à une situation presque « incohérente  » d’ailleurs, alors en tant qu’être humain, si même notre famille ne nous fait pas de place, est-on légitime à être ici ?
        Ensuite, en appliquant ce regard, ces « lunettes » de vue, je pourrais p-e emettre l’éventualité que j’aurais attiré à moi des situations qui m’aurait conforté dans ce sentiment, voire, me l’aurait prouvé, démontré (comme des insultes, rejet, proche de bouc emissaire de la part de certaines personnes du fait même de ma « bizarrerie », rejetté juste en plus pour ce qui fait ma différence).démonstration qui m’on fait me dire ah bah voilà !comme à prendre la température d’ou je suis et ce qui m’attend, et là intervient le fatalisme, l’accepter, presque, en me disant, ho, ben pourquoi (selon la certitude de n’avoir pas sa place ) chercher à « prendre » (prendre, oui, car il s’agit parfois de cela selon des considérations humaines, prendre place, comme lutter dans un rapport de force pour avoir sa place; bcp de personnes semblent le voir légitimement comme cela) place là, ou vraisemblablement, je n’ai pas d’être bienvenue ? pourquoi s’imposer là ou on ne veut pas de moi ( s’ensuit situation impossible, tcho, je me casse, je rentre chez moi : mort, ou refus de prendre place communautaire, ce qui vu la gueule des communautés modernes, est compréhensible selon d’autres éléments).

    • alain thomas dit :

      Tout dépend de votre Vue.
      Si vous croyez par exemple que l’esprit est non né et qu’une parcelle de celui-ci, indestructible donc, réside en vous (on pourrait l’appeler « âme » ou bien « goutte essentielle »), alors vous pouvez déjà imaginer que depuis le big bang, vous avez déjà vécu, d’une certaine manière. Vous pouvez même imaginer que vous vous êtes incarnés des milliers de fois, sous différentes formes, dans de nombreux mondes.
      Si, muni de cette Vue, vous croyez en la Loi Naturelle, celle de causalité (cause à effet, graine et fruit, karma), alors vous pouvez imaginer que vos actes prennent d’un coup une certaine importance, que votre responsabilité est engagée et que face à des choix, vous semez des graines qui donneront des fruits. Ici, il ne s’agit pas de morale, mais d’un juste équilibre entre les choix afin de comprendre pourquoi certains peuvent nous amener à en subir les conséquences et d’autres à en bénéficier.
      En d’autres termes, avec nos pensées, nos paroles et nos actes, nous créons notre réalité.
      Mais ce n’est pas aussi simple car quand bien même nous voudrions que cette réalité soit satisfaisante, nous pouvons être victimes de nos actes passés dans une ou plusieurs vies antérieures. Cela signifie que nous ne sommes pas toujours maîtres de notre esprit, que certains d’entre nous bénéficient d’une avance et que d’autres ont encore un bout de chemin à parcourir car c’est plus difficile pour eux.
      Il existe des êtres qui changent leur esprit par suite d’une révélation et entament un processus de transformation par des moyens habiles.
      Mais alors quelle serait la vraie vie ?
      En fait, elles sont toutes vraies. Chaque vie est la bonne. Le chemin que l’on emprunte est toujours le bon chemin. Tout aurait pu être n’importe quoi d’autre et cela aurait eu tout autant de sens, comme dit le poète… Il est nécessaire d’expérimenter.
      Dans quelle mesure nos peurs sont-elles innées ?
      Si on fait éclore des oeufs d’oie dans une couveuse et si au-dessus des petits à peine éclos, on fait passer une forme représentant une oie en train de voler, les petits oiseaux se mettent aussitôt à crier en tendant le cou mais si on inverse la direction de la silhouette, il y a alors la forme d’un faucon et la réponse des petits oiseaux est immédiate. Ils ont peur, ils se recroquevillent, alors qu’ils n’ont jamais vu aucun faucon. Ainsi, sans le moindre apprentissage, grâce à une peur innée, ils se protègent pour survivre.
      Mais chez l’être humain, à quels anciens dangers les peurs innées peuvent-elles correspondre ?
      Nous voyons là qu’il est bien difficile de transformer son esprit en éradiquant ses schémas répétitifs, ses peurs innées et ses karma passés.
      « Si tu veux connaître ton passé, examine ta condition présente et si tu veux connaître ton avenir, examine tes actes présents » (Paroles du Bouddha).

      • Waterbreathing dit :

        « Mais ce n’est pas aussi simple car quand bien même nous voudrions que cette réalité soit satisfaisante, nous pouvons être victimes de nos actes passés dans une ou plusieurs vies antérieures. Cela signifie que nous ne sommes pas toujours maîtres de notre esprit, que certains d’entre nous bénéficient d’une avance et que d’autres ont encore un bout de chemin à parcourir car c’est plus difficile pour eux. »
        sur ce point je n’arrive pas à valider une croyance en des vies antérieures.J’y crois, et puis ma tête ne sait pas, et ne valide pas forcément cette croyance qui pourrait-être illusoire parmi d’autres.Quelque chose me dérange dans une vision du monde ou certaines ‘ »avances » retard, souffrances,( inégalités plus ou moins avérées, ou illusoires) satisfactions seraient en rapport avec nos actes d’un passé qui serait le plus souvent voué à nous échapper..je crois qu’autour de ces croyances qui peuvent avoir des fondements véritables les êtres humains en brodent encore bcp de fausses croyances.personnellement lorsque j’ai passé une phase plus que difficile je pensais des karmiques à tout va, mais finalement, et comme votre citation y invite, c’est bien plus dans mon présent que j’ai de chances d’y comprendre quelque chose; en faire appel à des vies antérieures me semble peut-être parfois une fuite de son présent ?

        Mais chez l’être humain, à quels anciens dangers les peurs innées peuvent-elles correspondre ?
        bonne question !

      • elba dit :

        « vous pouvez imaginer que vos actes prennent d’un coup une certaine importance, que votre responsabilité est engagée et que face à des choix, vous semez des graines qui donneront des fruits. »

        C’est tout à fait comme cela que je vois la vie, Alain thomas. Votre commentaire est clair, et vous avez la capacité, comme Le Passeur, de nous expliquer certaines choses, ou tout du moins de donner votre avis, d’une façon simple et compréhensive. De cela, je vous remercie. 🙂

        • Waterbreathing dit :

          Oui, ces deux explications me rendent plus clair ce point que je n’arrivais pas à bien comprendre; en fait c’était proche de ce que j’imaginais.Maintenant je bloque toujours sur ce principe en des situations qui me semblent « injustes », et là .. donc cela dépend de sa vue ? je garde des réserves à rejoindre complètement le point de vue exposé par alain thomas ici, qd bien même, oui, je crois à l’esprit, comme pârcelle indestructible.

          • Waterbreathing dit :

            Par contre si des personnes avaient compris ce point différemment, cela m’intéresserait toujours de les lire.

          • elba dit :

            « Mais chez l’être humain, à quels anciens dangers les peurs innées peuvent-elles correspondre ?
            bonne question ! »

            Cette question de ta part, Waterbreathing, me fait m’interroger un peu à propos des peurs : devons-nous obligatoirement savoir d’OU viennent ces peurs ? Dans notre présent, n’avons-nous pas plutôt intérêt à les analyser, à en voir la « stupidité » puisque ce ne sont que des projections de choses qui ne sont pas arrivées, ces peurs.

            Quant aux injustices, veillons nous-mêmes à ne pas en créer. C’est déjà un gros boulot. Luttons contre elles, lorsque notre coeur nous dit d’aider quelqu’un qui en subit. Pour le reste, cela ne nous concerne pas personnellement. Nous pouvons tout au plus éprouver de l’empathie ou de la compassion pour ceux qui en subissent, et envoyer des pensées d’amour vers eux. Je crois que nous ne pouvons rien de mieux.
            Bonne soirée.

          • Waterbreathing dit :

            Cette question de ta part, Waterbreathing, me fait m’interroger un peu à propos des peurs : devons-nous obligatoirement savoir d’OU viennent ces peurs ? Dans notre présent, n’avons-nous pas plutôt intérêt à les analyser, à en voir la « stupidité » puisque ce ne sont que des projections de choses qui ne sont pas arrivées, ces peurs.
            Justement, je me demandais si ce genre de peurs pouvaient venir de projections de choses qui ne sont pas arrivées ou d’autres mémoires.
            par ex, moi j’ai une peur extrème, qui me pâralyse, qui est d’aller chez le médecin .. peur que j’analyse, et sais irrationnelle, par ailleurs, mais me voici toujours à lutter contre, ce qui me fait voir un médecin tous les 5 ans environ, et m’a fait négliger des ennuis de santé.Savoir cette peur stupide ne m’aide en rien à l’annuler.. en fait, j’ai peur dans ce genre de situation d’un contact à une tierce personne ou l’on est rendu comme un objet( certes de soin), et ce contact déjà m’est très désagréable, savoir cette peur stupide n’y change strictement rien. je sais pas si c’est pertinent de se poser cette question, je l’ai relevée car je ne me l’étais jamais posée .. je crois en ts cas que plus encore que de savoir ses peurs stupides et les analyser comme tel, il y a un travail à faire du coté du ressenti pour s’en débarrasser

  3. marie christine dit :

    Les liens du sang ne sont pas les vrais liens . Ils sont artificiels .
    Si on base sa vie sur les liens du sang, on magnifie des parents qui ne sont que nos frères et soeurs spirituels, nos égaux .
    Nos Vrais Parents à tous sont la Pure Origine Divine .
    Ils résident au fond de nous, pas à l’extérieur .
    Devenir Maître de soi : redevenir le père, la mère et l’enfant que nous sommes, que nous avons toujours été, et abandonner tout le reste (les conventions) .

    • Waterbreathing dit :

      Ok, merci de vos réponses.j’aime bien la réponse d’alain thomas(comme bcp de ses réponses d’ailleurs), je la trouve simple.
      A mon sens, le pardon est un acte d’amour. C’est avant tout, je pense, un chemin vers soi, puisque c’est la conséquence d’un acte d’introspection. Celui ou celle qui ne pardonne pas, n’a pas cherché au fond de lui-elle, à savoir ce que l’autre pourrait éprouver au niveau de la culpabilité.

      Je n’ai pas compris ce passage ?Ce que l’autre pourrait éprouver au niveau de la culpabilité ?
      Je crois, que ce que je voulais dire, c’est que sans prendre en compte l’autre(et prendre en compte ce qu’il se reconnait donc en responsabilité), le pardon ne me semble pas vraiment réel.Un peu le point ou le « pardon laisse l’autre devant son propre miroir », je crois ?

      • Waterbreathing dit :

        mince je voulais répondre à elba et alain thomas sur le pardon . ^^

        pour votre propos, je veux bien qu’on ne base pas sa vie sur des liens de sang, ils ne représentent rien d’autres pour moi qu’une transmission dénaturée d’ailleurs, mais ne sont-ils pas, si ce n’est liens de sang, liens filiaux, d’affiliations, d’appartenance, regroupement collectifs, sociaux, en « famille », ceux qui nous donnent un minimum de base pour nous construire ici ?Si ils sont artificiels, et je le pense, je me serais bien passé de les subir plus jeune, et d’en trainer des conséquences jusqu’à il y a encore peu, mon reve aurait été une société ou on peut se lier naturellement, et ajuster sa vie selon des liens du coeur, en toute fluidité, même si par ailleurs, j’étais dans un retrait significatif qui me rendait difficile à me lier déjà jeune.je constate juste que si l’on peut considérer cela artificiel il me semble que chacun se construit pourtant de cette base ? qui n’en est pas une donc ?en ce monde, si illusoire soit-il, je vois des gens qui se marient, ont des enfants, et recommencent, qd bien même ils trouvent cela parfois dépourvus de sens, leur organisation de vie est bien conditionné par tout cela qd même ..personnellement, la notion de famille je m’y heurte un peu partout, comme un socle structurant de nos modes de vie en société. à ce jour, personnellement, c’est ma seule capacité à me lier et entrer en relation avec les autres qui en est altérée/ si ce n’est foutue.personnellement, moi je suis allergique de toute notion de « père » « mère », même spirituels en contrecoup

        • marie christine dit :

          Je suppose que vous avez suffisamment d’années de route pour sortir du schema conventionnel des liens du sang : hiérarchie, obéissance, devoir filial, conjugal, etc …
          Les liens du sang ne sont pas non plus à opposer aux liens du coeur : les groupes d’âmes (ceux qui ont des affinités entre eux) peuvent se picorer dans la famille et en dehors .
          Question de sensibilité et de foi .
          Si on passe son temps à essayer de savoir ce qui se passe dans la tête des autres, c’est sûr qu’il ne reste pas beaucoup de temps pour savoir ce qui se passe tout au fond de soi .
          A l

          • marie christine dit :

            A la limite, si quelqu’un cherche à m’offenser, je n’ai pas besoin de savoir pourquoi il le fait, c’est son problème . Je respecte son intimité !
            S’il atteint son but, c’est MON problème .
            Sinon … bye, bye !

          • Waterbreathing dit :

            A la limite, si quelqu’un cherche à m’offenser, je n’ai pas besoin de savoir pourquoi il le fait, c’est son problème . Je respecte son intimité !
            S’il atteint son but c’est MON problème.
            oui, je suis d’accord avec cela.Mais peut-être que cela devient son problème .. en fait. une personne qui se ferait lyncher physiquement en public pourra difficilement ne pas en faire son problème, une telle personne est prise à partie pour en faire son problème, avec violence.
            mais oui, sinon je suis d’accord, en fait les raisons de qui cherche à nous atteindre n’ont pas même à nous concerner, elles ne nous concernent pas d’ailleurs le plus souvent, du moins, je le crois de plus en plus.ce pourquoi je ne suis plus trop fan des optiques ou il faudrait comprendre les raisons des comportements de l’autre qui essaie de ns blesser ou de nous porter atteinte.cela me semble presque entrer dans le jeu de sa projection, oui, il est important de comprendre que son comportement est avant tout relié à une blessure , mais peut-être pas aller plus loin.
            Sinon oui, j’ai l’age de me dégager des « obligations des schémas conventionnels de liens de sang », mais l’age aussi ou tout ce que j’aurais du, ou pu assimiler de transmissions me fait défaut, pour construire quoique ce soit au présent.certes liens de coeur et liens d’ame n’ont pas à s’opposer, qd je vous lis parler de frère ou soeur spirituel, c’est ainsi que je vois plus ou moins les personnes qui me sont affiliées directement ..sur ces plans là, je les respecte, je crois, mais je déteste tout à fait les relations que nous avons entretenus, et les relations familiales riment à présent pour moi avec ordre social à prénériser quoiqu’il en coute.

        • marie christine dit :

          Rien n’est jamais foutu .
          On peut restructurer (sur d’autres bases) ce que la famille n’a pas structuré . Et on en sort certainement gagnant parce que là, c’est plus intéressant que les conventions sociales .
          On réinvente ses propres normes, on se recréé, on se refaçonne soi-même . Chaque être humain en a les ingrédients et la capacité . Et ça s’impose tout naturellement au fil du temps .
          Ceux qui ne sont pas structurés ne peuvent évidemment pas structurer autrui .
          Ceux apprennent à se structurer peuvent même structurer autrui par le simple exemple .

      • Lucie dit :

        Tu es libre d’être offensé ou non .

      • alain thomas dit :

        Le point ou le « pardon laisse l’autre devant son propre miroir »,

        Un violeur connu des médias a tué beaucoup de jeunes personnes.
        Tous les proches des victimes, lors du procès, ont eu la possibilité de s’exprimer vis-à-vis du coupable. Ils lui ont tous demandé s’il avait un regret quelconque. A chaque passage, son visage est resté fermé et impassible, entraînant encore plus de haine et de rancoeur chez les parents. Puis, une mère s’est approchée, avec des larmes mais pas de celles que l’on imagine ; c’étaient des larmes de compassion. Elle a pardonné sans même demander quoi que ce soit. L’accusé s’est trouvé alors désarçonné, stupéfait, avant de fondre en larmes, de s’agenouiller et de demander pardon, la tête dans les mains.

        Vous aimez les réponses simples alors cessez de lutter et simplifiez dans l’acceptation de tout ce qui vient. Ce n’est pas facile. Soyez juste conscient de ce qui arrive, observez, acceptez et ensuite, entrez dans la situation, pleinement, avec le coeur !

      • elba dit :

        Waterbreathing,
        Ce que je veux dire, c’est que si l’on ne pardonne pas, c’est souvent parce que nous ne recherchons pas ce qui aurait pu faire en sorte que « l’autre » veuille nous causer du tort.

        Peut-être que les offenses – ou les ‘attaques’ – que nous subissons de sa part, sont dues à des traumatismes qu’a subi cette personne dans le passé. Et peut-être que sans nous en rendre compte, nous sommes quelque part, une projection d’une douleur qui se ravive à notre contact (sans que nous y soyons personnellement pour quelque chose.) Et peut-être que cette personne s’en veut, se sent coupable, mais ne veut surtout pas l’avouer (elle se sent coupable à l’intérieur, mais son orgueil – ou sa blessure initiale – est plus fort) et que c’est la raison pour laquelle elle ne peut pas avouer qu’elle commet ou dit des choses blessantes.
        Si nous savions qu’intérieurement l’autre éprouvait de la culpabilité de nous avoir fait du mal, penses-tu que nous pourrions pardonner plus facilement ? Moi, je pense que oui.

        Je ne sais pas trop comment expliquer cela clairement… Pour être un peu plus claire, je vais un peu parler de moi : pendant des années, quelqu’un m’a méprisée, mise plus bas que terre. Ca m’a fait mal. Très mal, car j’aime cette personne. Mais je pense que sa façon d’agir est due à quelque chose qu’il a vécu avec sa mère. En quelque sorte, j’ai été presque comme un « médicament » pour lui : il s’est un peu vengé de ce qu’il a vécu, peut-être parce que je lui rappelais trop ce qui lui est arrivé. Jamais il n’a pu m’en parler, même si j’ai tenté le dialogue. Il ne le POUVAIT PAS, je pense.
        Je lui pardonne donc, car je pense qu’il était malheureux. Certes, j’ai été la personne qui a été « son défouloir ». Ca aurait pu tomber sur quelqu’un d’autre, je pense. Je crois qu’il se sent coupable de ce qu’il ma infligé, mais jamais il ne l’avouera.
        Cette personne est sortie de ma vie. Le passé est le passé. Je ne peux que lui souhaiter d’être heureux. Et moi, je regarde ailleurs, à présent… Par exemple, je fréquente des sites de « spiritualité », de travail sur soi, chose que je ne pouvais pas faire auparavant, car nous étions trop différents, et que ce n’était pas son « truc » à lui.

        Voilà où je voulais en venir en parlant du « niveau de la culpabilité éprouvée ». J’ai conscience que je ne parviens pas toujours à m’exprimer en faisant aussi simple et limpide que notre Passeur qui est un expert en ce sens. J’espère que c’est plus clair pour toi à présent.
        🙂 Bonne soirée.

        • Waterbreathing dit :

          « Peut-être que les offenses – ou les ‘attaques’ – que nous subissons de sa part, sont dues à des traumatismes qu’a subi cette personne dans le passé. Et peut-être que sans nous en rendre compte, nous sommes quelque part, une projection d’une douleur qui se ravive à notre contact (sans que nous y soyons personnellement pour quelque chose.) Et peut-être que cette personne s’en veut, se sent coupable, mais ne veut surtout pas l’avouer (elle se sent coupable à l’intérieur, mais son orgueil – ou sa blessure initiale – est plus fort) et que c’est la raison pour laquelle elle ne peut pas avouer qu’elle commet ou dit des choses blessantes. »
          mais justement .. je trouve ça presque pire .. dans ces cas, ce n’est même pas pour soi, que la personne eventuellement nous porte atteinte; il,/ elle nous prend comme un objet dans le champs de sa projection, ne nous reconnait même pas par delà,( c’est plus là que je vois un mépris éel de sa personne, d’ailleurs).. et là, je me demande est-il pertinent de chercher à comprendre les traumatismes de ceux qui nous ont traumatisés( parce que de mon coté j’ai cherché, et cela ne m’a pas arrangé) ?Evidemment qu’ils ont leurs raisons douloureuses, mais a t-on ce travail à faire à comprendre une culpabilité qu’ils pourraient ressentir, mais nous rejettent éventuellement dessus, justement car ils ne l’assument pas, et qu’il n’y a qu’eux qui ont et peuvent le faire.. et si l’on comprend qu’ils ont vécu des traumatismes est-on moins traumatisé ensuite ? être traumatisé est-il être « offensé lol ?  » bon j' »arrête là , je vais lire en boucle le c/c de la réponse d’alain thomas. 😮

          • Waterbreathing dit :

            je veux dire, je vous remercie de votre témoignage, oui, et habituellement, mon propos serait plus nuancé, je vous expose par contre ce que cela m’inspire dans ma situation directe actuellement, ..

          • Waterbreathing dit :

            Je ne sais pas trop comment expliquer cela clairement… Pour être un peu plus claire, je vais un peu parler de moi : pendant des années, quelqu’un m’a méprisée, mise plus bas que terre. Ca m’a fait mal. Très mal, car j’aime cette personne. Mais je pense que sa façon d’agir est due à quelque chose qu’il a vécu avec sa mère. En quelque sorte, j’ai été presque comme un « médicament » pour lui : il s’est un peu vengé de ce qu’il a vécu, peut-être parce que je lui rappelais trop ce qui lui est arrivé. Jamais il n’a pu m’en parler, même si j’ai tenté le dialogue. Il ne le POUVAIT PAS, je pense.
            Cela me parle aussi.. je sais que les personnes qui sont impliquées dans un vécu commun douloureux avec moi ne pouvaient pas comprendre certaines implications de leurs actes; elles étaient, pour l’une, du moins, trop loin dans un mode de vie, de pensée, qui ne leur permettait plus d’entrevoir la portée de leur comportement sur d’autres personnes.pour l’une de ces personnes, elle n’avait pas d’empathie, une forme de cécité.ce n’est d’ailleurs pas avec cela que j’ai le plus de prob, c’est avec un autre aspect de mon vécu, qui comprend au moins une personne en aptitude et capacité de comprendre, reconnaitre, qui ne le fait pas.J’ai eu moi aussi un sentiment de me trouver en prise avec des projections pathologiques de ces personnes, comme vous en témoignez..ben reste que cela fait des dégats et laisse des séquelles qd on le vit dès jeune et cela me fait encore souffrir ?

        • Waterbreathing dit :

          Si nous savions qu’intérieurement l’autre éprouvait de la culpabilité de nous avoir fait du mal, penses-tu que nous pourrions pardonner plus facilement ? Moi, je pense que oui.
          Pour te répondre, je pense que si seulement l’autre en question reconnaissait son implication, oui, le pardon serait plus facile. cela viendrait casser cet effet de projection, ou la personne qui peut avoir porté du tort, sait voir par delà sa projection pour reconnaitre les conséquences et implications de ses actes sur autrui ..Ce n’est pas je pense de la culpabilité, je trouve sincèrement la culpabilité nocive.Mais je pense que des personnes peuvent se sentir coupable, le nier, et le rejeter sur d’autres, chercher à culpabiliser d’autres personnes, par ex.en ce sens ci, je trouve donc juste que ce sentiment leur retourne, à part cela, je ne trouve pas evolutif, ni intéressant qu’une personne se sente coupable ..voilà pour moi.

  4. Waterbreathing dit :

    pour ma part, je n’ai pas l’impression que ce soit aussi simple, car l’on devra toujours etre en relation à l’autre avec le potentiel que cela dégènère, car la potentialité qui s’est réalisée pourra se reproduire si elle n’est reconnue; et qu’est-ce que cela vaut si le chemin, ou le trajet n’est fait que par soi ?aussi, si l’on ne pourrait etre offensé qu’en laissant ce pouvoir qui le permettrait, je ne trouve pas cela juste, ni vrai, en des cas d’abus de pouvoir, justement, mais eventuellement en des situations « justes », alors, ou l’on peut faire réellement agir son choix: et encore, ce que je trouve dommage en une telle considération, c’est d’imaginer qu’il faille alors etre sans absolument aucune blessure ni faille sinon eventuellement un autre , ou une personne viendra peut-etre y voir un ‘pouvoir » qu’on lui laisserait ? il faudrait s’en « prendre » qu’à soi, meme si ce sont alors d’autres qui se comportent « mal » ?

    • elba dit :

      « …qu’est-ce que cela vaut si le chemin, ou le trajet n’est fait que par soi ?… »

      Le chemin, c’est à nous-mêmes de faire le notre. Celui que suivent les autres ne nous regarde pas vraiment, en fait. Je pense que peut-être si nous tenons bien la barre pour garder notre cap, nous pouvons être un exemple pour l’autre qui petit à petit enlèvera son sale costume. Peut-être pas… mais dans ce cas, il nous faut accepter ce qui est. Et prendre le maximum de distance vis-à-vis de lui ou elle.
      N’avons-nous pas éventuellement le pouvoir de communiquer avec le « belligérant », en lui disant entre quatre z’yeux, comme on dit, qu’il ou elle exagère et que ça suffit ?
      Nous n’avons aucun pouvoir sur les gens avec lesquels nous n’avons pas de relation (par ex. un ministre ou un banquier…) mais avec les gens qui partagent notre quotidien, nous avons un certain pouvoir, sois-en persuadé. Il nous suffit de trouver la solution qui fera qu’elle-il n’aura plus de pouvoir sur nous.
      Pas toujours facile, je le conçois. Mais faisable.

      J’ai toujours en tête un proverbe indien que j’ai pris je ne sais où, et qui dit en gros : « si un ennemi te fait du mal, ne lui rends pas la pareille, mais assieds-toi patiemment au bord de la rivière, et un beau jour tu verras son cadavre passer dans le courant ».

      Ca s’appelle le lâcher-prise, non ?
      Belle journée à toi. 🙂

      • elba dit :

        Je viens de relire le texte de John Smallman (il est fait pour ça, non ? 🙂 … et pour nous faire réfléchir à nous-mêmes) et j’ai envie de citer à nouveau ce passage :

        « continuez à vous CONCENTRER SUR VOTRE INTENTION DE CHANGER VOS ATTITUDES manquant d’amour en un amour divin inconditionnel et sans distinction, et pratiquez-le à tout moment, lui permettant de guider toutes vos pensées, paroles et actions. C’est la manière la plus profonde et la plus efficace de vous préparer à votre grandiose éveil. TANT QUE VOUS NE RELACHEREZ PAS LES ATTITUDES DE JUGEMENT ET DE BLAME, et tant que vous n’arrêterez pas de nourrir le désir de voir ceux que vous estimez vous avoir offensé, blessé, spolié ou trahi, ETRE CONDAMNES ET PUNIS POUR LEURS MEFAITS, vous ne vous éveillerez pas. »

        Ce paragraphe me donne une belle leçon à suivre, personnellement. Je m’aperçois que mon chemin est sillonné « d’espoirs de revanche » parfois. Ce qui n’est pas bien en soi.
        Tu vois, Waterbreathing, j’ai encore du chemin à parcourir avant d’être éveillée ! 😉

        J’aime nos discussions à tous. J’aime la façon dont vous nous répondez, Passeur. Tout cela m’aide à mieux me comprendre et à progresser. 🙂

      • Waterbreathing dit :

        je me demandais en fait si le pardon était un chemin qui se faisait seul, car il me semble que c’est aussi un chemin qui comprend et implique l’autre.JE pense que je me suis mal exprimé .. par ex, A ce sujet, je me posais une question, qui m’a été inspiré par une de tes phrases, je crois d’ailleurs.Si une personne ne nous pardonne pas, nous refuse le pardon pour quelque acte spécifique que nous avons porté à son encontre, a t-on ce « droit » de se pardonner soi même ? c’est en ce sens que j’entendais l’expression « trajet », le cheminement, on fait le sien, chacun va son cheminement, mais il est supposé, je crois englober un peu les autres dans la réalité que nous partageons avec eux ?

        • Waterbreathing dit :

          En d’autres termes le pardon est-il un « trajet' », un « chemin » vers soi, ou vers les autres ? pour schématiser ( voire vers soi, et vers les autres lol, )
          de même que l’exemple que j’ai donné, je me demande si l’on peut pardonner qui ne reconnait rien de sa responsabilités dans certaines implications plus préjudiciables.

          • alain thomas dit :

            Le pardon est un chemin vers soi dans le sens où il vous purifie.
            Il est aussi un chemin vers l’autre car il le laisse devant son propre miroir.

          • elba dit :

            A mon sens, le pardon est un acte d’amour. C’est avant tout, je pense, un chemin vers soi, puisque c’est la conséquence d’un acte d’introspection. Celui ou celle qui ne pardonne pas, n’a pas cherché au fond de lui-elle, à savoir ce que l’autre pourrait éprouver au niveau de la culpabilité. Il-elle n’a donc pas encore la capacité à s’éveiller ; peut-être que ça viendra, mais ce n’est pas notre affaire. Nous ne devons pas changer les autres : ce sont eux-mêmes qui doivent se changer, si leurs comportements ne sont pas des comportements d’amour.
            Mais le pardon, s’il est notre chemin personnel, crée un pont, un lien, entre notre âme et l’âme de l’autre, même s’il-elle ne le sait pas (justement, parce qu’il-elle n’est pas dans encore dans la voie de l’éveil). Il est donc également un chemin vers l’autre, plus subtil, mais bien réel.
            Pas très facile pour moi de répondre sans être trop longue… 🙂

          • Waterbreathing dit :

            Mais le pardon, s’il est notre chemin personnel, crée un pont, un lien, entre notre âme et l’âme de l’autre, même s’il-elle ne le sait pas (justement, parce qu’il-elle n’est pas dans encore dans la voie de l’éveil). Il est donc également un chemin vers l’autre, plus subtil, mais bien réel.
            oui, j’aime bien ce passage.(elba)

  5. Waterbreathing dit :

    le pardon ? vous direz que c’est affaire entre soi et soi .. mais comment pardonner certaines « offenses » , terme générique, lorsqu’elles sont reliées à des personnes qui refusent non seulement de les reconnaitre, mais qui recommencent, avec d’autres, éventuellement, et qui en ts cas, sont dans un déni de leur comportement, et de leurs conséquences.Ce qui peut donner sentiment d’un déni de sa propre souffrance .. je trouverais heureux d’arriver à pardonner dans ces cas si nombreux, que si l’un ne veut pas quitter un costume funeste, et souhaite poursuivre à jouer un jeu grossier et involutif, il le fasse seul, ou avec d’autres, tandis que soi, l’on puisse quitter toute implication, de son seul choix, et de son seul vouloir.Mais est-ce aussi simple ?Est-ce réellement simple seulement ?Suffit -il de se dire qu’on se crée ses propre offenses( est-ce à comprendre comme à laisser un « pouvoir » sur soi à d’autres ?)?mais le pardon n’a t-il pas à prendre en compte un minimum l’autre, sa bonne, ou mauvaise foi relative ?

    • elba dit :

      Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, waterbreathing. Il me semble que pas mal de personnes vivent ou ont vécu ce genre de situation.
      Je pense qu’il nous faut dans ce cas, lâcher prise sur les offenses en question, en nous disant intérieurement « c’est pas grave », ce qui va soit calmer la personne qui endosse le costume en question, ou soit la mettre encore plus en rogne.
      Dans le second cas, cette personne finira par partir, constatant qu’elle n’exerce plus ce pouvoir de déstabiliser et de faire souffrir l’autre.
      A mon sens, le pardon ne peut intervenir que si l’on se persuade que l’autre n’est pas conscient de ses actes, ou que si ce n’est pas le cas, c’est encore quelqu’un qui est très enfermé dans son obscurité.
      Peut-être aussi qu’il nous faut, sans nier notre propre souffrance, l’accueillir et nous demander à nous-mêmes le pourquoi de cette souffrance… Et tenter de la relativiser en regardant, peut-être, d’autres souffrances autour de nous, qui sont (ou qui nous paraissent) bien plus insoutenables à vivre.

      Ou bien, si c’est possible, tourner le dos à ce mec ou à cette nana en « costume funeste » pour qu’il ou elle aille jouer son petit jeu 3D ailleurs que près de nous.
      … Il me semble que ce n’est qu’après que nous pouvons pardonner vraiment…

      • Waterbreathing dit :

        pour ma part j’ai plus personne au costume funeste dans ma vie, mais c’est pas dur, je vis comme un mort , justement, je risque plus de laisser la moindre place à qui que ce soit, il peut débouler les extraterrestres et 3 fins du mondes différentes sur des dimensions parallèles s’entrecroisant, et 3 autres nv mondes qui surgissent encore sur d’autres dimensions , j’enverrais tout cela se faire voir, presque j’ai l’impression.

        Au sujet des répétitions, j’ai plus le sentiment d’être dans un plan karmique maudit qu’une répétition de vie, ce que je vis qui me « heurte », dans ses conséquences étalées, ne tient pas pour moi à une répétition comportementale m’apportant les mêmes schémas de vie et de heurts,(ou oui, mais c’est de l’inadaptation) ou alors c’est une répétition « transmise » de vie en vie, c’est un autre « moi » qui l’aurait initiée, ou encore, ce ne serait que la répétition humaine, dans son héritage d’affliction collectif, qu’on est censé un peu tous épurér à vous lire, mais sinon qu’on se traine de génération en génération comme si c’était la marque de distinction de l’humanité.Pour le pardon, je me souviens avoir demandé à des personnes dont j’ai détesté les comportements, et que je voudrais plus voir du tout de ma vie si c’était possible pour etre honnete,( genre mes cellules supportent plus ce que nous avons eu de lourd en commun) si elles avaient qq chose à dire suite à une responsabilité dans un vécu commun( « parents »; j’ai un parent sociopathe psychopathe :p bon, il a vieilli, et s’est assagi hein! c’est pas par contre des repères educationnels très structurant, aujourd’hui je ne peux que seulement vomir la seule nécessité pas nécessaire à mon sens familiale qui oblige à ces liens de noms, de filiation, de sang, de vies en communs d’un temps, aberrants, pour moi, car pervertis et aliénants, sans amour, pour moi, et pas que pour moi, trop souvent, qui nous conditionnent tant dans nos destinées humaines, j’en veux pas à des personnes qui ont leur raisons dans leurs déraisons, raisons pour lesquelles j’aurais plus de compassion,- j’en ai eu plus jeune, justement car c’était des relations aliénantes qui jouaient sur la distorsions des « pouvoirs », je vis d’ailleurs cela comme un abus émotionnel « iiiiinnnjuste »-que j’ai plus ou moins entraperçus, mais à tout un système .. que je n’arrive d’ailleurs pas à rejoindre , à m’adapter, tant j’ai l’impression que c’est ruiner son intégrité, mais aussi simplement car lorsque votre éducation vs conditionne à vous servir des autres pour arriver à vos fins, que vous vous protégez mentalement de cela fort heureusement, pour vous rendre compte que finalement, c’est comme cela que fonctionne parfois ou souvent en cette société concrètement, ce le plus normalement du monde ? .. ben vous pouvez etre un peu désorienté ?), dans un rôle. non, déni, et j’en passe .. c’est un choix. moi j’ai répondu que je ne serai pas là pour qd ces personnes auraient qq chose à en dire, à vouloir explorer, accueillir de ce vécu.
        comme si je voulais briser des liens karmiques, séparer des destins de toujours vecus reunis comme une contrainte, que je vivais à tort ou non comme karmiques; n’y a til que le pardon qui ait ce pouvoir ?
        Car plus que du pardon, je ressens juste tout un tas de sentiments qui passeraient volontiers pour involutifs, d’ailleurs ils s’en foutent ces sentiments, ils ont pas de vocations à me faire evoluer ou le contraire, ils sont pas censés servir à qq chose.Je ne ressens pas de pardon, ni de souhait de vengeance, mais dégout de la vie, la seule notion de se lier à qui, ou quoi que ce soit, m’est un sentiment de chaine, à présent, rien que cela me rend pénible de vivre en une collectivité ou il « faut » se lier pour vivre, bonjour les dégats, qui je ne crois pas se guériront avec le seul pardon qui m’est bien inaccessible apparemment, les conséquences pour moi sont bien concrètes et opèrent dans mon adaptation à la vie, déjà que même sans les aspects « douloureux » j’arrive pas à madapter nn plus.
        regarder des souffrances jugées pires ne m’aide en rien, au contraire, j’ai bcp fait cela diurant un temps, au point d’avoir complètement amalgamé ma souffrance à une plus grde souffrance , une injustice du monde, et cela a fini par me faire voir tous les pires aspects qui peuvent donner envie de ne pas faire partie d’un tel monde ..je ne le conseillerai pas trop.Mais oui, je pense que les personnes qui porte atteinte à d’autres sont souvent inconscientes de ce qu’elles font .. elles souffrent souvent, je crois aussi .. certaines y mettent de l’intention, par contre, et de la méchanceté.Ceci en soi est déjà troublant.

        bref, moi je suis fort loin de l’éveil je crois, et tant pis meme pour l’éveil si je devrais faire taire des blessures d’égo, entre autres, que j’ai toujours plus ou moins réprimé jusque lors, je crois que l on voit ou non plus loin, vaste que ce plan de l’ego, vu qu’on à à vivre avec et de par en partie cet ego, de par nos intéractions à divers niveaux, trop de blessures d’ego rendent la vie .. complètement naze ?
        Alors personnellement, je crois que je souffre encore trop pour lire ce que je ressens amalgamé à une « offense », et en plus, une estimation de seulement ma part, d’avoir été offensé.cf pour le texte de saul
        ceci dit, jespère pas de vengeance, ni que des personnes « ‘paient » pour leur méfait, mais comme je l’ai dit, je trouve « juste » (et men fous si c’est notion illusoire) que des personnes se retrouvent mises en face de leurs actes et responsabilité.

        • Le Passeur dit :

          On en a déjà parlé tous les deux, mais tout ce que je lis à chaque fois de vous montre seulement que vous ne lâchez pas prise, que le mental tourne à plein régime pour tenter de trouver un équilibre au milieu d’un enchevêtrement de sacs émotionnels bien pleins. Paradoxalement, j’ai le sentiment que vous êtes en mesure de larguer tous ces sacs d’un seul coup pour peu qu’à un moment vous actionniez l’interrupteur du mental sur off. Il s’ouvrira alors une trappe sous vos pieds qui videra probablement tout d’un seul coup. Ce sont vos croyances qui vous limitent et rien d’autre. Dans votre schéma de vie, la manière dont vous avez réagi personnellement à vos difficultés, vous avez accepté comme des fatalités ce qui ne l’était pas. Des certitudes se sont forgées qui aujourd’hui cadenassent la trappe. Le truc, c’est qu’à part vous, personne ne pourra défaire ces cadenas tant que vous les verrez ainsi. Les souffrances, le refus violent de se « lier » (ce ne sont pas des liens qui enchaînent), ne sont que les conséquences de la situation de départ dans laquelle vous tournez en rond en vous tapant la tête sur les murs. A un moment ou à un autre, si vous voulez en sortir puisque ça semble ne pas vous rendre heureuse, il faudra admettre au moins la possibilité que tout cela est votre création permanente et que vos cadenas sont vos croyances en le fait que cette création est extérieure à vous et vous persécute en vous laissant impuissante.
          La grande majorité de ceux et celles qui viennent ici ont dans ce chemin de vie connu des difficultés parfois très lourdes, c’est quelque chose d’assez fréquent dans le parcours de ces âmes. Pourtant, nombre ont transcendé les souffrances occasionnées et cette transcendance est à la portée de tous, parce qu’aucun en s’incarnant ne s’est mis sur le dos plus qu’il ne pouvait dépasser. Ne laissez plus votre mental, et donc votre ego, voir, sentir et s’exprimer à votre place. Rien de tout ce que vous vivez n’est extérieur à vous, le pardon est donc naturel, il n’y a rien d’injuste, reprenez possession de vous, vous vous appartenez.

          • elba dit :

            Réfléchis un peu, Waterbreathing : si tu es là à lire ces textes, c’est que tu cherches quelque chose. Alors, rien n’est perdu, puisque ta conscience est justement en ébullition. Et si tu continues à chercher, tu trouveras cette sérénité après laquelle tu cours si vite (si si, je t’assure, rien qu’à te lire je le ressens.) Pour ce qui est de se lier, tu n’as pas l’obligation de te lier à tout le monde, et le lien si tu en crées un, peut être rompu dès que tu en as envie. Ca vaut le coup d’en créer, crois-moi, car il y a sur cette planète des gens vraiment super. De plus, (et ça n’engage que moi) comme nous sommes là pour nous aider les uns les autres (même si certains ne s’en aperçoivent pas) on aurait tort de rester seul dans son coin.

            Remonte la pente du découragement. Ca en vaut le coup, même s’il y a parfois des degrés inévitables à descendre sur le chemin.

          • Waterbreathing dit :

            je ne pense pas qu’une réalité extérieure me persécute(même si je tend plus vers la fatalité) .. mais je ne crois pas non plus avoir pleinement et complètement crée les éléments qui composent ma réalité. je crois que c’est un peu des deux, et d’autres choses, une co création, donc, plus qu’une création complète de ma part, par contre ma réception des éléments qui ne tiennent pas à moi tiennent de ma création, je le crois oui ( même si cela reste toujours inconcevable pour moi de concevoir dire à qq qui par ex se fait agresser qu’il le crée, vous imaginez les services de psy /soutien avec ce genre de propos /discours ?).je crois donc pour l’instant, c’est tel que je le crois, avoir un pouvoir sur une part de cette réalité, pas sur tout, je crois et pense même que je peux créer peut-être plus qu’une part de cette réalité en y croyant plus, ce que je n’arrive pas trop à faire.C’est l’état de ma croyance actuelle ?
            oui, à saturation émotionnelle, nerveuse etc, j’ai ce sentiment non de persécution, mais de malédiction, je ne crois pas cependant , qu’une réalité extérieure me persécuterait, appelons cela plutôt du désespoir total.
            je ne sais pas comme tout cela peut evoluer pour moi, c’est un peu comme si tout passait par une certaine mentalisation chez moi pour etre comme l’on dit fonctionnel ?..mais je ne vois pas comment je pourrais re-trouver un équilibre juste par le mental, par ailleurs.. comme si je ne pouvais pas ni m’accommoder d’un tel état, ni revenir en arrière..

            elba;Le refus de se « lier », c’est le refus de rendre mon service social (y prendre place, assumer une transmission, assumer un role prédéfini par d’autres, voire, par soi dans x vies, mais là, je dois dire, je le ressens prédéfini par d’autres .. facteurs extérieurs, bien justement, je le refuse, car c’est plus une fatalité pour moi) en une communauté artificialisée si je ne le ressens pas, cela rend pour moi les relations utilitaires et perverties.ce serait surement intéressant, je pourrais, ai pu en avoir envie,(de se lier, donc) de là à l’assumer c’est encore différent, mais ce que j’ai connu, m’en a rebuté( des transmissions de répétitions séculaire inassumées, de relations dévoyées, de pathologies s’associant entre elles rendant les personnes incapables de reconnaitre leur implication, d’utilitarisme, de mauvaise foi, et des aspects qui ne me plaisent pas chez l’être humain..)..et je ne trouve pas l’envie en moi de me « lier » normalement( oui, je vis cela comme une chaine lol que ce n’en soit pas n’enlève rien à que je le vive comme cela. hélas je crois qu’on est ts en relations d’énergie effectivement, à divers degrés, donc on ne pas pas complètement ne pas etre en lien, et il me semble comprendre que c’est une position susceptible d’initier des déséquilibres), comme il est plus ou moins nécessaire pour s’adapter, juste d’ailleurs par nécessité de s’adapter, cad selon des impératifs de rendements(ironie), qui tout illusoires soient-ils, sont probablement connus de chacun.
            donc pour certaines conséquences, j’ai pas l’impression de pouvoir m’en défaire comme de sacs émotionnels..

          • Waterbreathing dit :

            la situation de départ, vous pensez, cela commence ou ?

    • Le Passeur dit :

      Il y a une autre façon de porter son regard sur une telle situation. Tout ce qui se présente à nous est porteur d’évolution pour peu qu’on ne laisse pas l’ego (le moi, la personnalité) prendre toute la place en réagissant à travers ses blessures et la préservation de l’image qu’il veut voir de lui. Tant qu’on réagit avec l’ego, on est dans le jugement et la souffrance et tant qu’on demeure dans cette énergie, on attire par résonance les situations qui vont la nourrir. d’où les expériences douloureuses à répétition. Si le regard devient celui du Soi (l’esprit, la conscience supérieure), alors on se dégage du jeu habituel de la réaction, on lit la blessure en l’autre qui le pousse à agir ainsi et soi-même on s’est dégagé de cette énergie qui se nourrit elle-même. L’expérience ne se représentera alors plus parce que l’on entrera en résonance avec une autre énergie. La personne au « costume funeste », d’une manière ou d’une autre, disparaîtra alors de votre vie. Toutes nos expériences fonctionnent ainsi.

      • Salvia dit :

        Si la personne au « costume funeste » est une amie de longue date, qu’on lit sa blessure avec le regard du Soi, qu’on pardonne avec une absolue sincérité la blessure reçue, est-il juste qu’on n’éprouve plus l’envie de renouer cette relation? A ce niveau il y a pour moi comme un sentiment sournois de culpabilité qui m’agace. Encore l’ego? Ma petite voix me dit qu’il me faut continuer ma route tout simplement. Est-ce cela l’expérience dont vous parlez?

      • Waterbreathing dit :

        cela me rappèle un moment ou j’avais eu à faire face à ce genre de situation, là, de façon ou j’avais le choix d’y donner suite ou non, je n’y ai pas donné suite, ni réagi, mais j’ai été un peu décontenancé et choqué par cette attitude, et n’ai pas su l’affirmer probablement assez tôt(bien que cela n’ait pas duré longtemps, qqchose comme 2 semaines).c’était le comportement d’une personne qui m’envoyait des insultes en fait .. je savais bien que c’était car elle souffrait elle même, que ses propos auxquels je n’adhérais s’adressaient à elle, qu’elle me les projetait dessus, je ne validais pas ses dires, mais finalement cela m’a qd meme blessé.Et je n’y répondais pas d’ailleurs .. mais ce qui m’avait qd meme blessé, c’était qu’elle avait juste choisi un moment ou moi meme j’étais en souffrance(résonance ah ?c’est quoi la leçon, si tu souffres y aura des personnes sympa pour te donner un coup de grace ?), sans me permettre de le déborder sur d’autres, pour carrément m’attaquer, finalement de façon méchante sur la fin, puisqu’elle a fini par essayer de me suggérer des voies de sorties conformes à des souhaits morbides que j’ai pu émettre.voir la blessure de l’autre empeche t-il que l’on se sente blessé par son éventuelle intention peu aimable ?

        • Le Passeur dit :

          « voir la blessure de l’autre empeche t-il que l’on se sente blessé par son éventuelle intention peu aimable ? »

          Lorsqu’on voit la blessure en l’autre qui vous agresse, ce n’est plus le petit Moi (l’ego) qui voit, c’est le Soi. Et lui ne peut être blessé parce qu’il n’est pas dans le jeu de la dualité. Si vous êtes blessée tout en voyant la blessure en l’autre, c’est que vous avez mentalisé votre perception de la situation. Pour parler autrement, c’est encore le plexus solaire qui perçoit, ce n’est pas le cœur. C’est pourquoi il est si important de faire descendre la conscience du cœur vers le chakra du plexus, c’est comme descendre à la cave avec une bougie, on y apporte la lumière et peu à peu, on la laisse sur place.

    • alain thomas dit :

      Le pardon ne signifie pas qu’il faille être d’accord sur l’attitude de l’autre.
      Si nous étions tous semblables au niveau relatif, nous ferions les mêmes actes.
      Le pardon est juste un acte « égoïste » en fait, parce qu’il nous permet de ne pas nourrir en nous le germe de la maladie. Le pardon purifie nos cellules, dans sa forme d’acceptation de ce qui EST.
      Je peux donner un exemple probant, sans le reproduire précisément mais en faisant appel à la mémoire de ce qu’il s’est réellement passé :
      Un violeur connu des médias a tué beaucoup de jeunes personnes.
      Tous les proches des victimes, lors du procès, ont eu la possibilité de s’exprimer vis-à-vis du coupable. Ils lui ont tous demandé s’il avait un regret quelconque. A chaque passage, son visage est resté fermé et impassible, entraînant encore plus de haine et de rancoeur chez les parents. Puis, une mère s’est approchée, avec des larmes mais pas de celles que l’on imagine ; c’étaient des larmes de compassion. Elle a pardonné sans même demander quoi que ce soit. L’accusé s’est trouvé alors désarçonné, stupéfait, avant de fondre en larmes, de s’agenouiller et de demander pardon, la tête dans les mains.
      Cette histoire est vraie.

      Il ne s’agit pas ici de regarder son enfant se faire violer et tuer sans tout faire pour empêcher cela, sans hurler sa douleur, sans ensuite demander réparation ou bien encore sans avoir en soi une intense envie de vengeance.
      Il s’agit, avec le temps, de franchir le pas qui consiste à regarder au plus profond de soi le sens de tout cela. Il est possible, au regard de la Foi, cette mystérieuse certitude, qu’au-delà de la mort, il y a une certaine justice, une Vérité, sur laquelle on peut s’appuyer, notamment pour pardonner et pour guérir.
      Car au-delà de tous les concepts se trouve la clef Absolue, celle qui révèle l’Unité, l’Interdépendance de tout ce qui EST et la Connaissance.
      Il suffit de basculer sa Conscience pour entreapercevoir la Vacuité de toute chose et comprendre le TOUT et le fait que nous sommes UN.

      • Waterbreathing dit :

        ne peut-on être tiraillé entre un regard peut-être du Soi, un regard du moins qui dépasse son ego, et ses souffrances, et d’un autre coté, toujours en souffrir, et devoir composer avec cet égo ? J’ai l’impression de juger, et ne pas juger, de voir par delà ses propres blessures d’égo, et ne pas voir par delà, comme deux visions, deux regard, à ce propos, qui sont tous deux les miens, et qui coexistent, c’est ce qui est douloureux en fait d’ailleurs.

        • alain thomas dit :

          La souffrance est la première règle du jeu. L’un des buts du jeu est justement de l’éradiquer. Pour cela, il y aurait des moyens habiles, adaptés à chacun.
          Chaque être humain recherche le bonheur mais la plupart du temps, il ne sait pas s’y prendre. Cela dépend de sa naissance, de sa condition, de ses actes passés et ensuite de ses choix.
          La dialectique est une base de travail dans l’introspection. C’est ce dont vous parlez, s’agissant des deux visions.
          Les psy vous parleront du « je », du « moi » et du « surmoi ».
          La Loi naturelle entre en jeu dans l’introspection. Elle s’appelle l’Ethique. Afin de laisser entrer vos intuitions, il faut créer les brèches en vous-mêmes par le Coeur et non par le mental.
          Voilà un moyen habile d’être sur le chemin.
          Pour être en connexion directe avec le Coeur, l’Ange ou sa divinité, il est nécessaire d’avoir la Foi, cette mystérieuse certitude.
          Sinon, le mental prend le dessus.
          Et le mental ne connaît pas l’Ethique… Il connaît seulement la morale.

  6. Thierry dit :

    Pour ressentir le pardon, il faut la vérité et la reconnaissance de la responsabilité.
    On ne peut pas juste sortir de ce jeu, cet univers, même s’il n’est qu’illusion sans reconnaissance de la responsabilité.

  7. Waterbreathing dit :

    j’ai lu ceci sur un lien de ce site;

    Le pardon n’est pas « voilà, je te pardonne de m’avoir offensé ». Cela n’est pas le pardon, c’est plutôt une incompréhension des rôles. Lorsqu’un Être pardonne à un autre Être de l’avoir offensé, il ne comprend pas qu’il a lui-même créé cette offense. Il n’a pas à pardonner à cet autre Être, il a à se pardonner à lui-même d’avoir créé cette offense. L’autre Être, il faut le remercier d’avoir accompli son rôle, et non pas lui pardonner. Et en le remerciant sincèrement et de façon ressentie, vous le libérez de son rôle. Voilà une nuance fondamentale à saisir, et aussi, difficile à accepter pour plusieurs, nous le comprenons. Mais c’est pourtant la vérité.
    j’avoue j’ai bcp de mal à concevoir ce genre de choses .. j’imagine mal dans les plus extrèmes des cas que certaines personnes aient à se pardonner elles lorsqu’elles subissent des violences en certaines circonstances; imaginons les plus rudes, un truc bien injuste comme il peut s’en passer dans les guerres.là je trouve ça quasi maso, ou indécent, à appliquer dans certaines situations ..

    Voilà que vous vous retrouvez de nouveau devant une invitation à assumer votre vie. Assumez que vous êtes des Dieux, que vous êtes des Êtres lumineux. Cela suggère aussi qu’il vous faut assumer que vous êtes les créateurs de toute votre vie, que vous l’avez créée exactement comme vous l’avez choisie, que ce soit consciemment ou inconsciemment.
    pareil, .. créateur de toute sa vie et de tous les aspects qui composent sa vie qd bien même elle se compose de bien plus d’éléments que seul soi, et de bien plus d’éléments avant même sa venue en ce monde (en cette « vie ») ..mais bon, encore peut-être ? question de regard à adopter .. pas à prendre au « littéral » littéral, mais pour le pardon, là je n’arrive pas trop à, l’imaginer ..

    • elba dit :

      waterbreathing, je partage ton avis à propos du fait que nous devrions nous pardonner à nous-mêmes d’avoir créé une offense… Il est possible certes, que parfois nous soyons à l’origine d’une offense, soit parce que nous avons mal compris la position ou le ressenti de quelqu’un et que de ce fait, cette personne nous en veuille et nous fasse du mal.
      Cependant, aller dire par exemple qu’une fillette de quatre ans qui se fait violer, a « cherché » en quelque sorte, ce qui lui arrive, c’est pour moi inadmissible.

      De plus, en étant dans cette optique, pourquoi ne devrions-nous pas des excuses au voleur qui entre par effraction dans notre maison ? … Nous l’avons (toujours dans ce sens) cherché… (? … sans doute parce que nous possédons des biens qu’il n’a pas ?…)
      Et le voleur en question, le violeur en question se disant qu’ils ne font aucun mal, vont recommencer.
      De plus, il ne faudrait jamais mettre les assassins en prison, puisque les gens qui ont commis des actes à l’encontre de quelqu’un, ne seraient pas coupables. Ce sont les victimes qu’on devrait emprisonner…. (euh…?)

      Pour moi, tout ça c’est un genre de déculpabilisation assez ‘pratique’ et je ne le comprends pas non plus.

      • elba dit :

        … De plus, si je réfléchis bien à propos de cela, lorsqu’une personne m’offense, je ne suis pas coupable dans ce cas de lui rendre oeil pour oeil. Et ce sera normal ?
        Dans ce cas, je comprends que nous soyons sans cesse en guerre sur cette planète, et que les gens qui tuent puissent le faire exprès, puisque ce sont ‘les victimes’ qui sont coupables de l’acte dont elles sont l’objet.

        … Peut-être que j’ai une éducation trop ‘judéo-chrétienne’ et que j’ai eu le cerveau trop lavé par le « Notre père » : « … pardonnez-nous nos offenses… » car je ne suis jamais fière de moi lorsque je me rends compte que j’ai fait du mal à quelqu’un. Je ne crois pas que c’est demain que je culpabiliserai de l’envie ou de la jalousie de mon voisin à mon égard. Ce sont ces choses-là qu’il nous faut combattre en nous-mêmes en premier lieu, je pense, pour que le monde puisse un jour être vivable dans la joie.
        Mais je me trompe peut-être.

        Bonne journée. 🙂

        • Waterbreathing dit :

          en vous lisant je pense bien que ce court extrait que j’ai c/C ne voulait pas dire cela 😮 ( moi même il m’est venu à l’esprit des exemples extrèmes en le lisant, c’est le pardon et transformation de ce site;http://www.psychologiedelame.com/messages.html ) mais je ne le comprends pas, je l’associe à ce passage autre qui dit que nous créons tous aspects de notre vie( message, indignité du même site), car eventuellement, un évènement dans notre vie, même si difficile, ou terrible, viendrait nous représenter une facette de nous inconsciente, à reconnaitre, et intégrer.
          Je pourrais l’admettre pour certains cas de figure(et encore, je ne crois pas forcément qu’on crée tous les aspects de notre vie, mais que l’on réceptionne certains aspects selon nos créations ? je sais pas si c’est très différent) ..Mais effectivement pas pour des cas que vous citez, tel une fillette de 4 ans qui est violée.cela fait partie des cas de figure peu, pas admissibles pour moi.. Enfin, bref, le propos ci sur le pardon, est peu admissible, ou , et compréhensible pour moi.

          • Waterbreathing dit :

            Je ne crois pas que c’est demain que je culpabiliserai de l’envie ou de la jalousie de mon voisin à mon égard. Ce sont ces choses-là qu’il nous faut combattre en nous-mêmes en premier lieu, je pense, pour que le monde puisse un jour être vivable dans la joie.
            justement, je crois que le message global, c’est de ne pas les combattre, ni en soi, ni en les projetant au dehors de soi, mais de les accepter, les reconnaitre, sans jugement au sens de les condamner, en premier lieu ..du moins, là je serais d’accord.maintenant pour ce que vous dites je crois préférable de combattre qq chose en soi, plutot que d’en prendre autrui à partie, et en « otage » , et lui faire subir.

          • alain thomas dit :

            Le pardon est un formidable lâcher prise.

        • alain thomas dit :

          Le pardon a ce quelque chose d’incroyable que lorsque vous réalisez sa puissance et son impact, vous vous demandez comment vous avez pu vivre sans lui. Car au-delà du pardon que l’on accorde à autrui et qui revient vers vous comme un boomerang, celui que l’on offre à soi-même à un pouvoir d’auto guérison que l’on ne peut pas soupçonner sans l’avoir testé.

          • Waterbreathing dit :

            en un sens cela me questionne, je n’ai pas idée de ce qu’est le pardon, probablement car ce n’est pas une idée, je crois pas être dans la vengeance non plus, plutôt dans le gel/ trauma d’un certain courant de la vie et de l’aimer. j’ai associé spontanément, à tort je suppose, pardon et sacrifice en fait, comme si il fallait oublier ce que l’on ressent pour privilégier ce que ressentent, traversent, vivent d’autres, et donc « comprendre » combien souffraient qui aurait pu commettre certaines actions contre soi, d’autres, ou la vie .. quoique ce soit qui ait pu nous blesser.Et avoir de la compassion pour leur souffrance, si on souffre toujours de ce que l’on a pu vivre de part certaines actions, je trouve cela un peu raide.. mais pardonner, ce n’est pas dire merci non plus pour s’en etre pris plein la figure, merci à toi l’etre d’avoir incarné mes facettes inconscientes de satyre pervers si j’ai vécu un viol à 4 ans, car c’est connu à 4 ans on est pervers polymorphe, c’est donc surement un bienfaiteur venu me reveler mes multiples visages que je refuse de voir en me cachant derrière mon air juvénile ( désolé du sarcasme, pas la peine de relever ^.^ d’autant que je trouve abusé de trop faire référence à des exemples de ce type lorsqu’ils ne nous concernent pas, il est tendance àlors à les prendre comme en prétexte de notre propre douleur, de fondre notre propre douleur à linjustice » du monde, et finalement de ne pas y faire face, et l’alimenter par toute la souffrance qui peut nous entourer..)
            une personne m’a déjà dit cela à propos du pardon, elle m’a dit aussi que c’était très simple de pardonner, que c’était presque « rien », bien plus simple que les blocages et résistances qui peuvent nous faire croire cela difficile.Le pardon, je voyais cela comme un héritage christique, ou du christianisme ? à tort, le pardon dépasse cela, et existait bien avant, je crois. en fait comme je lai écrit, ce qui m’a marqué avec le pardon, ce sont des sentiments et réminiscences peut-être d’un avant le pardon .. du coup, qd on m’en parlait, je ne comprenais vraiment pas .. aha !

  8. Soleil Bleu dit :

    Encore un trés beau texte de Saul, et qui me fait ressentir une fois de plus « c’est ça ! c’est intimement ça ! »
    Merci infiniment Passeur.

    IN LAKE’CH dans le pardon et l’amour pour l’Être que l’on est !

  9. marie christine dit :

    Très bons conseils de Saul . Il n’y a plus qu’à les suivre … !

  10. Dania dit :

    Eh bien, je ne suis sans doute pas prète pour cet éveil, parce que l’amour inconditionnel pour tous les humains, ce n’est pas possible pour moi.
    J’ai visionné une vidéo intitulée « L’argent » hier et qui explique les mécanismes de l’endettement d’un pays et plus je comprends comment ce système fonctionne, plus j’ai envie de hurler ma colère !!! Et il y a plein d’autres sujets qui me révoltent ici-bas!!!
    Alors, non, je ne suis pas prête à pardonner à cette petite minorité qui détruit délibéremment notre Mère Terre et qui exploite le reste de l’humanité avec son consentement (pour la plupart) !
    Pardon pour ce coup de gueule mais ce qui se passe aujourd’hui sur cette planète n’est pas de la fiction! Et observer ce qui se passe avec le plus total détachement ne me semble pas l’attitude correcte à adopter. N’avons-nous une responsabilité quelque part ? N’est-ce pas un peu facile de se refugier dans une bulle où tout est Amour ?
    Même si c’est l’essence de qui nous sommes, (et j’en suis intimement convaincue) je ne crois pas que le Nouveau Monde tel que nous le rêvons va se manifester d’un coup de baguette magique. Notre temps n’est pas le même que celui du Cosmos…

    Je crois que nous devrions plutôt retrousser nos manches et nous montrer solidaires pour faire tomber cette petite élite qui détruit la Vie sur cette Planète !
    C’est faire perdurer le monde de la dualité, c’est vrai mais je crois que le « pont » entre ce monde et l’autre est plus long que ce que l’on nous veut nous faire croire…

    Amicalement,

    • Le Passeur dit :

      Il y a plusieurs manières de se retrousser les manches. L’important, quelle que soit la manière que l’on choisisse, c’est de demeurer des êtres en paix, fermes dans leur détermination, mais sans esprit de revanche.

    • Florence dit :

      Bonjour Dania,

      Je comprends tout à fait ton « coup de gueule » car de mon côté aussi j’ai de la peine à ressentir de l’amour indonditionnel quand je vois tout ce qu’il se passe sur cette Terre.

      Par contre je pense que de se révolter contre ces humains qui détruisent ou contre ces situations qui nous semblent tellement injustes ne ferait qu’alimenter ces comportements et ces situations en leur apportant encore plus d’énergie. Sauf erreur, c’est Mère Teresa qui aurait dit « si vous me demandez d’aller manifester contre la guerre, je n’irai pas. Mais si vous me demandez d’aller manifester pour la paix, j’irai ! »

      Personnellement ces paroles m’aident beaucoup quand je me trouve confrontée à des situations que je n’accepte pas, car j’essaie de les appliquer en dirigeant mon énergie sur ce que je souhaite, ce à quoi j’aspire, plutôt que de lutter contre ce qui me déplaît. Cela ne veut pas dire rester les bras croisés dans une bulle d’amour à attendre que les choses changent.

      Donc quand tu dis qu’on devrait retrousser nos manches, je suis 100 % d’accord avec toi, mais à mon avis cela porterait plus ses fruits de les retrousser en portant son attention sur ce que l’on souhaite plutôt que sur ce que l’on refuse, tout en gardant à l’esprit qu’il y a également de magnifiques choses qui se passent dans ce monde (bon c’est sûr que ce n’est pas dans nos médias qu’on va les trouver !)

      Même si parfois on a l’impression qu’à son petit niveau on n’est qu’une goutte d’eau, cette goutte d’eau a toute son importance et elle n’est pas inutile. Ce sont toutes ces gouttes d’eau qui, ajoutées les unes aux autres, finissent par former les ruisseaux, les rivières puis les océans !

      J’espère que ces quelques mots t’encourageront,

      Lumineuse journée à tous,

      • Xablo dit :

        Je partage aussi ce coup de gueule. C’est dur tout de même de pardonner à ces gens qui détruisent notre Terre avec une indifférence révoltante. Mais, la violence engendre la violence (cela ne se limite pas seulement à la violence), alors mieux vaut tenter d’améliorer la situation plutôt que de l’aggraver , comme tu le dis Florence. Mais pour véritablement pardonner quelqu’un, il faudrait que la personne à qui l’on pardonne accepte le pardon, que cela aille d’un coeur ouvert à un autre.
        En tout cas, merci Passeur.

        • Waterbreathing dit :

          ben voilà, tu réponds aussi à ma question même si tu ne me réponds pas..et si l’autre refuse de reconnaitre qu’il ait fait quoique ce soit qui puisse être pardonné, et donc encore moins disposé à l’accepter ?Peut-on pardonner sans lui, doit-on s’enchainer plus longtemps sinon ? a t-on un autre choix seulement ?

  11. elba dit :

    Je suis un peu désolée que ce texte me ramène tout à coup à mon propre jugement que je tente par tous les moyens de museler, mais que je ne parviens pas à éradiquer :

    Ce texte me remet en mémoire, je ne sais pas pourquoi, ce qui vient de se passer en Lybie… Et même si je me dis que cela ne me regarde pas, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces gens morts, à ceux qui restent, sans abri, sans nourriture aussi, peut-être.
    Si ‘ce monde-là’ est « virtuel », « état illusoire » comme le dit Smallman, c’est alors un horrible cauchemar, et je désire m’en réveiller. Ou alors faut-il que je vive comme une ermite, loin de toute civilisation et de toute information, pour ma tranquillité personnelle ? Pour ne plus avoir à condamner, à juger ?

    Si j’avais en face de moi un soldat qui me disait qu’il a tué et qu’il recommencera lors de la prochaine guerre dans laquelle il ira s’engager, eh bien je ne crois pas que j’éprouverais de l’amour pour lui. Si ce même soldat qui avait tué me disait qu’il regrettait ses actes, et qu’il ne voudrait surtout pas refaire la même chose, eh bien je serais disposée à tenter de le comprendre, oui. Et peut-être qu’en comprenant, j’aurais de l’amour pour lui.

    Mais là, je ne comprends pas. Et lorsque l’on ne comprend pas, il est difficile de ne pas juger et de ne pas condamner.
    Pour se pardonner à soi du mal que l’on fait aux autres, il faut d’abord demander pardon à ces personnes-là, non ? Ou tout du moins, avoir la volonté de ne pas recommencer…
    Pardonner aux autres le mal qu’ils nous ont fait me semble plus facile. Même si ce n’est pas toujours aisé et que ça prend du temps.

    … Peut-être que je ne suis pas du tout sur la voie de l’éveil…

    ***
    « pardonnez-vous pour tout, chaque faute, péché, ou crime que vous pensez avoir commis – ils n’ont jamais existé car votre état actuel est illusoire ! »
    ***
    Cette phrase me laisse perplexe : cela veut-il dire que nous pouvons perpétrer n’importe quel crime, et en avoir la conscience lavée en nous « pardonnant » …. juste avant de refaire une chose similaire ? … sous prétexte que ça n’a jamais existé ou que ça n’existe pas ?

    Peut-être que j’ai très mal compris ce texte. Je le relirai à nouveau.
    Merci, Passeur.

    • alain thomas dit :

      Vous touchez encore un point essentiel Elba.
      Rassurez-vous, vous êtes sur le chemin.
      Nous pouvons considérer deux visions de notre réalité :
      La première, celle de l’Absolu, en tant qu’Immuable, en tant que fruit au milieu de la Voie, en tant que projection de notre grand JE SUIS. Dans cette vision-là, il n’y a pas d’injustice et donc, il n’y a pas de jugement.
      La deuxième, celle toute relative, dans laquelle nous faisons notre expérience du moment, en tant que flamme indestructible prisonnière d’une enveloppe corporelle. Dans cette vision-là, il y a des inégalités et donc, des jugements.
      Peu importe de savoir d’où viennent ces inégalités, si tant est que peut-être proviennent-elles de nos actes passés dans cette vie et dans d’autres… antérieures. Si nous comprenons la loi infaillible de cause à effet, alors nous pouvons accepter le principe de l’inégalité. Cependant Elba, je vous rejoins entièrement sur votre propension à réduire concrètement le nombre des inégalités, quand bien même la tâche est impossible en totalité. Le simple fait de sauver ne serait-ce qu’une vie, par exemple une grosse araignée suspendue au-dessus de votre tête, favorise votre ascension et celle de toute la planète. Si alors, en même temps, vous combattez tout ce qui vous choque car votre coeur le sent injuste, alors combattez-le ! Et si par hasard, vous pourriez, grâce à votre immense courage vous réveiller un matin avec mille bras, précépitez-vous jusque dans les enfers et retirez de ces ténèbres toutes les âmes que vous pouvez, quelles qu’elles soient !

    • Waterbreathing dit :

      pour ma part, je pense peu possible de s’extraire de tout jugement dans les limites pratiques que nous rencontrons dans l’expérience du vivant, mais je crois que l’on peut ne pas s’attacher au jugement, mais que le jugement va de pair avec notre subjectivité, au sens donc de ressentir les choses de façon singulière, et d’émettre un positionnement, puis, une vue, un point de vue, de vie, et un avis.Je crois même dangereux de s’y essayer(c’est pour ça que je prendrai des vacances des textes qui parlent de supprimer le jugement, on en vient à juger le jugement lol), il faut savoir poser des limites, si vous ne le faites pas en usant d’un jugement, malgré tout, du moins au sens ou j’entends le jugement qt à moi, vous verrez rapidement des personnes essayer d’en abuser.
      Peut-être peut-on essayer de ne pas juger non plus le jugement ?C’est ce que je pense lorsque je vous lis parler de museler et éradiquer votre jugement, si il est, essayer de le réprimer, n’est-ce pas déjà juger votre jugement ?
      J’ai du mal à me cibler dans ce propos sur le jugement, car si je prends cet exemple de la lybie, oui, et non, je juge, et je ne juge pas, je ne juge pas le choix d’autrui, mais je juge suffisamment pour vouloir m’en préserver si il se heurte aux miens, et plus, si il le fait, avec violence, je peux en éprouver une forte aversion, ce qui est alors un sentiment.c’est différent, ceci je le ressens pour des grands « drames », et des drames privés.. si je ne ressens pas de pardon, c’est pour ma part à un niveau de blessure personnelle.j’ai pensé les propos que vous partagez sur le pardon; ce que je ressens est différent de ce que je vous lis exposer, car je crois que le pardon existe dans une relation d’amour, en un sens, qd je dis trouver respectable le choix de certaines personnes de choisir même de porter atteinte à la vie, je ne vis pas dans l’amour à ces personnes, et puis, je suis pas impliqué, c’est presque théorique, en possibilité, spirituel, ou est-ce autre chose ? si je suis impliqué dans des actes portant atteinte à son intègrité, il est fort possible que je ne pardonne pas, car si l’on peut essayer de rationaliser le pardon en parlant presque de son mérite, de qui aurait commis des choses impardonnables, il s’agit surtout d’un don du coeur, et l’on ne peut pas se forcer à aimer, notamment ceux et ce qui nous détruisent, ou qui détruisent.
      aussi, je « vibre » moyennement à des propos ramenant la souffrance à une dimension illusoire que nous expérimenterions, et donc physique. la souffrance reste la souffrance, et finalement, qu’el que ce soit sa dimension, illusoire ou non, je trouve cela tragique; je trouve parfois même que lire des illusoires par ci par là, déconsidère une certaine liberté, et dignité dans cette souffrance ..
      La revanche, n’est pas ce que je ressens, ce que je ressens, c’est comme si mon humanité même en avait été altérée, atteinte.peu capable de croire en le potentiel humain, de croire un etre humain qd il dit qq chose.

    • Soleil Bleu dit :

      Bonjour Elba,

      Heureuse et merci de me donner l’occasion de re-papoter avec toi ma belle.

      « pardonnez-vous pour tout, chaque faute, péché, ou crime que vous pensez avoir commis – ils n’ont jamais existé car votre état actuel est illusoire ! »
      ***
      Cette phrase me laisse perplexe : cela veut-il dire que nous pouvons perpétrer n’importe quel crime, et en avoir la conscience lavée en nous « pardonnant » …. juste avant de refaire une chose similaire ? … sous prétexte que ça n’a jamais existé ou que ça n’existe pas ?

      Je pense pour ma part que la phrase ne dit que ce qu’elle dit, et la vibration (d’amour ou de peur) qui entre en résonnance avec nous à sa lecture, n’est qu’un écho à quelque chose dont on ne porte qu’individuellement l’empreinte.
      La nature de cette résonnance est à mettre en lien avec notre vécu qui reste très personnel, et dans lequel personne d’autre que nous n’a le pouvoir d’aller y mettre de la lumière. (j’entends par « lumière » aller découvrir et regarder qui l’on est sans jugement, car c’est de ce « lâcher prise » que naissent tous seuls et sans efforts de volonté pour y parvenir, l’acceptation et l’amour de soi).

      Les conclusions ou les questions qui apparaissent au regard de la phrase que tu cites, ne me semblent donc pas devoir êtres intérrogées par les conséquences qu’elles impliquent, c’est le ptit vélo du mental qui pédale en danseuse là, mais plutôt par la nature de la vibration/réaction de la pensée racine qui l’a introduite.
      Bouhhh j’sais pas si j’suis claire là……

      Bon ! alors pour faire simple.
      Ou ça pète au coeur et on sait pas pourquoi, mais c’est bon alors on savoure sans s’poser d’questions. « Tout » est parfait
      Ou y a rien qui vibre, alors c’est que la chose n’est pas pour nous mais sera sûrement utile à quelqu’un d’autre. « Tout » est parfait
      Ou ça génère en soi quelque chose d’inconfortable, désagréable voire douloureux et c’est magnifique puisque ça nous donne l’occasion d’aller regarder en soi la chose branchée sur la même fréquence, et lui permettre ainsi de nous lâcher l’grapin. « Tout » est parfait.

      Je n’arbore pas ces trois regards comme étant « Une » vérité universelle, (tu sais que le prosélytisme c’est pas mon truc) mais c’est seulement les 3 qui m’ont été offertes, que j’expérimente chaque jour et qui me guident avec sagesse dans ce méandre d’infos.
      Mais si tu m’en offre une 4eme, 5eme, 6eme ou plus, yessssssssss « Tout » est parfait.

      Gros bisous Elba, IN LAKE’CH

  12. Frédérique dit :

    « …continuez à vous concentrer sur votre intention de changer vos attitudes manquant d’amour en un amour divin inconditionnel et sans distinction.. » Il me semble très important de souligner que l’amour inconditionnel doit être porté à soi-même , à notre enfant divin, notre enfant intérieur avant tout. Comment être dans l’amour inconditionnel vis à vis d’autrui si nous nous aimons sous condition!!!!! Il n’y aura alors que transfert et contre-transfert
    La culpabilité a été créée par des « hommes  » avides de pouvoir aussi doit elle être chassée de notre vie afin de sortir de ces conditionnements diaboliques qui enchainent notre vie.

    Le jugement c’est le juge ment donc encore dans la dualité et la culpabilité vis à vis de l’autre ou de soi-même.

  13. gui dit :

    Très beau texte de Saul, tout est dit et de façon simple.
    Hier j’étais pour la 2ème fois au darshan d’Amma a paris, et c’est vraiment un lieu propice pour tester notre « non jugement », notre acceptation de la différence, la patience, le calme intérieur, ect, car il y a des milliers de personnes bien différentes, des gens vous bousculent de toute part, ça sent l’encens, le parfum, la sueur, il fait très chaud…
    Coté boutique plein a craquer, l’attachement spirituel est bien présent lui aussi.
    Une personne au téléphone derrière vous parle en malayalam pendant une heure (le malayalam c’est chaud pendant une heure, je vous assure… lol).
    On en ressort soit dégouté a jamais, soit ravi (et grandit) je pense,
    J’étais ravi…
    Namasté

    PS : las-bas j’ai vécu l’une des méditation les plus intense de ma vie! 🙂

  14. Astrée dit :

    L’Amour inconditionnel serait pour moi une grande ouverture spirituelle et philosophique d’aller chercher le pardon dans tout ce qui serait juste d’avoir subit où d’avoir fait subir!
    Ce serait juste une sorte de sagesse à ne plus juger et de rester simplement dans un état de constatation sans avis portés sur ce qui est bien où mal ! ne rien savoir comme un petit enfant qui découvre sa condition de vie et qui met en fonctionnement son ressenti avec ses soupapes émotionnelles pour vivre son bien où son mal ! choisissons nous? notre bonheur aussi notre malheur , notre douleur aussi bien que notre bien être? dans une petite dimension ex:une durée de vie d’un être sur terre ; si celui çi a sa vie en majorité de souffrances et d’affligeances qu’il doit subir sans comprendre jamais le pourquoi du comment jusqu’a sa mort ! quel sera sera le bilan comment comprendre le message pour lui et ceux qui l’auront connu? et pareil pour tout autre forme de vie avec une majorité de ressentis de bien être où de mal être! c’est dés fois trés penchant pour certains qui ne connaissent que malheur où que bonheur…voyons nous un équilibre sur une plus grande dimension ? et quand le mauvais sort s’acharne sur plusieurs générations ? ah lala…c’est pour que la compassion existe? c’est normal de se poser beaucoup de questions quand même , puisque l’on a pas (où plus?) accés a une plus grande dimension qui nous mettrais dans une évidence d’être simplement une particule atomique où anatomique pour faire fonctionner le grand tout!? beh enlevez nous notre système de pensée…gardons une sorte d’intelligence comme les fourmis et basta ! pourquoi sommes nous des fois des dieux de la bonté et des satans du malheur! c’est pour nous divertir ou peut être que nous sommes juste des objets d’expérimentation et d’observation ! whaou en tout les cas c’est formidable de se rendre compte que l’on est dans un espace immence biochimique et que l’harmonique de ce système ne peu s’entendre que par ses discordances de tout son ensemble! c’est trés complexe la vie quand même… »j’ai l’impression en tout les cas qu’ils nous manque des cases » et qu’il y a pas mal d’inadaptés pour permettre cet éveil dont on parle! voilà chacun a son niveau et tous pour nous complétés…grand sujet a ne pas trop approfondir sinon risque de devenir fou!

  15. Waterbreathing dit :

    du coup, une partie de mon propos fait genre je trouve « juste » si certains sont punisd ou rattrapés par leurs actes.. mais je trouve simplement juste qu’ils aient à les assumer, et non pas ceux qui ont pu les subir parfois sous un dictact de violence, de très diverses façons.Ce n’est pas à souhaiter que des gens « paient »

  16. Waterbreathing dit :

    pour moi le jugement c’est aussi « avoir un avis »(déjà dit), evaluer, estimer, mesurer, exercer un regard presque mathématique,.. pour ça que je ne crois qu’on puisse de notre condition actuelle ne « pas juger » du tout.je juge aussi dans le sens péjoratif, hein..
    Mais j’y crois pas dans l’absolu.Je le ressens, par contre.j’ai pas compris l’aspect réalité imaginaire physique…

    Sinon je trouve rude les propos sur l’indignité /culpabilité /délit du jugement .. je sais pas, mais si on vit Par ex de la maltraitance plus jeune, il est fréquent de se sentir indigne, de façon injustifiée, .. et les « coupables » sont bien les personnes qui nous imposent ces traitements lorsque l’on a pas le choix, ou peu le choix; j’emploie le terme coupable, bien que ne le rejoignant pas, car pour que certaines personnes manifestent certains comportements comme de ceux que je cite, il faut déjà s’etre drôlement démissionné de sa responsabilité.alors je voudrais bien un autre mot que coupable, mais comme justement ce genre de comportements cités tend à rejeter la responsabilité sur celui qui le subit, il me semble « juste » qu’il revienne à celui qui initie le comportement en question.ce pourquoi je trouve ce propos dur, car pour le coup, il peut renvoyer à une culpabilité qui existe encore moins chez des personnes ayant souffert de ces divers types faits/ comportements réalités.à part cela je trouve qu’il y a bcp de situations « indignes » dans nos façons de vivre, et p-e que la culpabilité est un truc qui permet de s’en arranger en meme temps que le déni ?La culpabilité me semble héritage collectif.

    Être au Ciel, dans la Réalité, tout en ressentant le besoin d’être séparé de ceux perçus comme inacceptables serait atrocement douloureux.
    à part cela ce propos me parle ..Je ne peux pas dire que je perçois des comportements et personnes comme innacceptables dans l’absolu, et « en soi ».. mais il y en a que je n’accepte pas.Cela me bloque à ressentir de l’amour, je crois, car je n’imagine pas ressentir de l’amour pour ces personnes, comportements; si je devais ressentir, et vivre un amour inconditionnel, les aimerais-je aussi ?Je n’ai pas envie d’aimer certains comportements, personnes.. etc je ressens ce besoin d’être séparé de certaines choses/être/personnes/comportements, non que je juge comme innacceptable en soi, mais que moi, je n’arrive pas à me digérer humainement.j’imagine devoir aimer ce que je n’aime pas par amour-inconditionnel, obligation d’aimer !, lol et là, je dis stop! tant pis, j’aime plus carrément alors !
    je dirais sinon sur le pardon que la première chose que j’ai pensé qd j’en ai entendu parler y a qq mois, c’est ? pourquoi le pardon ?Comme si j’étais perché dans un avant, et qu’avant, la notion de pardon ne prenait pas sens.pour qu’elle prenne sens, il fallait bien que l’héritage de ce monde soit si funeste.. à en donner presque envie de se pardonner d’avance pour le quitter prématurément.

    • Salvia dit :

      réflexion sur la maltraitance, la culpabilité et le pardon:
      encore adolescente on m’a imposé un stage de formation comme éducatrice à l’étranger. Le directeur de ce centre, dès mon arrivée, m’a fait explicitement comprendre que face aux jeunes « délinquants », il n’y avait que la violence qui pouvait les faire obéir …! Je n’exagère pas. Au bout de trois mois j’ai craqué et je me suis enfuie. J’ai bien mis 10 ans avant de pouvoir à nouveau me sentir à l’aise avec des enfants. Puis presque 40 ans ont passé. Voici deux ans, lors d’une émission de radio provenant de ce pays, j’ai appris que les autorités de celui-ci rassemblaient des témoignages concernant ces fameuses institutions, car ils voulaient que justice soit faite. J’étais bouleversée, jamais je n’aurais imaginé qu’une telle opportunité de pouvoir enfin parler me serais donnée. Et j’ai compris à quel point cet épisode douloureux était encore en moi. J’ai immédiatement écrit un long courrier dans lequel j’ai raconté mon vécu en tant que stagiaire et j’ai demandé pardon pour ce que j’avais été forcée de faire. On m’a répondu avec beaucoup de respect et des remerciements. Aujourd’hui je sais que ces enfants, adultes maintenant, ont enfin été écoutés et que dans la mesure du possible justice leur à été rendue. Je pense aussi qu’ils m’ont pardonnée comme moi j’ai enfin pu me pardonner.

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