De la nature de l’hologramme

Par le Passeur.

Sans doute est-il temps de parler autrement de la transition que nous vivons. Ce qui est juste à une étape ne l’est plus forcément en la suivante et il semble qu’il devienne juste à présent d’aborder un angle de vue plus large. Il va donc être question ici de l’illusion, de notre volonté d’adhérence à celle-ci et de notre rapport à l’Un.

Les termes employés jusque-là pour parler de l’expérience libératrice de l’éveil étaient ceux qui pouvaient encore toucher notre perception egotique car les souffrances étant loin d’être toutes guéries, il est évident que beaucoup sont encore très identifiés au Moi qu’ils ont bâti durant cette expérience de vie.

Ce que je vous propose est un voyage hors du jeu, consistant à envisager ce que vous lirez, non comme un concept à confronter au mental, mais comme une vision à proposer au cœur et d’évaluer s’il y a résonance en vous ou rejet. Il n’y a rien à attendre, rien à vouloir, rien à cibler, tout faisant toujours son chemin parmi impasses et chaussées dans les méandres de l’être. Il va d’ailleurs beaucoup être question de méandres tant tout est énergie en mouvement perpétuel vers l’équilibre.

La nature de l’hologramme veut que le Tout est contenu dans chaque fragment du Tout. Ainsi, si l’on brise une plaque holographique représentant l’image d’un canard prenant son envol, eh bien l’image du canard sera intégralement contenue dans chaque fragment de la plaque brisée, à la seule différence de la netteté de l’image qui sera légèrement altérée. Si je précise que l’hologramme naît du jeu de la lumière cohérente d’un laser sur la diffraction de la lumière renvoyée par l’objet ainsi éclairé, percevez-vous quelque chose en vous qui commence à résonner ? Si enfin j’ajoute qu’une lentille mise sur le trajet crée alors une image 3D de l’objet, alors sentez-vous ce à quoi nous pourrions ressembler dans notre expérience en troisième dimension ? Mais la lentille me direz-vous ? Elle déforme et restitue. Imaginons un instant que la courbure de l’espace-temps fonctionne comme une lentille cosmique d’où est issue la vision déformée de notre perception collective, imaginons un peu plus loin que cette courbure ne soit pas le fait d’un hasard et qu’elle n’est pas une fatalité, imaginons enfin que l’espace-temps se redresse. Alors que deviendrait notre perception du monde ? Et qu’est-ce finalement que la matrice dont le tissage énergétique se dissout ? Et pourquoi, vous qui lisez ces lignes, sentez-vous un changement si profond en vous à cette époque. Pourquoi votre perception change-t-elle maintenant ?

L’expérience s’achève, le maillage de la matrice a été défait, la vision se redresse et nous pouvons être touchés à nouveau par la lumière directe qui nous faisait défaut. La falsification touche à son terme, notre fréquence vibratoire augmente – gage de notre évolution -, nous voici donc au rendez-vous prévu à l’heure exacte des astres qui gouvernent le mécanisme des grands cycles de l’évolution. Alcyone, le soleil central de notre galaxie nous inonde de sa lumière directe, le Soleil de notre système brouille les cartes comme prévu, Gaïa ascensionne vers un autre plan de vie et nous baignons nous-même dans un océan de lumière où tous les jeux holographiques se font et se défont au diapason de la Conscience émergente.

Toute chose étant relative à notre perception, ainsi d’un macrocosme à l’autre, revenons donc au microcosme de l’Univers contenu en chacune des cellules de notre corps de matière dense. L’expérience de la Vie nous a amené à choisir la densification de l’énergie à un point que nous n’avions pas expérimenté jusque-là, du moins pas de la manière qui consiste, en cet état d’éloignement extrême de la Source, à éveiller en soi la flamme de la Conscience et à tourner toute notre attention vers sa croissance.

Qu’est-ce que la conscience ? Intégrons une vision qui pourrait la décrire comme le guide des justes équilibres nécessaire à ce que l’expérience passe du chaos de la survie, mère-génitrice des souffrances, à la sérénité de la Maîtrise. Pour le dire autrement, imaginez le trillion de cellules vivantes de votre corps en échange perpétuel d’informations via des micro-courants électriques tout comme le réseau neuronnal du cerveau échange ses informations. Jusque-là cette vision vous semble limitée à votre corps et séparée de celui du voisin et même de l’air ambiant. Elargissez-là. Ne pensez-plus à ces transferts d’énergies comme étant contenus en vous mais comme étant en échange avec tout ce qui environne votre enveloppe corporelle. Mieux, voyez les transferts d’énergies tels des rayons de lumière qui fusent en tous sens de toute chose jusque dans l’invisible, impactant leurs effets tous azimuts. Voyez l’extrême vitesse à laquelle chaque trait lumineux rencontre l’autre et sait instantanément s’il entre ou non en résonance avec lui, s’il y a accord vibratoire ou pas, s’il naît quelque chose de la rencontre et ce qui naît, sans limitation de l’espace et du temps. Ce qui est décrit là serait le chaos dépourvu de tout sens comme le voient ceux qui pensent que le hasard et les rapports de force président à la Création… s’il n’y avait justement la Conscience.

Pour être précis, dans l’imbrication des ensembles et des sous-ensembles géométriques qui englobent les « sphères » vibratoires où s’exprime la Vie sous toutes les facettes infinies d’une Création illimitée en tout plan dimentionnel, se dessinent des kaléidoscopes lumineux et sonores, de fréquences similaires ou différentes, dont chaque fragment dessine une orbite cyclique autour de son propre centre de focalisation – disons dans ce cas l’expérience choisie. Le kaléidoscope de notre expérience en la troisième dimension dissociée – celle de la matière carbonée et de la croyance en la séparation – n’est pas en train de se réorganiser une nouvelle fois pour tenter une autre approche de l’expérience. Non. Celui-là se dissout, ses énergies de vie se fragmentent et retournent à la genèse d’un nouveau format propice à une autre expérience qui ne nous concerne pas directement.

A ce stade, il est vain d’essayer d’imaginer ce que notre choix d’évolution va nous proposer de concret. J’avais parlé dans un article précédent, avec les mots dont j’ai pensé qu’ils convenaient alors, d’une grande gare de triage fonctionnant sur la vibration. Chacun ira donc bien où le porte sa vibration. Si pour certains, un grand nombre, la vie va se poursuivre dans un monde en voie de Conscience éclairée, celle qui conduit à la Maîtrise, c’est-à-dire à la responsabilisation de ses actes et de ses pensées en équilibre avec le Tout, d’autres ont déjà une expérience en la matière (jeu de mots inclus) qui fera que bien des trajectoires se dessineront parmi tous ceux qui ont porté leur lumière au fil des incarnations. Ca n’est pas l’important, l’important demeure plus que jamais en cet espace béni ce que nous percevons comme le Présent. Il y a là ce qu’il faut pour parachever notre œuvre.

La conscience egotique, petite parcelle de la Conscience à la vue trouble, adhérant à ses croyances comme l’algue au rocher, n’est que séparation. Elle vit dans le passé qui l’a marquée de ses empreintes et se projette sans cesse dans un avenir qui n’existe pas, créant ainsi des ponts au-dessus du Présent qui expédient directement dans l’avenir des formes-pensées nourries d’espoirs pétris des croyances inculquées et des souffrances vécues. La conscience egotique ne passe jamais par la case Présent, elle l’enjambe par tout artifice à sa portée. Et nous identifiant totalement à elle, nous perdons ainsi la vision juste de ce que nous sommes au sein du Tout. Si nous regardons le Présent sous le pont, nous voyons l’eau de la vie s’écouler, fluide et translucide, nous découvrons un univers où l’harmonie est la Loi, un lieu où nous sommes si petit que nous en sommes infiniment grand et si grand que nous en sommes infiniment petit. Le jeu de miroirs de l’hologramme parfait qui est celui de notre création. L’Un est parcellaire, la parcelle est l’Un. Tout ainsi fonctionne partout en remontant les courants de toutes parcelles des Univers vers la Source. Ce qu’elle est, je n’en sais rien. Et quel bonheur de ne rien en savoir ! Quel bonheur que le Mystère devienne à chaque étape plus beau et plus complexe ! Que peuvent donc vouloir d’autre les funambules des étoiles que tous nous sommes au-delà de nos formes et de nos non-formes ? Ne sommes-nous pas à la fois des parcelles de la Source et la Source elle-même, fragments de l’hologramme complet, avec juste un peu moins de netteté que lorsque sont réunis tous les jeux de lumière ? Voilà le moteur de notre évolution éternelle : chercher à voir toujours un peu plus net et affiner ainsi le prisme de notre être en l’accordant au diapason le plus juste de sa vision du moment. Elle est là, la recherche de l’impeccabilité et voilà pourquoi elle est la dernière clé de tout palier d’évolution.

J’ai beaucoup insisté au fil de tous les articles qui ont précédé sur la nécessité de rompre le cercle de l’identification à l’égo et les moyens d’y parvenir, avec en filigrane la guérison de cette part de soi blessée et auto-conditionnée à se nourrir inconsciemment de ses souffrances. Il s’agit bien d’un cercle, sado-masochiste, quelque chose dont on ne sort pas si on ne le rompt pas, et qui crée et entretient en permanence les mécanismes de sa propre pérennité. Ne pas passer par cette étape fondamentale, c’est se fermer les portes de la Conscience du Présent. Dans ce cas de figure, qui est devenu dans la matrice un paradigme à part entière, le Présent existe donc en-dehors de la conscience de l’être, sans cesse préoccupée de ce qui a déjà eu lieu et de ce qui va avoir lieu. L’adhérence à cette croyance qu’il est naturel de fonctionner ainsi, nourrit l’illusion collective et recrée sans cesse les conditions de son existence.

Ainsi, sans conscience de ce qu’il fait, l’être crée en permanence une ligne du temps qui échappe à toute vision claire puisqu’il ne se trouve justement pas là où sa vision pourrait être claire, mais qu’il forme son avenir en réaction à partir des évènements du passé. Faute de lucidité, il ne peut donc que se créer un avenir directement issu de ses manques et de ses insuffisances, mais aussi des forces qu’il a bâties pour compenser ces manques. Et il s’avère plus facile de travailler sur ses insuffisances que ce sur quoi on se sait fort et qu’on estime donc comme un atout. Ainsi en va-t-il très souvent d’un mental fort dont celui qui l’a forgé – en définitive pour survivre à ses manques – estime que c’est une qualité. C’est en réalité une carapace qui le coupe de la perception pour laquelle son corps est originellement conçu : celle du cœur. Cette zone du corps, communément appelée ainsi mais en réalité située au centre de la poitrine au niveau du plexus solaire est, comme on l’a déjà vu auparavant, une zone émettrice-réceptrice extrêmement puissante.

Sachant qu’un microphone fonctionne mécaniquement comme un haut-parleur, mais à l’inverse, imaginez-donc qu’au lieu de l’utiliser dans les deux sens pour communiquer vous utilisiez à la place une calculette, une lance et un bouclier. C’est à peu près ce que vous faites chaque jour de votre vie lorsque vous n’avez pas conscience que vous êtes bien autre chose que votre seul égo et que le mental perçoit et agit à la place du cœur.

En avoir conscience et avoir entamé un processus de déconditionnement, donc de guérison, vous met de ce fait sur la voie de l’ascension de notre monde et de ses soleils. Les échéances approchant à grand pas, il y a pourtant moins à se précipiter qu’à accepter sereinement d’être où nous en sommes, avec humilité mais sans résignation. Ce n’est pas une question de performance, mais de sincérité. Les voiles vont continuer à s’amincir et nous sommes entre les deux solstices dans une phase supérieure de propulsion. Disons que nous passons en vol supersonique et que si tous les rivets mal ajustés vont lâcher en vol, d’où les désagréables symptômes physiques et émotionnels possibles, nous allons également avancer beaucoup plus vite tout en lissant les dernières insuffisances. Rappelez-vous du kaléidoscope, de la recherche naturelle de transferts dans l’équilibre des énergies de vie. C’est en Soi, dans le silence intérieur que se fait cet équilibre et que peuvent naître sans pression et en Conscience les lignes du temps. Ne laissez pas régner sur vous le chaos émotionnel qui vous éloigne toujours de vous, soyez Maîtres de votre trajet, reprenez votre pouvoir et ne déléguez plus rien de celui-ci. Vous êtes dans ce monde mais pas de ce monde. Vous allez bientôt le constater.

Fraternellement,

© Le Passeur – 26 Juin 2012 – http://www.urantia-gaia.info Cet article est autorisé à la diffusion à la seule condition de ne pas l’associer à une démarche commerciale, de respecter l’intégralité du texte et de citer la source.

Cette série d’articles est réunie dans la rubrique « L’Eveil ».

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66 Responses to De la nature de l’hologramme

  1. Relience dit :

    Oui, je suis entre les deux… L’avenir du passé et le présent.
    En ayant fait l’expérience du présent instant profond du relâchement intérieur,
    Je sais que le « miracle » s’accomplit sans même l’avoir calculé.
    Merci Passeur, beaucoup.
    Jenny

  2. reikiki dit :

    l’existence est éternelle…nous sommes de passage où nous apprenons d’avantage…sur la vie …sur nous même et donc sur ceux qui nous entournnt…

  3. marie christine dit :

    Waterbreathing, nous avons plusieurs corps qui interagissent . Le corps physique est le plus dense donc il sera le dernier à se métamorphoser . Mais en libérant le mental et le corps émotif, on allège son corps physique où se logent les « calcifications » formées depuis de nombreuses vies . A ta place, je ne me soucierais pas trop de savoir s’il est illusion ou non (ce n’est qu’une connaissance intellectuelle pour le moment). Personnellement, je trouve beaucoup plus passionnant de suivre pas à pas ce qui se passe à l’intérieur, dans toutes les parties de l’être, voir les mouvements qui se produisent, comment on peut agir dessus, remettre tout en question (bonne manière de supprimer les projections !) jusqu’à la façon de beurrer ses tartines, revoir tout ce que l’on a appris, tout de fond en comble, revoir ses habitudes, ses goûts, ses dégoûts, tout ce qu’on fait sans y penser, tout ce qui nous conditionne et que nous trouvons pourtant naturel . En finir avec les « j’aime pas ci, j’aime pas ça, j’aime pas les épinards … » Faire comme si on était le bébé qui vient de naître et qui ne sait rien, qui n’a rien appris . C’est assez rigolo finalement .
    Non, vraiment, il n’y a pas de quoi s’ennuyer avec soi-même ! Les occasions de ressentir sont infinies . On rentre de plus en plus dans la subtilité des choses, de la vie, du corps, de l’esprit . Quand je me cogne contre un meuble au passage, je sais que c’est parce que je n’étais pas assez présente à mes actes, à moi-même . Tout nous parle, tout a une signification . Il nous faut apprendre (réapprendre ?) un nouvel alphabet, une nouvelle phonétique, une nouveau sens, une nouvelle histoire, une nouvelle mathématique, une nouvelle géométrie, une nouvelle chimie, une nouvelle physique … Apprentissage de la conscience pour qu’elle grandisse, grandisse, grandisse, à l’extérieur comme à l’intérieur, dans les cellules mêmes du corps où elle est encore si endormie .

    • Lucie dit :

      Hello ! marie christine,
      Miam Miam les épinards, c’est George Sand qui détestait les épinards.
      Bon dimanche.
      Par chez nous, il pleut si fort …
      Le Ciel pleure-t’il ?
      Le tonnerre gronde si fort…
      Le Ciel serait-t’il en colère ?
      Bon dimanche à tous.

  4. Soleil Bleu dit :

    Que l’investissement du moment présent soit l’ultime clé pour conscienciser, et donc créer, Tout ce qui a été conscientisé grace au mental au fil de nos découvertes et qui sont au centre de nos échanges sur ce site, est tellement vrai !
    Passer à côté, de quelque manière que ce soit, est une source puissante d’éloignement de ce que, par ailleurs, nous sommes par moment à deux doigts d’atteindre.
    C’est à la fois ce qu’il y a de plus simple à faire pour conclure notre expérience 3D, et de plus difficile à désinscrire dans notre fonctionnement quotidien entièrement cristalisé autour de la causalité passé/futur.

    Merci Passeur et une immense gratitude à Eckart TOLLE de nous avoir donné accés à cette connaissance que le « moment présent » est l’aboutissement indispensable et ultime conquête de l’homme pour accomplir sa re-naissance vers les plans supérieurs.

  5. antenawko dit :

    Loin de toute préoccupation, le vide nous prend au ventre.
    Illimité de sûreté dans un monde basculant dans le néant.
    Le troupeau me regarde et se demande s’il viens quelque chose.
    La réponse est là mais ne vient pas,
    elle se transforme puis se dégrade à chaque pas.
    Je ne comprend pas !!!
    S’il y a quelque chose à comprendre,
    je le prendrais avec.
    S’il y a quelque chose à dire,
    peut être le dirai-je.
    Mais, en attendant, il y a tout le temps quelque chose à vivre,
    alors, je vis.

  6. Mikael dit :

    Si l’on pouvait considérer chaque personne comme des « moments » du présent,peut-être que le coeur surpasserait le mental.Le bénéfice du lâcher-prise de nos émotions empreintes de notre passé et la plénitude du moment présent me semblent faire avancer, et la sagesse est de ne pas essayer de comprendre le « vers quoi ? »
    Merci,Passeur,pour votre texte

  7. waterbreathing dit :

    Pour reformuler ma question; n’y a t-il aucune autre façon de vivre et investir ce qui serait  » monde extérieur » et interelations qu’en  » projetant »,- dans la boucle futur-passé-ego ?

    • Le Passeur dit :

      Il me semble que l’article ci-dessus dit justement que si. Ta projection est une illusion nourrie par l’ego.

      • waterbreathing dit :

        ça me semble gros de dire que j’aurais projeté des choses et gens, créations d’avant mon existence, ou qui dépassent mon existence, voire, dont je n’ai pas conscience, que je ne connais( dont plein qui passent aux infos) : dans ce cas, qui a projeté qui, est-ce que le passeur est ma projection, ou moi une projection du passeur, et vous autres, qui vous projètent ? etc.pourtant l’existence de ces choses, sont au delà de ce que je les vis ou non ( p-e projetées par d’autres encore) finalement, qui dit « existence », dirait projection. mais qui dirait projection, dirait « illusion’ (gwa?).. donc il fait tous s’auto-annhiler pour ne pas créer des mondes de projection ?

        • waterbreathing dit :

          si l’article dit que il y a d’autres façon de vivre le monde, je n’ai pas tout compris.mais à moins d’annhiler son existence, je ne vois pas comment, annhiner son ego, c’est aussi annihiler sa personnalité, et tout ce qui ferait des aspects de son existence concrète, comme je le comprends. faut-il dissoudre/ annihiler cela, ou juste le remettre à une  » juste » place; cad que l’ego aurait une place tout de meme, mais dans ce cas sort de la  » projection » ?

          • marie christine dit :

            Waterbreathing, d’après ce que je sais, il y a plusieurs sortes d’ego : l’ego mental (opinions, convictions, avoir toujours raison, etc …) ; l’ego vital (passions, susceptibilité, désirs, possessivité, etc …) ; l’ego physique (instinct de survie, sécurité) ; il y a même un orgueil spirituel lorsque les deux premiers ne sont pas complètement nettoyés .
            Les deux types d’ego à travailler en priorité sont donc l’ego mental et l’ego vital . Ils sont des projections, c’est-à-dire des fausses visions de la réalité, des idées que l’on se fait sur soi et sur les autres .
            Mais comme nous vivons dans un corps physique, et tant que nous ne maîtrisons pas toutes les énergies cosmiques et autres, nous ne pouvons pas nous passer de l’ego physique qui nous permet de maintenir ensemble notre agrégat corporel .
            La disparition de l’ego physique sera le fruit d’un lent processus l’allègement progressif que nous essayons déjà d’engager .
            Si nous n’avions pas d’ego physique, nous n’aurions aucune peur devant un serpent, une arme à feu pointée sur nous, un dérapage en voiture, etc …

          • François dit :

            waterbreathing, tu ne pourras renaître à une nouvelle connaissance qu’à la condition d’accepter en conscience de mourir à l’ancienne. Avec Amour je te souhaite cette « mort » car je serais heureux de te savoir plus en Paix avec toi-même.

          • waterbreathing dit :

            « La disparition de l’ego physique sera le fruit d’un lent processus l’allègement progressif que nous essayons déjà d’engager . »
            oui, mais cela, on ne le vivra pas  » maintenant », si ? ce serait pas encore dans « quelques années » en temps, ou pour « d’autres générations », peut-être plus proches qu’il ne l’a été , mais qui resterait un « avenir » , et pas notre présent immédiat; quelque chose encore loin de ce que nous « sommes », à présent ?
            puisque cet ego ne peut pas totalement mourir pour lors, nous en aurions besoin, comment s’extraire de l’illusion  » / projection de cette dimension « 3D » ?

          • waterbreathing dit :

            « waterbreathing, tu ne pourras renaître à une nouvelle connaissance qu’à la condition d’accepter en conscience de mourir à l’ancienne. Avec Amour je te souhaite cette « mort » car je serais heureux de te savoir plus en Paix avec toi-même. »
            je ne comprends pas que l’on parle de mort de l’ego lorsque l’on construit des mondes, des familles, des sociétés, etc.ça me semble incompatible, et qd je lis des personnes sur ce site, ou en entends ailleurs, je perçois que ces personnes construisent, batissent des mondes, et à la fois essaient de mourir à un ego, une conscience, une connaissance..pour moi c’est comme de vivre en une dimension, tout en restant des pieds dans l’autre, ne pas etre cohérent, en quelque sorte.Tout comme de repéter que rien n’existe, tout est illusion, tout en s’engageant dans cette illusion, ..

            • Le Passeur dit :

              Ne pas accepter est un choix, ne pas comprendre est une attitude, dans ton cas un mécanisme de défense. Je ne pourrais plus compter les réponses qui t’ont été données par tous et que tu rejettes pour reposer les mêmes questions plus loin. Sous un angle, c’est finalement très utile à bien explorer toutes les facettes des capacités du Moi à dénier ce que tu sens pourtant au fond de toi et qui t’amènes quand même ici. Donc, merci au nom de tous. Mais si tu veux toi-même dépasser ce stade – il n’y a pas d’obligation mais il semble par ton insistance que tu le veuilles – il va te falloir à mon avis quelque chose qui te sorte totalement de « l’extérieur » que tu cherches à maîtriser, quelque chose qui te fasse contacter le silence en toi. Peut-être que les évènements t’y amèneront naturellement, peut-être aussi que tu finiras par accepter l’expérience. Il t’a en tout cas été proposé déjà des jeux de ce type, que ton ego a toutes rejeté pour ses bonnes raisons à lui.

          • alain thomas dit :

            Waterbreathing lorsque je dis que tout est illusion, je me place du point de vue de la physique quantique qui parle du vide et de l’interdépendance.
            Le scientifique pour l’instant n’a pas réussi à trouver la moindre entité, aussi infime soit-elle car tout est sécable et nous trouvons de l’énergie partout.
            L’énergie est sans consistance, in-substantielle, de lumière absolue. Elle est absolument partout.
            C’est en ce sens que nous n’existons pas vraiment. Car au-delà de la mort, notre corps redevient poussière mais beaucoup ici pensent que la conscience demeure.
            Je crois bien que c’est sur ce point qu’il faut que tu te positionnes. Crois-tu en la conscience (esprit), crois-tu qu’elle est non née et que rien ne peut causer sa mort ?
            Si oui, alors tu réaliseras peut-être que la forme ici est le fruit de la création, le fruit de la co-naissance, quelle que soit l’origine de cette création (jeu de la vie). Mystère.
            Nous somme trompés par ce monde de l’apparence et de la dualité, même si d’une certaine manière il existe bien sûr… puisque nous le créons nous-mêmes.
            C’est pourquoi nous disons que dans l’absolu, nous n’existons pas vraiment en tant qu’entités séparées du reste car la nature de l’esprit est indivisible et immuable. Nous sommes UN sur ce plan-là, sans existence séparée… et sans existence tout court puisqu’il n’y a rien d’autre que l’énergie et claire lumière. Pour exister, encore faut-il qu’il y ait autre chose non ?
            Sur le plan relatif, dans cette vie-ci, bien sûr que nous existons en tant que personnes mais pense simplement à tous les gestes que tu fais dès ton lever le matin. Pas un seul de tes gestes ne peut être fait sans l’aide d’autrui. Tu dors dans un lit que les autres ont confectionné pour toi, tu utilises une brosse à dent, tu fais couler l’eau, tu prends une douche, tu t’essuies avec une serviette, bref, du matin jusqu’au soir, rien de ce que tu fais ne peut se faire sans autrui et Gaïa. C’est une vraie bénédiction. On peut même se sentir si petit tellement on dépend totalement des autres. Regarde je tape sur mon clavier, je t’envoie un post, je ne sais même pas dans quel pays tu habites et nous sommes là, pour un instant d’éternité, grâce aux autres (et au Passeur).
            Et bien sûr, nous apportons chacun notre énergie.

            Maintenant si tu penses qu’au-delà de la mort il n’y a plus rien, alors bien sûr, tu ne peux pas te sentir à l’aise au milieu de nous et nos échanges ne pourront jamais être satisfaisants pour toi.

        • waterbreathing dit :

          C’est pourquoi nous disons que dans l’absolu, nous n’existons pas vraiment en tant qu’entités séparées du reste car la nature de l’esprit est indivisible et immuable. Nous sommes UN sur ce plan-là, sans existence séparée… et sans existence tout court puisqu’il n’y a rien d’autre que l’énergie et claire lumière. Pour exister, encore faut-il qu’il y ait autre chose non ?
          nous pouvons etres des entités distinctes mais pas séparées.Sur « ce plan » là, oui. mais on, continue à vivre sur un autre plan..c’est tout, on y passe bcp de temps.Je trouve cela absurde, je n’y vois pas le sens.
          je ne cherche pas un « extérieur » à maitriser, juste une harmonie entre qq chose qui nous est propre, soi, et « quelque chose  » d’autre.. car si on ne fait que se projeter soi, se donner des réponses à soi, sous formes de projections, leçons de vie, évènements 3D etc, c’est comme si on ne se rencontrait js ni soi, ni personne d’autre. on se sert des autres, pour etre en relation avec « soi ».ça me donne un effet de solipsisme.

          • alain thomas dit :

            Le solipsisme ici n’est pas qu’un effet. C’est une réalité. Le fait que le monde extérieur soit une illusion amène effectivement au solipsisme.
            Les illusionnistes sont aussi des magiciens. Ils nous font croire à une réalité qui n’en est pas. Mais cette magie fantastique et sublime qu’est ce vide qui se manifeste de façon illimlitée par le simple pouvoir de la pensée n’est-elle pas en soi cette réalité dont vous parlez aussi ?
            Sauf que vous n’arrivez pas, semble-t-il, à l’apprécier.
            Eliminez pour quelque temps votre mental !
            Eliminez-le et promenez-vous !
            Utilisez vos cinq sens illusoires et ressentez !
            N’est ce pas somptueux et magique que cette réalité-là, aussi vide soit-elle du point de vue de la science ?
            Ça vaut vraiment le coup de laisser le mental et de « voir », « entendre », « sentir », « toucher », goûter », avec la Terre.
            Elle est si belle notre terre que nous oublions de la voir et de vivre en elle, avec elle. Nous restons enfermés dans nos questionnements sans fin et nous passons à côté de cette splendeur, même vide.
            Quelle chance avons-nous de vivre au milieu des mirages, des reflets de la lune dans l’eau, des couchers de soleil dans l’océan à l’horizon, des caresses de douceur et des regards de grâce avec nos frères et soeurs d’amour !
            Lorsqu’on est dans cet état « d’Êtreté », quand il n’y a plus de mental, avons-nous besoin d’autre chose ?

  8. mesnet dit :

    Cette histoire d’hologramme me fait penser à ça, même si ce n’est pas vraiment le message de ce début de texte :
    J’ai re-regardé il y a quelques jours, AVATAR…..un monde parfait ou les êtres vivent en conscience et entendent la voix de leur mère-terre……énergie, conscience, amour, beauté….tout y est.
    Cette façon d’habiter un corps, pour le héros, sans être ce corps est passionnante. Puis il vit l’osmose avec son nouveau corps et avec le TOUT.

  9. mesnet dit :

    Ce matin, échange avec une amie sur le temps.
    Et ce texte, diffusé un peu partout….synchronicité.
    Samedi, rencontre avec des personnes qui vibrent également à cet appel « du temps présent ».
    Depuis quelques semaines, je vis le temps présent et donc l’apaisement.
    Après le coup de fil de ce matin, je me suis rendue compte que j’étais sortie de cet éspace temps…sans m’en rendre compte !! Et de nouveau, depuis quelques jours, je visualisais le futur, le « demain » angoissant.
    Comme il est dit ici, cette histoire de temps présent est une des clefs du changement en cours, un secret oublié.
    Il ne s’agit pas de mots, de concepts ou même d’une philosophie de vie, mais bien d’une onde, une capacité à vivre le temps présent, le seul réel, le seul porteur de sens.
    Le futur ou le passé ne sont que des idées sur lesquelles se pose le mental. Ils n’existent pas ! Des images, des projections sans vie. Le seul epace temps réel est le temps présent, et nous devions l’oublier pour vivre la 3D.
    Cet espace temps s’ouvre à nouveau, comme une évidence….on y entre, on en sort…et à un moment, nous y resterons.
    Pour ma part, lorsque j’ai perçu ce matin que j’avais pris la porte de sortie, sans m’en apercevoir, j’ai aussitôt posé ma conscience sur le fait que je voulais de nouveau vivre cet espace temps. Le temps présent se décrète, ensuite vient la vibration qui l’accompagne et la paix, puisqu’il n’y a plus de peur.
    Oui, un sacré pouvoir que le temps présent…..
    D’ailleurs, lorsque l’on commence ce chemin et que l’on parle méditation ou connexion, chacun relate son incapacité à rester dans le temps présent. On part en moins de quelques secondes à penser à ses courses, à ce que nous à dit notre grand-mère hier, et à la vaisselle à faire ensuite….passé, futur viennent faire un vacarme pas possible. C’est un vieux programme, là encore, un programme empêchant l’évolution, qui en train de sauter. Et cette nouvelle perception du temps est une merveille.
    Gratitude à ceux qui savent mettre en mots l’éveil de tous.

  10. Béa dit :

    Personnellement,je ne me lasse pas de lire et relire ce texte tant il résonne en moi !

    Tout ce que vous exprimez fait écho à ce qui,jusque là,restait indicible pour moi.L’appel impérieux qui m’aspire dans le tourbillon de la création où tout est énergie,rayonnement,éclats de lumières,de consciences qui oscillent,disparaissent pour renaître sans cesse…tout cet horizon qui s’ouvre à l’infini et éclaire de son immense amour toutes les ombres de nos mésestimes (de nos ignorances,de nos dénis,de nos peurs,doutes…) pour nous rendre,joyeux et paisibles, à l’innocence originelle…

    Merci de tout coeur, Le passeur ,pour ce partage qui éclaire,révèle et unifie.Voyage mystique qui traduit merveilleusement combien tout est inter-relié et se synchronise en une danse harmonieuse au rythme d’une orchestration que nous ne cessons jamais d’expérimenter et qui est Amour inconditionnel et perfection infinie…

    Je m’ouvre au cadeau éternel que la vie dépose en ma conscience pour me combler et me ravir,de perpétuels et infinis Présents venus d’une magistrale et Divine Création.Je suis le microcosme et le macrocosme,consciente de mon immensité dans un monde de petitesses,incapable en réalité de contenir moins que Tout.Je passe au travers de la peur…et pour leur donner réalité,je choisis,maintenant, d’accueillir pleinement les Dons d’Amour qui me sont faits depuis toujours et à jamais…

    Merci !

  11. pierrot dit :

    C’est bizarre, je commence la lecture de cet article. je me dis humm c’est intéressant puis au fil de la lecture je me dis mais je l’ai déjà lu ça. Et à la fin de l’article je me dis pas sûr que je l’ai déjà lu et ça m’apporte quoi de répondre à cette question?
    En bref je suis dans le brouillard avec mes interrogations.

  12. laurore dit :

    J’ai bien aimé, Passeur, ton écrit sur l’hologramme.
    Je parts en vacance et, pour ce faire, j’imagine mon hologramme de détente. Je le compose, le fragmente, le recompose, l’inscrit dans mon présent.
    Bien à tous.

    • laurore dit :

      Textes philosophiques
      Bergson: les souvenirs ne sont pas dans le cerveau
      Si le souvenir n’a pas été emmagasinés dans le cerveau, où donc se conserve – t – il?
      A vrai dire, je ne suis pas sûr que la question « où » ait un sens quand on ne parle plus d’un corps. D’es clichés photographiques se conservent dans une boîte, des disques phonographiques, dans un casier; mais pourquoi des souvenirs, qui ne sont pas des choses visibibles et tangibles, auraient – ils besoin d’un contenant et comment pourraient – ils en avoir?
      J’accepterai cependant, si vous y tenez, mais en la prenant dans un nsens purement métaphorique, l’idée d’un contenant où les souvenirs seraient logés, et je dirai alors tout bonnement qu’ils sont dans l’esprit. Je ne fais pas d’hypothèses, je n’évoque pas une entité mystérieuse, je m’en tiens àl’observation, car il n’y a rien de plus immédiatement donné, rien de plus évidemment réel que la conscience même. Or la conscience signifie avant tout mémoire

  13. marie christine dit :

    Paradoxalement, je me rapproche de la matière . Les lignes, les formes se découpent dans le paysage avec une netteté inaccoutumée . Malgré la pollution, l’air est pur et clair. La matière semble appeler de tous ses voeux, de tout son coeur, comme pour se faire connaître, se faire comprendre, se rendre transparente à notre vue . Les fleurs, les arbres, tous les végétaux se dressent vers le ciel dans une aspiration intense . Même les oiseaux me cassent les oreilles en insistant bruyamment ! Tous les objets sont ont une personnalité, une vie, des sentiments . Je retrouve la complicité animiste de l’enfance .
    Tout est expectative , tout est en suspens …
    Les opinions reculent vers un passé de plus en plus révolu . Inutiles !
    Le jeu de la vie : juste des automatismes .
    Plus de compétences, plus d’idées créatrices … Creuse comme une coquille ! Et petite, petite, petite comme si j’allais disparaître dans un trou de souris !
    Hé ben, ça ne ressemble pas à un élargissement !!!

    • Martine dit :

      lorsque nous daignons arrêter notre course effrénée et notre contrôle permanent, un grand vide peut se faire en soi , accompagné par un somptueux silence et là soudain, la Lumière de Dieu vient nous visiter….

      • marie christine dit :

        Très vrai ce que tu dis, Martine .
        Et je crois que certains émergeront vers le haut ; d’autres vers le bas en sondant les profondeurs jusqu’au au centre de l’atome . Je crois que les deux sont nécessaires pour réaliser la jonction entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, et finalement s’apercevoir que c’est la même chose .

  14. Drizd dit :

    Cet article est adressé aussi bien au cœur qu’à la conscience. En le lisant avec le cœur, on ressent les vibrations de ce qui est écrit. Plus exactement, notre être le comprend.

    Pour l’appréhender intellectuellement, il faut effectivement revenir plusieurs fois sur les mots, les phrases, les paragraphes. Mais qu’importe, c’est une joie de lire l’article.

    Pour faire un parallèle, voici un exemple :
    Avez-vous lu un texte sacré dans la langue que vous pratiquez et le même texte dans une langue qui vous est inconnue ? c’est extraordinaire :
    Dans votre langue, le texte est lu avec la conscience, le cerveau. Et puis terminé : il est filtré, interprété, détourné.
    Dans la langue inconnue, le cerveau, la conscience, l’ego, et toutes les barrières mentales sautent puisque incompréhensible. Et là, c’est le cœur qui le lit. Quelle sensation extraordinaire ! Entre les frissons qui parcourent le corps, une sensation d’être centré, une quiétude et un laché-prise, c’est un véritable feu d’artifice interne.

    Et bien là, c’est pareil : le lire en « débranchant » le cerveau et aussi efficace que le lire intellectuellement.

    Lisez-le plusieurs fois, de différentes façons. Ce qui reste obscure maintenant sera éclairé lors d’une prochaine lecture.

    Encore merci, Le passeur.

  15. Martine dit :

    Moi ,le cerveau, pas comprendre bien mais le coeur ,lui, bien rigoler!

  16. Nartaki dit :

    toujours un bonheur de vous lire .

    ce matin, un calme « impressionnant  » est au cœur de mon cœur… après 2 mois de tribulations du mental qui avait vraiment un grand grand  » besoin »!!! ( sourire) de galoper… hé hé.

    je vous rejoins, chacun, chacune en cette fabuleuse période;
    merci passeur
    Nartaki

  17. Lune dit :

    Merci Passeur pour ce très, très bel article… La façon dont tu arrives à faire naître des images à la fois poétiques et synthétiques me fascine!
    Bien sûr ton texte résonne tout particulièrement avec ce que je vis ces temps.

    La semaine passée j’étais confrontée à une situation de pouvoir violent sur moi, et je suis tombée malade avant-hier. Spectaculaire: 39°5, clouée au lit, jusqu’à ce que j’arrive à lâcher le mental, reconnaître la partie de moi qui elle aussi usait de pouvoir, l’entourer d’amour et la remercier de m’avoir montré le chemin pour lâcher ça… Hier, plus rien. C’est très clair au moins! Je n’avais jamais vécu ça.
    De plus je me sentais à ce moment-là très reliée à la personne qui répandait cette situation de pouvoir et j’ai clairement senti que quelque chose avait bougé aussi en cette autre personne – bien que je n’en aie actuellement aucune preuve. On verra bien.

    A d’autres moments, et ça c’est nouveau aussi, je suis tellement en lien avec les autres, que j’ai la sensation qu’une multitude d’électrons (c’est comme ça que je me le représente) circulent à toute vitesse entre nous, les choses, je ne sens plus la consistance de la matière, et mon cœur est gonflé à bloc, bourré d’énergie – et même si ce qui se passe n’est pas rose, je ne le juge pas dans ces moments-là, et ça n’altère en rien ma façon de vivre les choses. Je me sens dans un état également inconnu de vibration chaude, sans attente, intense, et j’ai l’impression que je vais éclater de joie. J’appelle ça être dans le vivant.
    Et le mieux, alors que ce n’est pas souvent le cas lorsque je fais de la méditation par exemple, c’est que je ne suis pas accro à cette sensation. C’est fluide. Ça peut être là, ne pas être là.

    Je crois que c’est ça le vrai pouvoir sur nous-mêmes: cet état de liberté intérieure, où la vision de tout ce qui est dans l’instant est possible. C’est notre manière de nous accrocher comme des tignons au passé ou à des projections dans le futur, qui fait qu’on peut avoir du pouvoir sur nous. Lorsqu’on est intérieurement libre, dans l’instant, dans le vivant, le pouvoir n’a plus de sens ni d’effet.

    Une pensée particulière pour vous tous qui êtes ici et qui résonnez aussi aux lignes du Passeur: nous sommes tous en lien, et les électrons qui circulent le long des voies d’internet entre nous en sont l’image… Je pense à vous et mon cœur vibre.

  18. Salvia dit :

    Dire que j’ai tout compris serait mentir.
    Dire que je n’ai rien compris serait également mentir.
    Alors? …
    Alors j’essaye d’ouvrir le plus possible les volets qui ferment mon coeur pour que le Soleil puisse y entrer pleinement et qu’il puisse rayonner de plus en plus.
    C’est cela que ce texte me dit, entre autre, aujourd’hui.
    Je retiens aussi ce que je crois savoir depuis bien longtemps, mais que je n’applique qu’en pointillé: qu’il faut vivre chaque instant en Conscience. Il me semble que c’est là où se situe le secret évolutif car il redonne au mental sa vraie place qui est d’être à notre service et non de se comporter en maître et tyran.

  19. Patricia dit :

    Bonjour, désolée mais je n’ai rien compris.

  20. Pascale dit :

    bonjour Passeur,
    j’ai essayé de lire votre message hier soir impossible , je ne comprenais rien! je me suis dit que mes neurones étaient en grève, je m’y suis remise ce matin même sensation, j’ai dû le lire un peu comme un enfant qui apprends à lire, lettre après lettre!
    et au fur et à mesure je réalisais que les mots portaient une toute toute nouvelle vibration qui n’était pas encore installée en moi .
    merci pour tout, et je termine en disant cette phrase dont j’en ai oublié l’auteur.
     » à cet instant précis, je ne suis plus tout à fait la même, ni tout à fait une autre. »
    merci et bonne journée.

  21. Jérôme du Calvados dit :

    Bonjour,
    J’ai lu un livre sur les hologrammes, il y a 25 ans. Je crois que ce fut le début de mon cheminement. J’ai l’intuition depuis que l’accès à la co-naissance par notre petite parcelle de soi est l’expérience ultime.

  22. Chami dit :

    Alors tout va bien. Il s’agissait bien de tenter un voyage dans le cœur qui comprend tout et non dans le mental à qui il faut toujours plus pour comprendre mieux.

    oui, mais alors au coeur du coeur, à la source, atome germe de vie, semence contenant tout l’arbre porteur de fruits-semences, etc… l’hologramme de la vie 🙂 ce Tout en Tout, porte étroite pour le mental; graine perle cachée dans le terreau de nos servitudes…
    ah, merci le Passeur !
    Je ressens bien que ce tunnel au fond du soi conduit à un hologramme plus grand et pourtant si pareil dans son essence de force créatrice, là où l’humanité doit émerger en lachant ses croyances d’ego…

  23. graffitique dit :

    Nos propos semblent souvent encore porter l’empreinte de notre identification à notre expérience personnelle (ego), aux difficultés et facilités que nous vivons.
    Nous nous y reconnaissons en lisant ceux des autres.
    Nous pouvons trouver ici et là quelque repère.
    Il n’est pas facile notamment d’évoquer en mots, nos ressentis physiques avec la moindre précision, voire en tirer la moindre certitude.

    C’est comme suivre un chemin qu’on ne connaît pas dans le brouillard.
    C’est beau, ténu, déconcertant…

    Mais en revanche, recouper nos impressions avec celles des autres, constituent autant de re-formulations, autant de langages et d’expériences implicites recelées.
    Dans cet éclairage diffus il devient accessoire de se définir, de se connaître ou reconnaître, réduits à être hommes, ou femmes, ou enfants, riches, pauvres, heureux ou malheureux.
    Puisque nous lisons à travers les mots des autres, tout ce que nous sommes aussi à travers eux.
    A partir de là, vivons-nous une expérience de « plasticité », d’in-définition, d’itération peut-être.
    Nos repères sémiotiques semblent vaciller, sortir de l’arbitraire, entrer en confusion, ou dissolution, et se re-combiner dans d’autres sens, d’autres processus.

    Je hasarde juste ce petit bout là, maladroitement certes. C’est seulement pour tenter de restituer cet ensemble de sensations (holographiques ?) reçues ici et qui diffusent de ce bel « ensemble ».

  24. Tchunka dit :

    Je ressens comme une invitation à lâcher prise, tout en ouvrant grands le coeur et les yeux.
    Facile à formuler, mais cela requiert une certaine maitrise : voir sans juger, ne pas se fier aux apparences, ressentir sans chercher à trop analyser, planer au fil des vents portants
    pour découvrir qui je suis.

    Bon vol à tous !

  25. Nn. dit :

    On ne peut mieux dire. Merci.
    Ressentir et vivre pleinement l’instant présent.
    Chasser le mental et toutes ses peurs.
    Réapprendre à réagir avec le coeur.
    Petit à petit notre perception s’affine, et c’est que du bonheur…

  26. Séb dit :

    Salutations!

    Il est vrai que c’est encore, en ce moment, les montagnes russes énergétiques, avec leur ribambelle d’émotions, de douleurs, de fatigues,… et toujours cette espèce de sensation d’être en attente.
    C’est un peu comme le pilote qui guette le feu vert de la tour de contrôle, mais sans connaître vraiment la destination, ni même savoir ce que sont tous ces cadrans, ces manettes, ces voyants, dont, de toute façon, il se moque éperdument tant rien ne semble avoir la même importance qu’avant.

  27. Marie-Anne dit :

    Passionnante, Passeur, cette claire explication de l’Hologramme.
    « Mais la lentille, me direz-vous »: .. ».la courbure de l’espace-temps » ! Bon sang, mais c’est bien sûr! Je n’en avais jamais aussi bien pris conscience! Merci, Passeur!
    Peut-être nous parleras-tu aussi, bientôt, de Celui/Celle qui projette avec Amour son rayon laser, et de l’objet ainsi éclairé dans Son Imagination?
    Je trouve amusant de jouer avec les « propriétés » de l’hologramme: par exemple, si le Tout contient tous les fragments et que chaque fragment contient le Tout, cela veut, notamment, dire: 1) que je vous contiens tous et que chacun d’entre-vous me contient ( si!) 2)qu’ en agissant seulement sur un des fragments, on agit sur le Tout; qu’en modifiant seulement, même un peu, un des fragments, on modifie ,même un peu ,le Tout!
    Voilà, mon Mental a bien joué et mon Coeur me dit maintenant d’intégrer tout ce que j’ai compris, et, surtout, tout ce que j’ai perçu.
    Amitiés à nous tous!

  28. tulipe rose dit :

    Je comprends et à la fois, je ne comprends rien .

    salutations fraternelles

    • Le Passeur dit :

      Alors tout va bien. Il s’agissait bien de tenter un voyage dans le cœur qui comprend tout et non dans le mental à qui il faut toujours plus pour comprendre mieux.

      • tulipe rose dit :

        Je comprends ce que tu veux dire le Passeur
        est ce peut être une piqure de rappel?

        En tout cas, il me semble vraiment difficile de
        de se départir de son égo….

        surtout quand certaines situations extérieures
        demandent à se « justifier » ou se « défendre »!

        C’est la raison pour laquelle, en ce moment
        je ne pige plus rien à ce qui se passe en moi et autour
        de moi !

        • Le Passeur dit :

          « C’est la raison pour laquelle, en ce moment
          je ne pige plus rien à ce qui se passe en moi et autour
          de moi ! »

          C’est le début de la sagesse.

          • tulipe rose dit :

            Vu de cet angle, je le conçois

            Si seulement,cela advenait sans heurts,
            sans douleurs , sans souffrances ?

            Mais pour quoi a t on besoin de tout cela pour
            PIGER ?

  29. Malouise111 dit :

    Pour les symptômes physiques , en ce moment j’ai l’impression d’avoir un collier autour du cou ? je suis passée par toutes les émotions mais cela se calme , la méditation apporte beaucoup , le chemin est difficile , semé d’embuches , mais le coeur mérite ce voyage et les vibrations sont si douces ..merci à bientôt

  30. waterbreathing dit :

    Ce que je ne comprends pas : si se projeter vers un « futur » se fait de base du  » passé, en mouvement de réaction, recréant des conditions proches de ce qui a été vécu, pour se l’assimiler, ou à défaut de l’avoir intégrer [etc] .. à quoi bon, se  » projeter » ( mouvement, du fait d’aller en avant, vers, aussi )  » le monde » », l’extérieur » ? puisqu’on ne projèterait qu’une quelque illusion ?il s’agirait d’etre, et seulement etre, au présent; mais cela soutient -il des exigences plus prosaiques de la vie tel qu’elle est actuellement, et tel qu’elle sera p-e encore ?En fait, les personnes parlent de « familles », d’amis, d’autres, de nourriture [etc] dans le sujet de la dépendance, mais je ne vois même pas en quoi tout cela est nécessaire sans une  » projection », en quelque mesure  » illusoire ».Peut-on investir le monde extérieur sans  » projeter » quoique ce soit de soi ?

    • Marie-Anne dit :

      Waterbreathing, pourrais-tu développer un peu ta question? J’ai du mal à la comprendre.
      Quant à savoir si on peut investir le monde extérieur sans projeter quoique ce soit de soi, pour moi, la réponse est non.
      Le monde extérieur EST le résultat de nos projections personnelles et collectives; il est donc une illusion que nous avons mise en place pour vivre la 3D, p.ex., pour l’expérimenter, pour apprendre, par cet artifice à mieux prendre conscience de Ce Qui Est, pour jouer, etc,etc,…( illusion que nous entretenons par nos croyances ).
      Une fois le Jeu ( ou l’expérience) terminée, place à un(e) autre ( sauf que la 3D est si piégeante, que, nous qui l’expérimentons, avons beaucoup de mal à nous en extirper maintenant qu' »il est l’heure »!)
      Encore une fois, j’aimerais vraiment recommander la lecture de Pamela Kribbe (Messages de Jeshua) et de Daniel Meurois( Celui Qui Vient).

      • waterbreathing dit :

        et donc, on s’extirpe de la 3D ( pour moi, je  » vois » bien avec mes  » yeux » « 3D » un monde matérialisé, mais, j’ai plus de difficulté à investir le monde extérieur qu’autre chose, et c’est semble t-il, chez moi, plus morbide que « sain », que lucide, éclairé, c’est une position « atypique », dont des personnes , pensent qu’il serait « sain » de me faire bouger), et ensuite ?Y a quoi ? y a quelque chose ? plus rien ? ou la meme chose sans les frontières « dehors-dedans, « intérieur-extérieur ? »

        • waterbreathing dit :

          et puis qd tu dis  » monde extérieur EST » résultat de projections perso, et collectives; tu veux dire, l société,  » notre monde », social, culturel, humain, qu’on se fabrique, ou carrément, la nature, l’univers, les dimensions autres qui pourraient exister, tout, ce qui serait  » extérieur » en apparence ?

          • waterbreathing dit :

            Je ne comprends pas pourquoi 3/’4 d’humains, exceptés des supra sages (et encore) vivant en ermite, investisse un  » monde » qui est « illusion,  » 3D ».. ou ne se restreignent pas à le faire si c’est » illusion », « 3d ».Serait-il à proner / suggérer de ne pas  » investir » un quelque monde « extérieur », alors ? ou 2012 va nous délivrer de cela, sans qu’on ait à s’en soucier ?pourquoi vivre une vie de projection illusoire si on peut ne pas le faire ? certes, on a un corps, qui serait une  » projection », et aussi, rien que cela serait « 3D », mais de là à pousser cela au point d’en faire des mondes, des sociétés, à faire des « familles ».. ?

          • waterbreathing dit :

            la fin de la « 3D » , c’est  » plus ce monde » »( toujours projection ? mais autre projection ?), ou plus de monde du tout » ( plus de projection du tout?)?Ce ne sont pas des questions qui m’éloignent de l’essentiel, selon les réponses, je resterai en retrait d’un  » monde », etc, puisqu’à quoi bon projeter quelque chose d' »illusoire », et voué à ne plus exister ? et puis en conscience qu’on le fabrique, que c’est notre création ?

          • Marie-Anne dit :

            Je serai peut-être absente 2 jours , waterbreathing;
            je te répondrai plus en détail à mon retour, mais , en résumé: oui, tout ce qui est extérieur à nous ( société humaine , nature et cosmos compris) est notre projection.
            Le but n’est pas de fuir ce monde extérieur, mais de comprendre ce qu’il est , d’en retirer la quintessence (les leçons en quelque sorte), puis, comme il fait partie de nous, de l’élever avec nous.
            On y reviendra, si tu le désires; mais je te recommande vraiment la lecture des articles du Passeur . A chaque nouvelle lecture posée de ces articles, de nouvelles choses s’éclaicissent.
            A bientôt avec plaisir, M-A

          • waterbreathing dit :

            je ne crois pas que le monde extérieur soit complètement la création d’etres humains, pour ma part.. la société, le monde que se fabriquent les etres humains, oui,(c’est évident) mais il me semble vraiment artificiel.Je ne crois pas par contre que l’on soit à l’origine, en tant qu’entités humaines des univers, des galaxies, de la nature, des animaux, d’autres planètes, voire, d’extraterrestres qui entreraient en contact avec nous bientot, je crois que l’on est surement partie prenante dans cet ensemble, je crois à une interelation, en quelque sorte, et et que si on appréhende une parcelle de divin, d’éternité en cette forme humaine, l’on peut dire que oui, l’on est créateur de tout cela. mais au sens littéral, ça me semble énorme.Et puis si donc on est créateur de tout, pourquoi on ne s’en libère pas à tout instant; pourquoi ceux qui souhaitent cesser de se nourrir physiquement n’y parviennent pas toujours sans se mettre en danger dans leur  » incarnation 3D » ?par exemple.
            Mais bref, ça ne répond pas à ma question  » faudrait-il » ou non s’investir dans le monde dit « extérieur », puisque ce serait une projection, donc illusion; quel intéret de fabriquer de l’illusion et encore plus d’illusion ?

          • Béa dit :

            Tu ne peux t’extraire de l’illusion par le biais du mental-égo dont le but est de te piéger sans cesse dans l’enfer de la dualité,de la séparation et des questionnements sans fin…

            Le Tout est Amour et n’a donc pas d’opposé !Fais tienne cette vérité,accueille-la sans condition et laisse-la dissoudre en toi toutes les peurs qui font encore obstacle à l’emergence du merveilleux en toi.

            Il n’y a rien à comprendre ou chercher.Il y a juste à changer d’état d’esprit,de regard,de positionnement pour capter l’infinie perfection de la grande oeuvre cosmique dont chaque un est une des multiples manifestations…

            Ne sois rien d’autre que « qui tu es » dans l’éternel présent à savoir l’Amour qui ,à chaque instant,se recrée pour et à travers toi et ne t’autorise pas à juger ce qui te dépasse !

            Laisse-toi porter par le courant incessant et puissant de la Création et goûte à la légèreté simple d’Etre,libre de toutes les limites formées par le mental-égo,plein de « ce qui est » et qui se révèle merveilleux…

            Bien à toi !

  31. Corina Ebiner dit :

    Merci, je me réjouis de retourner à la maison….quel l’emotion..

  32. Anne B dit :

    Quelle justesse et quelle résonnance avec ce qu’il se passe ,oublier l’égo et ses émotions , être en confiance et laisser faire avec gratitude et joie …..Ce n’est pas tous les jours , mais ça bouge en ce moment c’est évident , encore une fois ce site est vraiment aidant ds la compréhension de la simplicité des forces en mouvement , Alleluhiah……………..

  33. 6v1l dit :

    L’ego est zazen
    Dogen. (tresor du zen)
    Maitre Dogen commenté par M.Deshimaru.

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